Le PEPR « Cybersécurité » lancé en 2021 a-t-il atteint son objectif 2025 ?

Le PEPR « Cybersécurité » lancé en 2021 a-t-il atteint son objectif 2025 ?

Le Programme et Équipements Prioritaires de Recherche (PEPR) « Cybersécurité » a été lancé en 2021 dans le cadre de la stratégie nationale d’accélération de la cybersécurité. Il visait à tripler le chiffre d’affaires du secteur d’ici 2025, tout en renforçant la souveraineté de la France et en réduisant sa dépendance aux technologies étrangères.
L’ensemble de cette stratégie avait été annoncé avec un budget supérieur à un milliard d’euros, mais le PEPR représentait une enveloppe annuelle d’environ 65 millions d’euros. Aujourd’hui en 2025, le programme a-t-il atteint ses objectifs ?

Les fondations du PEPR Cybersécurité

Il y a quatre ans, le Président Emmanuel Macron affirmait que le nouveau plan cybersécurité soutiendrait et stimulerait le secteur, Gildas Avoine a été nommé pilote scientifique CNRS du PEPR.
Le programme devait fédérer l’informatique, les mathématiques, l’électronique et le traitement du signal, en mettant l’accent sur la cryptographie et la sécurisation des données, du matériel, des systèmes numériques, des logiciels et des réseaux.

Le CNRS, l’un des trois opérateurs nationaux chargés de la recherche, reconnaissait déjà en 2021 les défis du secteur : améliorer la sécurité nationale et se protéger contre les menaces liées au télétravail, aux achats en ligne ou à la télémédecine. Gildas Avoine avait identifié dix projets prioritaires impliquant plus de 1000 personnes au sein des trois organisations.

Intégration au plan France 2030

En février 2022, le site du gouvernement rendait compte des premiers résultats du programme et annonçait son intégration au plan d’investissement France 2030. Le rapport soulignait que trois appels à projets avaient été lancés et que des technologies cyber innovantes et stratégiques seraient financées à hauteur de 150 millions d’euros.
Un soutien significatif à l’entrepreneuriat a également été mis en place : trois start-ups ont été incubées dès les premiers mois, et 50 autres dossiers étaient en cours d’examen.

Une ambition à long terme

La dépendance de la France aux technologies étrangères pourrait exposer le pays à des risques. En soutenant la recherche sur la cryptographie post-quantique, la conception sécurisée de matériel et les infrastructures numériques, le gouvernement entendait s’assurer que la France ne serait pas laissée pour compte.

Le programme reflète une prise de conscience : la cybersécurité touche tous les aspects de la vie quotidienne. Les experts incitent souvent le public à adopter des mesures simples, installer un antivirus, mettre à jour ses appareils, ou installer un VPN pour naviguer plus sereinement mais la stratégie nationale exige un investissement plus profond dans la recherche et l’innovation.
Illustration : Cybersécurité réseau

Comment améliorer la sécurité nationale grâce à la cybersécurité ?

Les cyberattaques perturbent souvent des infrastructures critiques, comme les hôpitaux ou les réseaux de transport. Accroître les investissements dans des domaines comme l’intelligence artificielle ou les infrastructures cloud sécurisées permet de réduire les vulnérabilités.
L’innovation est également clé : encourager la collaboration entre recherche publique, entreprises privées et agences de défense est essentiel pour la cybersécurité d’un pays.

D’autres pays ont adopté des approches similaires. Les États-Unis, par exemple, lient cybersécurité et dépenses de défense, l’Allemagne investit massivement pour protéger ses systèmes industriels, y compris ses réseaux de transport et ses sites de production.

Pourquoi la cybersécurité est-elle une préoccupation ?

Ces dernières années ont montré la vulnérabilité des pays et des entreprises face aux cyberattaques. Des incidents très médiatisés ont mis en évidence l’ampleur et la sophistication des menaces de nouvelle génération. Les attaques par ransomware ont ainsi perturbé des hôpitaux, des réseaux de transport et des chaînes d’approvisionnement, interrompant parfois des services critiques pendant plusieurs jours.

En 2021, l’attaque du Colonial Pipeline aux États-Unis a provoqué des pénuries de carburant sur toute la côte Est, tandis que l’attaque contre Kaseya a ciblé des centaines d’entreprises via une seule faille logicielle.

Les institutions gouvernementales sont également des cibles de choix. En 2020, plusieurs pays ont signalé des intrusions dans des agences de santé et des laboratoires de recherche, certaines liées au développement rapide des vaccins contre le COVID-19. Ces attaques ont montré que des données sensibles, allant des informations de santé aux plans d’infrastructures critiques, pouvaient être volées ou prises en otage, avec des conséquences potentiellement graves.

La fréquence et la complexité de ces attaques s’expliquent par plusieurs facteurs : la digitalisation accrue des services, le télétravail, et la professionnalisation des cybercriminels, parfois soutenus par des États. C’est pourquoi des nations comme la France investissent massivement dans la recherche et l’innovation en cybersécurité : défendre contre les cybermenaces est un enjeu central de sécurité nationale.

Qu’est-ce que la cryptographie post-quantique ?

La cryptographie post-quantique (PQC) désigne un ensemble d’algorithmes cryptographiques conçus pour rester sécurisés face aux ordinateurs quantiques à grande échelle. Les systèmes classiques (RSA ou cryptographie à courbe elliptique) reposent sur des problèmes mathématiques difficiles pour les ordinateurs classiques. Par exemple, la sécurité de RSA dépend de la factorisation de très grands nombres.

Les ordinateurs quantiques, eux, utilisent des principes différents, superposition, intrication, pour résoudre certains problèmes beaucoup plus rapidement. L’algorithme de Shor, par exemple, permettrait à un ordinateur quantique puissant de casser RSA et d’autres schémas similaires, rendant une grande partie de la sécurité actuelle d’internet vulnérable.

Illustration : Ordinateur quantique
Ordinateur quantique – image d’illustration

L’objectif de la PQC est de développer de nouveaux algorithmes résistants aux attaques quantiques tout en restant efficaces sur les infrastructures numériques actuelles. Les chercheurs travaillent sur plusieurs familles d’algorithmes, basées sur différents problèmes mathématiques jugés difficiles à résoudre pour les ordinateurs classiques et quantiques.

Le concept de « récolter aujourd’hui, déchiffrer demain » illustre l’urgence de la PQC. Les informations sensibles transmises aujourd’hui,données financières, secrets d’État, informations personnelles, pourraient être interceptées et stockées en attendant que les ordinateurs quantiques soient suffisamment puissants pour les décrypter. La recherche et la normalisation sont donc capitales dès maintenant, même avant la généralisation des ordinateurs quantiques.
Des gouvernements et organisations du monde entier travaillent sur ce défi. Le NIST aux États-Unis organise un concours pluriannuel pour identifier et standardiser des algorithmes post-quantiques adoptables à grande échelle. En Europe, des initiatives comme le PEPR français mettent également l’accent sur la PQC.
En anticipant les menaces liées à l’informatique quantique, la PQC vise à protéger les données sensibles et les infrastructures critiques pour les décennies à venir, garantissant ainsi la sécurité nationale sur le long terme.

Où en est le programme français aujourd’hui ?

Les résultats financiers du PEPR n’ont pas été rendus publics, mais le programme a créé une dynamique : universités et institutions publiques collaborent, et les start-ups sont encouragées. La France s’est positionnée comme un acteur crédible en cybersécurité, capable de contribuer aux stratégies européennes.
Le succès du PEPR dépendra de la manière dont les initiatives de recherche se traduiront en adoption généralisée. Les prochaines années montreront si la France est moins vulnérable aux cyberattaques et plus autonome technologiquement.
En termes de chiffres purs, il est difficile de mesurer si les objectifs ont été atteints, mais la dynamique et les ambitions du plan demeurent.

NordStellar : ce que les hackers savent, vous pouvez désormais le savoir.

NordStellar : ce que les hackers savent, vous pouvez désormais le savoir.

Et si la cybersécurité devenait proactive plutôt que réactive ? NordStellar, la nouvelle solution de Nord Security, le créateur de NordVPN, transforme la manière dont les entreprises surveillent et gèrent leur empreinte numérique. Avec une visibilité étendue sur les espaces les plus opaques du web, vous pouvez désormais détecter des opportunités d’amélioration, anticiper les risques et renforcer vos stratégies de sécurité.

NordStellar c’est quoi ?

NordStellar est une plateforme de gestion des menaces qui transforme des données complexes issues du dark web en insights clairs et exploitables.

En s’appuyant sur des technologies avancées, elle automatise la détection des fuites de données, surveille les actifs exposés de votre entreprise, et analyse les discussions sur des forums clandestins ou des canaux cryptés.

Avec ses alertes en temps réel et son intégration fluide via API, NordStellar aide les entreprises à détecter, analyser et neutraliser les menaces avant qu’elles n’impactent leur activité.

Illustration : Interface de NordStellar
« Savoir ce que savent les pirates grâce à une visibilité totale sur les menaces »– ©NordSecurity

Pourquoi NordStellar peut faire la différence ?

Les entreprises, en particulier les PME, font face à une montée en puissance des cyberattaques, qui deviennent à la fois plus nombreuses et plus sophistiquées. NordStellar offre une réponse adaptée aux défis critiques des organisations modernes.

Aujourd’hui, près d’un quart des violations de données sont causées par des ransomwares, tandis que 30 % des incidents impliquent des identifiants compromis. Ces menaces ne nécessitent pas toujours des outils complexes : il suffit parfois de quelques clics sur le dark web pour acheter des accès piratés. Ce constat est particulièrement préoccupant pour les PME, souvent limitées dans leurs ressources et leur expertise.(source)

Ces attaques mettent en lumière trois enjeux de taille :

  • Une perte de temps et de ressources : Les équipes de sécurité peinent à surveiller et à protéger l’exposition numérique de leur organisation.
  • Une réputation en danger : Une seule attaque réussie peut entraîner des pertes financières considérables et une perte de confiance durable des clients – certaines entreprises ne s’en relèvent jamais, comme l’a montré le cas de CloudNordic.
  • Une visibilité limitée : De nombreuses entreprises ignorent encore l’ampleur des menaces pesant sur leurs actifs numériques.

À cela s’ajoute un risque réglementaire : une fuite de données personnelles peut entraîner des sanctions sévères en vertu du RGPD, avec des amendes allant jusqu’à 4 % du chiffre d’affaires mondial ou 20 millions d’euros, selon le montant le plus élevé. (source CNIL)

Avec NordStellar, les entreprises passent d’une posture réactive à une stratégie proactive. En centralisant la surveillance des menaces et en fournissant des informations exploitables, la plateforme permet, non-seulement, de détecter les risques, mais aussi de mieux comprendre leur origine et de prioriser les actions. Cette capacité à anticiper renforce la sécurité opérationnelle, mais aussi la capacité des entreprises à répondre aux exigences réglementaires comme le RGPD.

Comment NordStellar transforme la gestion des risques numériques ?

Au-delà de répondre aux défis critiques des entreprises, NordStellar se distingue par des atouts qui en font une solution unique et adaptée aux enjeux de cybersécurité actuels :

  • Accès étendu au dark web : NordStellar s’appuie sur l’une des plus vastes bases de données disponibles, couvrant les communautés cybercriminelles, les forums clandestins, et les canaux de communication des acteurs malveillants.
  • Automatisation intelligente : La solution réduit considérablement le temps nécessaire pour identifier une fuite ou une menace, permettant aux équipes de se concentrer sur des actions correctives immédiates.
  • Prévention proactive : En détectant aussi bien les menaces internes qu’externes, NordStellar permet d’anticiper les attaques comme les prises de contrôle de comptes (ATO) ou les campagnes de ransomwares.
  • Expérience éprouvée : Conçue à partir des outils internes qui protègent déjà Nord Security et ses millions d’utilisateurs, NordStellar offre une solution fiable, issue d’années d’expertise en cybersécurité.

Illustration : sécuriser son réseau d'entreprise avec Proton

En complément de NordStellar, Nord Security propose également NordLayer, une solution VPN entreprise tout en un. Cette plateforme permet de sécuriser vos données, de superviser les activités de vos collaborateurs et de simplifier la gestion de votre réseau.

NordStellar dans un marché concurrentiel

Dans un secteur déjà occupé par des acteurs comme Recorded Future ou encore Darktrace, NordStellar mise sur sa réputation et son expertise pour se différencier.

L’accès aux données du dark web, couplé à l’expérience éprouvée de Nord Security, annonce une promesse forte : permettre aux entreprises d’adopter une posture proactive face aux menaces.

Cependant, pour se démarquer durablement, NordStellar devra relever plusieurs défis :

  • Convaincre les décideurs : En démontrant un retour sur investissement tangible, notamment en termes de réduction des coûts liés aux cyberattaques.
  • Simplifier l’adoption : Assurer une intégration fluide, même dans des environnements technologiques complexes.
  • Innover en continu : Face à l’évolution des cybermenaces, maintenir une avance technologique sera déterminant.

Pour y répondre, NordStellar propose une approche adaptée aux besoins spécifiques de chaque entreprise. L’accès à une démonstration personnalisée permet aux décideurs IT de comprendre concrètement comment la plateforme s’intègre à leurs systèmes existants et répond à leurs problématiques. Cette flexibilité est particulièrement intéressante pour les entreprises opérant dans des secteurs sensibles comme la finance, la santé, ou les infrastructures critiques.

NordStellar s’adresse principalement aux grandes entreprises et aux organisations soucieuses de protéger leur empreinte numérique. Avec une approche sur mesure et une tarification adaptée, elle vise à répondre aux attentes des équipes de sécurité les plus exigeantes, tout en restant accessible pour les PME ambitieuses.

Illustration : locaux d'une entreprise à l'ère numérique

Un outil stratégique encore à évaluer

NordStellar n’est pas une révolution, mais une solution bien pensée, issue des années d’expérience de Nord Security. En combinant un accès au dark web, une automatisation intelligente, et une approche dynamique des menaces, la plateforme répond aux besoins réels des entreprises cherchant à renforcer leur posture en cybersécurité.

Cependant, comme tout outil, son succès dépendra de son adoption et de sa capacité à prouver sa valeur ajoutée face à une concurrence déjà bien établie. Pour les entreprises, la possibilité de tester NordStellar via une démonstration offre une opportunité idéale pour évaluer son impact dans un environnement concret et sur mesure.

Tester NordStellar, c’est choisir une solution qui s’inscrit dans une logique de collaboration : apporter des informations pertinentes aux équipes, renforcer les défenses existantes, et accompagner les entreprises dans une gestion proactive de leur sécurité numérique.

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Fuite de données chez Bouygues Telecom : et si la vraie menace était notre lassitude ?

Fuite de données chez Bouygues Telecom : et si la vraie menace était notre lassitude ?

Le 6 août 2025, Bouygues Telecom a annoncé avoir été piraté, exposant les données de 6,4 millions de clients. Les informations compromises incluent des noms, des adresses, des IBAN et des détails contractuels. Selon l’entreprise, les numéros de cartes bancaires et les mots de passe des comptes Bouygues Telecom ne seraient pas concernés.

Au-delà de la fuite, une question se pose : pourquoi sommes-nous de plus en plus indifférents face à ce genre d’incident ? Est-ce qu’on finit par les voir comme des événements inévitables, qu’on accepte sans vraiment réagir ?

Ça commente, ça rale mais après ?

Bien que relayée par la presse et les réseaux sociaux, la fuite de données chez Bouygues Telecom a surtout alimenté une vague de commentaires désabusés. Les clients expriment une frustration croissante face à l’inefficacité des réponses de l’opérateur, se concentrant souvent sur l’absence de communication et la négligence perçue en matière de cybersécurité.

Certains s’interrogent sur la responsabilité des entreprises dans la protection des données personnelles, mais une forme de lassitude s’installe. Beaucoup envisagent de changer d’opérateur sans vraiment savoir vers qui se tourner.

D’autres s’inquiètent de la sécurité des données bancaires, mais l’émotion s’amenuise avec le temps. La répétition des fuites a engendré un climat de désensibilisation numérique, où ces incidents sont de plus en plus perçus comme inévitables.

Après les 26 milliards de la « Mother of All Breaches » (MOAB) début 2024, la fuite chez Bouygues fait forcément moins de bruit. On clique, on lit en diagonale, on râle …. et on passe à autre chose.

On assiste à une forme de burn-out numérique face à la cybermenace : l’événement est grave, mais l’attention collective est épuisée.

Une étude de la FTC (Federal Trade Commission) révèle d’ailleurs un écart frappant entre intention et action :

« 73 % des participants disent changer leurs mots de passe après avoir pris connaissance d’une fuite » – mais seulement 33 % le font réellement dans les trois mois. »

(Source : ftc.gov, rapport sur les comportements post-fuite, synthétisé via arxiv.org)

Ce fossé entre conscience et réaction illustre un désenchantement : on entend la nouvelle, on réagit peu ou pas sur l’instant… puis on oublie.

L’illusion de la maîtrise : « je ne suis pas concerné »

La plupart des utilisateurs se disent « probablement pas touchés ».

Ou pensent avoir déjà fait ce qu’il fallait : changé un mot de passe ici, activé la 2FA là. Mais toujours selon les données de la FTC, moins d’un tiers des utilisateurs ayant entendu parler d’une fuite agissent vraiment dans les trois mois qui suivent.

Nous souffrons d’une forme de dissonance cognitive numérique : on sait que c’est grave, mais notre quotidien ne change pas. Jusqu’au jour où…

Jusqu’au jour où… Une fuite chez Bouygues, par exemple, touche un opérateur important en France, et des millions de personnes se retrouvent dans le même bateau, en attendant de recevoir un mail de l’opérateur pour savoir si elles sont concernées.

Illustration : fuite de données perso

Sur les forums du dark web, l’effervescence

Pendant ce temps, les forums de hackers s’embrasent.

L’analyse des discussions sur les marchés noirs révèle une tendance intéressante : les cybercriminels scrutent les réactions du public.

Moins une fuite entraîne des actions concrètes, plus ils considèrent les données comme brutes et rentables. Car moins il y a de mots de passe modifiés, plus les accès sont exploitables.

Aujourd’hui, certains chercheurs vont plus loin et appliquent des modèles d’analyse de sentiment à ces forums, y compris sur le dark web.

Illustration : forum du dark web

En croisant les pics de buzz, les émotions exprimées (excitation, agressivité, frustration) et la fréquence de mots-clés liés à des attaques spécifiques, ils parviennent à générer des signaux prédictifs.

Une étude publiée en Avril 2024 montre que ces signaux sont capables d’anticiper des cyberattaques jusqu’à plusieurs semaines à l’avance, avec des performances supérieures à celles des modèles traditionnels de séries temporelles ou de deep learning.

En clair, l’observation émotionnelle des hackers eux-mêmes devient un outil de cybersécurité. Surveiller leurs échanges, c’est potentiellement surveiller l’avenir immédiat.

N’attendez pas un mail : agissez maintenant ! Checklist anti-fuite pour ne pas subir

Vérifier ses adresses e-mail sur HaveIBeenPwned.com.

 

  • Changer les mots de passe critiques : messagerie principale, banque, cloud
  • Activer la 2FA (SMS ou mieux, application ou clé physique… même si c’est chiant)
  • Utiliser un gestionnaire de mots de passe gratuit pour ne plus jamais réutiliser les mêmes identifiants entre différents comptes
  • Surveiller les futures fuites via Google One / Proton Monitor / Zoho Vault

Et surtout : ne pas attendre la prochaine fuite pour agir. Elle arrivera de toutes façons !

Conclusion : ne pas céder à la routine

Nous vivons une époque où les fuites de données sont inévitables. Mais perdre le réflexe de vérification, c’est ouvrir la voie à des usurpations bien réelles. Ce n’est pas tant la cybercriminalité qui se renforce… que notre vigilance qui faiblit.

Et c’est peut-être cela, le vrai scandale de la fuite du jour.

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Chiffrement : l’Allemagne toujours décidée à inscrire un droit légal dans la loi 

Chiffrement : l’Allemagne toujours décidée à inscrire un droit légal dans la loi 

Mise à jour : Juin 2025

Depuis la publication de cet article, la proposition visant à faire du chiffrement un droit légal en Allemagne a franchi une nouvelle étape.

Le ministère fédéral de l’Intérieur a lancé une consultation publique début mai 2025, confirmant sa volonté de garantir le chiffrement de bout en bout par défaut pour tous les services numériques.

Si le calendrier est respecté, un projet de loi devrait être présenté d’ici la fin de l’année. Les débats se poursuivent autour des implications pour les enquêtes judiciaires et la compatibilité avec les législations européennes en matière de surveillance. Nous continuerons à suivre l’évolution de ce texte.

C’est une initiative sans précédent, l’Allemagne envisage de faire du chiffrement de bout en bout une exigence obligatoire pour certains services numériques, selon une proposition de loi récemment mise en avant. Si elle est adoptée, cette législation contraindrait les plateformes de messagerie, les fournisseurs de services de courrier électronique et de cloud à offrir à leurs utilisateurs la possibilité de chiffrer leurs données lorsque cela est techniquement possible. Cette démarche contraste nettement avec celle du Royaume-Uni, qui cherchait à affaiblir les standards de chiffrement. Alors que de nombreux gouvernements à travers le globe cherchent de plus en plus à briser le chiffrement au nom de la sécurité publique, l’Allemagne pourrait devenir le premier pays à défendre le droit à des communications privées et sécurisées via une loi fédérale.

Le chiffrement comme norme légale

Le projet de loi souligne que bien que le chiffrement de bout en bout soit désormais une norme de l’industrie, certains services de messagerie ne l’utilisent pas ou seulement pour certaines fonctions, sans que cela soit justifié par des restrictions techniques.

Le chiffrement est défini comme le processus de brouillage des données sous une forme illisible afin de les protéger contre l’accès non autorisé, ce qui signifie que personne, pas même le fournisseur lui-même, ne peut voir ce que les utilisateurs s’envoient.

Bien que de nombreuses applications de messagerie sécurisée offrent déjà ce type de chiffrement ainsi que des fournisseurs de boite mail sécurisée, ce niveau de protection n’est pas obligatoire. La loi vise à remédier à cette situation en faisant du chiffrement un nouveau standard par défaut pour les services qui gèrent les données les plus sensibles des personnes et qui peuvent techniquement le faire.

Le projet de loi entend modifier partiellement la Loi allemande sur la protection des données de télécommunications et de télémedia (TTDSG), introduisant une obligation pour les fournisseurs de services de communication interpersonnelle et de cloud d’offrir le chiffrement, ou, le cas échéant, d’expliquer pourquoi il n’était pas possible de le mettre en œuvre, tout en exigeant également d’informer clairement les utilisateurs.

Les législateurs espèrent qu’en défendant le droit au chiffrement dans la loi fédérale, ils pourront promouvoir l’acceptation de l’utilisation généralisée de ces technologies sécurisées parmi les citoyens, les entreprises et les organismes publics. Ils ont décrit cette pratique comme « une contribution essentielle pour garantir les droits fondamentaux à assurer le secret des télécommunications ainsi que la confidentialité et l’intégrité des systèmes d’information technologiques et la cybersécurité ».

Accueil par l’industrie de la cybersécurité

Le projet de loi a été largement salué par l’industrie de la cybersécurité comme une victoire pour la vie privée. Par exemple, Tuta Mail, un fournisseur de courrier électronique crypté qui vient de fêter ses dix ans, a décrit cela comme un « mouvement remarquable » du gouvernement allemand.

Cependant, le chemin législatif est encore long. Le cabinet fédéral doit encore parvenir à un accord avant que le Bundestag (Parlement allemand) commence à évaluer la proposition de projet de loi.

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Pare-feu cloud pour les PME : ce que c’est vraiment, et quand vous en avez besoin

Pare-feu cloud pour les PME : ce que c’est vraiment, et quand vous en avez besoin

Le terme « pare-feu cloud » recouvre des réalités très différentes selon qui l’emploie. Un éditeur de solutions de sécurité réseau et un prestataire IT qui revend des licences VPN n’en parlent pas de la même chose, et la confusion coûte cher quand vient l’heure de décider quoi acheter, et pourquoi.

Pare-feu classique, FWaaS, pare-feu NAT : trois réalités sous le même mot

Le pare-feu traditionnel sur site est un boîtier physique positionné à l’entrée du réseau local. Il inspecte le trafic selon des règles prédéfinies : adresses IP, ports, protocoles. Il fait bien son travail dans le monde d’avant, quand tout le monde travaillait au même endroit, sur le même réseau.
Le FWaaS, Firewall as a Service est une autre catégorie. Ce n’est pas un boîtier virtualisé dans le cloud. C’est une architecture de sécurité réseau distribuée, conçue nativement pour un monde où les utilisateurs, les applications et les données ne se trouvent plus au même endroit. Des acteurs comme Zscaler, Cloudflare One ou Cato Networks proposent ce type de solution. On parle d’inspection de trafic en couche 7 (le contenu réel des échanges, pas juste les en-têtes réseau), de filtrage DNS, de prévention des intrusions (IPS), de journalisation centralisée.
Le pare-feu NAT intégré à un VPN entreprise est autre chose encore. Des solutions comme NordLayer intègrent du filtrage DNS, du blocage de domaines malveillants et du contrôle d’accès basique. C’est utile. Mais appeler ça un pare-feu cloud au sens FWaaS est approximatif : un pare-feu NAT filtre selon l’origine et la destination, sans inspecter le contenu des échanges.
Si votre prestataire IT vous parle de « pare-feu cloud » sans préciser de quelle catégorie il s’agit, posez la question. La réponse change considérablement le budget et les attentes.

Pourquoi le périmètre réseau classique ne couvre plus les usages réels d’une PME

Trois situations rendent le modèle classique caduc.
Le trafic SaaS-to-SaaS d’abord : quand votre équipe utilise Teams, Notion ou une application métier hébergée dans le cloud, ces échanges ne passent jamais par votre réseau local. Ils partent directement d’un service cloud vers un autre. Un pare-feu on-premise ne les voit pas. Il ne peut pas les inspecter, ni les bloquer, ni les journaliser.
Les postes nomades ensuite. Un collaborateur en télétravail se connecte directement à Internet depuis son domicile. Le pare-feu physique de l’entreprise est hors de portée. Si ce poste est compromis, le trafic malveillant sort par une connexion que personne ne surveille.
Enfin, le Shadow IT. Les collaborateurs utilisent des outils non validés, un service de transfert de fichiers grand public, un outil IA pour rédiger des comptes rendus. Pas par malveillance. Par commodité. Un pare-feu traditionnel ne détecte rien de tout ça.
Un VPN entreprise bien configuré avec une authentification multifacteur (MFA) réduit une partie du risque, notamment sur les accès distants. La visibilité sur les flux applicatifs, elle, reste un angle mort.

VPN entreprise et pare-feu cloud : deux outils, deux rôles

La différence entre un pare-feu et un VPN est souvent floue. Elle mérite d’être tranchée clairement.
Un VPN Business crée un tunnel chiffré entre le poste de l’utilisateur et le réseau de l’entreprise. Il garantit la confidentialité du transit, contrôle les accès via une authentification centralisée, peut attribuer des adresses IP fixes. Certains fournisseurs proposent du filtrage DNS, un pare-feu NAT et un contrôle d’accès par groupes. C’est un outil sérieux pour sécuriser l’accès à distance, pas un FWaaS.
Un pare-feu cloud (FWaaS) inspecte le trafic lui-même : son contenu, sa destination réelle, son comportement. Il opère sur l’ensemble des flux réseau de l’organisation, y compris ceux qui ne passent pas par un tunnel VPN.
Les deux répondent à des menaces différentes. Le VPN répond à la question « qui accède à quoi, de façon sécurisée ». Le FWaaS répond à « qu’est-ce qui circule sur le réseau, et est-ce légitime ». Dans une architecture sérieuse, les deux coexistent.

Illustration : sécuriser les données pro

Une PME a-t-elle vraiment besoin d’un pare-feu cloud ?

C’est la question que personne ne pose. La réponse honnête : pas systématiquement.
Un FWaaS est probablement justifié si votre entreprise opère sur plusieurs sites ou avec des équipes majoritairement nomades. Si votre secteur est réglementé, santé, finance, collectivités, et que les obligations NIS2 vous imposent une traçabilité démontrable. Si vous sous-traitez pour des grands comptes qui exigent contractuellement un niveau de sécurité documenté.

Un VPN Pro bien configuré peut suffire si votre structure compte moins de 10 personnes sur un ou deux sites, avec des usages SaaS standards et sans données particulièrement sensibles. Et surtout : si vous n’avez pas les ressources pour configurer un FWaaS correctement. Avant même de se poser la question du pare-feu cloud, mettre en place un VPN pour une petite entreprise est souvent l’étape qui manque. Un outil mal configuré est souvent pire que rien, il crée une illusion de protection.

La taille ne fait pas tout. Une PME de 8 personnes dans le secteur médical a des contraintes très différentes d’une agence de communication de 15 personnes. L’évaluation doit partir de votre exposition réelle, pas d’une liste de fonctionnalités.

Ce que le pare-feu cloud apporte concrètement à la conformité

La directive NIS2 impose aux entités concernées une traçabilité des accès, une détection des incidents et une capacité de réponse documentée. Un FWaaS bien intégré contribue directement à ces exigences : logs centralisés, alertes en temps réel sur les comportements anormaux, contrôle applicatif auditable.
Ce qu’il n’apporte pas : NIS2 impose aussi une gouvernance, une analyse de risque formalisée, des procédures de notification. Un outil technique ne remplace pas une politique. La priorité est de comprendre vos obligations complètes avant d’investir dans des briques techniques.

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La Directive NIS2 : coup de pression sur les PME en France

La Directive NIS2 : coup de pression sur les PME en France

Mise à jour : 12 mai 2025

Depuis la publication initiale de cet article, la situation autour de la directive européenne NIS2 a évolué :

  • 17 octobre 2024 : Date limite fixée par l’Union européenne pour la transposition de la directive NIS2 dans les législations nationales.
  • Début 2025 : Plusieurs États membres, dont la France, n’ont pas respecté cette échéance.
  • 7 mai 2025 : La Commission européenne a adressé un avis motivé à 19 pays pour manquement à leurs obligations de transposition. La France fait partie des États mis en demeure.

🇫🇷 En France, un projet de loi est actuellement examiné au Sénat. L’ANSSI a publié un référentiel de cybersécurité pour aider les entités concernées à se préparer, bien que la transposition légale ne soit pas encore finalisée.

  • 17 avril 2025 : Date limite imposée aux États membres pour établir la liste des entités essentielles et importantes.

Actuellement, la directive NIS2 est en vigueur au niveau européen, mais sa mise en œuvre concrète en France reste partielle à ce jour. Les entités concernées doivent néanmoins commencer à se préparer dès maintenant.

L’année 2023 marque l’introduction de la Directive NIS2, une grosse mise à jour apportée par l’Union européenne pour renforcer la sécurité des réseaux et des systèmes d’information. Avec une échéance fixée au 17 octobre 2024 pour transposer cette nouvelle loi dans la législation, le compte à rebours est lancé pour les États membres de l’UE.

Contexte : La Directive NIS Originelle

Avant de plonger dans les détails de la Directive NIS2, il est pertinent de comprendre son prédécesseur, la Directive NIS (Network and Information Systems).
Instaurée en 2016, cette directive était la première législation de l’UE consacrée à la cybersécurité. Elle visait à établir un niveau commun élevé de sécurité des réseaux et des systèmes d’information à travers l’Union, en mettant particulièrement l’accent sur les opérateurs de services essentiels dans des secteurs tels que l’énergie, les transports, et la santé, ainsi que sur les fournisseurs de services numériques comme les moteurs de recherche et les plateformes en ligne.
La Directive NIS a mis en place des exigences en matière de sécurité et des mécanismes de notification des incidents pour aider les États membres à répondre aux défis de cybersécurité et à protéger les consommateurs et les infrastructures critiques.

Nouvelle réalité, nouvelles règles

Contrairement à son prédécesseur, la Directive NIS2 élargit son champ d’application au-delà des fournisseurs de services essentiels tels que les secteurs de l’énergie, de la santé, et des transports, pour inclure également divers prestataires de services numériques. Elle impose des mesures de sécurité appropriées pour gérer les risques liés à la cybersécurité et des obligations de report en cas d’incidents de sécurité.
La NIS2 propose un cadre réglementaire solide pour aider les entreprises à naviguer dans un environnement digital complexe. Elle cible toutes les entités, publiques et privées, opérant dans l’UE, qui sont vitales pour l’économie et la société.

Illustration : UE

Préparation et conformité : les entreprises responsabilisées

La directive NIS2 impose aux entreprises de mettre en œuvre des politiques strictes en matière d’analyse des risques, de sécurité des systèmes d’information et d’évaluation régulière de l’efficacité des mesures de protection. Elle insiste notamment sur la gestion rigoureuse des accès, avec l’obligation de désactiver les droits des utilisateurs (employés ou prestataires) dès la fin de leur mission, et l’interdiction d’utiliser des comptes génériques.

Dans cette optique, le déploiement d’un VPN d’entreprise, s’appuyant sur une architecture Zero Trust (ZTNA), constitue une réponse adaptée. Ce type de solution permet de sécuriser les connexions distantes, de contrôler finement les accès réseau, et d’assurer une traçabilité conforme aux exigences de la directive. En combinant chiffrement, gestion des identités et segmentation dynamique du réseau, un Cloud VPN contribue directement à la réduction de la surface d’attaque.

De plus, l’adoption d’outils de Détection et Réponse sur les Endpoints (EDR) reste très importante pour renforcer la visibilité et la réactivité face aux menaces telles que les ransomwares ou le malvertising. Ces outils permettent une surveillance continue des activités système, facilitant une réponse rapide aux incidents.

En renforçant les obligations de cybersécurité, la directive NIS2 incite ainsi les entreprises à adopter des technologies proactives et évolutives pour faire face à un paysage de menaces toujours plus hostiles.

Sanctions Financières : Un Levier de Conformité

La NIS2 prévoit des sanctions financières sévères en cas de non-conformité.

  • Pour les entités essentielles, l’amende maximale sera d’au moins €10 millions, ou 2% du chiffre d’affaires annuel global.
  • Pour les entités importantes, l’amende maximale sera d’au moins €7 millions, ou 1,4% du chiffre d’affaires annuel global.

Illustration: Commission européenne

Pour conclure

Difficile d’ignorer certaines réalités troublantes du paysage actuel de la cybersécurité. Il semblerait que l’engagement envers la protection des données personnelles varie considérablement d’un secteur à l’autre.

D’un côté, certaines entreprises semblent négliger la valeur intrinsèque des informations personnelles qu’elles détiennent, traduisant ainsi une certaine désinvolture en matière d’investissement dans la cybersécurité.

D’un autre côté, des secteurs indispensables tels que la santé, confrontés à des contraintes budgétaires, peinent à allouer les ressources nécessaires pour renforcer leur cybersécurité. Les récentes attaques par ransomware visant des établissements de santé illustrent tristement cette réalité.

La Directive NIS2 est une tentative qui vise à augmenter la résilience et la coopération en matière de cybersécurité au sein de l’UE. Mais c’est également un sacré coup de pression pour beaucoup de PME qui tentent de s’adapter.

Chaque jour, vous êtes de plus en plus nombreux à consulter nos pages et à nous poser des questions pour comprendre comment sécuriser vos données personnelles et réduire votre suivi en ligne. Merci pour votre intérêt et vos nombreux partages !
A propos de l'auteur : Lisa

A propos de l'auteur : Lisa

Fondatrice de VPN Mon Ami

Experte en cybersécurité avec plus de 12 ans d'expérience dans le domaine des VPN, j'écris de nombreux articles pour sensibiliser les internautes à la confidentialité en ligne.