Serveurs de StrongVPN

Emplacement des serveurs de StrongVPN
Après avoir détaillé les serveurs de CyberGhost, intéressons-nous à StrongVPN, un fournisseur qui figure parmi les services VPN les plus anciens encore en activité. Fondé en 1995 sous le nom de Strong Technology LLC, le fournisseur a d’abord commercialisé des ordinateurs personnels avant de proposer des services internet par modem puis des serveurs dédiés. Le lancement de leur offre VPN remonte à 2005, une époque où le marché de la confidentialité en ligne était encore embryonnaire et où les protocoles de chiffrement modernes n’existaient pas.

Illustration Serveurs StrongVPN

Basé aux États-Unis (Floride), StrongVPN revendique aujourd’hui plus de 950 serveurs répartis dans une trentaine de pays. Cette infrastructure le positionne loin derrière les leaders du marché comme Private Internet Access (91 pays) ou NordVPN (111 pays), mais son ancienneté lui confère une certaine reconnaissance auprès des utilisateurs anglophones. Le service reste cependant méconnu du public francophone, notamment en raison de l’absence d’interface en français et d’un positionnement tarifaire peu compétitif sur le marché européen.
L’entreprise appartient désormais à Ziff Davis, un conglomérat médiatique américain qui possède également IPVanish et plusieurs publications technologiques comme PCMag. Cette consolidation industrielle soulève des questions sur l’indépendance technique et l’évolution de l’infrastructure, particulièrement visible dans la gestion documentaire du réseau de serveurs.

Illustration : Logo de StrongVPN

Fonctionnalités de StrongVPN

Bande passante illimitée
950 serveurs / 30 pays disponibles
Extension navigateur
Assistance 24/7
Rapide
Serveurs de bonne qualité
Applications très simples d’utilisation
Kill Switch
WireGuard
Sans logs

Compatible

illustration : compatibilité RUSVPN

Emplacements exact des serveurs de StrongVPN

Serveurs StrongVPN en Europe

Pays Ville WireGuard OpenVPN
AllemagneFrancfortNon vérifiéOui
AutricheVienneNon vérifiéNon
BelgiqueBruxellesNon vérifiéOui
DanemarkCopenhagueNon vérifiéNon
EspagneMadridNon vérifiéOui
EstonieTallinnNon vérifiéOui
FinlandeHelsinkiNon vérifiéNon
FranceBordeaux, Marseille, ParisNon vérifiéOui
IrlandeDublinNon vérifiéOui
ItalieMilanNon vérifiéOui
LettonieRigaNon vérifiéOui
LuxembourgLuxembourgNon vérifiéOui
NorvègeOsloNon vérifiéOui
Pays-BasAmsterdamNon vérifiéOui
PologneVarsovieNon vérifiéOui
PortugalLisbonneNon vérifiéOui
République tchèquePragueNon vérifiéOui
RoumanieBucarestNon vérifiéOui
Royaume-UniCanterbury, Glasgow, Londres, Manchester, RugbyNon vérifiéOui
SerbieBelgradeNon vérifiéNon
SuèdeStockholmNon vérifiéOui
SuisseZurichNon vérifiéOui

Serveurs StrongVPN en Amériques du Nord et du Sud

Pays Ville WireGuard OpenVPN
ArgentineBuenos AiresNon vérifiéNon
BrésilSão PauloNon vérifiéOui
CanadaMontréal, Toronto, VancouverNon vérifiéOui
ChiliSantiagoNon vérifiéNon
ColombieBogotaNon vérifiéNon
Costa RicaSan JoséNon vérifiéNon
États-UnisAtlanta, Charlotte, Chicago, Dallas, Denver, Houston, Las Vegas, Los Angeles, Miami, La Nouvelle-Orléans, New York, Phoenix, San Francisco, Seattle, Washington D.C.Non vérifiéOui
MexiqueGuadalajaraNon vérifiéOui
PérouLimaNon vérifiéNon

Emplacements serveurs en Asie-Pacifique

Pays Ville WireGuard OpenVPN
AustralieBrisbane, Melbourne, Perth, SydneyNon vérifiéOui
Corée du SudSéoulNon vérifiéOui
Hong KongHong KongNon vérifiéOui
IndeVirtuelNon vérifiéOui
JaponTokyoNon vérifiéOui
MalaisieKuala LumpurNon vérifiéOui
SingapourSingapourNon vérifiéOui
TaïwanTaipeiNon vérifiéNon

Serveurs StrongVPN au Moyen-Orient et en Afrique

Pays Ville WireGuard OpenVPN
Émirats arabes unisDubaïNon vérifiéNon
IsraëlTel AvivNon vérifiéOui
TurquieIstanbulNon vérifiéOui

Méthodologie de collecte des données

Pour établir cette liste exhaustive des emplacements serveurs de StrongVPN, nous avons consulté et croisé plusieurs sources officielles du fournisseur en décembre 2025. La page technique /locations/ constitue notre source primaire : elle recense l’intégralité des serveurs actifs avec leur localisation géographique précise et les protocoles supportés. Cette page affiche un niveau de détail inhabituel pour un site commercial, listant les noms techniques des serveurs individuels (exemple : str-cdg301 pour Paris), leur capacité en temps réel et les types de connexion disponibles.
Nous avons également analysé la page /vpn-protocols/ qui présente les protocoles VPN supportés par StrongVPN de manière globale, sans distinction géographique. Cette documentation affirme que WireGuard®, IKEv2 et OpenVPN sont disponibles sur l’ensemble du réseau. Le croisement de ces deux sources révèle des incohérences significatives que nous détaillons dans la section suivante.
Durant nos vérifications, nous avons rencontré des difficultés d’accès à strongvpn.com via certaines extensions de sécurité VPN tierces, qui classaient le site comme suspect. Ces alertes ne sont pas confirmées par les standards de l’industrie : Google Safe Browsing et la quasi-totalité des antivirus (97 sur 98 selon VirusTotal) considèrent le domaine comme sûr. StrongVPN maintient deux domaines actifs (strongvpn.com et strongvpn.org) hébergeant un contenu identique, sans redirection entre eux. Pour nos vérifications techniques, nous avons utilisé une connexion standard afin d’éviter tout conflit potentiel entre outils de protection concurrents.
Les tableaux présentés ci-dessous reflètent l’état documenté du réseau StrongVPN en décembre 2025. La colonne « WireGuard » affiche systématiquement la mention « Non vérifié » car ce protocole, bien qu’annoncé officiellement, n’apparaît nulle part dans la documentation technique des serveurs. La colonne « OpenVPN » indique « Oui » ou « Non » selon les informations directement extraites de la page /locations/

L’incohérence documentaire

L’analyse des sources officielles de StrongVPN révèle un décalage entre la communication marketing et la documentation technique accessible. Sur leur page /vpn-protocols/, le fournisseur met en avant WireGuard comme « protocole par défaut » offrant « des vitesses supérieures à OpenVPN » et une « sécurité renforcée grâce à une cryptographie moderne ». Le texte précise que WireGuard est disponible sur Windows, macOS, iOS et Android, laissant entendre un déploiement complet sur l’infrastructure.
Pourtant, la page technique /locations/ qui liste l’ensemble des serveurs ne mentionne jamais WireGuard®. Chaque serveur VPN y est documenté avec deux types de protocoles uniquement : PPTP (Point-to-Point Tunneling Protocol) et « OPEN », terme générique désignant OpenVPN. Cette absence totale de référence à WireGuard® dans la documentation serveur pose une question évidente : le protocole est-il réellement déployé sur l’ensemble du réseau, ou seulement sur une partie non documentée ? L’utilisateur souhaitant vérifier la disponibilité de WireGuard pour un pays spécifique se heurte à un vide informationnel complet.
Plus préoccupant encore, la présence persistante de PPTP dans la documentation technique en 2025. Ce protocole développé par Microsoft dans les années 1990 est considéré comme obsolète et dangereusement vulnérable depuis au moins 2012. Les failles cryptographiques de PPTP permettent de casser son chiffrement en quelques heures avec du matériel grand public.

L’industrie VPN dans son ensemble a abandonné PPTP : Private Internet Access l’a retiré en 2018, NordVPN en 2019, ExpressVPN ne l’a jamais supporté. Que StrongVPN continue de le lister comme option disponible sur plusieurs serveurs européens (Autriche, Danemark, Finlande, Serbie) et sur l’ensemble de l’Amérique du Sud soulève des interrogations sur la maintenance de leur infrastructure.
Nous avons tenté de clarifier ces incohérences en consultant d’autres sources. Le partenaire officiel Sabai Technology, qui commercialise des routeurs pré-configurés pour StrongVPN, mentionne dans sa documentation technique que « StrongVPN offre plusieurs protocoles de connexion, les plus populaires étant OpenVPN et PPTP ». Cette source datée de 2023 ne fait aucune référence à WireGuard®, renforçant l’hypothèse d’un déploiement du protocole sans mise à jour effective de la documentation technique partenaire.
Cette situation crée une incertitude pour l’utilisateur. Impossible de savoir exactement quels serveurs supportent WireGuard®, si le protocole fonctionne de manière stable, ou si certains emplacements géographiques restent limités aux anciens protocoles. Pour un service VPN dont la raison d’être est la sécurité et la transparence, maintenir une documentation technique obsolète ou incomplète constitue un manquement. Les utilisateurs francophones cherchant à évaluer StrongVPN disposent donc d’informations fragmentaires, obligeant à une vérification empirique après souscription plutôt qu’à un choix éclairé en amont.

Questions fréquentes sur StrongVPN

StrongVPN existe depuis 1995, est-ce un gage de fiabilité ?

L’ancienneté de StrongVPN témoigne d’une certaine stabilité commerciale, mais ne garantit pas la modernité de son infrastructure technique. Fondé en 1995 comme revendeur d’ordinateurs puis fournisseur d’accès internet, le service VPN n’a été lancé qu’en 2005. Si cette longévité prouve que l’entreprise a survécu aux multiples consolidations du marché VPN, elle met également en lumière un décalage croissant avec les standards actuels.
La présence persistante de PPTP dans leur documentation technique en 2025, alors que ce protocole obsolète a été abandonné par l’industrie dès 2012, illustre une maintenance documentaire non synchronisée avec leurs annonces. L’absence de référence à WireGuard® dans la liste des serveurs, malgré une communication marketing appuyée sur ce protocole moderne, renforce cette impression de décalage entre promesses et réalité technique. Un fournisseur fiable se distingue par la cohérence entre ses annonces et sa documentation opérationnelle, critère que StrongVPN ne remplit pas actuellement.

Pourquoi StrongVPN n'intéresse pas le marché francophone ?

Plusieurs facteurs expliquent la faible adoption de StrongVPN par les utilisateurs francophones.
L’absence totale d’interface en français constitue le premier obstacle : applications, site web, support client et documentation restent exclusivement anglophones. Cette barrière linguistique exclut de facto une partie significative du public européen. Sur le plan tarifaire, StrongVPN se positionne dans la moyenne haute du marché (environ 3,97 dollars par mois sur abonnement annuel) sans offrir d’avantages distinctifs face à des concurrents qui proposent des interfaces multilingues et des tarifs plus agressifs.
Cette couverture de 30 pays se situe dans la moyenne basse du marché VPN en 2025. Enfin, la réputation de StrongVPN repose essentiellement sur le marché nord-américain où l’entreprise s’est historiquement développée, sans effort apparent de conquête du marché européen ou francophone. Les comparatifs VPN français privilégient logiquement des fournisseurs investissant dans la localisation de leurs services.

Les serveurs listés sont-ils tous actifs ?

La documentation officielle de StrongVPN ne précise pas l’état opérationnel en temps réel de chaque serveur listé. La page /locations/ affiche bien des indicateurs de capacité (nombre de comptes disponibles par serveur), ce qui suggère un suivi technique, mais aucune mention explicite ne confirme que l’intégralité des 950+ serveurs annoncés fonctionne simultanément.
Cette opacité contraste avec les pratiques de fournisseurs plus transparents qui documente précisément ses serveurs virtuels et physiques, ou d’autres qui maintiennent une carte interactive indiquant les serveurs en maintenance.
L’incohérence entre la page protocoles et la page technique jette un doute sur la fiabilité globale de leur documentation. Sans indication de date de mise à jour sur la page /locations/, impossible de déterminer si les serveurs PPTP-only sont encore opérationnels ou s’ils correspondent à une infrastructure désaffectée, sachant que ce protocole n’est plus maintenu par aucun acteur sérieux du marché. Sans audit indépendant ou test empirique serveur par serveur, impossible de garantir que chaque emplacement géographique annoncé est effectivement opérationnel. Cette zone d’ombre oblige l’utilisateur potentiel à vérifier par lui-même après souscription, annulant l’intérêt d’une documentation pré-achat.

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