Comprendre la Neutralité du Net

Comprendre la Neutralité du Net

La neutralité du Net subit régulièrement des revers aux États-Unis : rien qu’en 2025, la cour d’appel fédérale a annulé les protections rétablies par l’administration Biden. En France, ce principe, qui empêche les FAI de créer des « voies rapides » payantes pour certains services, tient bon depuis 10 ans. Mais les nouvelles technologies (5G, IA génératives) redessinent les contours du débat.

Qu’est-ce que la neutralité du Net : Un véritable fondement

La neutralité du Net est le principe selon lequel aucune discrimination concernant les flux de données Internet ne peut être pratiquée. Les fournisseurs d’accès à Internet ont pour devoir de traiter de manière égale tout le trafic des internautes. On parle aussi de neutralité des réseaux ou d’Internet ouvert.

C’est la neutralité du Net qui garantit aux utilisateurs un accès libre aux sites de leur choix sans surfacturation de la part des FAI. Grâce à elle, les fournisseurs d’accès Internet ne peuvent pas bloquer, ralentir ou faire payer intentionnellement un contenu en ligne spécifique. Sans ce principe, les FAI pourraient donner la priorité à certains types de services en ligne ou ralentir, voir bloquer le trafic d’autres.

La neutralité du net expliquée en moins d’1 minute en vidéo

Petite mise au point à propos de la Neutralité du Net

La neutralité du Net ne signifie pas absence totale de régulation. Les FAI conservent le droit (et le devoir) de bloquer les sites illégaux ou dangereux (pédopornographie, terrorisme, etc.). Ces blocages se font sur décision judiciaire, pas à la discrétion de l’opérateur.

Important : les FAI n’ont aucun pouvoir sur les résultats de recherche. Ce sont Google, Bing, etc. qui décident de leur classement,
pas Orange ou Free.

Illustration : Qu'est-ce que la neutralité du net ?

A lire également : Etranglement de la bande passante par votre FAI, libérez votre internet quand votre connexion vous joue des tours.

Quel est le problème avec la neutralité du net ?

Les défenseurs de la Neutralité du Net sont nombreux, experts en informatique, militants, associations de consommateurs, organisations de défense des droits de l’homme… Tous, affirment que la neutralité du Net contribue à assurer la liberté d’échange d’informations ainsi qu’à promouvoir et stimuler l’innovation pour des nouveaux services en ligne. Si ce principe est si positif et apporte autant de valeur ajoutée à Internet, pourquoi le remettre en cause ?

Les opposants estiment que les exigences d’un tel principe augmentent considérablement les coûts pour maintenir un réseau de télécommunications performant, capable de traiter des flux de données toujours plus importants.

Certains opérateurs de différents pays se sont plaints que le trafic provenant de YouTube et d’autres sites appartenant à Google représentait une très grosse partie de leur flux total. Afin de réduire les coûts de surcharge, d’assurer la maintenance ainsi que le développement, Google verse parfois des indemnités compensatoires aux opérateurs dont le réseau est surchargé. Ce type d’accord est à la discrétion des opérateurs et des gros pourvoyeurs de contenu Internet.

En réalité, la neutralité du Net a commencé à être sévèrement remise en question partout dans le monde avec l’arrivée et le succès massif des plate-formes de streaming avec la crainte de voir arriver des tarifs d’abonnements Internet cloisonnés pour chaque type d’utilisation, réseaux sociaux, vidéos, jeux, etc…

Plus récemment, la 5G a relancé le débat avec une technologie appelée « network slicing » (découpage du réseau). Elle permet de créer des « tranches » avec des qualités de service différentes : ultra-faible latence pour chirurgie à distance, haute capacité pour streaming, etc.

Les opérateurs y voient une innovation légitime. Les défenseurs de la neutralité y voient un risque de « voies rapides » payantes déguisées. L’ARCEP surveille ces usages au cas par cas.

La Neutralité du Net en France

En France, c’est l’ARCEP (Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes) qui veille au respect de la neutralité depuis 2016, dans le cadre du règlement européen de 2015.
Logo A.R.C.E.P

Le cadre juridique de la Neutralité du Net est solide :

Aucun FAI ne peut bloquer, ralentir ou faire payer l’accès à un contenu légal
Les sanctions peuvent atteindre 3% du chiffre d’affaires de l’opérateur

Les outils de surveillance :

– L’application gratuite Wehe permet de détecter du throttling suspect
– Le service « J’alerte l’ARCEP » recueille les signalements citoyens
– L’ARCEP publie chaque année un rapport sur l’état d’Internet en France

Le nouveau défi : les IA génératives

En 2025, l’ARCEP a ouvert un chantier prospectif sur ChatGPT, Perplexity et autres. Ces outils, en structurant les résultats affichés, pourraient créer une nouvelle forme de discrimination : non plus au niveau du réseau, mais au niveau de l’accès à l’information. La neutralité technique tient bon. La neutralité informationnelle ? C’est le prochain combat.

Illustration : danger de la non neutralite du net pour la culture

Illustration tirée du blog Brisebouille – Ce travail a été réalisé dans le cadre de la publication d’un rapport de l’Arcep sur la neutralité du net. (page 73, 74 et 75)

Les solutions envisagées : entre technique et économie

La question des coûts de maintenance du réseau face à l’explosion du trafic est réelle. Les opérateurs doivent investir massivement pour absorber la croissance des usages (streaming 4K, cloud gaming, visioconférence).

Plusieurs pistes sont débattues :

Modernisation de l’infrastructure

Le déploiement de la fibre optique et de la 5G améliore les capacités, mais l’augmentation du nombre d’internautes connectés en permanence compense largement ces gains. La 5G, malgré ses promesses de vitesse, soulève d’ailleurs de nouvelles questions avec le « network slicing » (découpage du réseau en tranches virtuelles avec des qualités de service différenciées). Les opérateurs y voient une innovation légitime pour des usages critiques (chirurgie à distance, véhicules autonomes). Les défenseurs de la neutralité y voient un risque de « voies rapides » payantes déguisées.

Accords directs opérateurs-plateformes

Certains géants comme Google ou Netflix négocient des accords avec les FAI dont ils saturent les réseaux, versant parfois des compensations pour la maintenance. Ces arrangements restent à la discrétion des parties et ne remettent pas en cause le principe de neutralité tant qu’ils ne créent pas de discrimination pour l’utilisateur final. 

La neutralité du Net est un principe fondateur, pas une option marketing.

Il ne faut pas confondre neutralité et uniformité des offres : qu’un opérateur propose 100 Mb/s ou 1 Gb/s, c’est légitime. Ce qui ne l’est pas, c’est de réserver certaines vitesses à certains contenus pour des raisons commerciales.

En France, le cadre tient bon. Mais les nouvelles technologies redessinent les contours du débat : le network slicing de la 5G, les IA génératives qui structurent l’information, les services cloud qui concentrent les flux.

En pratique :
– Si vous soupçonnez du throttling, testez avec l’app Wehe
– Si vous constatez une anomalie, signalez sur « J’alerte l’ARCEP »
– Un VPN sans log peut contourner certaines limitations, mais ne résout pas le problème systémique

La vigilance reste de mise, sans paranoïa.

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A propos de l'auteur : Lisa

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Fondatrice de VPN Mon Ami

Experte en cybersécurité avec plus de 12 ans d'expérience dans le domaine des VPN, j'écris de nombreux articles pour sensibiliser les internautes à la confidentialité en ligne.

Minimalisme numérique : quand la déconnexion devient une stratégie de vie intentionnelle

Minimalisme numérique : quand la déconnexion devient une stratégie de vie intentionnelle

En ce début d’année 2026, un mouvement prend de l’ampleur : celui du minimalisme numérique. Face à la multiplication des sollicitations en ligne, aux notifications incessantes et à la sensation d’être constamment connecté sans jamais être vraiment présent, de plus en plus de personnes repensent leur rapport aux outils numériques. Ce n’est pas un rejet de la technologie, mais une réorganisation profonde de son usage.
Le constat est partagé par de nombreux utilisateurs : l’omniprésence du numérique crée une forme de saturation cognitive qui affecte l’attention, la santé mentale et la capacité à investir pleinement les moments qui comptent. Le minimalisme numérique, popularisé notamment par Cal Newport dans son ouvrage Réussir (sa vie) grâce au Minimalisme Digital, propose une réponse structurée à cette fragmentation de l’attention.

Illustration : livre minimalisme digital
© 2026 Cal Newport

Une philosophie qui gagne du terrain

Le minimalisme numérique repose sur une idée centrale : utiliser la technologie de manière intentionnelle, en ne conservant que ce qui apporte une réelle valeur. L’approche ne consiste pas à supprimer tous les outils numériques, mais à clarifier leur rôle et à définir des règles d’usage cohérentes. 
Cal Newport, chercheur en informatique et auteur reconnu pour ses travaux sur la productivité et l’attention, a formalisé cette démarche en trois principes structurants :

  • maximiser les bénéfices des technologies choisies,
  • adopter des règles bien définies pour leur utilisation,
  • ignorer le reste sans culpabiliser.

Cette approche s’accompagne d’une étape de désintoxication numérique, une période de 30 jours durant laquelle les technologies non-essentielles sont drastiquement réduites ou supprimées. Cette pause permet de prendre du recul et d’identifier ce qui est vraiment nécessaire.
Le mouvement trouve également un écho chez des figures comme Tristan Harris, ancien employé de Google et fondateur du Center for Humane Technology. Harris, protagoniste du documentaire The Social Dilemma, alerte sur les dérives de l’économie de l’attention et milite pour une utilisation responsable des technologies. Son approche complète celle de Newport en mettant l’accent sur les aspects éthiques et sociétaux des outils numériques.

Un mouvement qui se structure autour de pratiques concrètes

Les personnes qui adoptent le minimalisme numérique mettent en place plusieurs types d’ajustements dans leur quotidien. Certains désactivent les notifications non-essentielles, limitent l’accès aux réseaux sociaux à des plages horaires définies, ou instaurent des règles claires comme l’absence de téléphone après 21h ou la consultation des e-mails personnels un à deux jours par semaine maximum.
D’autres remplacent le temps auparavant consacré aux écrans par des activités qui leur apportent une satisfaction plus durable :

  • lecture,
  • écriture,
  • marche en plein air,
  • dessin ou coloriage,
  • ou simplement des moments d’ennui, reconnus pour stimuler la créativité.

L’enjeu n’est pas de supprimer toute forme d’usage numérique, mais de le recadrer autour d’objectifs personnels clairs. Cette démarche commence souvent par un audit des habitudes actuelles : quelles applications sont réellement utilisées ? Lesquelles apportent une valeur concrète ? Lesquelles génèrent surtout de la dispersion ?

Entre bien-être et choix d’usage

Le minimalisme numérique s’inscrit dans une évolution plus large des pratiques en ligne. De nombreux utilisateurs constatent des effets rapides : meilleure concentration, sensation de reprise de contrôle sur leur temps, réduction de la dispersion attentionnelle.
Cette approche recoupe également des préoccupations liées à la vie privée numérique. Réduire son usage des plateformes, c’est aussi limiter la production de données personnelles et les traces laissées en ligne.

Une philosophie qui se diffuse

Le minimalisme numérique n’est pas un phénomène marginal. Il s’installe progressivement dans les pratiques. Des communautés en ligne échangent sur leurs expériences, partagent leurs méthodes et racontent leur parcours.
Certains adoptent cette démarche de manière radicale, d’autres de façon plus souple, selon leurs contraintes. L’essentiel reste le même : reprendre le contrôle sur ses outils, définir des règles claires et s’y tenir. 

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VPN activé : combien de données ça consomme vraiment ?

VPN activé : combien de données ça consomme vraiment ?

Dans le métro, au bureau ou simplement en utilisant votre téléphone comme d’habitude, votre VPN est activé.
Mais une question revient en boucle :

« Et si ça me pompait toutes mes données, ce truc ? »

Et c’est bien normal, aujourd’hui, nos forfaits mobiles sont comme nos batteries de téléphone : chaque pourcentage compte. Entre les vidéos, les appels et les applis, on est déjà sur la corde raide. Alors si un VPN ajoute encore quelques mégaoctets, ça devient vite un problème de calcul.

Respirez, ça va bien se passer. On va décortiquer ça ensemble. Oui, un VPN consomme un peu plus de données, mais pas de quoi affoler votre compteur. Dans cet article, on va vous expliquer pourquoi ça arrive, combien ça représente vraiment, et surtout comment éviter le gaspillage tout en restant protégé.

Dernière mise à jour : novembre 2025

Le VPN consomme-t-il plus de données mobiles ?

Oui, mais pas de quoi exploser votre forfait. En général, vous pouvez vous attendre à une augmentation modeste de 5 à 15 %. Pourquoi ?
C’est ce qu’on appelle l’overhead de chiffrement : pour protéger vos données, le VPN les chiffre et les reconditionne avant de les envoyer. Ce processus ajoute une petite couche de données supplémentaire peu importe que vous soyez sur Android ou iOS.

Pourquoi un VPN utilise-t-il plus de données ?

  • Sans VPN, vos données sont découpées en paquets pour circuler sur Internet.
  • Avec un VPN, ces mêmes paquets sont enveloppés dans une protection supplémentaire pour sécuriser votre connexion. La quantité de données ajoutées dépend du protocole de chiffrement utilisé :

Impact des protocoles VPN sur la consommation de données

Protocole Impact sur vos données Explication
WireGuard® +5 à 8 % Moderne, rapide et léger
IKEv2/IPSec +5 à 10 % Optimisé pour les mobiles
OpenVPN (TCP) +10 à 15 % Plus sûr, mais aussi plus gourmand

Note : Les pourcentages ci-dessus reflètent l’overhead moyen mesuré dans les principaux protocoles VPN. Ils s’appuient sur :
le papier de référence de WireGuard présenté au NDSS (Donenfeld, 2017),
les spécifications IETF des protocoles IKEv2/IPSec (RFC 7296, RFC 4303),
– et divers travaux universitaires analysant la performance d’OpenVPN.
Ces documents décrivent les coûts liés au chiffrement, aux en-têtes ajoutés et à l’encapsulation des paquets.

Exemples concrets : ce que ça représente vraiment

  • Sans VPN : Vous consommez 10 Go par mois.
  • Avec VPN (augmentation moyenne de 10 %) : Votre consommation passe à 11 Go.

Autre exemple :

  • Streaming vidéo en 720p (1 Go de données) → Avec VPN, cela ajoute environ 50 à 150 Mo.

Bref, l’impact existe, mais il reste gérable, surtout si vous choisissez un protocole léger.

Illustration : Wifi dans un lieu public

Mythes et réalités sur les VPN et les données mobiles

Le VPN double-t-il ma consommation ?
Non, l’augmentation reste entre 5 et 15 % au maximum. On est loin d’une explosion des données.

Le VPN me donne-t-il des données mobiles illimitées ?
Absolument pas. Le VPN utilise l’infrastructure de votre opérateur mobile. Il ne peut pas contourner les limites de votre forfait.

Le VPN ralentit-il ma connexion ?
Ça peut arriver, mais c’est rare. Cela dépend surtout du serveur choisi et du protocole. Par exemple, WireGuard offre généralement une excellente vitesse.

Les VPN ont-ils un plafond de données ?

Actuellement sur le marché, les VPN commerciaux recommandés n’imposent aucune limite de données. Vous pouvez les utiliser en continu, tant que votre forfait mobile le permet.
Illustration : Sigle infini
À l’inverse, les VPN gratuits fixent souvent un plafond mensuel (par exemple 500 Mo ou 1 Go). C’est une façon pour eux de vous proposer un aperçu de leur service avant de passer à une offre payante. Cela ne change pas les limites imposées par votre opérateur mobile, mais cela peut restreindre votre usage du VPN.

Conseils pratiques pour optimiser la consommation de données

Même si l’impact d’un VPN sur vos données mobiles est léger, voici quelques astuces pour garder le contrôle et éviter les mauvaises surprises.

Optimiser la consommation :

  • Choisissez un VPN avec des protocoles modernes comme WireGuard® ou IKEv2. Ils sont plus légers et consomment moins de données que les anciens protocoles comme OpenVPN en mode TCP. (voir notre comparatif ci-dessus)
  • Désactivez le VPN lorsque la sécurité n’est pas essentielle, par exemple pour regarder des vidéos sur votre réseau mobile privé. Inutile de chiffrer des données si vous n’en avez pas besoin.
  • Utilisez le split tunneling : configurez votre VPN pour ne protéger que certaines applications sensibles (comme votre banque ou navigateur) tout en laissant les autres consommer moins de données.

Pour les forfaits mobiles limités :

  • Surveillez votre consommation en temps réel grâce à des applications dédiées. Cela vous permettra de savoir combien de données sont utilisées avec le VPN activé.
  • Évitez les activités les plus gourmandes lorsque le VPN est actif : Streaming vidéo en haute définition (1080p ou 4K).
  • Téléchargements volumineux comme des mises à jour logicielles.
  • Appels vidéo longue durée, si la confidentialité n’est pas critique.

Pour conclure

Un VPN consomme un peu plus de données pour protéger votre connexion, mais pas de quoi mettre votre forfait en PLS. En optant pour un protocole léger comme WireGuard® et en appliquant quelques bonnes pratiques, vous pouvez profiter de la sécurité sans gaspiller vos précieux gigas.

La confidentialité a un coût minimal en données, mais elle vaut largement le coup.

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Lumo, l’alternative privée aux IA qui vous espionnent

Lumo, l’alternative privée aux IA qui vous espionnent

Mise à jour : Sortie de Lumo 1.2 (octobre 2025)

L’assistant virtuel Lumo 1.2 apporte un peu plus de confort et de personnalité.

Un mode sombre très demandé par la communauté Proton est désormais disponible, une interface plus fluide, et la possibilité de personnaliser le ton et le style d’écriture de Lumo.
Illustration : Nouveau mode sombre de Lumo, l'intelligence artificielle de Proton
Petite précision tout de même : La « personnalité » que vous pouvez donner à Lumo ne fonctionne qu’en anglais pour l’instant, les utilisateurs francophones devront encore patienter avant de voir Lumo adopter un ton “à la française”. Je suis très curieuse et impatiente de voir ce que ça pourrait donner.

Illustration : Personnalisation de Lumo

Le tout reste fidèle à la philosophie de Proton : aucune collecte de données, zéro accès, et une IA qui continue de ronronner sans espionner.

Entre fascination et méfiance, l’intelligence artificielle ne laisse personne indifférent. Et pour cause : pour entraîner une IA, il faut des données. Beaucoup de données. Toujours plus de données.
Or, ces données, ce sont souvent les vôtres. Vos questions, vos hésitations, vos habitudes, parfois vos confidences. Tout ce que vous tapez devient matière à exploiter, stocker, raffiner.
Face à cette logique industrielle, Lumo fait figure d’exception. Cette IA développée par Proton, l’entreprise suisse à l’origine de Proton Mail et Proton VPN, propose un modèle radicalement différent : vous aider, sans rien garder.
Illustration : présentation de Lumo l'IA conversationnelle de Proton

Proton AG

Une IA qui n’a pas pour but de vous profiler

Lancée discrètement en juillet 2025, Lumo, comme beaucoup d’assistants conversationnels, peut répondre à des questions, structurer vos idées, écrire du code ou relire vos mails avec panache. Mais ce qui change tout, c’est qu’elle ne garde aucune trace de vos échanges, ni en historique analysable, ni en entraînement, ni en recoupement pour mesurer votre profil.

Mieux encore, Proton révèle que Lumo fonctionne grâce à des modèles open source, tels que Mistral Small 3, Nemo, OLMO 2 32B ou encore OpenHands 32B.

Illustration : Lumo, l'IA de proton qui se décrit

En bref : une IA qui oublie tout. Par design. Et ça, c’est radicalement différent de ce que propose la plupart des services du même genre aujourd’hui.

Lumo propose également un “Mode fantôme” : une session éphémère où rien n’est enregistré. Une fois la discussion fermée, tout disparaît, aucune trace, juste une conversation confidentielle qui s’évapore une fois terminée.
Illustration : mode fantome Lumo

Proton : une légitimité construite sur la confidentialité et la transparence

Lumo est le dernier-né de Proton. Leur histoire ne démarre pas dans un incubateur à la mode, mais au CERN, à Genève.

Logo de l'organisation européenne pour la recherche nucléaire

En 2013, les révélations d’Edward Snowden mettent en lumière l’ampleur de la surveillance de masse. L’année suivante, en 2014, un groupe d’ingénieurs en physique et en sécurité informatique issus du CERN et du MIT lance Proton Mail : une messagerie sécurisée chiffrée pensée dès le départ pour garantir une vraie confidentialité, par construction.

Illustration : Logo ProtonMail

Proton a bâti son écosystème sur des bases open source, vérifiables, et chiffrées de bout en bout.

Autre différence notable : l’entreprise est indépendante. Elle avance à son rythme, en accord avec ses objectifs.

Lumo : Une transparence technique qui force le respect

Lumo repose sur une architecture pensée pour que personne, ni même Proton, ne puisse accéder à vos conversations.

Voici les grandes lignes :

  • Chaque message est chiffré avant d’être envoyé, avec une clé spécifique, qui est elle-même chiffrée avec la clé publique du modèle IA.
  • Une fois la réponse générée, elle est oubliée immédiatement. Aucune trace, aucun log, aucun entraînement.
  • Si vous choisissez de conserver vos chats, ils sont chiffrés localement sur votre appareil, avec une clé que vous seul pouvez déverrouiller, même Proton n’y a pas accès.
  • Lumo peut également s’appuyer sur des fichiers stockés dans Proton Drive, le cloud sécurisé chiffré de Proton. Cette intégration respecte pleinement le principe de connaissance zéro : seuls les fichiers que vous décidez d’ajouter à une discussion sont accessibles à l’IA, et uniquement pour la durée de cette session. Les documents demeurent chiffrés de bout en bout, stockés dans un environnement où même Proton ne peut les lire ni les indexer. Aucune synchronisation automatique, aucun transfert invisible : l’utilisateur reste l’unique détenteur des clés et du contrôle de ses données.
  • Le code de l’application mobile est open source, tout comme le client web.

En gros, le modèle ne sait rien de vous, ne garde rien, ne peut rien faire sans vous. C’est vérifiable et consultable. (pour ce qui est des applications iOS et Android)

Illustration : Octocat de la plate-forme Github
Veuillez noter que le cœur du code de Lumo (le modèle, le backend, etc.) n’est pas encore disponible.

Et les mises à jour, alors ?

Un doute légitime : si Lumo n’apprend rien de ce que vous lui écrivez, comment peut-il progresser ?

La réponse est simple : Proton n’entraîne pas Lumo avec vos données. Les modèles qu’il utilise (comme Mistral, OLMo ou Nemo) sont issus de la recherche open source et évoluent grâce à leurs propres communautés. Proton les sélectionne, les intègre et les met à jour dans une enveloppe sécurisée et chiffrée.

Concrètement, vos conversations n’alimentent pas l’IA. Lumo profite des avancées globales de l’intelligence artificielle, mais vous n’êtes pas une matière première dans ce processus.

Si tout le monde utilisait une IA amnésique, les progrès seraient peut-être plus lents… mais au moins, ils ne se feraient pas sur le dos des utilisateurs.

Conclusion : une IA qui nous respecte

Bien que Lumo ne soit pas la seule IA à se revendiquer respectueuse de la vie privée,  on pense par exemple à celle de DuckDuckGo, elle pousse le concept beaucoup plus loin. Là où d’autres se contentent de limiter la collecte, Proton a conçu un modèle qui oublie tout par défaut, ne conserve rien, n’exploite rien, et ne cherche pas à vous profiler.

Pas besoin d’être journaliste, médecin ou avocat pour comprendre l’intérêt : parfois, on veut simplement poser une question, réfléchir à voix haute ou se confier sans que ça finisse dans une base de données.

Son modèle économique est tout aussi simple : une version gratuite pour tester, et Lumo Plus pour ceux qui veulent plus de rapidité et de puissance. Pas de pub, pas de monétisation cachée, les abonnements payants financent les serveurs et les ingénieurs, pas la surveillance. N’hésitez pas à tester cette IA gratuitement.

Le bien-être numérique, ce n’est pas seulement décrocher des écrans. C’est aussi choisir des outils qui respectent nos limites et nos données. Lumo n’est pas parfait, mais il trace une voie rare : celle d’une technologie plus saine, plus humaine, et surtout digne de confiance.

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Note de transparence :

Cet article n'est pas sponsorisé. Il traite simplement d'un sujet d'actualité pertinent dans le domaine de la protection des données.

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Pubs en ligne : une pollution numérique bientôt impossible à bloquer ?

Pubs en ligne : une pollution numérique bientôt impossible à bloquer ?

Le 31 juillet 2025, un nouveau rebondissement est survenu en Allemagne dans la longue bataille judiciaire autour des bloqueurs de publicités. La Cour fédérale de justice allemande (BGH) a partiellement annulé une décision antérieure de la Cour d’appel de Hambourg dans le litige opposant Axel Springer (géant de la presse) à Eyeo, l’éditeur d’Adblock Plus.

Cette décision ne rend pas les bloqueurs illégaux pour l’instant, mais elle ouvre une brèche aux conséquences potentiellement très vastes.

Un bras de fer vieux de dix ans

Depuis près d’une décennie, Axel Springer tente de faire interdire les bloqueurs de publicités, estimant qu’ils menacent la viabilité économique de la presse en ligne.

De son côté, Eyeo défend Adblock Plus comme un outil permettant aux internautes de reprendre le contrôle sur leur expérience numérique.

Illustration : adblock plus

Jusqu’ici, les tribunaux allemands avaient plutôt donné raison à Eyeo, jugeant que l’usage d’un bloqueur relevait du choix de l’utilisateur. Mais la BGH vient de relancer le dossier en renvoyant l’affaire devant la Cour d’appel de Hambourg pour un nouvel examen.

Pourquoi Axel Springer s’acharne autant ?

Si Axel Springer insiste autant, c’est parce que les bloqueurs de pub touchent directement au cœur de son modèle économique : la publicité en ligne.

Des titres comme Bild ou Die Welt dépendent largement des revenus publicitaires pour financer leurs contenus gratuits.

Quand une part importante des lecteurs utilise un bloqueur, ces revenus s’effondrent.

Dans ses précédentes plaintes, Springer avait déjà tenté de faire condamner Adblock Plus en invoquant :

  • la concurrence déloyale,
  • le préjudice économique pour ses journaux,
  • et même le caractère « abusif » du programme Acceptable Ads.

Ce dernier point a souvent été présenté comme une forme de chantage économique : Adblock Plus bloque par défaut toutes les pubs, mais propose aux sites éditeurs d’être placés sur une “liste blanche”, à condition de respecter certains critères, ou de payer une commission pour les gros acteurs.

Malgré ces arguments, les tribunaux avaient jusqu’ici rejeté les demandes de Springer, estimant que l’utilisateur reste libre de choisir son expérience de navigation.

Bloquer une pub, dénaturer une œuvre ?

Face à ces échecs, Springer a changé d’angle d’attaque : plutôt que de parler d’argent, il invoque désormais le droit d’auteur.

Le débat est donc le suivant :

  • Les structures générées par les navigateurs web (HTML, CSS, DOM, CSSOM) peuvent-elles être considérées comme des œuvres protégées par le droit d’auteur ?
  • Si oui, alors bloquer ou masquer des éléments de ces structures, comme les publicités,  pourrait être assimilé à une violation du copyright.

C’est un raisonnement tordu (et c’est rien de le dire…) mais malheureusement habile et recevable : en transformant une question économique en une question de propriété intellectuelle, Springer espère trouver un terrain juridique plus favorable.

  • La Cour fédérale n’a pas validé cette interprétation, mais elle l’a jugée recevable et a demandé à la Cour d’appel de Hambourg de réexaminer le dossier sous cet angle.

Mozilla tire la sonnette d’alarme

Comme on pouvait s’y attendre, cette nouvelle n’est pas passée inaperçue du coté des navigateurs !

Nouveau logo du navigateur de Mozilla, Firefox

Cette évolution inquiète déjà les acteurs du numérique. Mozilla a averti qu’une telle interprétation pourrait mettre en danger bien plus que les bloqueurs de pubs :

  • les outils d’accessibilité (lecteurs d’écran, adaptations pour malvoyants),
  • les extensions de protection de la vie privée (anti-traqueurs, gestion des cookies),
  • les dispositifs de sécurité (anti-phishing, durcissements techniques).

Extrait clé :

« We sincerely hope that Germany does not become the second jurisdiction […] to ban ad blockers. This will significantly limit users’ ability to control their online environment… » (Daniel Nazer, Senior IP & Product Counsel)

« Nous espérons sincèrement que l’Allemagne ne deviendra pas le deuxième pays […] à interdire les bloqueurs de publicité. Cela limiterait considérablement la capacité des utilisateurs à contrôler leur environnement en ligne… »

En clair : si le raisonnement de Springer venait à être validé, c’est tout l’écosystème des extensions qui pourrait s’éffronder.

Un signal plus large

À ce stade, les bloqueurs de publicité ne sont pas interdits en Allemagne. Le renvoi devant la Cour d’appel de Hambourg signifie simplement que le dossier reste ouvert, avec des arguments juridiques redéfinis.

Mais la tendance est inquiétante : on voit de plus en plus de tentatives pour tordre les concepts juridiques existants afin de restreindre des usages pourtant légitimes.

L’argument du droit d’auteur contre les adblockers en est un exemple, tout comme la récente décision en France de reconnaître à certains fournisseurs de VPN un statut de fournisseur d’accès (FAI), malgré l’absurdité technique d’une telle assimilation.

Et l’automne 2025 s’annonce chargé : le projet Chat Control, visant à imposer la surveillance automatisée des communications chiffrées, doit être revoté en octobre au Parlement européen.

Autant de signaux qui montrent que la bataille autour du contrôle de l’environnement numérique dépasse largement la question des publicités.

 Au bout du compte, ce sont bien les utilisateurs qui risquent de perdre une partie de leur liberté numérique et de leur bien-être en ligne.

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A propos de l'auteur : Lisa

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Control D : une alternative légère au VPN pour filtrer la navigation de toute la famille

Control D : une alternative légère au VPN pour filtrer la navigation de toute la famille

Entre enfants hyperconnectés en vacances, Wi-Fi publics douteux et envies de binge-watcher depuis l’étranger, l’été n’est pas de tout repos pour votre réseau domestique.
Découvrez une solution made in Canada qui offre une réponse futée, puissante et sans prise de tête : Control D.
Créé par l’équipe derrière le service de VPN gratuit Windscribe, ce service DNS pas comme les autres vous permet de filtrer, rediriger et planifier vos accès internet.

Illustration : Découvrez CONTROL D

Qu’est-ce que Control D, concrètement ?

Ce n’est pas un VPN au sens classique du terme, pas de tunnel chiffré ni de changement visible de votre adresse IP, mais pour certains usages, c’est presque mieux. Control D est un service DNS ultra-personnalisable qui vous permet de bloquer les publicités, les malwares, les réseaux sociaux, planifier/contrôler certaines activités Internet (ex : pas de youtube passé 22h) ou même de rediriger certains sites comme si vous étiez dans un autre pays. Tout cela se pilote depuis une interface claire.

Ce que vous pouvez faire avec Control D

✅ Besoin courant 🛠️ Ce que permet Control D 💬 Ce que ça veut dire pour vous
Limiter les réseaux sociaux le soir Planifier le blocage de sites comme TikTok, Instagram, YouTube à certaines heures Vos enfants ne peuvent plus scroller à 23h, même s’ils essaient
Bloquer les pubs et les contenus douteux Filtrer les publicités, trackers, malwares et contenus adultes Navigation plus propre, plus rapide, et moins risquée
Accéder à ses séries en vacances Rediriger certains sites comme si vous étiez dans un autre pays Regarder Netflix France depuis l'étranger, ou débloquer du contenu local
Gérer les horaires d’accès à Internet Programmer des heures où certains sites sont bloqués (par jour ou plage horaire) Vous pouvez interdire Minecraft la nuit ou autoriser Disney+ uniquement le week-end
Couvrir tous vos appareils d’un coup Fonctionne sur téléphones, tablettes, ordis et même routeur Wi-Fi Plus besoin de répéter les réglages sur chaque appareil
Suivre ce que vos enfants visitent Voir les sites consultés (ou tentés) dans les journaux d’activité Vous savez si votre ado a tenté d’aller sur Reddit à 2h du matin

Pour les utilisateurs avancés ou les professionnels, Control D prend en charge DoH, DoT et DoQ, permet la redirection sélective par domaine vers plus de 100 points de présence Anycast, et propose une console multi-profils avec export CSV et intégration SIEM.

Les entreprises peuvent tirer parti d’un environnement SOC 2 Type II, d’une gestion de flotte centralisée, et d’une API solide pour automatiser le déploiement ou la supervision DNS.

Comment ça fonctionne ?

Control D intercepte vos requêtes DNS pour appliquer vos règles en temps réel, via ses propres serveurs répartis dans le monde entier.

À la manière d’un Pi-hole hébergé dans le cloud, il agit comme un filtre intelligent entre vos appareils et Internet, capable de bloquer, rediriger ou différer certains accès selon vos paramètres.
Mais contrairement à Pi-hole, tout est géré côté service : pas besoin de maintenir un serveur local.

Dès qu’un site est demandé par vous, votre enfant, ou une appli en arrière-plan Control D analyse la requête, la compare à vos profils et décisions, puis choisit s’il doit autoriser, bloquer ou rediriger… le tout en quelques millisecondes.

illustration : explication control D

Ce qu’il faut retenir

Pour rappel Control D n’est pas un VPN en ligne : il ne chiffre pas votre connexion, ne masque pas votre adresse IP réelle, et ne contournera pas un pare-feu d’entreprise.
Mais pour gérer les accès, bloquer les contenus indésirables, protéger vos proches ou accéder à certains sites géorestreints sans sacrifier vos performances, c’est une solution redoutablement efficace et parfois suffisante.

Côté tarif, vous pouvez tester gratuitement le service (sans carte bancaire), puis passer à la version complète pour environ 4 à 5 €/mois.
Un prix raisonnable pour un internet plus propre, plus calme, et un peu plus sous contrôle.

Chaque jour, vous êtes de plus en plus nombreux à consulter nos pages et à nous poser des questions pour comprendre comment sécuriser vos données personnelles et réduire votre suivi en ligne. Merci pour votre intérêt et vos nombreux partages !
A propos de l'auteur : Lisa

A propos de l'auteur : Lisa

Fondatrice de VPN Mon Ami

Experte en cybersécurité avec plus de 12 ans d'expérience dans le domaine des VPN, j'écris de nombreux articles pour sensibiliser les internautes à la confidentialité en ligne.