Serveurs de CactusVPN
Liste détaillée des emplacements serveurs de CactusVPN
Après avoir étudié les emplacements serveurs de Anonime Safe Zone VPN, c’est au tour des serveurs de CactusVPN. Cette page recense l’intégralité des emplacements serveurs de CactusVPN vérifiables publiquement, détaille la répartition de l’infrastructure P2P, et analyse les choix techniques en matière de protocoles et de déploiement géographique.
CactusVPN est un fournisseur VPN basé en Moldavie qui exploite une infrastructure de 36 serveurs documentés publiquement, répartis sur 22 pays à travers l’Europe, les Amériques et l’Asie-Pacifique. Le service se distingue par un support protocolaire inhabituellement large avec 7 protocoles disponibles, incluant des options rares comme SoftEther pour le contournement de censure avancée et PPTP pour la compatibilité avec du matériel legacy.
L’infrastructure CactusVPN repose sur une logique de concentration géographique : 8 serveurs sur 28 sont regroupés sur deux hubs européens (Londres et Amsterdam), tandis que 18 localisations fonctionnent avec un serveur unique sans redondance. Le trafic P2P est autorisé sur 7 serveurs seulement, tous situés en Europe à l’exception d’un serveur en Malaisie, obligeant les utilisateurs américains et asiatiques à router leur trafic torrent vers des serveurs distants.
Serveurs de CactusVPN : sommaire
fonctionnalités de CactusVPN
36 serveurs dans 22 endroits
Connexions simultanées illimitées
Protocoles OpenVPN, IKEv2, WireGuard®, L2TP/IPSec, SSTP, PPTP et SoftEther.
Kill-switch
Protection contre les fuites DNS
Politique d’absence de logs
IP statiques partagées
Serveurs P2P dédiés
Serveurs proxy gratuits
Service Smart DNS inclus
Compatible

La juridiction moldave ne fait partie d’aucune alliance de surveillance internationale (5/9/14 Eyes) et n’impose aucune obligation de data retention aux fournisseurs de services VPN, contrairement aux législations européennes ou américaines. Cette position réglementaire permet théoriquement à CactusVPN de maintenir une politique de VPN sans log sans pression juridictionnelle directe, bien que l’efficacité réelle dépende de l’implémentation technique et de l’absence d’audit indépendant public.
Emplacements des serveurs de CactusVPN
Serveurs CactusVPN en Europe
| Pays | Ville | Nombre de serveurs | Type déploiement | Redondance | P2P autorisé |
|---|---|---|---|---|---|
| Royaume-Uni | Londres | 4 | Multi-serveurs | ✓ | Non |
| Pays-Bas | Amsterdam | 4 | Multi-serveurs | ✓ | Oui |
| Allemagne | Nuremberg | 1 | Serveur unique | ✗ | Oui |
| Suisse | Zurich | 1 | Serveur unique | ✗ | Oui |
| Espagne | Barcelone | 1 | Serveur unique | ✗ | Oui |
| Lettonie | Riga | 1 | Serveur unique | ✗ | Oui |
| Roumanie | Lipova | 1 | Serveur unique | ✗ | Oui |
| Italie | Ponte San Pietro | 1 | Serveur unique | ✗ | Non |
| Portugal | Tomar | 1 | Serveur unique | ✗ | Non |
| France | Paris | 1 | Serveur unique | ✗ | Non |
| Pologne | Varsovie | 1 | Serveur unique | ✗ | Non |
| Russie | Moscou | 1 | Serveur unique | ✗ | Non |
| Suède | Stockholm | 1 | Serveur unique | ✗ | Non |
Serveurs CactusVPN aux Amériques
| Pays | Ville | Nombre de serveurs | Type déploiement | Redondance | P2P autorisé |
|---|---|---|---|---|---|
| États-Unis | Kansas City | 2 | Duo | Partielle | Non |
| États-Unis | New York City | 1 | Serveur unique | ✗ | Non |
| États-Unis | Dallas | 1 | Serveur unique | ✗ | Non |
| États-Unis | Chicago | 1 | Serveur unique | ✗ | Non |
| États-Unis | Atlanta | 1 | Serveur unique | ✗ | Non |
| États-Unis | Los Angeles | 1 | Serveur unique | ✗ | Non |
| États-Unis | Seattle | 1 | Serveur unique | ✗ | Non |
| Canada | Montréal | 2 | Duo | Partielle | Non |
| Brésil | Franca | 1 | Serveur unique | ✗ | Non |
Serveurs CactusVPN en Asie-Pacifique
| Pays | Ville | Nombre de serveurs | Type déploiement | Redondance | P2P autorisé |
|---|---|---|---|---|---|
| Japon | Nagano | 1 | Serveur unique | ✗ | Non |
| Singapour | Singapour | 1 | Serveur unique | ✗ | Non |
| Hong Kong | Hong Kong | 1 | Serveur unique | ✗ | Non |
| Australie | Sydney | 1 | Serveur unique | ✗ | Non |
| Inde | Faridabad | 1 | Serveur unique | ✗ | Non |
| Malaisie | Kuala Lumpur | 1 | Serveur unique | ✗ | Oui |
Vue d’ensemble de l’infractructure
CactusVPN communique sur son site officiel la présence de « 36 serveurs VPN dans 22 pays ». Le décompte des serveurs réellement documentés et accessibles publiquement révèle cependant 28 serveurs répartis sur 22 localisations : 13 serveurs en Europe, 9 aux Amériques, et 6 en Asie-Pacifique. L’écart entre la communication (36) et la documentation publique (28) soulève des questions sur la transparence du parc serveur.
Au-delà du décompte global, des incohérences géographiques internes apparaissent dans la documentation de CactusVPN. Leur tableau de fonctionnalités mentionne des serveurs à « Madrid » (Espagne), « Bucarest » (Roumanie), « Tokyo » (Japon), « Cyberjaya » (Malaisie) et « Séoul » (Corée du Sud), tandis que leur liste officielle d’emplacements indique respectivement Barcelone, Lipova, Nagano, Kuala Lumpur, et n’inclut aucun serveur en Corée du Sud. Ces divergences entre pages officielles du même site rendent difficile l’identification des emplacements réels pour les utilisateurs cherchant à optimiser leur connexion selon leur position géographique.
L’infrastructure CactusVPN présente également une absence totale de serveurs en Afrique et au Moyen-Orient, laissant les utilisateurs de ces régions sans alternative locale et contraints de se connecter à des serveurs distants de plusieurs milliers de kilomètres, avec la latence associée.
Sur le plan technique, CactusVPN ne communique aucune spécification infrastructure : type de serveurs (dédiés ou virtuels), fournisseurs d’hébergement, configuration matérielle au-delà de l’annonce générique « 1 Gbit/s », ou liste des adresses IP. Cette opacité empêche toute vérification indépendante des emplacements annoncés par des outils standards (whois, traceroute, tests de géolocalisation IP).
Note méthodologique : Cette page recense exclusivement les serveurs documentés sur les pages officielles publiques de CactusVPN. Les données présentées dans les tableaux ci-dessus reflètent l’état de leur communication au moment de la rédaction, sans possibilité de vérification technique approfondie en l’absence de transparence infrastructure.
Infrastructure P2P fragmentée
CactusVPN autorise le trafic P2P sur 7 serveurs parmi les 28 documentés, soit 25% de son parc. Cette segmentation géographique du support torrenting contraint les utilisateurs selon leur localisation et leurs besoins de latence.
La répartition géographique des serveurs P2P révèle une concentration européenne massive : 6 des 7 serveurs P2P se situent en Europe (Amsterdam avec 4 serveurs, Nuremberg, Zurich, Riga, Lipova, Barcelone), contre un unique serveur en Asie-Pacifique (Kuala Lumpur). Les Amériques ne disposent d’aucun serveur P2P, obligeant les utilisateurs nord et sud-américains à router leur trafic torrent vers l’Europe avec une latence incompressible de 100 à 200 millisecondes minimum.
Cette concentration sur des juridictions historiquement tolérantes envers le torrenting n’est pas anodine. Les Pays-Bas maintiennent depuis les années 2000 une approche permissive du partage de fichiers en peer-to-peer, la Roumanie applique rarement les directives copyright européennes, la Lettonie présente une pression juridique limitée sur les hébergeurs, et la Suisse reste hors Union européenne avec une législation autonome. En revanche, l’implantation d’un serveur P2P en Espagne (Barcelone) est plus surprenante compte tenu du renforcement progressif de l’application du copyright dans ce pays depuis 2015.
Amsterdam concentre à elle seule 57% des serveurs P2P européens avec 4 serveurs dédiés au torrenting. Cette densité s’explique par la position d’Amsterdam comme hub de transit internet majeur (AMS-IX, l’un des plus grands Internet Exchange Points mondiaux), mais crée également un point de congestion potentiel pour l’ensemble du trafic P2P européen de CactusVPN.
Pour les utilisateurs asiatiques, l’unique serveur P2P de Kuala Lumpur représente un goulot d’étranglement structurel. Les utilisateurs japonais, hongkongais, singapouriens, australiens ou indiens doivent soit accepter la latence vers la Malaisie (60-150 ms selon la localisation), soit router vers l’Europe avec des pénalités de performance encore plus lourdes.
Absence notable : CactusVPN ne propose pas de redirection de port (port forwarding), fonctionnalité recherchée par les utilisateurs torrenting avancés pour améliorer la connectivité avec les pairs et optimiser les ratios de partage sur les trackers privés. Cette limitation technique positionne CactusVPN sur un usage P2P basique plutôt que sur un public exigeant en termes de performance torrenting.
Protocoles supportés : Exhaustivité atypique
CactusVPN supporte 7 protocoles VPN : OpenVPN (TCP/UDP), IKEv2, WireGuard, L2TP/IPSec, SSTP, PPTP et SoftEther. Cette exhaustivité est inhabituelle sur le marché VPN contemporain, où la plupart des fournisseurs ont réduit leur support aux trois protocoles standards (WireGuard, OpenVPN, IKEv2).
La présence de PPTP de nos jours constitue une anomalie technique. Ce protocole a été abandonné par l’industrie VPN depuis 2012 suite à la documentation de vulnérabilités cryptographiques critiques : le chiffrement MPPE 128-bit utilisé par PPTP peut être cassé en quelques heures avec du matériel grand public, et le protocole est vulnérable aux attaques man-in-the-middle. Microsoft lui-même recommande depuis une décennie de ne plus utiliser PPTP pour des connexions nécessitant de la confidentialité.
Le maintien de ce protocole par CactusVPN ne peut s’expliquer que par une volonté de compatibilité rétrograde avec du matériel legacy : vieux routeurs domestiques incapables de gérer des protocoles modernes, systèmes embarqués industriels obsolètes, ou configurations d’entreprise figées sur d’anciennes infrastructures.
À l’opposé du spectre, le support de SoftEther est remarquable. Ce protocole open-source développé par l’Université de Tsukuba (Japon) reste confidentiel dans l’écosystème VPN grand public, malgré des capacités techniques avancées. SoftEther excelle dans le contournement de la censure réseau sophistiquée : il peut encapsuler le trafic VPN dans HTTPS standard pour traverser les systèmes d’inspection profonde de paquets (DPI) utilisés en Chine, Iran, ou Russie. Sa présence dans l’offre CactusVPN suggère un positionnement sur les marchés où la censure étatique nécessite des outils de contournement au-delà des protocoles VPN classiques.
Cette cohabitation de protocoles obsolètes et d’outils de contournement pointus crée un positionnement hybride : CactusVPN cible simultanément les utilisateurs bloqués sur du matériel legacy (PPTP, L2TP/IPSec) et les activistes en zones restrictives (SoftEther). Tous les protocoles sont disponibles sur l’ensemble du réseau serveur sans segmentation géographique, permettant aux utilisateurs de basculer selon leurs contraintes techniques ou leurs besoins de contournement.
Questions fréquentes sur les serveurs de CactusVPN
Sur quels serveurs CactusVPN puis-je télécharger en P2P ?
CactusVPN autorise le trafic P2P sur 7 serveurs uniquement : Amsterdam (4 serveurs), Nuremberg, Zurich, Riga, Lipova, Barcelone et Kuala Lumpur. Les serveurs américains, canadiens, français, britanniques et la majorité des serveurs asiatiques bloquent le téléchargement peer-to-peer. Si vous tentez d’utiliser un client torrent depuis un serveur non-P2P, votre connexion sera soit bloquée, soit fortement limitée.
Quel serveur CactusVPN choisir depuis la France pour une latence minimale ?
Paris offre la latence la plus faible depuis la France métropolitaine (généralement < 10 ms). Si Paris est saturé ou indisponible, les serveurs d’Amsterdam et de Londres constituent les alternatives les plus proches avec une latence acceptable (15-30 ms). Les autres serveurs européens (Zurich, Nuremberg, Barcelone) ajoutent 20-40 ms supplémentaires selon votre localisation exacte en France.
CactusVPN propose-t-il des serveurs dédiés au streaming ?
Non.
CactusVPN ne segmente pas son infrastructure entre serveurs streaming et serveurs standard. Tous les serveurs utilisent la même configuration. Pour débloquer des catalogues Netflix, Disney+ ou autres plateformes géo-restreintes, vous devrez tester manuellement les serveurs du pays cible. L’efficacité varie selon les périodes, et CactusVPN ne garantit pas le déblocage des plateformes de streaming.
Que se passe-t-il si le serveur CactusVPN de mon pays tombe en panne ?
18 localisations sur 22 fonctionnent avec un serveur unique, sans redondance. Si ce serveur tombe (maintenance, panne matérielle, attaque DDoS), le pays devient totalement inaccessible jusqu’à résolution du problème.
Seules 4 localisations bénéficient de plusieurs serveurs : Londres (4), Amsterdam (4), Kansas City (2) et Montréal (2), offrant une continuité de service en cas de défaillance d’un serveur.
CactusVPN fonctionne-t-il en Chine ou dans des pays censurant les VPN ?
CactusVPN propose le protocole SoftEther, théoriquement capable de contourner les systèmes de détection VPN sophistiqués utilisés en Chine, Iran ou Russie.
Cependant, CactusVPN ne communique pas officiellement sur l’efficacité de ses serveurs dans ces juridictions, ne dispose d’aucun serveur obfusqué dédié, et n’a aucune présence en Asie de l’Est (pas de serveur en Chine continentale, Corée du Sud ou Taiwan). Dans les faits, la connexion depuis ces pays restrictifs fonctionnera probablement mal ou pas du tout, le protocole SoftEther seul ne suffisant généralement pas face aux blocages VPN industriels chinois ou iraniens.
Pages associées :
- Tout savoir sur les serveurs d’IVPN
- Quels sont les emplacements de Serveurs de ZoogVPN ?
- les emplacements de serveurs de Le VPN