Serveurs de HMA
Liste détaillée des serveurs de Hide My Ass
pour faire suite à notre analyse des serveurs de NordVPN, abordons maintenant ceux d’un autre fournisseur.
Cette page recense l’ensemble des emplacements serveurs de HMA par région géographique et détaille les spécificités techniques de cette infrastructure, notamment l’utilisation assumée de serveurs virtuels et les fonctionnalités exclusives (IP Shuffle, Lightning Connect, protocole Mimic).
HMA (anciennement Hide My Ass) exploite une infrastructure de 3 400+ serveurs répartis dans 100+ emplacements à travers 65+ pays. Propriété de Gen Digital (groupe Avast), HMA s’est recentré depuis 2024 sur une couverture géographique plus resserrée mais techniquement plus solide, abandonnant le modèle précédent qui revendiquait 290 emplacements majoritairement virtuels.
Serveurs de HMA : sommaire
- Serveurs de Hide My Ass implantés en Europe
- Serveurs de HMA situés aux Amériques
- Serveurs de HMA situés en Asie-Pacifique
- Serveurs situés en Afrique et Moyen Orient
- Évolution infrastructure HMA 2023-2026
- Serveurs physiques vs serveurs virtuels : ce que HMA indique
- Fonctionnalités serveur spécifiques à HMA
- Serveurs P2P et streaming
- Questions fréquentes sur les serveurs de HMA
Emplacements des serveurs de Hide My Ass dans les différentes régions du monde
Serveurs HMA en Europe
| Pays | Ville(s) | Nombre de villes |
|---|---|---|
| Albanie | Tirana | 1 |
| Allemagne | Dusseldorf, Frankfurt, Hamburg | 3 |
| Autriche | Vienna | 1 |
| Belgique | Brussels | 1 |
| Bosnie-Herzégovine | Novi Travnik | 1 |
| Bulgarie | Sofia | 1 |
| Chypre | Nicosia | 1 |
| Croatie | Zagreb | 1 |
| Danemark | Copenhagen | 1 |
| Espagne | Zaragoza | 1 |
| Estonie | Tallinn | 1 |
| Finlande | Helsinki | 1 |
| France | Marseille, Paris | 2 |
| Grèce | Athens | 1 |
| Hongrie | Budapest | 1 |
| Irlande | Dublin | 1 |
| Islande | Reykjavik | 1 |
| Italie | Florence, Milan, Palermo, Rome | 4 |
| Lettonie | Riga | 1 |
| Lituanie | Vilnius | 1 |
| Luxembourg | Luxembourg | 1 |
| Moldavie | Chisinau | 1 |
| Norvège | Oslo | 1 |
| Pays-Bas | Amsterdam | 1 |
| Pologne | Warsaw | 1 |
| Portugal | Lisbon, Porto | 2 |
| République tchèque | Prague | 1 |
| Roumanie | Bucharest | 1 |
| Royaume-Uni | Edinburgh, Glasgow, London, Manchester, Nottingham | 5 |
| Serbie | Belgrade | 1 |
| Slovaquie | Bratislava | 1 |
| Slovénie | Ljubljana | 1 |
| Suède | Stockholm | 1 |
| Suisse | Zurich | 1 |
| Turquie | Istanbul | 1 |
| Ukraine | Kyiv | 1 |
Serveurs HMA dans les Amériques
| Pays | Ville(s) | Nombre de villes | Région |
|---|---|---|---|
| États-Unis | Ashburn, Atlanta, Boardman, Boston, Charlotte, Chicago, Dallas, Dallas (Torrenting), Denver, Honolulu, Houston, Kansas City, Las Vegas, Los Angeles, McAllen, Miami, Minneapolis, New York City, Ohio, Philadelphia, Phoenix, Portland, Santa Clara, Seattle, Tampa, Washington DC | 26 (+ 1 dédié torrenting) | Amérique du Nord |
| Canada | Calgary, Montreal, Toronto, Vancouver | 4 | Amérique du Nord |
| Mexique | Queretaro | 1 | Amérique du Nord |
| Costa Rica | San Jose | 1 | Amérique centrale |
| Panama | Panama City | 1 | Amérique centrale |
| Argentine | Buenos Aires | 1 | Amérique du Sud |
| Brésil | Sao Paulo | 1 | Amérique du Sud |
| Chili | Santiago | 1 | Amérique du Sud |
| Colombie | Bogota | 1 | Amérique du Sud |
| Équateur | Quito | 1 | Amérique du Sud |
| Pérou | Lima | 1 | Amérique du Sud |
Serveurs HMA en Asie-Pacifique
| Pays | Ville(s) | Nombre de villes | Sous-région |
|---|---|---|---|
| Australie | Melbourne, Perth, Sydney | 3 | Océanie |
| Nouvelle-Zélande | Auckland | 1 | Océanie |
| Japon | Tokyo | 1 | Asie de l'Est |
| Corée du Sud | Seoul | 1 | Asie de l'Est |
| Hong Kong | Hong Kong | 1 | Asie de l'Est |
| Taïwan | Taipei | 1 | Asie de l'Est |
| Singapour | Singapore | 1 | Asie du Sud-Est |
| Thaïlande | Bangkok | 1 | Asie du Sud-Est |
| Vietnam | Hanoi | 1 | Asie du Sud-Est |
| Indonésie | Jakarta | 1 | Asie du Sud-Est |
| Philippines | Manila | 1 | Asie du Sud-Est |
| Malaisie | Kuala Lumpur | 1 | Asie du Sud-Est |
| Israël | Tel Aviv | 1 | Moyen-Orient |
| Azerbaïdjan | Baku | 1 | Asie centrale |
Serveurs HMA en Afrique et Moyen-Orient
| Pays | Ville(s) | Nombre de villes | Région |
|---|---|---|---|
| Afrique du Sud | Cape Town | 1 | Afrique australe |
| Libye | Tripoli | 1 | Afrique du Nord |
| Maroc | Fez | 1 | Afrique du Nord |
| Nigeria | Lagos | 1 | Afrique de l'Ouest |
| Israël | Tel Aviv | 1 | Moyen-Orient |
| Turquie | Istanbul | 1 | Moyen-Orient |
Évolution infrastructure HMA 2023-2026
HMA a radicalement restructuré son infrastructure serveur entre 2023 et 2026. L’ancien modèle commercial reposait sur une communication autour de 290 emplacements couvrant plus de 210 pays, positionnant HMA comme « le plus grand réseau VPN au monde ». Cette couverture géographique pléthorique s’appuyait majoritairement sur des serveurs virtuels : des adresses IP spoofées depuis des datacenters centralisés, créant l’illusion d’une présence physique dans des dizaines de pays où HMA n’exploitait aucune infrastructure réelle.
Nouvelle architecture 2026 : concentration et honnêteté
HMA communique désormais sur 65+ pays, 100+ emplacements réels, 3 400+ serveurs. Cette réduction numérique représente paradoxalement un gain en transparence : HMA admet explicitement sur sa page officielle l’existence de serveurs virtuels tout en concentrant son infrastructure sur des hubs physiques vérifiables.
Chiffres comparatifs :
- 2023 : 290 emplacements annoncés, majorité virtuels non documentés
- 2026 : 100+ emplacements, serveurs virtuels reconnus mais non listés
Disparitions notables :
- Pays exotiques probablement virtuels : Vatican, Monaco, Gibraltar, Svalbard, Andorre, Saint-Marin
- Hubs secondaires européens : Berlin (Allemagne), Strasbourg (France), Madrid et Barcelona (Espagne) remplacés par Zaragoza uniquement
- Couverture africaine : Égypte, Kenya, Ghana (anciennement présents) ont disparu
Nouvelles additions stratégiques :
- Bosnie-Herzégovine (Novi Travnik) : nouveau point d’entrée Balkans
- Italie étendue : ajout de Florence et Palermo (en plus de Milan et Rome)
- Portugal : Porto ajouté en complément de Lisbon
- UK : Edinburgh et Nottingham renforcent la couverture britannique
Implications pratiques pour les utilisateurs
Cette refonte infrastructure impacte directement l’expérience utilisateur :
Avantage : les serveurs annoncés correspondent désormais majoritairement à une infrastructure physique réelle, ce qui réduit le risque de latence trompeuse. Sous l’ancien modèle, un utilisateur sélectionnant un « serveur kenyan » se connectait en réalité à un datacenter en Floride (États-Unis) avec une IP kenyane spoofée, générant une latence de 200-300ms alors que l’interface affichait « Kenya » comme localisation.
Inconvénient : la réduction géographique limite les options d’optimisation. Un utilisateur au sud de l’Espagne (Malaga, Séville) ne peut plus choisir entre Madrid et Barcelona pour minimiser la latence : seul Zaragoza (centre du pays) est disponible.
Avantage : les serveurs annoncés correspondent désormais majoritairement à une infrastructure physique réelle, ce qui réduit le risque de latence trompeuse. Sous l’ancien modèle, un utilisateur sélectionnant un « serveur kenyan » se connectait en réalité à un datacenter en Floride (États-Unis) avec une IP kenyane spoofée, générant une latence de 200-300ms alors que l’interface affichait « Kenya » comme localisation.
Inconvénient : la réduction géographique limite les options d’optimisation. Un utilisateur au sud de l’Espagne (Malaga, Séville) ne peut plus choisir entre Madrid et Barcelona pour minimiser la latence : seul Zaragoza (centre du pays) est disponible.
Serveurs physiques vs serveurs virtuels : ce que HMA indique
HMA est l’un des rares fournisseurs VPN à reconnaître explicitement l’utilisation de serveurs virtuels sur sa page officielle. Voici la formulation exacte publiée par HMA :
« The vast majority of HMA VPN’s servers are physical machines sitting in countries around the world, which you can connect to with a click of a button and browse as if you were there yourself. A few of them aren’t. These ‘virtual servers’ are physically located outside the country they claim to be in, but use that country’s IP address so it appears as if you’re connecting through that region in question. For example, you could connect to a Cambodian virtual server, and while your network traffic will take you to a physical server in Vietnam, websites will still think you’re in Cambodia. Think of it almost like a VPN within a VPN. VPNception. »
Définition technique d’un serveur virtuel
Un serveur virtuel utilise le spoofing d’adresse IP : le serveur est physiquement implanté dans le pays A (par exemple, Vietnam), mais se voit attribuer une plage d’adresses IP enregistrées dans le pays B (Cambodge). Lorsqu’un utilisateur se connecte à ce « serveur cambodgien », son trafic transite réellement par le Vietnam, mais les sites web interrogent l’adresse IP et détectent une origine cambodgienne.
Conséquences pratiques :
Latence réelle ≠ latence affichée : un serveur virtuel « libyen » physiquement à Frankfurt génère une latence de 15-30ms (distance Europe centrale), alors que la latence France-Libye réelle serait de 80-120ms
Juridiction effective : le serveur physique étant en Allemagne, les données transitent sous juridiction allemande (RGPD, Five Eyes alliance via UKUSA), pas sous juridiction libyenne
Risque de détection : les plages d’IP de datacenters sont publiques. Netflix, BBC iPlayer, et autres plateformes de streaming maintiennent des listes noires d’IP de datacenters, rendant les serveurs virtuels plus facilement détectables et bloqués
Opacité persistante : HMA ne publie pas la liste des serveurs virtuels
Malgré cette reconnaissance officielle, HMA ne précise jamais quels serveurs sont virtuels dans son application. L’utilisateur ne peut donc pas distinguer un serveur physique d’un serveur virtuel lors de la connexion. Cette opacité empêche toute évaluation précise de :
- La latence réelle anticipée
- La juridiction effective sous laquelle transitent les données
- Le risque de blocage par les plateformes de streaming
Comparaison avec la concurrence :
- Mullvad : publie la liste complète de ses serveurs avec statut physique/virtuel, propriétaire du datacenter, et résultats d’audit
- ProtonVPN : identifie explicitement ses serveurs « Secure Core » (double VPN avec serveur physique en Suisse/Islande/Suède)
- HMA : reconnaissance verbale de l’existence de serveurs virtuels, mais aucune transparence opérationnelle
Serveurs probablement virtuels selon analyse technique
Bien que HMA ne liste pas ses serveurs virtuels avec précision, certains emplacements sont statistiquement suspects :
- Libye (Tripoli) : la Libye est en état de guerre civile depuis 2011, avec deux gouvernements rivaux et infrastructure internet dégradée. La probabilité qu’HMA exploite un datacenter physique à Tripoli est quasi-nulle. Ce serveur est probablement une IP libyenne routée depuis un hub nord-africain (Maroc, Tunisie) ou européen (Italie, Malte).
- Bosnie-Herzégovine (Novi Travnik) : ville de 30 000 habitants dans les montagnes bosniaques, sans datacenter connu. L’emplacement est probablement virtuel, avec serveur physique à Belgrade (Serbie) ou Zagreb (Croatie).
- Pays à un seul serveur avec marché VPN faible : Moldavie, Azerbaïdjan, ou encore certains pays d’Amérique du Sud (Équateur, Pérou) justifient difficilement un investissement datacenter physique pour HMA. Ces emplacements sont probablement virtuels, avec infrastructure centralisée dans des hubs régionaux (Roumanie pour l’Europe de l’Est, Brésil ou Argentine pour l’Amérique du Sud).
Fonctionnalités serveur spécifiques à HMA
HMA propose trois fonctionnalités techniques exclusives qui le distinguent de la concurrence : IP Shuffle, Lightning Connect, et le protocole Mimic. Ces fonctionnalités s’appuient sur l’infrastructure serveur et modifient le comportement de connexion VPN.
IP Shuffle : rotation automatique d’adresse IP
IP Shuffle change automatiquement votre adresse IP VPN à intervalles réguliers sans déconnecter votre session VPN. L’utilisateur configure la fréquence de rotation (10 minutes minimum, jusqu’à 24 heures maximum), et HMA bascule périodiquement vers un nouveau serveur dans la même région géographique.
Fonctionnement technique :
- Utilisateur connecté au serveur London avec IP 185.x.x.x
- Après 30 minutes (intervalle configuré), HMA déconnecte silencieusement et reconnecte à un autre serveur London avec IP 192.x.x.x
- Pendant la micro-coupure (2-5 secondes), le kill switch doit être activé pour éviter une fuite d’IP réelle
Cas d’usage :
- Anti-tracking comportemental : certains trackers web construisent des profils utilisateur en corrélant l’IP avec les habitudes de navigation. Changer d’IP régulièrement casse cette corrélation.
- Contournement de blacklisting IP temporaire : si une IP HMA est temporairement blacklistée par un site (trop de requêtes, détection VPN), IP Shuffle permet de basculer automatiquement vers une IP propre.
- Navigation longue durée : sessions de plusieurs heures où vous ne voulez pas conserver la même IP VPN fixe.
Limitations :
- Incompatible avec le streaming : Netflix, Disney+, ou tout service de streaming détecte les micro-coupures et peut interrompre la lecture. IP Shuffle est à désactiver impérativement pour le streaming.
- Micro-latence lors du changement : pendant 2-5 secondes, la connexion est interrompue. Les applications temps réel (jeux en ligne, visioconférence) peuvent subir des déconnexions.
- Reste dans la même région : IP Shuffle ne change pas de pays. Si vous êtes connecté à un serveur UK, vous basculerez vers un autre serveur UK. L’utilisateur ne peut pas configurer une rotation géographique multi-pays.
Lightning Connect : sélection automatique du serveur optimal
Lightning Connect est l’équivalent HMA de la fonction « Quick Connect » présente chez la plupart des fournisseurs VPN. Un bouton dans l’interface HMA déclenche une connexion automatique au serveur le plus rapide selon un algorithme propriétaire.
Critères de sélection (selon HMA) :
- Latence entre votre position et le serveur
- Charge serveur en temps réel (nombre d’utilisateurs connectés)
- Bande passante disponible sur le serveur
Problème documenté : fiabilité médiocre
Les tests indépendants publiés en 2025-2026 (WizCase, VPNMentor, SafetyDetectives) rapportent que Lightning Connect ne sélectionne pas systématiquement le serveur optimal.
Exemple récurrent : Lightning Connect sélectionne un serveur espagnol (Zaragoza) pour un utilisateur français, alors que Paris offre une latence inférieure et une meilleure bande passante.
Explication probable : l’algorithme Lightning Connect privilégie la charge serveur (éviter la congestion) au détriment de la latence pure. Si le serveur Paris est surchargé (80% de capacité utilisée), Lightning Connect peut rediriger vers Zaragoza même si la latence est supérieure.
Alternative recommandée : HMA intègre un Speed Test manuel dans son interface. L’utilisateur peut tester manuellement plusieurs serveurs et choisir celui offrant les meilleures performances réelles plutôt que de faire confiance à Lightning Connect.
Protocole Mimic : obfuscation propriétaire contre le blocage VPN
Mimic est un protocole VPN propriétaire développé par Avast RSO (maison-mère de HMA).
Sa fonction : masquer le trafic VPN pour le faire ressembler à du trafic HTTPS classique, contournant ainsi les systèmes de détection et blocage VPN (Deep Packet Inspection, DPI).
Fonctionnement technique de l’obfuscation :
Les protocoles VPN standards (OpenVPN, WireGuard, IKEv2) utilisent des signatures réseau identifiables par les firewalls sophistiqués :
- OpenVPN génère des paquets avec header spécifique reconnaissable
- WireGuard® utilise le port UDP 51820 par défaut, facilement détectable
- IKEv2 s’appuie sur des échanges de clés cryptographiques distincts du HTTPS
Mimic encapsule le trafic VPN dans une couche HTTPS standard (port 443, handshake SSL/TLS classique), rendant le trafic indiscernable d’une connexion HTTPS vers un site web lambda. Un firewall analysant les paquets ne détecte aucune signature VPN.
Cas d’usage :
- Chine, Iran, Russie : pays appliquant un filtrage actif du trafic VPN via DPI
- Réseaux d’entreprise restrictifs : certaines entreprises bloquent les protocoles VPN pour empêcher l’exfiltration de données ou l’accès à des services non autorisés
- Campus universitaires : universités limitant l’usage VPN pour contrôler l’accès aux ressources pédagogiques
- Hôtels et WiFi publics : certains hotspots bridés détectent et throttlent le trafic VPN
- Disponibilité restreinte : Mimic est disponible uniquement sur Windows. Les utilisateurs macOS, iOS, Android, et Linux ne peuvent pas utiliser Mimic et restent limités à OpenVPN, WireGuard, ou IKEv2.
- Performance dégradée : l’obfuscation ajoute un overhead de chiffrement supplémentaire. Les tests montrent une réduction de débit de 20-40% comparé à WireGuard ou OpenVPN en mode standard. Mimic est plus lent que les protocoles VPN classiques.
- Efficacité limitée en Chine : malgré l’obfuscation, les tests utilisateurs publiés en 2025 rapportent que HMA/Mimic ne fonctionne pas de manière fiable en Chine. Le grand pare-feu chinois évolue constamment et parvient à détecter même les connexions obfusquées. Pour un usage Chine, des VPN spécialisés (Astrill, Mullvad VPN) offrent de meilleurs résultats.
Serveurs P2P et streaming
HMA communique sur ses capacités de déblocage streaming et de support torrenting, mais l’infrastructure réelle impose des limitations significatives que le marketing HMA ne détaille pas.
Torrenting : seulement 6 pays autorisés
HMA autorise le trafic P2P (BitTorrent, µTorrent, qBittorrent) uniquement sur des serveurs spécifiques situés dans 6 pays :
États-Unis : Dallas (serveur explicitement étiqueté « Dallas Torrenting »)
Royaume-Uni : London
Pays-Bas : Amsterdam
République tchèque : Prague
Allemagne : Frankfurt
France : Paris (non confirmé dans toutes les sources, à vérifier dans l’application)
Problème : HMA exploite 3 400 serveurs dans 65 pays, mais seuls ~10 serveurs dans 6 pays acceptent le P2P. Si vous tentez de télécharger via BitTorrent depuis un serveur non autorisé (par exemple, Tokyo, Sydney, ou Sao Paulo), la connexion stalle : le téléchargement ne démarre pas ou bloque à 0%.
Implication pratique : un utilisateur en Australie souhaitant télécharger via BitTorrent doit se connecter à un serveur européen ou américain (Amsterdam, London, Dallas), générant une latence de 200-350ms et réduisant significativement la vitesse de téléchargement. L’absence de serveurs P2P en Asie-Pacifique pénalise tous les utilisateurs de cette région.
Streaming : 6 serveurs optimisés, résultats mitigés
HMA propose 6 serveurs « streaming optimisés » identifiés dans son application :
États-Unis : 4 emplacements (non précisés publiquement, probablement New York, Los Angeles, Miami, Washington DC)
Royaume-Uni : 1 emplacement (Donkey Town, village britannique où HMA a historiquement un datacenter)
Allemagne : 1 emplacement (Frankfurt)
Tests indépendants 2025-2026 : mitigé
Plusieurs testeurs indépendants rapportent des résultats décevants :
- Netflix US : accès limité aux « Netflix Originals » uniquement (contenu propriétaire Netflix), pas d’accès au catalogue complet US incluant les licences tierces
- BBC iPlayer : blocage fréquent même avec le serveur UK optimisé
- Disney+ : résultats variables, fonctionne parfois mais pas de manière fiable
- Hulu : accès refusé sur la plupart des serveurs US
Explication technique : Netflix et autres plateformes maintiennent des listes noires d’IP de datacenters. Avec seulement 3 400 serveurs répartis sur 100 emplacements, HMA dispose d’un pool d’IP relativement réduit comparé aux meilleurs VPN du marché (NordVPN : 8 000+ serveurs, ExpressVPN : infrastructure non divulguée mais massive). Les plages d’IP HMA sont rapidement identifiées et blacklistées, sans possibilité de rotation efficace.
Serveurs streaming vs serveurs standard : HMA ne précise jamais la différence technique entre ses « serveurs streaming optimisés » et ses serveurs standard.
La seule distinction observable : les serveurs optimisés semblent disposer de pools d’IP dédiés, renouvelés plus fréquemment pour contrer le blacklisting. Mais cette stratégie s’avère parfois insuffisante face aux plateformes de streaming qui détectent et bloquent les nouvelles IP en quelques jours.
Questions fréquentes sur les serveurs de HMA
Combien de serveurs HMA possède-t-il en France ?
HMA dispose de 2 villes en France : Paris et Marseille. Le nombre exact de serveurs par ville n’est pas communiqué publiquement, mais HMA annonce 3 400+ serveurs au total répartis dans 100+ emplacements mondiaux. Pour optimiser la latence, privilégiez Paris si vous êtes au nord, Marseille si vous êtes dans le sud de la France.
Peut-on télécharger des torrents sur tous les serveurs HMA ?
Non. HMA autorise le torrenting uniquement sur 6 pays : États-Unis (Dallas), Royaume-Uni (London), Pays-Bas (Amsterdam), République tchèque (Prague), Allemagne (Frankfurt), et France (Paris). Si vous tentez de télécharger via BitTorrent depuis un autre serveur (Tokyo, Sydney, Sao Paulo), la connexion stalle. Pour le P2P, Mullvad ou NordVPN offrent une couverture illimitée sur tous leurs serveurs.
Quel serveur HMA choisir pour la meilleure vitesse ?
Utilisez la fonction Lightning Connect (sélection automatique du serveur optimal) ou testez manuellement avec le Speed Test intégré à l’application HMA. Règle générale : choisissez le serveur géographiquement le plus proche de vous. Exemple : utilisateur à Lyon → Paris (latence ~5-10ms) sera toujours plus rapide que London (40-50ms) ou Frankfurt (25-35ms).
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