Deep Web, Dark Web, quelles différences ?

Deep Web, Dark Web, quelles différences ?

Ils font tous les deux des parties d’Internet. Pourtant le deep web et le dark web sont bien différents. Utile pour l’un, superflu voir dangereux pour l’autre, ces deux termes font désormais partie de notre quotidien.

Le deep web est l’ensemble des pages et sites web non-indexés par les moteurs de recherche. Bien que non-visible de prime abord, le contenu du deep web est assez banal. Le dark web est une partie intentionnellement obscurcie du deep web. Vous aurez besoin d’un navigateur particulier pour accéder, Tor est le plus souvent cité.

Explications et légalité, cet article mettra en lumière les différences entre l’Internet profond et le dark web.

Le deep web et le dark web sont-ils pareils ?

Non, pas du tout ! Le deep web est une partie de l’Internet qui n’est pas accessible via les moteurs de recherche, mais qui reste accessible avec la bonne adresse URL. Le dark web, quant à lui, existe plus comme une sous-catégorie du deep web, où il est très intentionnellement caché et difficile à atteindre.

Qu’est-ce que le deep web ?

Le web profond fait référence aux espaces utilitaires invisibles de l’internet réel. Tout site web qui peut être indexé par un moteur de recherche (et donc recherché sur Google ou même Bing) appartient à ce que l’on nomme couramment le web de surface. Il s’agit de l‘Internet public que vous pouvez trouver et utiliser à partir de n’importe quel appareil connecté.

Le deep web est accessible facilement dès l’instant où vous connaissez l’adresse URL où vous voulez vous rendre. Certains sites du web profond peuvent nécessiter un mot de passe, fonctionner sur invitation ou parrainage.

Un site introuvable sur Google, en tapant directement l’URL dans la barre de recherche appartient bien souvent au web profond.

À titre d’exemple, le deep web contient :

  • Des comptes privés de médias sociaux
  • La partie personnelle de votre compte bancaire
  • Les boites mails
  • Les pages internet confidentielles de certaines entreprises, écoles ou collectivités
  • Certains contenus payants
  • etc.

À noter que le deep web est massivement plus grand que le web de surface. En effet, on considère que l’internet est composé à 90% de web profond. Rien que la quantité impressionnante de comptes mails et bancaires parle d’elle-même. L’Internet de surface et le Deep Web sont collectivement appelés Clearnet.

Illustration : deep web dark web

Qu’est-ce que le dark web ?

Le dark web est vraiment bien caché et son contenu est souvent illégal.

L’élément clé du dark web, dont vous avez probablement déjà entendu parler est le réseau Tor. En effet, celui-ci héberge des sites internet (.onion) dont l’accès nécessite le navigateur Tor. À noter que ce réseau n’héberge pas que des sites illégaux, bon nombre de journaux, comme le Times, disposent d’une version en .onion pour permettre sa lecture dans des pays ou la censure est grande.

Vous l’aurez compris, le dark web n’est accessible ni par moteur de recherche ni par simple navigateur. La connaissance d’une URL et d’un mot ne passe pas ne suffit pas non plus.

Que trouve t’on sur le Dark web ?

Ce que l’humanité a de pire à offrir évidement !

  • On y trouve beaucoup de places de marché, comme le très connu Silk Road, pour les armes, les drogues et tout autre truc destiné à faire les pires actions possibles.
  • Les livres protégés par des droits d’auteur, interdits dans certains pays. Tor et les autres réseaux sont trop lent pour faire fonctionner le partage de jeux et de films piratés.
  • Des sites douteux qui répertorient les véritables – ou pas- crimes de guerre, génocides et autres trucs joyeux
  • Les versions Dark Web des sites d’informations grand public. C’est une façon d’obtenir les nouvelles de manière très sûre, comme The Times cité plus haut.
  • Des forums bien sûr, avec toute la créativité dans l’horreur dont l’humain est capable. Je vous laisse le soin d’imaginer.
  • Des blogs bizarres par forcément toujours tournés vers l’horreur. On peut trouver des passionnés de technologie ont créé des blogs consacrés à des choses douteuses comme l’exploration des tunnels de maintenance des universités.
  • Certains hackers éthiques s’y promènent pour avoir de nouvelles informations et découvrir des nouveaux hacks dans le cadre de leur travail.

Il existe des moteurs de recherche alternatifs à Google sur le Dark Web (une version de DuckDuckGo y est disponible), ils sont cependant moins intuitifs et beaucoup plus poussifs que les moteurs traditionnels. A la différence du Clearnet, il est très difficile d’évaluer la taille que représente la portion d’Internet qu’occupe le Dark Web.

Logo de DuckDuckGo : le méta moteur de recherche qui n'espionne pas ses utilisateurs

Pour en savoir plus :
Dark web : 10 sites utiles (et légaux) que vous pouvez visiter sans sombrer dans l’illégalité

Le deep web est-il illégal ?

Le deep web n’est pas illégal. Les différents services sur Internet pourraient difficilement fonctionner sans lui. Le deep web sert des tâches indispensables au bon fonctionnement d’Internet d’un point de vue sécuritaire. Oui, l’internet profond est à la fois légal, et même moralement recommandable.

Le dark web est-il illégal ?

En tant que concept, le Dark Web n’est pas illégal. C’est ce qui s’y trouve qui peut l’être.

À titre d’exemple, il existe beaucoup de blogs et vidéos qui répertorient les sites les plus utiles et amusants que l’on trouve sur le réseau Tor. Ces sites sont légaux.

Mais c’est comme pour les VPN sans log, c’est légal, mais ça devient illégal de s’en servir pour faire des choses illégales.

Illustration : Logo de Tor

Quels sont les principaux dangers du dark web ?

Dans l’absolu, le dark web ne peut pas vous nuire directement par sa simple existence. Surtout si vous n’y allez pas, c’est évident.

Cependant et compte tenu de la nature des choses qui s’y trouvent, le contenu illégal du dark web est un fléau pour le monde en général. Vous imaginez aisément pourquoi…

Si vraiment vous êtes stupide curieux, allez y faire un tour, mais sachez que vous vous exposez grandement d’un point de vue légal, sécuritaire et psychologique. En effet, en plus de l’horreur et d’un nombre très important de malwares agressifs, le Dark web regorge d‘escroqueries en tout genre, destinées justement aux petits curieux comme vous.

En résumé, si vous avez envie d’avoir la sensation de vous encanailler un peu en allant sur le dark web, ne cherchez rien d’illégal et gardez vos habitudes en matière de cybersécurité. Vérifiez que votre antivirus est à jour et utilisez toujours le meilleur VPN avec TOR.

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A propos de l'auteur : Lisa

A propos de l'auteur : Lisa

Fondatrice de VPN Mon Ami

Experte en cybersécurité avec plus de 12 ans d'expérience dans le domaine des VPN, j'écris de nombreux articles pour sensibiliser les internautes à la confidentialité en ligne.

Les Macs sont-ils vraiment à l’abri des virus ?

Les Macs sont-ils vraiment à l’abri des virus ?

Beaucoup de personnes pensent que les Macs sont immunisés contre les virus. Cependant, cette affirmation perd de sa pertinence en 2024 car les vecteur d’attaques changent et s’améliorent. La popularité croissante des appareils Apple et l’évolution des motivations des cybercriminels, qui se concentrent de plus en plus sur la valeur des informations qu’ils peuvent obtenir, ont changé la donne. En effet, et malgré le fait que les fonctionnalités de sécurité intégrées aux appareils de la marque à la pomme soient solides, les Macs peuvent bel et bien être infectés par des malwares et surtout des keylogger. Ce mythe d’immunité crée un faux sentiment de sécurité chez les utilisateurs de MacOS les rendant moins vigilants.

Les Macs : des forteresses à l’épreuve des virus ?

A l’instar de nombreux autres appareils (oui, même ceux qui ne sont pas estampillés d’une pomme déjà croquée), les Macs peuvent attraper des virus et autres cyber-embrouilles. Même si ces derniers sont dotés d’une protection intégrée aussi solide que le portail de Fort Boyard, les cybercriminels, eux aussi, évoluent plus rapidement que les tendances sur TikTok. Avec l’essor de l’IA, les tactiques d’ingénierie sociale se sophistiquent, manipulant de mieux en mieux les internautes pour qu’ils cliquent sur des liens qui sentent le sapin.

Illustration : Aperçu de macOS Sonoma
© Apple Inc.

Pourquoi les Macs sont globalement moins exposés aux malwares ?

Système d’exploitation basé sur UNIX : MacOS est développé à partir de UNIX pour être un système multi-utilisateur. Chaque application Mac s’exécute dans une zone spécifique de la mémoire de l’appareil, ce qui restreint les actions d’un seul utilisateur et renforce la capacité du système d’exploitation à résister aux infections par des malwares.

XProtect : Il s’agit d’un logiciel antivirus incorporé à tous les appareils Apple. Il analyse les applications et les fichiers que vous téléchargez pour rechercher des malwares, en se basant sur la base de données de menaces connues d’Apple.

Outil de suppression de malwares (MRT) : L’objectif de MRT est de détecter et de supprimer automatiquement les malwares qui ont réussi à échapper à XProtect. Cet outil dépend également de la mise à jour de la base de données de malwares d’Apple.

Mac App Store : Apple vérifie soigneusement (en théorie) chaque application destinée à être exécutée sur un appareil Apple et vendue dans l’Apple Store avant qu’elle ne soit accessible aux utilisateurs de Mac. Apple a conçu le logiciel Gatekeeper pour renforcer la sécurité en bloquant les applications malveillantes et en vérifiant les applications légitimes.

Sandboxing des applications : Le sandboxing restreint les applications et leur permet d’accéder uniquement au strict minimum de données nécessaires à leur fonctionnement. Les applications sont également restreintes pour ne pas accéder aux données d’autres applications, aux paramètres ou aux systèmes d’exploitation Mac.

Absence de téléchargement de pilotes pour les périphériques tiers : Dans la plupart des cas, les ordinateurs Mac sont uniquement compatibles avec d’autres matériels Mac, tels que les claviers ou les souris. Sans la nécessité d’installer des pilotes tiers, les utilisateurs n’ont pas besoin de se préoccuper des mises à jour supplémentaires des pilotes, ce qui rend plus difficile l’infiltration de code malveillant sur l’appareil​.

Illustration : MacbookPro d'Apple

© Apple Inc.

La vulnérabilité des Macs face aux virus ?

Les Macs sont aussi vulnérables aux virus que les autres appareils. Pour clarifier, le terme virus est souvent un terme générique pour différents types de malwares.

MacOS offre certes des instruments de sécurité natifs robustes pour vous aider à empêcher les malwares de s’inviter chez vous. Cependant, le système MacOS ne détecte un malware que si la base de données d’Apple sur les menaces connues contient des informations à son sujet. Même si cette base de données est constamment mise à jour, il n’est pas rare que le système échoue à reconnaître de nouveaux types de malwares.

En plus des virus, les utilisateurs de Mac peuvent également tomber dans des campagnes de phishing, être victimes de vols d’identité, d’escroqueries lors de leurs achats en ligne, ou encore télécharger sans le savoir des programmes potentiellement indésirables, qui peuvent réduire la qualité de leur expérience en ligne.

Les menaces en ligne peuvent prendre différentes formes et nécessitent donc une sensibilisation à la sécurité et des outils de protection contre les malwares supplémentaires

Comment sécuriser votre Mac ?

Rester vigilant face aux cybermenaces en ligne. Évitez de cliquer sur des liens non-sollicités ou de télécharger des fichiers d’origine inconnue.

Voici quelques conseils pour garantir une sécurité optimale en ligne sur Mac :

Illustration : Sécurisez votre Mac
© Apple Inc.

L’App Store vous met relativement à l’abri

Évitez de télécharger des applications depuis des sites web suspects ou des développeurs inconnus. Apple vérifie toutes les applications avant qu’elles ne soient mises en ligne, ce qui ajoute une couche de sécurité supplémentaire.

Attention toutefois, prenez le temps de lire les conditions d’utilisation des applications gratuites que vous téléchargez. Vérifiez sur quoi repose le modèle économique. En effet, si Apple prend soin de s’assurer que les applications soient relativement propres pour votre matériel, les conditions abusives relatives au siphonnage de données, ont tendance à passer sous les radars.

Pour en savoir plus : Comment sécuriser son iPhone avant 2024 ?

Utilisez un VPN

Les réseaux publics sont connus pour être peu sûrs. L’utilisation d’un VPN sur Mac permet de chiffrer votre trafic internet et d’accéder à vos services préférés en toute sécurité, peu importe où vous êtes. Les VPN constituent une barrière de protection supplémentaire pour la séucrité de vos donnéess personnelles.

A découvrir :  VPN gratuits pour mac les plus sûrs

Mettez régulièrement à jour vos logiciels

Les mises à jour logicielles sont essentielles pour la santé et la sécurité de votre appareil. Elles permettent de corriger les failles de sécurité, d’éliminer les bugs et d’ajouter de nouvelles fonctionnalités pour améliorer l’expérience utilisateur.
Récemment, Apple a lancé une mise à jour de ses systèmes pour corriger des vulnérabilités critiques.

Protégez vos fichiers

Conservez vos fichiers dans un espace de stockage cloud sécurisé chiffré pour vous assurer qu’ils ne seront pas perdus ou pris en otage en cas de virus sur votre Mac. iCloud n’est pas forcément le meilleur service en terme de confidentialité.

Utilisez un mot de passe fort

Utilisez un mot de passe différent pour tous vos comptes. Créez des mots de passe uniques et forts contenant des caractères spéciaux, des chiffres, et des lettres en minuscule et en majuscule. Vous pouvez également gérer et stocker vos mots de passe en toute sécurité avec un gestionnaire de mots de passe.

Avez-vous besoin d’un antivirus pour votre Mac ?

La réponse est oui.

Même si les Macs disposent de solides fonctionnalités de sécurité intégrées, l’ajout d’un antivirus tiers offre une protection supplémentaire. Ces logiciels sont souvent plus à jour et capables d’identifier un plus grand nombre de types de malwares. Lorsque vous choisissez un antivirus, recherchez un outil qui offre des analyses en temps réel et une défense active contre les menaces en ligne. Il peut être utile de choisir un logiciel qui effectue des analyses régulières pour repérer les malwares, adwares et PUPs qui ont pu se glisser sur votre appareil à la pomme, et qui est capable de réparer les modifications du système après la suppression des malwares.

Le ver est dans le fruit : Quels sont les signes que votre Mac est infecté ?

Un logiciel malveillant peut agir de différentes manières une fois qu’il a infecté votre appareil Mac. Voici quelques signes qui devraient vous alerter :

Performance réduite

Si votre appareil MacOS semble sous sédatifs, si vos applications et pages Internet ont autant de réactivité qu’une tortue, et si votre batterie a une autonomie comparable à celle d’un smartphone de 2007, il y a de fortes chances qu’un malware soit en train de faire la fête en arrière-plan.

Surchauffe

Si votre ordinateur a plus chaud qu’un coureur du Tour de France en pleine montée, c’est peut-être un signe que le malware utilise vos données et votre puissance de calcul.

Applications et données non-reconnues

Si un hacker prend le contrôle de votre appareil, il pourrait envoyer des mails ou des messages malveillants à vos contacts ou installer des applications inconnues sur votre ordinateur.

Modifications de l’écran

Si vous constatez des modifications de votre écran d’accueil que vous n’avez pas initiées ou de nouveaux favoris vers des pages web inconnues, c’est un signe évident que votre appareil a été piraté.
Espace de stockage réduit : Les programmes malveillants ou indésirables prennent également de l’espace et/ou si vous constatez une diminution de votre espace de stockage que vous ne pouvez pas expliquer, c’est peut-être un malware qui est en train d’en squatter une partie.

Que faire en cas d’infection ?

Il ne vous aura pas échappé que peu importe votre système d’exploitation, il vous faut un antivirus. Toutefois, si vous soupçonnez votre Mac d’être infecté magré ça, pas de panique. Les virus et autres types de malwares sont généralement possibles à éliminer.

Voici trois étapes à suivre si votre Mac est infecté par un malware :

  • Mettez votre antivirus à jour.
  • Utilisez des outils de suppression de virus.
  • Débarrassez-vous des applications récemment installées.
  • Désinstallez les extensions de navigateur.
  • Réinitialisez votre Mac aux paramètres d’usine.

N’attendez pas d’être la victime d’une cyberattaque pour agir, prenez les devants et protégez-vous dès maintenant.

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A propos de l'auteur : Lisa

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Apple corrige des failles critiques dans ses systèmes

Apple corrige des failles critiques dans ses systèmes

Apple a récemment lancé des mises à jour de sécurité essentielles pour ses systèmes d’exploitation pour iOS et macOS. Ces mises à jour ciblent des vulnérabilités critiques susceptibles d’affecter la confidentialité et la sécurité des utilisateurs.

La vulnérabilité du Bluetooth

Une des failles les plus préoccupantes est la CVE-2023-45866, affectant le Bluetooth. Cette vulnérabilité pourrait permettre à des attaquants d’utiliser une technique de keylogger pour enregistrer les frappes du clavier sans la connaissance de l’utilisateur. La mise à jour iOS 17.2, iPadOS 17.2 et macOS Sonoma 14.2 vient corriger ce problème.

Illustration : mise à jour d'Apple decembre 2023

Implications et actions à entreprendre

Comme à chaque fois, ces failles sont des piqures de rappel quant à la nécessité pour les utilisateurs de maintenir leurs appareils à jour. Apple encourage ses utilisateurs à installer les dernières versions de leurs systèmes d’exploitation pour se protéger contre ces menaces.

Conclusion

Comme toujours la firme réagit rapidement, à vous, utilisateur de ma marque à la pomme de faire pareil. Mettez à jour votre appareil !

N’hésitez pas à consulter le site de support Apple pour des informations détaillées sur ces mises à jour et sur les meilleures pratiques de sécurité numérique.

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A propos de l'auteur : Mina

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CoFondatrice de VPN Mon Ami

Chasseuse de bugs dans son quotidien, Mina teste tous les outils de cybersécurité, anciens et nouveaux, que nous vous faisons découvrir.

Sécurité numérique renforcée : La France revoit ses protocoles de communication

Sécurité numérique renforcée : La France revoit ses protocoles de communication

Matignon a invité les ministres français à désinstaller des applications de messagerie telles que WhatsApp, Signal, et Telegram avant le 8 décembre 2023. Cette décision, communiquée par la Première ministre Élisabeth Borne, vise à renforcer la cybersécurité gouvernementale​. A la place, les ministres devront utiliser Tchap ou Olvid, des applications de messagerie françaises.

Olvid : La nouvelle norme de messagerie

En remplacement, les membres du gouvernement et les cabinets ministériels sont encouragés à adopter Olvid, une application de messagerie cryptée française. Olvid est présentée comme une solution Open Source plus sûre, développée par des experts français en cybersécurité.

Compatible sur Android et iOS, Windows, macOS et linux, Olvid fonctionne sans serveur d’adresses centralisé, assurant un niveau de sécurité et de confidentialité. Simple d’utilisation, Olvid est à la portée de tous.

La France a donc décidé de privilégier des solutions nationales pour la communication gouvernementale, un bel effort de souveraineté numérique.

Raisons de sécurité et de protection des données

L’entourage du ministre de la fonction publique, Stanislas Guerini, a souligné que ces applications présentent des risques en termes de cybersécurité et de protection des données des agents publics et de l’administration. Cette préoccupation est en phase avec les actions prises par plusieurs institutions et gouvernements occidentaux au cours de l’année 2023, qui ont également limité ou interdit l’utilisation de certaines applications sur les appareils professionnels​.

En effet, le gouvernement français avait également pris la décision d’interdire l’installation et l’utilisation d’applications récréatives sur les téléphones professionnels des fonctionnaires de l’État. Cette interdiction, effective depuis le 24 mars 2023, inclut des applications comme TikTok, Netflix ou encore Candy Crush​​​.

Illustration : communication gouvernementale française.

 

Synthèse et Perspectives

La décision de la France de renforcer la sécurité des communications au sein de son gouvernement, en privilégiant des applications de messagerie nationales et en interdisant l’usage d’applications récréatives sur les téléphones professionnels, marque un tournant significatif. Elle reflète une vraie prise de conscience des risques associés à la cybersécurité et à la protection des données dans un environnement gouvernemental.

Cette mesure, tout en visant à protéger les informations sensibles met également en lumière le défi de naviguer dans un paysage technologique où la frontière entre les outils professionnels et personnels devient de plus en plus floue.

Enfin, cette politique s’inscrit dans une tendance mondiale où les gouvernements prennent des mesures proactives pour contrôler et sécuriser les canaux de communication et les données au sein de leurs administrations, dans un contexte de préoccupations croissantes concernant la cybersécurité et la souveraineté numérique.

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A propos de l'auteur : Lisa

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Keyloggers en Action : au-delà de la fiction, une réalité alarmante

Keyloggers en Action : au-delà de la fiction, une réalité alarmante

Les keyloggers, souvent perçus comme tout droit sorti d’un mauvais thriller ou ciblant exclusivement les joueurs en ligne, sont pourtant une réalité. Bien plus répandu qu’on ne le pense, ces malwares ont la capacité de faire de très gros dégâts. Si leurs moyens de diffusion varient et peuvent s’avérer complexes, leur fonctionnement est relativement simple.

Qu’est-ce qu’un Keylogger ?

Un keylogger est la contraction de « keystroke logger », connu en français sous le nom d’enregistreur de frappe. Il s’agit d’un logiciel ou un dispositif matériel conçu pour enregistrer chaque frappe effectuée sur le clavier d’un ordinateur. Au-delà des simples frappe de clavier, certains keyloggers avancés peuvent également capturer des données audio, vidéo, et même des informations du presse-papiers.

Les keyloggers peuvent être considérés comme des malwares dans certains contextes, mais pas toujours. Voici une explication détaillée :

Keyloggers en tant que malware : Souvent, les keyloggers sont utilisés à des fins malveillantes, notamment par des pirates informatiques pour obtenir un accès illicite à des mots de passe, des détails de comptes bancaires, des informations de carte de crédit, et d’autres informations sensibles. Dans ces cas, ils sont clairement classifiés comme des malwares.

Keyloggers à des fins légitimes : Cependant, il existe des utilisations légitimes des keyloggers. Par exemple, des logiciels de surveillance parentale peuvent inclure des capacités de keylogging pour permettre aux parents de surveiller l’activité en ligne de leurs enfants et de les protéger. De même, certaines entreprises utilisent des logiciels de surveillance des employés avec des capacités de keylogging pour s’assurer que les employés ne négligent pas leurs tâches, en particulier dans des contextes de travail à distance.

Cas concrets d’utilisation de Keyloggers

Affaire Ankur Agarwal : En 2017, Ankur Agarwal a infiltré deux entreprises aux États-Unis, installant des keyloggers matériels sur leurs ordinateurs pour voler des identifiants. Il a également déployé un keylogger logiciel pour accéder à des documents confidentiels. Découvert en 2018, ce serial keylogger a été condamné à une peine de prison et à une lourde amende​

Université de l’Iowa : Trevor Graves, étudiant, a utilisé un keylogger pour modifier ses notes et celles de camarades pendant 21 mois. Il a été arrêté par le FBI après que des changements de notes non autorisés aient été détectés​.

Keyloggers : un logiciel accessible à tous

Les keyloggers ne sont pas seulement l’apanage des cybercriminels expérimentés. Ils sont accessibles à quiconque sur certains forums du Dark Web. Vendus souvent sous forme de logiciels ou de dispositifs prêts à l’emploi, ils permettent même aux utilisateurs peu qualifiés en informatique de s’adonner à des activités malveillantes.

Illustration Keylogger

Comment se protéger contre les keylogger ?

Pour se défendre contre les keyloggers, plusieurs mesures sont essentielles :

Logiciels antivirus : La première ligne de défense réside dans l’utilisation de logiciels antivirus premium. Ces outils peuvent détecter et éliminer les keyloggers logiciels qui pourraient être présents sur votre appareil.

Mesures de sécurité standard : Adoptez des pratiques de sécurité telles que la prudence avec les emails provenant de sources inconnues et les liens douteux. Évitez de cliquer sur des liens ou d’ouvrir des pièces jointes de sources non vérifiées.

Gestionnaires de mots de passe : L’utilisation de gestionnaires de mots de passe est recommandée pour éviter de saisir les mots de passe directement sur le clavier, ce qui réduit le risque qu’ils soient capturés par un keylogger.

Mises à jour régulières : Assurez-vous que votre système d’exploitation et vos logiciels sont constamment mis à jour pour corriger les failles de sécurité éventuelles.

Utilisation de claviers virtuels (optionnel) : Pour les tâches sensibles, envisagez d’utiliser un clavier virtuel, en particulier lors de la saisie de mots de passe.

Surveillance du comportement de l’appareil : Soyez attentif à tout comportement inhabituel de votre appareil, qui pourrait indiquer la présence d’un keylogger.

En cas de soupçon de keylogger, effectuez immédiatement une analyse antivirus complète, changez vos mots de passe depuis un appareil sûr, et si nécessaire, consultez un professionnel en cybersécurité. A toutes fins utiles, bien qu’un VPN puisse aider à sécuriser votre trafic Internet, il ne protège pas contre les keyloggers déjà installés sur votre appareil. La vigilance et une bonne hygiène informatique restent vos meilleurs alliés contre ce fléau.

Conclusion

Les keyloggers ne sont pas des logiciels de fiction ni exclusivement destinés à des niches spécifiques ou encore aux entreprises. Ils sont une menace réelle du paysage de la cybersécurité, exploitée aussi bien par des criminels aguerris que par des novices du cybercrime. Comprendre leur fonctionnement et leur potentiel de nuisance est un pas important vers une meilleure sécurisation de nos informations personnelles et professionnelles.

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Brèches invisibles : La menace silencieuse des failles zero-day

Brèches invisibles : La menace silencieuse des failles zero-day

Imperceptibles et régulièrement évoquées quand il est trop tard, les vulnérabilités Zero-Day sont des failles de sécurité potentiellement dévastatrice pour tous les systèmes et services en ligne. Encore inconnues des développeurs de logiciels, elles offrent une porte dérobée aux cybercriminels, leur permettant d’infiltrer des systèmes sans éveiller les soupçons. Voici ce que vous devez savoir dur les vulnérabilités Zero-Day en cybersécurité.

Failles inattendues : comprendre le danger des Zero-Day

Les failles Zero-Day tirent leur nom du fait qu’elles sont exploitées par des attaquants le jour même de leur découverte, laissant ainsi zéro jour aux équipes de sécurité pour réagir. Ces vulnérabilités peuvent résider dans n’importe quel logiciel ou système d’exploitation, souvent dissimulées dans les recoins les moins scrutés. Leur détection et leur correction peuvent s’avérer être complexe pour les équipes de sécurité informatique.

Riposte aux failles Zero-Day : stratégies et solutions

Face à cette menace insidieuse, les entreprises doivent adopter une approche proactive. Cela implique la mise en place de systèmes de détection avancés, capables d’identifier des comportements anormaux qui pourraient indiquer une exploitation de faille Zero-Day. En outre, la mise à jour régulière des systèmes et la sensibilisation des employés aux pratiques de sécurité sont essentielles pour réduire les risques.

Illustration : Zéro day

Le commerce des failles Zero-Day : Un marché lucratif pour certaines entreprises

Au-delà du défi sécuritaire, les vulnérabilités Zero-Day représentent également un marché lucratif. Certaines entreprises se spécialisent dans la découverte et la vente de ces failles à des clients variés, incluant des gouvernements et des organisations de renseignement.

Des firmes comme Zerodium et NSO Group sont notoires dans ce domaine. Zerodium, par exemple, est connue pour offrir des récompenses substantielles pour des vulnérabilités Zero-Day inédites découvertes grâce aux programmes de Bug Bounty lancés sur des logiciels très largement utilisés du grand public.

De son côté, NSO Group a acquis une certaine notoriété pour son logiciel espion Pegasus, qui exploite ces vulnérabilités pour infiltrer des appareils mobiles.

Ce commerce soulève des questions éthiques et légales importantes, car il alimente une course aux armements dans le cyberespace, où des failles potentiellement dangereuses sont achetées et vendues, parfois sans égard aux conséquences sur la sécurité et la vie privée des utilisateurs finaux puisque tout le monde peut être touché.

Le défi de la détection : surveiller les menaces inconnues

La nature même des vulnérabilités Zero-Day rend leur détection particulièrement difficile. Les outils de sécurité traditionnels, basés sur des signatures de menaces connues, s’avèrent souvent inefficaces. Par conséquent, l’adoption de solutions basées sur l’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique capables d’apprendre et d’identifier des schémas de comportements inhabituels, devient cruciale.
Les Bug bounty restent encore la meilleure approche mais leur mise en place peut parfois prendre du temps.

Réflexions finales : impact des Zero-Day sur les réseaux d’entreprise

Les conséquences d’une exploitation réussie d’une vulnérabilité Zero-Day peuvent être catastrophiques. Elles vont de la perte de données confidentielles à des interruptions d’activité, en passant par des atteintes à la réputation de l’entreprise. C’est un risque que les organisations ne peuvent ignorer, d’autant plus que l’environnement des menaces évolue constamment.

Certaines entreprises s’en relèvent difficilement. Comme ce fut le cas pour Kaseya en juillet 2021, où une faille Zero-Day a été exploitée. L’impact a été considérable. Cette attaque a affecté environ 1 500 entreprises à travers le monde, dont la plupart des 800 supermarchés Coop en Suède, qui ont dû fermer pendant plusieurs jours.

La nature imprévisible de Zero-Day exige une vigilance constante et une adaptation continue des stratégies de sécurité. Seule une combinaison d’outils de détection avancés, de bonnes pratiques de sécurité et d’une culture de la sensibilisation permettra de contrer efficacement ces menaces invisibles mais omniprésentes.

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