DuckDuckGo est-il sûr ? Moteur, navigateur, IA : on a tout vérifié

DuckDuckGo est-il sûr ? Moteur, navigateur, IA : on a tout vérifié

DuckDuckGo fait partie des moteurs de recherche les plus souvent cités en matière de respect de la vie privée.
Mais aujourd’hui, DuckDuckGo ne se limite plus à un simple moteur de recherche.
C’est aussi un navigateur (sur Android, iOS, Windows et macOS), une extension pour Chrome, Firefox et Edge… et même un accès anonyme à plusieurs IA comme GPT-4 ou Claude via sa plateforme Duck.ai. Entre moteur de recherche, navigateur et extension, est-ce que tout ça est vraiment sûr ? Décryptage.

Illustration : découvrez duckduckgo

Qu’est-ce que DuckDuckGo ?

DuckDuckGo est une société de protection pour la vie privée sur Internet créée en 2008. Elle propose à la fois un moteur de recherche privé et d’autres applications et extensions pour protéger les utilisateurs contre Facebook, Google et d’autres traceurs sur Internet.

La confidentialité de vos recherches est le principal argument de vente de DuckDuckGo. Bien qu’il s’agisse d’un service gratuit, vos informations ne sont pas stockées à chaque fois que vous effectuez une recherche. De même, vos recherches ne sont pas exposées, et un profil d’utilisateur lié à vos recherches n’est jamais créé. Il n’y a donc pas de publicités ciblées.

À moins que vous ne souhaitiez partager vos informations personnelles avec DuckDuckGo, ils ne conservent rien de leur côté de la plateforme.

Le chiffrement utilisé par DuckDuckGo ne se limite pas à l’usage basique du protocole HTTPS. Il va plus loin en supprimant l’en-tête « Referer » lors des redirections vers d’autres sites, empêchant ainsi ceux-ci de savoir ce que vous avez recherché. Il chiffre également ses propres redirections, évitant toute fuite d’information entre votre recherche et le site visité.

DuckDuckGo en quelques chiffres

Illustration : chiffre duckduckgo
© DuckDuckGo

L’entreprise est constituée d’une équipe de 200 personnes et reçoit de très bonnes critiques de la part des utilisateurs. Actuellement, DuckDuckGo enregistre près de 3 milliards de recherches par mois. Chaque mois, 9 millions de personnes installent DuckDuckGO. Bien que ces chiffres sont en constante augmentation, la part de marché mondial de ce moteur de recherche ne dépasse pas les 2 %.

La raison est simple, la très grosse majorité des internautes est dépendante de l’écosystème de Google. Ce n’est pas tant le moteur de recherche qu’ils apprécient, mais l’ensemble des services proposés.

DuckDuckGo vs Google

Dans la bataille des moteurs de recherche, Google et DuckDuckGo ont tous deux des usages différents. Leur principale différence est la manière dont ils traitent les résultats.

Le moteur de recherche de DuckDuckGo est totalement à l’opposé de Google search. Les résultats de recherche de DuckDuckGo ne proviennent pas d’un algorithme construit à partir des informations de l’utilisateur. Au lieu de cela, ils sont vierges.

Illustration : home de DuckDuckGo

La philosophie de DuckDuckGo est que son entreprise ne doit pas tirer profit de vos données. Et ça, même si vous sacrifiez des fonctionnalités précieuses comme les recherches géolocalisées. Les nombreux utilisateurs qui souhaitent une alternative plus privée sont plutôt satisfaits.

Et l’IA dans tout ça ?

Si DuckDuckGo promet des résultats neutres, il a récemment ajouté une couche d’intelligence artificielle pour aider les utilisateurs à obtenir des réponses rapides et synthétiques.
Baptisées Réponses assistées par l’IA, ces suggestions apparaissent parfois en haut des résultats, générées à partir de modèles comme GPT-4o, Claude ou Mistral… mais sans personnalisation, et toujours avec la confidentialité comme priorité.

DuckDuckGo garde son approche vierge et amnésique : l’IA ne vous (re)connaît pas, ne vous suit pas, et oublie tout juste après vous avoir répondu.
Pour ceux qui veulent aller plus loin, il existe même une plateforme dédiée, duck.ai, pour converser avec différents modèles IA, de manière totalement anonyme.
Illustration : choisir son modèle IA

DuckDuckGo vous suit-il à la trace ?

La réponse est oui et non.

Non, DuckDuckGo ne peut pas vous traquer.

DuckDuckGo résout un problème majeur concernant la confidentialité sur Internet : la fuite des recherches. D’autres moteurs de recherche, tels que Google ou yahoo, collectent vos données et les utilisent pour suivre vos actions. La fuite de données se produit lorsque celles-ci sont transmises au site que vous visitez.

Contrairement à Google, DuckDuckGo n’envoie pas ces informations. Les autres sites ne sauront pas que vous êtes venu de DuckDuckGo. Cela est dû au cryptage que le moteur de recherche utilise pour supprimer cette partie des informations envoyées par l’internet. Vous pouvez consulter la politique de confidentialité.

Cependant, en termes de piratage au niveau local, DuckDuckGo ne sera pas en mesure de sauvegarder vos informations. En effet, bien que les recherches soient cryptées, elles restent sur votre ordinateur. Votre historique de navigation laissera toujours des indices détaillant votre parcours.
Illustration : DuckDuckGO même internet mais protégé

©DuckDuckGo

Si quelqu’un venait à pirater votre ordinateur, la protection de DuckDuckGo ne vous aiderait pas.

Oui, DuckDuckGo peut vous suivre à la trace.

Bien que le site suivant ne sache pas d’où vous venez, les liens fournissent quand même des informations sur l’endroit où vous allez. Étant donné que ces liens vous ramènent à votre recherche, ce moteur de recherche peut toujours potentiellement vous suivre.
En outre, si vous partagez volontairement vos informations personnelles avec DuckDuckGo, ce dernier peut être en mesure de vous suivre.

DuckDuckGo : Le pour et le contre

DuckDuckGo remplit bien sa mission première : préserver votre vie privée. Cependant, son moteur de recherche présente quelques inconvénients.

Avantages de DuckDuckGO

  • Pas de données utilisateur suivi : DuckDuckGo ne sait même pas combien d’utilisateurs, il a réellement. Il ne comptabilise que le nombre de recherches et les installations.
  • Aucune donnée utilisateur stockée : Il ne stocke que le strict minimum pour les corrections orthographiques et les suggestions de recherche.
  • Résultats de recherches pures : Il ne vous donnera pas de résultats de recherche basés sur des suppositions de votre emplacement ou de votre historique de navigation.
  • Pas de publicités : Vous ne verrez pas de publicités ciblées s’afficher pendant que vous naviguez.
  • Un seul défilement : Tous les résultats de recherche sont affichés sur une seule page, ce qui vous permet de faire défiler la page pour voir plus de résultats.
  • Bangs : Une fonctionnalité qui vous permet d’obtenir des résultats uniquement à partir d’une plateforme spécifique comme Wikipedia au lieu de rechercher sur l’ensemble du Web.
  • Une IA performante mais confidentielle.

Illustration : DuckDuckGo brule les informations

DuckDuckGo©

Inconvénients de DuckDuckGO

  • Manque de personnalisation : Comme DuckDuckGo ne collecte pas vos données, il n’est pas possible d’obtenir des résultats spécifiques de l’utilisateur (par exemple, la fonction de suggestion automatique). Par conséquent, les listes locales peuvent également être plus difficiles à trouver.
  • Moins de services : Contrairement à Google, DuckDuckGo ne dispose que d’un moteur de recherche. Par conséquent, des éléments comme le Play Store, Google Books, Google Music, etc, ne sont pas disponibles.
  • Pas de projets possibles sur le long terme avec Duck.ai

En résumé : DuckDuckGo, c’est sûr… mais avec ses limites

DuckDuckGo coche beaucoup de cases pour celles et ceux qui veulent reprendre un peu de contrôle sur leur vie numérique.
Pas de profilage, pas de flicage publicitaire, des résultats de recherche neutres et, désormais, un accès à l’IA qui ne sacrifie pas la confidentialité.

Mais ce n’est pas un outil magique.
Il ne rend pas anonyme, ne chiffre pas tout par défaut, et ses fonctionnalités restent limitées comparées à un moteur comme Google.

👉 Est-ce que c’est suffisant ?
Oui, pour beaucoup. DuckDuckGo est un bon point d’équilibre entre simplicité d’usage et respect de la vie privée.
Mais si vous voulez aller plus loin dans la discrétion en ligne, il faudra penser à d’autres outils complémentaires : VPN, navigateur durci, moteur décentralisé…

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A propos de l'auteur : Lisa

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Fondatrice de VPN Mon Ami

Experte en cybersécurité avec plus de 12 ans d'expérience dans le domaine des VPN, j'écris de nombreux articles pour sensibiliser les internautes à la confidentialité en ligne.

Que masque un VPN ?

Que masque un VPN ?

Qu’est-ce qu’un VPN cache en ligne ? C’est une question assez souvent posée et dans ce domaine, les réponses sont parfois assez vagues. En réalité, un réseau privé virtuel permet surtout de dissimuler le plus important, la vie privée d’un internaute à quiconque voudrait jeter un regard indiscret voir inquisiteur. Cet article reprend en détail ce qu’un réseau privé virtuel masque vraiment.

Qu’est-ce qu’un VPN ?

Le sigle VPN est l’abréviation de Virtuel Private Network. La traduction exacte en français est Réseau Privé Virtuel (RPV pour les canadiens). Il s’agit d’un dispositif permettant d’établir une connexion sécurisée à travers un tunnel qui chiffre les informations personnelles de son utilisateur. En plus d’empêcher des tiers de scanner les paquets de données, la connexion de l’internaute transite par un serveur qui sert d’intermédiaire. L’adresse IP d’origine sera masquée et remplacée.

Un VPN se présente sous la forme d’une application compatible pour Windows, macOS, iOS, Android, Linux, AppleTV, etc qui s’active et/ou se désactive en fonction des besoins de son utilisateur. Idéalement un internaute devrait toujours être connecté sous réseau privé virtuel.

Comme tout outil de sécurité, un VPN présente des avantages notables : protection des données, confidentialité, accès à des contenus restreints. Veuillez toutzfois noter les quelques inconvénients des VPN, tels qu’un léger ralentissement de la connexion, une compatibilité parfois limitée ou le coût d’un abonnement de qualité.

Votre adresse IP est masquée

Sans VPN, tous les sites Internet qu’un internaute visite peuvent suivre l’adresse IP, ce qui permet d’identifier facilement et de localiser précisément sa position. Sous VPN, ces sites voient uniquement l’adresse IP du serveur, communément nommé proxy VPN. Pour les trackers du site, le visiteur est simplement considéré comme un anonyme.

Illustration : Un VPN masque l'adresse IP

L’emplacement géographique

Les adresses IP peuvent être utilisées pour suivre une position et l’endroit d’où un internaute se connecte. Comme évoqué dans le point précédant, les fournisseurs de VPN disposent de serveurs dans le monde entier, ce qui permet de cacher sa position et de prétendre accéder à Internet depuis un autre pays. Par exemple, si un utilisateur est physiquement en France et qu’il se connecte à un serveur en Allemagne, une adresse IP allemande lui sera attribuée à la place.

Illustration : un VPN masque l'emplacement géographique

Les internautes ou les voyageurs dans les pays à forte censure peuvent avoir accès à des contenus censurés lorsqu’ils modifient leur véritable localisation avec un VPN. Et pour ceux qui sont sur des réseaux Wi-Fi qui bloquent l’accès à certains sites, un VPN contourne cette restriction.

L’activité en ligne

Sous RPV, les fournisseurs d’accès à Internet (FAI) ne sont plus en mesure de suivre les habitudes de navigation puisque le processus de chiffrement brouille toutes les informations relatives à l’activité en ligne de l’abonné. Les signaux émis transitent de manière illisible dans les 2 sens. (le terme crypté est inexact)

Le chiffrement est l’action d’encoder une information afin que seul le destinataire prévu puisse le comprendre. Une application de cryptographie convertit un message en une séquence totalement indéchiffrable. Même si un tiers s’en empare, il ne sera pas en mesure d’accéder aux données.

Le meilleur VPN proposera toujours l’AES-256 car il est pratiquement impossible à déchiffrer. En effet, cet ensemble de processus utilise des clés de 256 bits qui génèrent plus de combinaisons que le matériel informatique actuel ne peut calculer en des temps raisonnables. On parle de milliers d’années de calcul.

Illustration : un VPN masque l'activité en ligne

Attention ! Si l’utilisateur est connecté à un service comme Google ou Microsoft, celui-ci peut toujours suivre le comportement d’un abonné connecté via son compte. Pour ce qui est de l’adresse IP, en fonction de la localité du serveur VPN que l’internaute aura choisi, le GAFA supposera simplement que l’internaute navigue depuis un autre endroit. (et encore, ce n’est pas sur)

Les données personnelles

Le fameux gars à capuche embusqué et connecté au Wi-Fi du Starcafé

Ironie mise à part et bien que trop exploité en terme d’argument commercial, cette information, concernant les données personnelles, est vraie. Initialement, c’étaient les entreprises qui y avaient recours et on comprend aisément pourquoi. Si l’on retrouve cette information concernant les VPN destinés aux particuliers, c’est en grande partie, à cause, des Wi-Fi mis à disposition un peu partout dans des lieux de passage très fréquentés.

En anglais, le terme utilisé est « man in the middle », plus simplement un tiers. C’est le mec improbable qui se pointe en soirée et que personne n’a invité, ni ne connaît. Les Wi-Fi publics ne sont pas sûrs, un mot de passe pour y accéder n’est pas une garantie de sécurité puisque que c’est uniquement l’accès qui est initialement verrouillé.

Bien qu’encore peu répertorié en France, la pratique qui consiste à dérober des paquets de données via un Wi-Fi public est assez répandue aux US. En règle générale, ce sont des Script Kiddies qui se livrent à ces activités de piratage. Un Script Kiddie ou « gamin à script », est, bien souvent, un adolescent qui utilise des codes de hack dénichés sur Internet et qui s’en sert avec l’intention de récupérer des informations confidentielles monnayables sur Internet.
Les réseaux privés virtuels même les VPN gratuits protègent contre cette possibilité mais pas les antivirus.

Illustration : Un VPN protège les données personnelles de son utilisateur

Pour conclure, un VPN masque vraiment vos activités en ligne dès lors que vous n’êtes pas connecté et identifié à un service tel que Facebook, Gmail, Amazon, ect.

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Proton Wallet : Le portefeuille Bitcoin qui tente de bousculer les codes de la confidentialité

Proton Wallet : Le portefeuille Bitcoin qui tente de bousculer les codes de la confidentialité

Après une phase d’accès anticipé ayant réuni plus de 100 000 utilisateurs, Proton Wallet est désormais accessible à tous. Ce portefeuille Bitcoin non-custodial, conçu par Proton, l’entreprise suisse derrière Proton Mail, la boite mail sécurisée et le VPN gratuit, Proton VPN, s’inscrit dans une vision plus large : offrir un écosystème numérique sécurisé et indépendant des acteurs centralisés.

Avec des fonctionnalités comme l’envoi de Bitcoin par e-mail, la rotation automatique des adresses pour plus de confidentialité et un code entièrement open source, Proton Wallet veut se démarquer face aux mastodontes du secteur comme Metamask ou Trust Wallet.

Proton Wallet peut-il réellement concurrencer les géants déjà bien établis ?

Illustration : Proton Wallet sur iOS et Android

Un traumatisme financier encore vivace

Il faut dire que le développement de Proton Wallet n’a rien d’anodin dans l’histoire de la firme Suisse. Il trouve ses origines dans un épisode marquant de l’histoire de Proton : en 2014, l’entreprise, créee par des chercheurs du CERN, avait vu ses fonds gelés par PayPal, mettant en péril son activité naissante.

Logo de l'organisation européenne pour la recherche nucléaire

Depuis, Proton a toujours cherché à se détacher des systèmes financiers traditionnels, au point de conserver une partie de ses réserves en Bitcoin comme protection contre de nouvelles ingérences extérieures.
Avec Proton Wallet, l’entreprise propose une alternative aux utilisateurs souhaitant gérer leurs actifs numériques sans intermédiaire et sans dépendre d’une plateforme centralisée.

Illustration : Découvrez Proton Wallet

©Proton

Proton Wallet passe à la vitesse supérieure

Lors de son lancement, Proton Wallet était uniquement accessible via le web, autant dire que son utilité était proche du néant sidéral…

Aujourd’hui, plusieurs fonctionnalités viennent renforcer ce portefeuille et ont le mérite d’attirer notre attention :

✔️ Application mobile disponible sur iOS et Android.
✔️ Transactions sans frais de réseau dans certains cas, un argument fort pour attirer les utilisateurs.
✔️ Toujours non-custodial et open source, garantissant que l’utilisateur garde le contrôle de ses clés privées.
✔️ Rotation automatique des adresses Bitcoin, un plus pour la confidentialité.
✔️ Proton Sentinel, un système de détection des transactions suspectes basé sur l’IA et l’intervention humaine.

Pourquoi Proton s’obstine avec ce projet ?

Proton revendique 100 000 utilisateurs ayant testé son wallet en accès anticipé. Toutefois, ces chiffres concernent uniquement sa communauté existante, ce qui signifie qu’il s’agit d’un premier pas.

Illustration : BitcoinIl n’est pas déraisonnable de supposer que Proton Wallet soit avant tout un levier d’acquisition et de rétention pour ses propres utilisateurs. Proton ne cherche peut-être pas forcément à concurrencer Metamask ou Trust Wallet sur leur propre terrain, mais plutôt à compléter son écosystème pour capter et fidéliser une base d’utilisateurs engagée dans sa philosophie de confidentialité et d’indépendance numérique.

Les motivations derrière cette initiative

  • Créer une alternative crypto alignée avec leurs valeurs : Proton s’est toujours positionné comme une entreprise anti-surveillance et pro-confidentialité. Avoir un crypto wallet non-custodial et open source (dispo sur GitHub) permet de renforcer cette image, surtout auprès des utilisateurs qui veulent éviter les solutions développées par des entreprises plus « mainstream ».Illustration : Octocat de la plate-forme Github
  • Encourager la décentralisation des paiements pour éviter les risques bancaires : Depuis l’épisode de 2014 avec PayPal, Proton semble vouloir limiter sa dépendance aux systèmes financiers traditionnels. Si leur wallet prend de l’ampleur, ils pourraient même imaginer un système de paiement interne, complètement hors du réseau bancaire classique.
  • Rétention des utilisateurs existants : Proton a une base d’utilisateurs qui payent pour Proton Mail, Proton VPN, Proton Drive, Proton Calendar et Proton Pass. Proposer un portefeuille sécurisé aux abonnés dans un premier temps permet de créer un effet d’écosystème : plus un utilisateur utilise plusieurs services de Proton, plus il a de raisons d’y rester.Illustration : Découvrez l'écosystème complet de Proton
  • Se positionner sur le long terme dans un secteur incertain : Aujourd’hui, la régulation des cryptos est très floue et changeante. En se positionnant tôt avec un produit sécurisé et respectueux de la vie privée, Proton pourrait (c’est du conditionnel) avoir une longueur d’avance si la demande explose pour des solutions crypto ultra-confidentielles.

Confidentialité et sécurité : un vrai atout ?

Contrairement aux wallets custodiaux (où les plateformes détiennent vos clés privées), Proton Wallet est non-custodial, ce qui signifie que l’utilisateur est le seul maître de ses actifs. Son code open source permet également un audit public, un gage de transparence pour les utilisateurs avertis.

Mais est-il vraiment plus privé que les autres wallets ?

👉 La rotation automatique des adresses Bitcoin est un point positif, mais elle reste une fonctionnalité courante sur des wallets orientés confidentialité comme Samourai Wallet (un wallet non-custodial connu pour son implémentation avancée de CoinJoin afin d’anonymiser les transactions Bitcoin).

Le principal intérêt de Proton Wallet semble être pour ceux qui sont déjà dans l’écosystème Proton et qui veulent une solution intégrée pour gérer leurs cryptos en toute indépendance. Mais pour une adoption plus large, Proton devra encore prouver qu’il apporte une réelle valeur ajoutée face à la concurrence.

La persistance de Proton sur ce projet est intrigante : s’agit-il simplement d’un service de plus pour leur utilisateurs, ou ont-ils une vision à long terme pour bousculer les standards des wallets existants ? Seul le temps le dira.

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Tails 6.0 : Enfin une interface digne de ce nom !

Tails 6.0 : Enfin une interface digne de ce nom !

Dans l’univers des systèmes d’exploitation dédiés à la protection de la vie privée et à l’anonymat en ligne, Tails occupe une place de choix. Pour ceux qui découvrent ce concept, Tails est un système d’exploitation portatif autonome gratuit Open Source, ce qui signifie qu’il peut être démarré sur presque n’importe quel ordinateur à partir d’une clé USB. Son objectif ? Assurer à ses utilisateurs une protection optimale contre la surveillance et la censure de façon super simple.

Après une période relativement calme, marquée principalement par des correctifs de sécurité et des mises à jour mineures, la communauté de Tails a été récemment secouée par l’annonce d’une mise à jour de grosse envergure : Tails 6.0. Cette nouvelle version représente un jalon important dans le développement de Tails, introduisant une série d’améliorations et de fonctionnalités inédites qui méritent une attention particulière.

Nouveautés et améliorations

Tails 6.0 se distingue par plusieurs avancées significatives. Parmi elles, on note une amélioration de l’interface utilisateur, rendant Tails non-seulement plus accessible aux nouveaux utilisateurs, mais aussi plus agréable pour ceux habitués à l’environnement.
Cette refonte graphique était vraiment très attendue tant l’interface précédente était vraiment peu engageante.
Illustration : Interface Tails 6.0

Cette mise à jour témoigne d’une volonté de rendre la sécurité et l’anonymat en ligne accessibles à tous, sans nécessiter de compétences techniques approfondies.

Renforcement technique et mises à jour des applications

Au cœur de Tails 6.0 se trouve une mise à niveau de son système de base, avec l’adoption de la dernière version stable de Debian. Cette transition assure, non-seulement, une meilleure compatibilité matérielle mais aussi une optimisation des performances, garantissant ainsi une expérience utilisateur plus fluide et sécurisée.
Debian, reconnu pour sa stabilité et sa sécurité, fournit un socle solide pour Tails, renforçant sa réputation en tant qu’outil fiable pour la confidentialité en ligne.

En parallèle, Tails 6.0 introduit des mises à jour substantielles pour les applications intégrées, essentielles pour la navigation, la communication et la gestion des fichiers de manière sécurisée. Parmi ces applications, on trouve :

  • Tor Browser, le navigateur web axé sur la confidentialité, est mis à jour pour incorporer les dernières améliorations en matière de sécurité et de protection de la vie privée.
  • Thunderbird, pour une gestion des emails sécurisée, bénéficie également d’une mise à jour, renforçant les fonctionnalités de confidentialité et la facilité d’utilisation.
  • KeePassXC, un gestionnaire de mots de passe Open Source, est mis à jour pour offrir une sécurité accrue dans la gestion des identifiants.
  • LibreOffice, la suite bureautique, reçoit des améliorations significatives, permettant une meilleure compatibilité des formats de fichiers et une expérience utilisateur améliorée.

Conclusion

Pour ceux qui utilisent déjà Tails, cette mise à jour est plus que bienvenue ! Pour les novices, c’est le moment idéal pour explorer un outil conçu pour défendre la liberté individuelle et la confidentialité en ligne.

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L’IoT : le chaos connecté qu’on refuse de voir

L’IoT : le chaos connecté qu’on refuse de voir

L’Internet des Objets (IoT) s’intègre désormais à tous les aspects de notre quotidien, bien au-delà des enceintes connectées ou des smartphones. Du domicile aux infrastructures publiques et privées, ces appareils transforment nos habitudes sans pour autant garantir une sécurité optimale.
Avec plus de 41 milliards d’appareils attendus cette année, ce joyeux bordel numérique manque encore cruellement de normes, et certaines précautions s’imposent. Décryptons les enjeux de l’IoT et les meilleures pratiques pour garder un minimum de contrôle.

IoT et domotique : un duo (presque) parfait

L’IoT, ou Internet des Objets, désigne la connexion d’objets du quotidien à Internet, leur permettant de collecter, d’échanger et d’agir sur des données sans intervention humaine directe. Pour faire simple, si un objet peut être contrôlé à distance via Internet, il fait probablement partie de l’IoT.  

Illustration : Apple Watch fait partie de l'IoT.Difficile de parler d’IoT sans citer l’Apple Watch qui incarne parfaitement la convergence de la technologie, du design et de la fonctionnalité dans un objet du quotidien

Mais l’IoT ne se limite pas aux montres connectées : c’est au cœur de la domotique, où il transforme nos maisons en espaces intelligents et automatisés. Désormais, un réveil ne se contente plus de sonner : il peut allumer la machine à café, ajuster l’éclairage et la température de la maison et les assistants vocaux centralisent le contrôle des appareils. L’IoT est devenu un pilier de la maison connectée.

Cette révolution silencieuse (enfin, ça dépend des objets) n’est pas sans contre partie.

Plus il y a d’objets connectés, plus les risques d’intrusion et d’abus de données augmentent. Et avec l’explosion des données générées dans le cloud, la question de la sécurité et de la vie privée revient ENCORE sur le tapis.

IoT : le Far West numérique

L’Internet des Objets s’est développé plus vite que les lois et les normes, créant un véritable chaos technologique où chaque fabricant fait un peu ce qu’il veut. Résultat : une prolifération d’objets connectés mal sécurisés et des utilisateurs souvent livrés à eux-mêmes. Dans un système d’information classique, la sécurité est pensée dès la conception. Mais dans la ruée vers l’IoT, c’est la fonctionnalité et le design qui passent en premier, la sécurité venant souvent en dernier (quand elle vient !). Beaucoup d’objets utilisent encore des protocoles dépassés, des mots de passe par défaut ou n’offrent même pas de mises à jour. En matière de régulation de cette « portion » d’Internet qu’occupent, d’une certaine façon, ces objets connectés, il n’existe quasiment rien. drone

L’IoT : des failles bien réelles, mais pas toujours là où on les attend

🔹 Quand l’IoT devient une cible

En novembre 2024, le botnet Matrix a exploité des failles dans des caméras et routeurs connectés pour lancer des attaques DDoS massives, rendant certains services inaccessibles.
La même année, une compromission de 576 000 comptes Roku a mis en lumière les risques liés aux objets connectés grand public.

🔹Où vont nos données ? Bonne question.

La plupart des objets connectés envoient en continu des informations vers le cloud, mais sans transparence sur leur stockage ni leur exploitation. Qui y a accès ? Où sont-elles stockées ?

🔹Sécuriser l’IoT : euh…

💡 Contrairement aux idées reçues, un VPN ne protège pas un objet connecté : il masque l’IP publique, mais ne bloque ni le tracking des fabricants ni les failles des appareils. Ce n’est pas non plus un brouilleur d’images de vos caméra de surveillance pour les fabricants.

Illustration IOT 2024

✅ Pour limiter les risques :

  • Segmenter le réseau Wi-Fi pour isoler les objets connectés.
  • Désactiver les accès cloud inutiles.
  • Privilégier des appareils offrant des mises à jour régulières.

📌 Tous les objets ne permettent pas de modifier leur mot de passe (ex. certains jouets connectés). Avant l’achat, il vaut vaut vérifier. On sait que vous ne le ferez pas. Qui a envie de lire un pavé juridique de 20 pages écrit en tout petit avant d’acheter une veilleuse licorne connectée ?

IoXt : le Label Rouge des objets connectés… ou un simple sticker ?

Illustration : logo de l'ioXt

 

Face aux nombreux problèmes de sécurité qui émergent directement de l’IoT, une alliance internationale, l’ioXt, tente d’agir. Avec pour mission de renforcer la confiance dans les produits connectés, l’ioXt vise à établir des normes harmonisées pour la sécurité et la confidentialité.

Cette initiative, bien que non reconnue en France de manière officielle, a déjà séduit de nombreuses grandes entreprises. Les certifications délivrées par l’ioXt ne sont pas seulement des tampons d’approbation, mais des labels indépendants attestant de l’engagement en matière de sécurité.

IoT : un futur brillant… ou Pandémonium connecté ?

L’Internet des Objets transforme nos habitudes, simplifie notre quotidien et ouvre la porte à des innovations fascinantes. Mais c’est encore le chaos : sécurité négligée, absence de régulation, collecte massive de données…

Si des initiatives comme ioXt tentent de structurer ce marché, elles restent non-reconnues partout vu l’ampleur de la tâche.

Un monde connecté, c’est bien. Un monde connecté en toute sécurité, c’est mieux. Alors, avant d’acheter un énième smart truc connectée, posez-vous une question : avez-vous vraiment envie qu’elle partage vos secrets avec le cloud ?

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Que sait Meta de nous ? : Que savent-ils vraiment ?

Que sait Meta de nous ? : Que savent-ils vraiment ?

Meta (Facebook, Instagram, WhatsApp, Messenger, Threads) repose sur un modèle économique centré sur la collecte et l’exploitation massive de données personnelles. Cette collecte alimente principalement des systèmes de publicité ciblée et l’amélioration des algorithmes de la plateforme, souvent au détriment de la transparence et de la vie privée des utilisateurs. Les récentes déclarations de Mark Zuckerberg concernant la modération du contenu publié ne changent rien à cette collecte de données et pourraient même aggraver la situation.

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Pourquoi Meta collecte-t-il des données sur vous ?

Meta collecte vos données principalement pour alimenter son modèle économique basé sur la publicité ciblée. En analysant votre comportement et vos préférences, Meta peut :

 

  • Personnalisation des contenus : Suggestions d’amis, fil d’actualité, publicités adaptées.
  • Publicité ciblée : Vente de profils d’audience aux annonceurs pour un ciblage ultra-précis.
  • Amélioration des services : Optimisation des algorithmes, détection des comportements suspects.
  • Partage avec des tiers : Partenariats publicitaires et intégrations avec d’autres services.

Quelles données Meta collecte-t-il sur vous ?

D’après ses conditions générales d’utilisation, Meta collecte des données bien au-delà de ce que vous publiez :

  • Données fournies volontairement : Nom, âge, numéro de téléphone, adresse e-mail, photos, vidéos, publications, commentaires.
  • Données de comportement : Temps passé sur la plateforme, likes, partages, interactions.
  • Données techniques : Adresse IP, type d’appareil, modèle de téléphone, fréquence d’utilisation, système d’exploitation, localisation approximative.
  • Données hors plateforme : Sites visités via le Meta Pixel, applications partenaires.

Tableau comparatif des services Meta et types de données collectées

Service Données collectées Usage principal Contrôle possible
Facebook Photos, interactions, IP, matériel utilisé Publicité ciblée, captation de l'attention, personnalisation Paramètres de confidentialité, Ad Blockers
Instagram Photos, interactions, localisation Publicité ciblée, captation de l'attention, recommandations Paramètres, gestion des cookies
WhatsApp Métadonnées (fréquence, contacts) Optimisation, captation de l'attention, ciblage minimal Chiffrement E2E, collecte de méta
Messenger Messages, photos, interactions Publicité ciblée, captation de l'attention, suggestions Paramètres, chiffrement limité
Threads Photos, interactions, IP, localisation Publicité ciblée, captation de l'attention, recommandations Paramètres de confidentialité, gestion des cookies

Peut-on limiter la collecte de données ?

Moui, mais avec des limites :

  • Paramètres de confidentialité : Accès au tableau de bord Meta pour désactiver certaines options de suivi.
  • Désactivation des cookies de suivi : Contrôle sur les navigateurs et via le Centre de préférences publicitaires.
  • Utilisation d’alternatives : Messageries chiffrées (Signal, Threema), réseaux sociaux plus respectueux comme Mastodon.

Illustration : Mastodon, alternative à Facebook
Copyright © 2025 Mastodon gGmbH.

Comment consulter vos données collectées ?

Vous pouvez télécharger une copie de vos données personnelles depuis :

  • Facebook : Paramètres > Vos informations Facebook > Télécharger vos informations.
  • Instagram : Paramètres > Sécurité > Télécharger vos données.
  • WhatsApp : Paramètres > Compte > Demander les informations du compte.
  • Threads : Paramètres > Sécurité > Télécharger vos données.

Pourquoi est-ce un problème ?

  • Suivi hors plateforme : Meta suit votre activité même en dehors de ses services.
  • Fuites de données : Plusieurs scandales, comme l’affaire Cambridge Analytica, ont exposé des millions de données personnelles.
  • Profilage intrusif : Vos préférences, comportements et intérêts sont analysés pour maximiser l’engagement publicitaire.
  • Changements récents de modération : Meta a récemment annoncé des ajustements dans la modération des contenus, réduisant certaines restrictions, tout en poursuivant une collecte massive de données.
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Conclusion : Faut-il s’inquiéter des pratiques de Meta ?

Les changements récents annoncés par Meta ne réduisent en rien la collecte de données et pourraient même accentuer la surveillance sous prétexte d’un contrôle plus laxiste du contenu publié. Comprendre comment vos données sont utilisées et quelles limites existent est essentiel pour naviguer ces plateformes en toute conscience. Il peut être pertinent d’explorer des alternatives plus respectueuses de la vie privée et de limiter autant que possible son exposition aux pratiques intrusives de Meta.

Chaque jour, vous êtes de plus en plus nombreux à consulter nos pages et à nous poser des questions pour comprendre comment sécuriser vos données personnelles et réduire votre suivi en ligne. Merci pour votre intérêt et vos nombreux partages !
A propos de l'auteur : Lisa

A propos de l'auteur : Lisa

Fondatrice de VPN Mon Ami

Experte en cybersécurité avec plus de 12 ans d'expérience dans le domaine des VPN, j'écris de nombreux articles pour sensibiliser les internautes à la confidentialité en ligne.