VPN sous pression : peuvent-ils bloquer des sites selon le pays de l’utilisateur ?

VPN sous pression : peuvent-ils bloquer des sites selon le pays de l’utilisateur ?

Mise à jour : Février 2026

  • Juillet 2025 : extension à la Formule 1 (12 domaines supplémentaires, 5 VPN visés)
  • Décembre 2025 : 13 nouveaux domaines avec mécanisme dynamique (ARCOM) permettant d’actualiser la liste sans repasser systématiquement devant le tribunal
  • Janvier 2026 : 16 domaines supplémentaires (Premier League), jugement rendu le 14 janvier visant NordVPN et Surfshark

À ce jour (février 2026) :

Les VPN concernés n’ont pas communiqué publiquement sur leur stratégie de mise en œuvre :

  • Leurs serveurs français restent actifs
  • Leurs audits no-log restent en vigueur
  • Aucune mise en œuvre de blocage n’a été officiellement annoncée ni documentée publiquement

Les tribunaux ont rejeté les arguments soulevés par les fournisseurs de VPN, en estimant notamment qu’ils n’étaient pas étayés par des éléments techniques chiffrés et vérifiables, et que certains moyens juridiques étaient inopérants dans ce type de litige entre acteurs privés

La pression réglementaire s’intensifie, mais le paradoxe technique expliqué ci-dessous reste valable : un VPN sans logs pourrait, en théorie, appliquer un filtrage ponctuel sans conserver de journaux persistants ; en pratique, une telle mise en œuvre soulève des difficultés structurelles importantes en matière de neutralité, de stabilité, de coûts opérationnels, et de cohérence avec le modèle de protection de la vie privée.

À l’international, des acteurs importants de l’infrastructure Internet comme Cloudflare, qui défend une neutralité technique du réseau, ainsi que plusieurs acteurs et autorités américaines, s’opposent à l’idée de rendre les intermédiaires responsables du filtrage des contenus. Tous soulignent, pour des raisons différentes, le risque d’un Internet fragmenté par le filtrage et les injonctions locales.

Le 18 juillet 2025, le tribunal judiciaire de Paris a ordonné à plusieurs fournisseurs de VPN, NordVPN, ProtonVPN et CyberGhost, de bloquer l’accès à une douzaine de sites diffusant illégalement des événements sportifs.
Le 14 janvier 2026, un nouveau jugement a ordonné à NordVPN et Surfshark de bloquer 16 domaines diffusant la Premier League (football anglais) jusqu’au 24 mai 2026.

Des décisions inédites en France, qui soulèvent une question simple : un VPN peut-il vraiment bloquer des sites par pays ?

Contexte : Ce que dit le jugement français

Plusieurs décisions judiciaires successives :

Juillet 2025 : blocage de 12 domaines visant plusieurs fournisseurs VPN

Décembre 2025 : 13 domaines supplémentaires avec mécanisme dynamique (ARCOM)

Janvier 2026 : 16 domaines (Premier League) visant NordVPN et Surfshark

Dans ces décisions, les VPN sont qualifiés d’« intermédiaires techniques », un statut jusqu’alors principalement appliqué aux fournisseurs d’accès à Internet. Les juridictions estiment qu’à ce titre, ils peuvent être enjoints de mettre en œuvre des mesures de blocage destinées à empêcher l’accès à des services diffusant illicitement des compétitions sportives.

Les décisions prévoient un délai de trois jours pour l’application des mesures.

Les fournisseurs de VPN ont contesté cette qualification et invoqué l’incompatibilité des injonctions avec le droit européen ainsi que des difficultés techniques d’exécution.
Ces arguments ont été rejetés, le tribunal estimant notamment que, dans ce type de litige entre acteurs privés, les moyens tirés du droit européen étaient inopérants, et que les difficultés techniques alléguées n’étaient pas étayées par des éléments chiffrés et vérifiables.

À ce jour, aucune application officiellement reconnue ou documentée publiquement de ces mesures de blocage n’a été constatée.

Important : ces décisions tranchent avant tout une question de responsabilité juridique, un VPN peut être visé par une injonction de blocage, mais ne constituent pas une expertise technique détaillée sur la manière de bloquer efficacement des sites, ni sur la viabilité de telles mesures à grande échelle.

VPN et FAI : deux rôles différents

Un fournisseur d’accès à Internet (FAI) contrôle directement votre connexion réseau. Il attribue votre adresse IP, gère les DNS et peut bloquer l’accès à certains sites dès la racine, en coupant court à la demande de connexion avant même qu’elle ne sorte de chez vous. Lorsqu’un juge lui ordonne de bloquer un site, le FAI a les moyens techniques de le faire rapidement, et souvent de façon ciblée.

Un VPN, lui, n’est pas un fournisseur d’accès. C’est un intermédiaire de transport sécurisé qui :

  • chiffre votre trafic,
  • le fait transiter par l’un de ses serveurs situés ailleurs dans le monde,
  • puis l’envoie vers Internet en le faisant apparaître comme venant d’une autre adresse IP.

Les VPN revendiquant une politique stricte de non-conservation des logs, comme ceux généralement classés parmi les meilleurs VPN, ne disposent pas, sans inspection ou surveillance active, d’un moyen simple de filtrer finement l’activité au cas par cas.
Lui demander de bloquer un site pour une partie de ses utilisateurs, selon des critères territoriaux ou contractuels, revient donc à redéfinir profondément son rôle et, selon les choix techniques du fournisseur, parfois aussi son architecture.

Comment un VPN pourrait bloquer un site ?

Méthode Principe Efficacité réelle Portée géographique Contournement Coût / complexité Risque juridique & réputationnel
Blocage DNS Empêcher la résolution de certains noms de domaine Faible Globale ou par serveur Trivial (DNS alternatifs, DoH/DoT) Faible Modéré (contournable ; juridiquement admis, le tribunal laissant le choix des modalités au VPN, janv. 2026)
Blocage IP Interdire l'accès à certaines adresses IP Moyenne à court terme Globale ou par serveur Rapide (CDN, IP partagées) Moyen Élevé (surblocage, plaintes)
Inspection de trafic (DPI) Analyse du trafic pour identifier des contenus/protocoles Théorique Fine Complexe mais possible Très élevé Critique (intrusif, incompatible avec promesse VPN)
Filtrage par serveur de sortie FR Politique appliquée uniquement sur les serveurs situés en France Faible Limitée Immédiat (changer de pays) Moyen Élevé (incohérence juridique et technique)
Ciblage par moyen de paiement Identifier les clients « FR » via CB / App Store / PayPal Très faible Approximation Simple (Wise, crypto, expatriés) Faible Élevé (RGPD, erreurs, discrimination)

Pour conclure

Même si, en théorie, un VPN pourrait bloquer des sites, la mise en œuvre pratique poserait de lourds problèmes de neutralité, de confidentialité, d’efficacité et de cohérence avec le rôle historique de ces services. Chaque tentative soulèverait des arbitrages complexes et des risques techniques ou juridiques.

Les tribunaux français ont tranché une partie du débat : un VPN est une « personne susceptible de contribuer » et peut être visé par des injonctions de blocage.
Mais le cœur du problème demeure : ce que le droit rend possible n’est pas nécessairement ce que la technique rend propre, durable ou cohérent à grande échelle.

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A propos de l'auteur : Lisa

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Fondatrice de VPN Mon Ami

Experte en cybersécurité avec plus de 12 ans d'expérience dans le domaine des VPN, j'écris de nombreux articles pour sensibiliser les internautes à la confidentialité en ligne.

VPN interdits : Comprendre les restrictions et leur impact dans le monde

VPN interdits : Comprendre les restrictions et leur impact dans le monde

Pourquoi les VPN sont-ils interdits dans certains pays ?

Les VPN sont des outils conçus pour sécuriser la vie privée en ligne et contourner la censure internet. Pourtant, plusieurs pays imposent des restrictions sur leur utilisation. Mais pourquoi ?

  • Contrôle de l’information : Certains gouvernements, comme ceux de la Chine ou de la Russie, veulent contrôler ce que leurs citoyens peuvent voir et partager en ligne. Les VPN permettent d’accéder à des contenus censurés, ce qui contredit leur objectif.
  • Surveillance renforcée : Sans VPN, les gouvernements peuvent surveiller le trafic Internet plus facilement. La confidentialité offerte par les VPN les empêche de suivre les activités des utilisateurs.
  • Prévention des activités illégales : Bien que les VPN soient souvent utilisés pour des raisons légitimes, ils peuvent aussi servir à des fins illégales comme le piratage ou la fraude. Cela donne aux gouvernements une raison de restreindre leur usage.

En France, l’utilisation des VPN reste parfaitement légale et aucune restriction généralisée n’est envisagée, malgré les débats récents. Le cadre juridique européen (RGPD, directive ePrivacy) protège le droit au chiffrement des communications. Les VPN sont un outil courant pour protéger votre vie privée et sécuriser vos connexions en ligne. Les restrictions décrites dans cet article concernent principalement des régimes autoritaires ou des contextes radicalement différents du cadre français. 

Pour en savoir plus : Qu’est-ce qu’un VPN ?

Comment les gouvernements bloquent-ils les VPN ?

Les gouvernements utilisent diverses techniques sophistiquées pour limiter ou interdire l’utilisation des VPN :

  • Deep Packet Inspection (DPI) : Cette technologie analyse les paquets de données qui transitent sur Internet. Si un trafic ressemble à celui d’un VPN, il peut être bloqué.
  • Blocage des IP : Les gouvernements identifient et bloquent les adresses IP associées aux serveurs VPN connus.
  • Blocage des ports : Certains VPN utilisent des ports spécifiques pour fonctionner. Les gouvernements peuvent les fermer pour interrompre la connexion.
  • Restrictions sur les applications : Les applications VPN peuvent être supprimées des magasins d’applications dans certains pays, comme en Chine.

Au-delà de ces méthodes techniques classiques, les États les plus avancés technologiquement (notamment la Chine) utilisent désormais l’analyse comportementale du trafic réseau. Des algorithmes de machine learning analysent les patterns de connexion : volume de données inhabituel, durée des sessions, corrélation temporelle entre différents flux. Même avec un protocole obfusqué, ces signatures statistiques peuvent révéler l’utilisation d’un VPN. Aucun VPN n’est invisible à 100%.

Pays où l’utilisation d’un VPN est restreinte ou limitée :

Chine

Bien que l’utilisation d’un VPN en Chine soit techniquement légale, tous les services VPN opérant dans ce pays doivent être approuvés par le Parti communiste chinois (PCC). La plupart des fournisseurs de VPN en Chine sont obligés de consigner les données des utilisateurs, ce qui réduit considérablement la vie privée en ligne. Le gouvernement chinois a mis en œuvre le Grand Firewall au début des années 2000 pour contrôler l’accès aux sites Web et services en ligne étrangers.

Inde

Les VPN sont légaux en Inde. Cependant, les fournisseurs de services VPN en Inde doivent consigner le trafic VPN et fournir les informations au gouvernement. Cette décision a contraint bon nombre de fournisseurs de VPN à fermer leurs serveurs en Inde en réponse à la nouvelle loi sur les données.

Iran

L’Iran a commencé à limiter l’accès aux VPN en 2013. Bien que l’utilisation d’un VPN approuvé par le gouvernement soit légale, ces services sont fortement réglementés et très surveillés. Le gouvernement vise à limiter l’accès à Internet aux médias occidentaux et aux sites de réseautage social qui pourraient aider les citoyens à s’organiser contre le régime. Toute tentative d’utiliser un VPN non-approuvé peut entraîner jusqu’à 1 an de prison.

Russie

En 2017, la Russie a interdit tous les outils qui peuvent aider les utilisateurs à contourner la surveillance Internet, y compris les VPN, les proxies et Tor. Semblable à d’autres gouvernements restrictifs, la Russie cherche à contrôler la propagation de l’information.
La Russie intensifie toujours plus son contrôle d’Internet et seuls les VPN approuvés par le gouvernement peuvent être utilisés.

Syrie

Le gouvernement syrien a mis en œuvre des restrictions VPN en 2011 dans le cadre d’une censure Internet plus large qui a commencé avec la guerre civile. Les autorités bloquent l’accès à certains sites Web et surveillent comment les citoyens utilisent Internet pour réprimer l’opposition.

Pakistan

Les VPN ne sont pas interdits au Pakistan. Cependant, leur utilisation est fortement restreinte. Le gouvernement n’autorise que les services VPN approuvés. De plus, les fournisseurs de VPN sont obligés de consigner le trafic en ligne des utilisateurs et de le fournir au gouvernement, dont le but est de lutter contre les activités jugées suspectes. Ces restrictions sont entrées en vigueur en 2020.

Turquie

La Turquie a commencé à bloquer les services VPN ainsi que le réseau Tor en 2016. Outre la restriction de ces outils de cybersécurité, le gouvernement turc restreint régulièrement les sites de réseaux sociaux populaires, tels que YouTube, Facebook, Wikipedia et X.

Quels VPN fonctionnent dans ces pays ?

Tous les VPN ne sont pas égaux face aux blocages gouvernementaux. Voici quelques caractéristiques à rechercher pour trouver un VPN fiable :

  • Serveurs utilisant des protocoles obfusqués : Ces serveurs déploient des protocoles spéciaux qui masquent le fait que vous utilisez un VPN, ce qui les rend plus difficiles à bloquer par DPI.
  • Protocoles alternatifs : Certains VPN proposent des options comme Shadowsocks.
  • Mode furtif : Cette fonctionnalité masque le trafic VPN en le faisant ressembler à un trafic Internet classique. Actuellement, le plus éprouvé est le mode furtif Stealth de Proton VPN.

Pour en savoir plus : Quels sont les inconvénients des VPN ?

Quels sont les risques si j’utilise un VPN là où c’est interdit ?

L’utilisation d’un VPN dans un pays qui en limite l’accès peut entraîner des conséquences graves :

  • Sanctions légales : Dans des pays comme les Émirats arabes unis, utiliser un VPN pour contourner les restrictions peut entraîner des amendes de plusieurs centaines de milliers de dollars.
  • Arrestations : En Chine, des utilisateurs de VPN non-approuvés ont été arrêtés pour violation des lois sur la cybersécurité.
  • Confiscation d’appareils : Les appareils utilisés pour se connecter à des VPN peuvent être saisis.

Pourquoi les entreprises interdisent les VPN ?

Bien qu’équipés de VPN d’entreprise, les entreprises bloquent les réseaux privé virtuels personnels pour des raisons pratiques centrées sur la productivité et la sécurité de son réseau.

Limiter l’accès aux VPN peut aider à minimiser les distractions et à empêcher l’accès à des sites Web non liés au travail comme les réseaux sociaux.

Maintenir l’utilisation d’Internet au travail dans les limites professionnelles est l’une des principales préoccupations qui conduisent les entreprises à bloquer les VPN personnels de leurs collaborateurs, mais cela s’étend également à la sécurité.

Si, par exemple, la connexion VPN est compromise, cela peut ouvrir la porte à un accès non-autorisé ou à l’exfiltration de données. Ainsi, limiter l’utilisation des VPN pourrait garantir que les actifs privés de l’entreprise restent sous clé.

Qui d’autre bloque les VPN ?

Au-delà des gouvernements et des entreprises, d’autres organisations bloquent également les VPN pour réguler l’utilisation d’Internet sur leurs réseaux :

Les écoles, collèges et universités bloquent parfois les VPN au sein de leurs réseaux pour garantir l’intégrité académique et empêcher les étudiants d’accéder à du contenu inapproprié. Bloquer les VPN sur ces réseaux aide également les entités éducatives à contrôler et à prévenir le cyberharcèlement.

Les grandes entreprises de streaming comme Netflix restreignent l’utilisation des VPN pour respecter leurs accords de licence géographique : un même contenu peut appartenir à Netflix dans un pays et à un concurrent dans un autre. Le blocage VPN garantit que chaque utilisateur accède uniquement au catalogue prévu pour sa région. Ces plateformes utilisent des technologies de détection des VPN et bloquent les utilisateurs qui tentent de contourner ces restrictions.

Les institutions financières bloquent souvent les connexions VPN par défaut pour détecter les tentatives de fraude : une connexion depuis une IP commerciale atypique (serveur VPN, proxy) déclenche automatiquement une alerte de sécurité. L’approche varie selon les établissements : certaines banques (comme Boursorama ou BNP Paribas) refusent systématiquement toute connexion via VPN, tandis que d’autres (comme N26) peuvent l’autoriser après validation par authentification forte (SMS, application mobile).

L’avenir des VPN et de la vie privée en ligne

Malgré les défis posés par les interdictions de VPN, la demande pour une protection renforcée de la vie privée en ligne continue de croître. Les experts en cybersécurité anticipent que les VPN pourraient évoluer, intégrant de nouveaux protocoles plus furtifs.

Les VPN décentralisés (dVPN), qui éliminent les serveurs centralisés au profit d’une architecture pair-à-pair, suscitent un intérêt croissant dans les communautés techniques. Toutefois, leur adoption reste freinée par des défis techniques et éconimiques : modèle économique incertain, complexité d’utilisation, et performances variables. À ce stade, ils demeurent une expérimentation prometteuse plutôt qu’une alternative grand public crédible aux VPN grand public traditionnels.

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A propos de l'auteur : Lisa

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Les VPN vont-ils être interdits en France ? Ce qui a vraiment été dit, voté et décidé

Les VPN vont-ils être interdits en France ? Ce qui a vraiment été dit, voté et décidé

Depuis le 30 janvier, la toile française s’agite. Les titres parlent d’« interdiction des VPN », de « dérive autoritaire » ou de « fin de l’Internet libre ». Ce n’est pas la première fois que les VPN font l’actualité en France : en juin 2025, la controverse autour de la vérification d’âge imposée aux sites pour adultes a déjà provoqué une ruée vers ces outils. Aujourd’hui, les rumeurs reprennent, mais cette fois sur un périmètre bien plus large. Avant de relayer ces affirmations, un retour aux faits s’impose. La réalité est nettement moins spectaculaire que ce que suggèrent de nombreux articles.

Ce qui a été voté : une loi sur les réseaux sociaux, pas sur les VPN

Le 26 janvier 2026, l’Assemblée nationale a adopté en première lecture une proposition de loi interdisant l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Le texte impose aux plateformes (Instagram, TikTok, Snapchat, X, etc.) de vérifier l’âge des utilisateurs avant la création d’un compte.

À ce stade, la loi n’a pas encore été examinée par le Sénat ni soumise au Conseil constitutionnel. Aucune disposition n’est donc applicable en l’état.

Aucun texte de loi sur les VPN n’a été voté. Aucun amendement visant les VPN n’est actuellement en cours d’examen parlementaire.

Ce qui a été dit : une déclaration lors d’une interview

Le 30 janvier 2026, la ministre déléguée chargée du Numérique, Anne Le Hénanff, est interrogée sur France Info au sujet d’un possible contournement de la loi par les mineurs via l’usage de VPN. Elle déclare :

« Les VPN, c’est le prochain sujet sur ma liste. »

Elle précise ne pas être « naïve » et explique que l’âge moyen de création d’un premier compte sur les réseaux sociaux est estimé à 8 ans et demi. À cet âge, l’utilisation d’un VPN suppose généralement l’intervention d’un adulte. Si la loi permet de protéger « 65 à 70 % des enfants », elle considère l’objectif partiellement atteint.

Il s’agit d’une réflexion politique générale exprimée dans le cadre d’une interview. Ce n’est ni une annonce de projet de loi, ni une mesure réglementaire.

Source : « La Matinale », France Info, 30 janvier 2026.

Réactions et clarification de l’exécutif

Cette déclaration a suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux et dans la presse spécialisée, parfois accompagnées de comparaisons avec des pays pratiquant une censure massive d’Internet.

Dans les heures qui ont suivi, plusieurs sources indiquent que des services de l’exécutif ont précisé qu’aucune interdiction des VPN n’était envisagée, reconnaissant leur utilité pour des usages professionnels et de sécurité. Cette clarification n’a cependant pas fait l’objet d’une communication officielle.

Un épisode comparable s’était déjà produit en septembre 2023, lorsqu’un amendement mentionnant les VPN avait été évoqué dans le cadre de la loi sur la sécurisation de l’espace numérique. Il avait été retiré sans suite.

Le Royaume-Uni : pourquoi il est souvent cité, et ce qui s’y passe réellement

Plusieurs articles français présentent le Royaume-Uni comme un précédent direct, affirmant que la France s’inspirerait activement de ces mesures pour suivre le même chemin. Cette interprétation n’est pas exacte.

Ce qui a été voté :
La Chambre des Lords a adopté un amendement au Children’s Wellbeing and Schools Bill. Celui-ci viserait à interdire la fourniture de services VPN aux mineurs de moins de 18 ans. Il ne concerne pas les adultes et doit encore franchir plusieurs étapes avant d’avoir force de loi.

Position des autorités britanniques :
Les autorités britanniques, ainsi qu’Ofcom, ont indiqué qu’un bannissement général des VPN n’était pas envisagé, compte tenu de leurs usages légitimes. L’approche retenue consiste à demander aux plateformes d’évaluer les risques de contournement dans leurs propres dispositifs.

Ce que les données montrent :
Selon Ofcom, environ un utilisateur de VPN sur dix est un mineur. La hausse significative des téléchargements observée depuis l’été 2025 s’explique principalement par des adultes préoccupés par la protection de leur vie privée face aux obligations de vérification d’identité prévues par l’Online Safety Act.

Pourquoi agir sur les VPN poserait problème en France

Même si une réflexion devait émerger sur la régulation des outils de chiffrement réseau, plusieurs limites concrètes apparaissent.

Sur le plan juridique, la France est tenue par le droit européen, qui protège explicitement le respect de la vie privée et des communications. Toute restriction significative des VPN se heurterait à ce cadre.

Sur le plan institutionnel, la CNIL a encadré strictement les dispositifs de vérification d’âge en ligne : elle exige la minimisation des données personnelles, le recours à un tiers de confiance opérant en « double anonymat », et refuse toute solution reposant sur la reconnaissance faciale biométrique. Elle a rendu un avis favorable au référentiel de l’ARCOM en septembre 2024, mais celui-ci ne concerne que les sites diffusant des contenus pornographiques. Aucun dispositif de ce type n’a été étendu aux VPN.

Une régulation des VPN soulèverait des questions encore plus sensibles en matière de vie privée, puisque leur usage ne se limite pas à un type de contenu. Il y a même une contradiction directe avec le RGPD. Celui-ci impose à toute entreprise de garantir la sécurité des données personnelles en transit sur le réseau. Le VPN entreprise est l’un des outils centraux pour respecter cette obligation.

Restreindre les VPN revient donc à rendre plus difficile pour les entreprises de se conformer à une réglementation que l’État lui-même leur impose.

Pourquoi les VPN ne répondent pas au problème technique posé

D’un point de vue technique, un VPN n’est qu’un tunnel chiffré entre un appareil et un serveur distant. Il n’existe pas de moyen fiable permettant de distinguer, au niveau du réseau, un usage professionnel (télétravail, sécurisation d’un Wi-Fi public) d’un usage visant à contourner une restriction d’âge.

Les méthodes de filtrage possibles reposeraient sur des mécanismes imprécis et facilement contournables, avec un risque élevé d’impact sur des usages légitimes. Or les VPN sont aujourd’hui intégrés aux pratiques courantes du télétravail, de l’administration système et de la protection des données sur des réseaux non-sécurisés.

Pour en savoir plus : Qu’est-ce qu’un VPN ?

Ce que cela change aujourd’hui

Rien, pour le moment.

Les VPN restent légaux en France. Aucune mesure n’a été votée, aucun amendement n’est en cours d’examen, et aucun calendrier législatif concernant les VPN n’a encore été rendu public.

La situation actuelle relève d’un débat politique général sur l’efficacité des dispositifs de protection des mineurs en ligne. Transformer cette réflexion en une régulation ciblant les VPN poserait des difficultés juridiques, techniques et économiques, sans garantie d’efficacité.

Pourquoi de nombreux articles manquent de précision

Les confusions observées ces derniers jours sont récurrentes : assimilation d’une déclaration politique à une décision législative, présentation erronée du Royaume-Uni comme exemple d’interdiction généralisée, ou comparaison avec des pays pratiquant une censure structurelle d’Internet.

Ces États, Chine, Corée du Nord, Iran, Russie, utilisent l’interdiction des VPN pour contrôler l’accès à l’information de l’ensemble de leur population. Le contexte français est d’une nature radicalement différente.

Ces confusions brouillent le débat public et déplacent l’attention loin des véritables enjeux : l’efficacité des dispositifs de protection des mineurs et leur compatibilité avec les libertés numériques.

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Lisa est une experte en cybersécurité avec plus de 10 ans d’expérience dans le domaine des VPN. Lisa écrit de nombreux articles pour sensibiliser les internautes à la confidentialité en ligne.

Surfshark resserre le support Android : fin de l’application officielle pour les versions antérieures à Marshmallow

Surfshark resserre le support Android : fin de l’application officielle pour les versions antérieures à Marshmallow

En janvier 2026, Surfshark VPN officialise une décision appliquée depuis plusieurs mois : l’arrêt du support des versions Android antérieures à 6.0 Marshmallow. Cette annonce s’inscrit dans la continuité de restrictions similaires imposées aux appareils Apple en 2022 puis en 2025, confirmant une stratégie de compatibilité de plus en plus sélective.

Les versions Android concernées par l’arrêt

Surfshark abandonne officiellement Android 5.0 et 5.1 Lollipop, sorties respectivement en novembre 2014 et mars 2015. Ces systèmes ne reçoivent plus les nouvelles versions de l’application VPN depuis plusieurs mois déjà, bien que l’éditeur n’ait pas précisé la date exacte du changement.

Tableau de compatibilité Android

Tableau de compatibilité Android

Version Android Nom de code Support Surfshark Sortie initiale Dernier patch Google
Android 16 Baklava ✅ Supporté Prévue 2026 En cours
Android 15 Vanilla Ice Cream ✅ Supporté Oct 2025 En cours
Android 14 Upside Down Cake ✅ Supporté Oct 2023 En cours
Android 13 Tiramisu ✅ Supporté Août 2022 En cours
Android 12 Snow Cone ✅ Supporté Oct 2021 Terminé
Android 11 Red Velvet Cake ✅ Supporté Sept 2020 Terminé
Android 10 Quince Tart ✅ Supporté Sept 2019 Terminé
Android 9 Pie ✅ Supporté Août 2018 Terminé
Android 8 Oreo ✅ Supporté Août 2017 Terminé
Android 7 Nougat ✅ Supporté Août 2016 Terminé
Android 6 Marshmallow ✅ Supporté Oct 2015 Terminé
Android 5 Lollipop ❌ Plus supporté Nov 2014 2015

Source : Annonce Surfshark, janvier 2026

La limite fixée à Android 6.0 Marshmallow (octobre 2015) exclut désormais les appareils de plus de 10 ans. Concrètement, tout smartphone incapable de se mettre à jour au-delà d’Android 5 perd l’accès aux nouvelles fonctionnalités et correctifs de sécurité de l’application Surfshark.

Solutions de contournement pour les utilisateurs concernés

Surfshark propose deux alternatives aux utilisateurs bloqués sur Android 5, mais elles comportent des limites importantes :

1. Installer une ancienne version de l’application

Certaines versions archivées de l’app Surfshark peuvent encore fonctionner, mais :

  • Elles ne recevront aucune mise à jour de sécurité
  • Les fonctionnalités récentes (kill switch amélioré, serveurs optimisés) sont absentes
  • Risque de vulnérabilités non patchées dans le code client

2. Configuration manuelle via WireGuard, OpenVPN ou IKEv2

L’utilisateur peut configurer une connexion VPN « à la main »

  • WireGuard® sur Android
  • OpenVPN sur Android
  • Via routeur

Cette solution demande des compétences techniques (import de fichiers .ovpn, gestion des clés WireGuard®, paramétrage DNS) et ne garantit pas le même niveau de protection qu’une application officielle maintenue.

Tableau comparatif des solutions

Tableau comparatif des solutions

Solution Facilité d'utilisation Niveau de sécurité Pérennité Risque principal
Ancienne version de l'app ★★★★☆ ⚠️ Moyenne à faible ❌ Très faible Vulnérabilités non patchées
Configuration manuelle ★★☆☆☆ ✅ Bonne ✅ Moyenne Erreur de configuration
Ni l’une ni l’autre de ces options ne remplace une mise à jour du système Android vers une version supportée, qui reste la seule solution viable à long terme.

Android 5 Lollipop : un système obsolète depuis 10 ans

Pour comprendre la décision de Surfshark, il faut replacer Android 5 dans son contexte chronologique. Sortie en novembre 2014, cette version a reçu son dernier patch de sécurité officiel de Google dès 2015. Cela fait donc plus de 10 ans qu’Android Lollipop n’est plus maintenu par Google lui-même.Part de marché actuelle d’Android 5 Lollipop : environ 1 % des appareils Android actifs en 2024-2025, selon les statistiques de marché disponibles. Ce chiffre continue de diminuer chaque année, concentré principalement dans :

  • Les pays émergents (Asie du Sud-Est, Afrique subsaharienne)
  • Les appareils secondaires ou recyclés
  • Les utilisateurs seniors ou à très faibles revenus

En revanche, la fragmentation Android pose un problème spécifique : contrairement à Apple, qui contrôle l’ensemble de son écosystème, Google dépend des constructeurs (Samsung, Xiaomi, Oppo) pour déployer les mises à jour. Certains smartphones vendus récemment dans des marchés secondaires peuvent encore tourner sous Android 5, bien que les modèles mainstream soient tous passés à des versions plus récentes.

Risques de sécurité d’Android 5

Un système non patché depuis 10 ans accumule des vulnérabilités critiques :

  • Failles SSL/TLS exploitables (type Stagefright, Heartbleed)
  • Absence de chiffrement moderne pour le stockage local
  • APIs système non durcies face aux malwares modernes
  • Absence des protections contre le phishing intégrées dans Android 6+

Maintenir une application VPN sur un tel système revient à sécuriser une porte blindée sur une maison en carton : l’effort de Surfshark serait disproportionné par rapport au risque résiduel porté par le système lui-même.

Positionnement de Surfshark face à la concurrence

Surfshark n’est pas le seul fournisseur à resserrer son support Android et cela n’a rien à voir avec le fait qu’il soit un VPN moins cher que les autres. Voici la situation chez les principaux concurrents en janvier 2026 :

  • NordVPN : support d’Android 7 et supérieur depuis novembre 2024 (arrêt d’Android 6 et antérieurs)
  • ExpressVPN : aucune donnée publique précise trouvée, mais compatibilité Android 6+ observée
  • ProtonVPN : support confirmé d’Android 5+, mais avec avertissement sur versions obsolètes

Analyse comparative : Surfshark se situe dans la moyenne de l’industrie. NordVPN a même poussé plus loin le curseur en abandonnant Android 6 Marshmallow. En revanche, Proton VPN maintient encore officiellement Android 5, mais leur documentation met en garde sur les risques de sécurité et l’absence de garantie à long terme.
Aucun de ces trois services ne semble considérer Android 5 comme une cible prioritaire en 2026. Ce consensus industriel suggère que le coût de maintenance (tests, compatibilité de librairies, dette technique) dépasse largement le bénéfice pour une base utilisateur considérée comme marginal.

Connexions illimitées vs. compatibilité : un paradoxe assumé

L’un des arguments phares de Surfshark est sa politique de VPN pour appareils illimitées, permettant de protéger autant d’appareils que souhaité avec un seul abonnement. Cette promesse devient partiellement caduque pour les utilisateurs possédant d’anciens terminaux Android.
Ce paradoxe n’est cependant pas propre à Surfshark : tous les VPN imposent des limites de compatibilité à un moment donné. La différence réside dans la communication et la transparence :

Point positif : Surfshark documente clairement les solutions de contournement (WireGuard/OpenVPN manuel)
⚠️ Point ambigu : l’annonce mentionne que le changement est « en place depuis un moment » sans préciser la date exacte

Justification technique : au-delà du marketing

Surfshark justifie son choix par trois arguments principaux :

1. Alignement avec les standards de sécurité nouvelle génération

Les versions récentes de l’application intègrent des fonctionnalités impossibles à rétro-porter sur Android 5 :

  • Bibliothèques cryptographiques récentes (TLS 1.3, chiffrement post-quantique en test)
  • APIs de notification et de gestion d’énergie modernes
  • Intégration avec les mécanismes de VPN kill switch natifs d’Android 9+

2. Réduction de la surface d’attaque

Maintenir du code compatible avec un système vieux de 10 ans multiplie les risques :

  • Branches de code legacy rarement testées = bugs potentiels
  • Librairies tierces obsolètes pouvant contenir des failles
  • Impossibilité de garantir le même niveau de sécurité sur toutes les versions

3. Allocation des ressources de développement

Chaque heure passée à maintenir Android 5 est une heure non investie dans :

  • L’amélioration des performances sur Android 14/15
  • Le développement de nouvelles fonctionnalités (Multi-hop, obfuscation avancée)
  • Les audits de sécurité et tests d’intrusion

Ces arguments sont techniquement valides et reflètent un arbitrage réaliste entre support étendu et qualité globale du service.

Recommandations pour les utilisateurs concernés

Si vous utilisez encore Android 5 Lollipop en 2026, la priorité absolue n’est pas le VPN mais la mise à jour du système :

Option 1 : Mise à jour du système Android (recommandé)
Vérifier dans Paramètres > À propos du téléphone > Mises à jour système
Si aucune mise à jour disponible : l’appareil est en fin de vie logicielle

Option 2 : Changement d’appareil

Un smartphone Android récent d’entrée de gamme (150-200 €) offre Android 12 minimum
Bénéfice double : sécurité OS + compatibilité VPN complète

Option 3 : Configuration manuelle VPN (solution temporaire)

Acceptable pour un usage basique (changement de localisation, contournement géo-restriction)
Non recommandé pour des besoins de sécurité critiques (activisme, journalisme, protection contre surveillance)

Option 4 : Envisager un autre VPN pour Android

Proton VPN maintient encore Android 5 (mais pour combien de temps ?)
Vérifier la compatibilité réelle avant souscription

Dans tous les cas, utiliser un VPN sur Android 5 ne résout pas le problème de fond : un système non patché depuis 10 ans reste vulnérable, VPN ou pas. La protection apportée par Surfshark se limite au tunnel réseau, elle ne comble pas les failles du système d’exploitation lui-même.

Conclusion : rationalisation logique

L’arrêt du support d’Android 5 par Surfshark relève d’une décision technique justifiée :

  • Android Lollipop a 10 ans, n’est plus maintenu par Google depuis 2015
  • Sa part de marché est inférieure à 1 % et en déclin constant
  • Le maintenir représente un coût disproportionné face aux risques

Ce resserrement s’inscrit dans une stratégie cohérente : après iOS/macOS en 2022 puis 2025, Android en 2026. Surfshark suit le mouvement industriel (NordVPN a même été plus agressif en abandonnant Android 6).

Rappel fondamental : un VPN n’est qu’une brique dans une stratégie de sécurité globale. Sur un système obsolète, même le meilleur VPN ne peut garantir une protection optimale. La mise à jour de l’OS reste la priorité n°1, avant toute considération sur le choix du fournisseur VPN.

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A propos de l'auteur : Lisa

A propos de l'auteur : Lisa

Fondatrice de VPN Mon Ami

Experte en cybersécurité avec plus de 12 ans d'expérience dans le domaine des VPN, j'écris de nombreux articles pour sensibiliser les internautes à la confidentialité en ligne.

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Surfshark One : la suite tout-en-un de Surfshark

Surfshark One : la suite tout-en-un de Surfshark

En 2021, Surfshark lançait Surfshark One, une formule combinant son VPN avec un antivirus, un moteur de recherche privé et un outil de surveillance des fuites de données. Cinq ans plus tard, cette idée de suite de sécurité intégrée s’est concrétisée. Surfshark One a gagné en stabilité, en portée et en cohérence, au point de rivaliser aujourd’hui avec les solutions complètes de cybersécurité proposées par les grands éditeurs.

Un écosystème désormais unifié

Surfshark One est pensé comme un point d’accès central à la sécurité numérique. L’ensemble des outils se gèrent depuis l’application principale Surfshark, avec une interface cohérente et des appareils illimités par abonnement.
Le service repose sur le réseau Surfshark Nexus, une architecture multi-serveurs qui relie chaque utilisateur à l’ensemble du réseau plutôt qu’à un seul tunnel VPN. Ce système améliore la stabilité des connexions et soutient désormais les modules de la suite, notamment la surveillance et le filtrage.

Deux formules coexistent :

  • Surfshark One, la version standard avec l’ensemble des outils de protection personnels.
  • Surfshark One+, qui y ajoute Incogni, le service automatisé de suppression des données personnelles auprès des courtiers en données.

Que comprend Surfshark One ?

Antivirus Surfshark

L’antivirus a considérablement évolué depuis la première version. Il est désormais disponible sur Windows, macOS et Android, avec une protection en temps réel, des mises à jour fréquentes et un impact mesuré sur les performances.
Le moteur repose sur la technologie Avira SDK, combinée à une surveillance cloud baptisée CloudProtect.

On retrouve aussi un verrouillage de la webcam, une analyse des fichiers au moment de leur ouverture et un fonctionnement intégré à l’application Surfshark VPN.
Bien que l’éditeur ne communique pas publiquement sur les détails de la télémétrie, la solution a obtenu une certification AV-TEST en juin 2025, gage d’une certaine maturité.

Illustration : découvrez Surfshark Antivirus

À savoir avant d’utiliser Surfshark Antivirus

Surfshark Antivirus assure une protection réelle sur l’appareil, mais il ne fonctionne pas comme un antivirus traditionnel à plusieurs couches.
Son moteur repose sur une combinaison d’analyse locale et de vérification cloud, ce qui signifie qu’il identifie les menaces principalement au moment où elles transitent ou s’exécutent, plutôt que d’examiner en profondeur le système d’exploitation. Il ne remplace donc pas une solution de sécurité complète (avec pare-feu, protection comportementale, anti-ransomware, etc.), mais offre une couche défensive légère, conçue pour détecter les fichiers dangereux les plus courants sans alourdir la machine.

Surfshark Alert

Le module Alert de Surfshark scanne les bases de données de fuites connues et alerte l’utilisateur si ses emails, mots de passe, cartes bancaires ou identifiants officiels apparaissent sur le web.
L’outil couvre plus de 90 pays et propose désormais des conseils contextuels pour réagir rapidement en cas de brèche. L’intégration directe dans le tableau de bord Surfshark permet de suivre ses données compromises sans passer par un service tiers.

Mail Scam Checker

L’une des nouveautés les plus intéressantes.
Le Scam Checker analyse le contenu des emails pour détecter les tentatives de phishing, à l’aide d’un modèle d’IA entraîné sur des campagnes frauduleuses réelles. Il fonctionne actuellement via une extension Chrome dédiée à Gmail, et nécessite un abonnement Surfshark One ou One+.
Le traitement est effectué sur les serveurs de Surfshark, puis immédiatement supprimé après analyse, sans conservation des données.
La compatibilité avec d’autres clients de messagerie (Outlook, Edge, Apple Mail) est prévue, sans date confirmée pour l’instant.

Web Content Blocker

Le bloqueur de contenu introduit en 2025 permet de restreindre l’accès à certaines catégories de sites : contenu adulte, jeux d’argent, drogues, arnaques, violence, etc.
Pensé d’abord pour les mobiles, il est disponible sur Android, iOS et Windows.
La configuration se fait par catégories, sans traçage ni collecte d’historique, et peut être verrouillée par mot de passe ou double authentification.
Un outil simple mais efficace pour filtrer le web sans basculer dans le contrôle parental intrusif.

Cette fonctionnalité ne remplace pas un controle parental complet, mais peut dépanner si vous laissez votre téléphone à vos enfants et que vous n’avez pas de controle installé dessus.

Paramètres de sécurité des sites web

Disponible via l’extension navigateur Surfshark, cette fonctionnalité analyse les résultats Google Search avant même que vous ne cliquiez sur un lien. Deux types d’alertes sont affichés directement dans les résultats : une alerte de fuite de données si le site a été impliqué dans une brèche connue, et une alerte malware/phishing si le site présente des signes d’infection. Disponible uniquement sur Chrome pour l’instant, c’est une couche de protection préventive qui complète utilement la Protection Web de l’antivirus desktop.

CleanWeb 2.0 et Alternative ID

Surfshark fût l’un des premier service de VPN avec bloqueur de publicités.
CleanWeb 2.0 améliore le blocage des publicités, des traqueurs et du malvertising, aussi bien sur navigateur que dans les applications.
Alternative ID, de son côté, permet de générer une adresse email masquée et une identité alternative pour s’inscrire à des sites sans exposer ses données réelles, une approche proche de Firefox Relay ou SimpleLogin, mais directement intégrée à l’écosystème Surfshark.

Illustration : Fonctionnement d'alternative ID de Surfshark ©Surfshark

Search et VPN

Le moteur Surfshark Search reste fidèle à son objectif : offrir des résultats sans publicité, sans cookies ni personnalisation.
Quant au VPN Surfshark, il demeure le cœur du système. En s’appuyant sur Nexus, il garantit un chiffrement constant, un changement d’adresse IP sans coupure et une meilleure continuité de service. Cette base technique sert de colonne vertébrale à l’ensemble de Surfshark One.

Compatibilité et tarifs

Surfshark One est compatible avec :

  • Windows 10 et 11,
  • macOS 11 ou supérieur,
  • Android 10 et plus.
  • Très incomplet pour iOS pour le moment

Tous les modules sont accessibles depuis l’application principale Surfshark. Il faut compter 51 € l’année et 62 € les deux ans.
Le prix de abonnement VPN inclut un nombre illimité d’appareils, et une garantie de remboursement de 30 jours reste proposée.

Conclusion

En cing ans, Surfshark One est passé d’un pack expérimental à une véritable suite de cybersécurité cohérente. L’ajout progressif du Scam Checker, du Web Content Blocker, des paramètres de sécurité navigateur et d’Alternative ID a transformé ce qui était un simple bundle en un écosystème de protection réellement intégré, sans jamais trahir son positionnement de VPN pas cher accessible au plus grand nombre.
Surfshark ne cherche pas à rivaliser avec les antivirus historiques sur la sophistication technique. Son pari, c’est la cohérence : tout centraliser dans une seule application, sans multiplier les abonnements ni les interfaces. Pour un usage personnel, c’est une proposition difficile à battre à ce prix.
La compatibilité iOS reste incomplète, ce qui est un vrai point de friction pour les utilisateurs dans l’écosystème Apple. C’est le seul frein sérieux à une adoption plus large.

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A propos de l'auteur : Lisa

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Second Pic des téléchargements de VPN gratuits en Ouganda suite au rétablissement partiel d’internet

Second Pic des téléchargements de VPN gratuits en Ouganda suite au rétablissement partiel d’internet

Mise à jour du 23 janvier 2026

Internet partiellement rétabli le 17 janvier après l’annonce contestée de la victoire de Museveni (réseaux sociaux toujours bloqués). Nouveau pic de téléchargements VPN : +3800% pour contourner les restrictions persistantes.
Second pic de téléchargements de VPN en Ouganda

©Proton

L’Ouganda connaît une explosion des téléchargements de VPN gratuit en ligne depuis le 13 janvier 2026. Cette hausse spectaculaire fait suite à la décision du gouvernement de couper l’accès à internet public à deux jours des élections présidentielles.

Une coupure internet massive avant les élections

Le 13 janvier à 18h, l’Uganda Communications Commission (UCC) a ordonné la suspension totale de l’internet public dans tout le pays. Cette mesure, présentée comme nécessaire pour prévenir la désinformation et protéger la sécurité nationale, intervient dans un contexte électoral particulièrement tendu.

Les services bloqués incluent :

  • L’accès aux réseaux sociaux
  • La navigation web
  • Les applications de messagerie
  • Le streaming vidéo
  • Les services de courrier électronique personnels

Seuls quelques services critiques (hôpitaux, banques, système électoral) restent accessibles.

+800% de téléchargements de VPN

hausse spectaculaire des téléchargements de VPN en Ouganda
©Proton

Selon les données de l’observatoir de Proton, les inscriptions à des services VPN ont augmenté de 800% par rapport à la normale, avec un pic horaire atteignant +8000% entre 14h et 15h GMT le jour de l’annonce.
Cette réaction massive des Ougandais illustre leur détermination à maintenir l’accès à l’information malgré les restrictions gouvernementales.

Ce n’est pas la première fois

L’Ouganda a déjà connu des coupures internet lors des élections précédentes :

2016 : Première coupure durant les élections
2021 : Blackout total de 4 jours, Facebook reste bloqué depuis
2026 : Suspension annoncée dès le 13 janvier, durée indéterminée

Ce schéma répétitif soulève des questions sur la liberté d’expression et l’accès à l’information durant les périodes électorales en Afrique de l’Est.

Les VPN comme unique solution de contournement

Face à ces restrictions, les citoyens ougandais se tournent massivement vers les VPN pour contourner la censure et accéder librement à internet. Les VPN permettent de chiffrer la connexion et de masquer l’adresse IP, rendant ainsi possibles l’accès aux sites et services bloqués.
Important : Les autorités ougandaises ont émis des menaces contre l’utilisation de VPN, notamment pour accéder à Facebook. Bien que les VPN restent techniquement efficaces, leur utilisation peut comporter des risques dans certains contextes.

Impact économique et social considérable

Cette coupure internet paralyse l’économie ougandaise :
  • Les petites entreprises ne peuvent plus fonctionner
  • Les services de paiement mobile sont perturbés
  • L’accès à l’information électorale est limité
  • Les observateurs électoraux ne peuvent pas communiquer efficacement
  • NetBlocks estime qu’une coupure totale peut coûter des millions de dollars par jour à l’économie du pays.
  • Condamnations internationales

Que peuvent faire les Ougandais ?

Pour les citoyens cherchant à accéder à internet malgré les restrictions, plusieurs options existent, bien que leur utilisation puisse comporter des risques légaux :

VPN fiables : Privilégier des services avec des protocoles VPN capables de contourner la détection
Connexions fixes : Si disponibles, les connexions wifi domestiques peuvent parfois fonctionner avec un VPN
Prudence : Être conscient des risques légaux potentiels

Note de l’éditeur : Cette situation rappelle les événements similaires vécus au Sénégal en 2023-2024, où le pays avait connu plusieurs coupures internet totalisant 1219 heures et coûtant plus de 15 millions de dollars à l’économie.

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