Proton offre deux ans de sécurité numérique aux musées après le scandale du Louvre

Proton offre deux ans de sécurité numérique aux musées après le scandale du Louvre

Après le casse au Louvre, le géant suisse de la confidentialité Proton annonce une initiative inédite : offrir deux ans de son gestionnaire de mots de passe Proton Pass à toutes les institutions culturelles du monde.
Son objectif est d’aider les musées, bibliothèques et théâtres à mieux se protéger contre les attaques informatiques.

L’annonce intervient alors que l’enquête sur le vol au Louvre continue. D’après les médias, le préjudice s’élève à plus de 80 millions d’euros. Certaines caméras de surveillance utilisaient encore des mots de passe simples (Louvre), un problème courant aussi bien dans les institutions culturelles que chez les particuliers.

Proton a déclaré « Notre patrimoine n’a pas seulement besoin d’alarmes, mais de protections numériques solides. »

Si vous êtes un particulier : voici 8 gestionnaires de mot de passe Open Source qui savent se rendre indispensables

Cette offre, valable jusqu’à fin 2025, permet aux établissements éligibles d’utiliser gratuitement Proton Pass en version professionnelle. L’application, chiffré de bout en bout, crée et partage des mots de passe forts, détecte les fuites et centralise la gestion des accès.

Illustration : Musée du Louvre

Ce n’est pas la première fois que Proton agit dans un contexte de crise : l’entreprise avait déjà élargi les serveurs réseau de son  VPN gratuit à télécharger pour soutenir les utilisateurs dans les zones de guerre, notamment en Ukraine et en Iran.
Un geste symbolique, mais aussi politique, fidèle à sa mission : défendre la vie privée et la liberté numérique.

🏛️ Comment en profiter gratuitement des deux ans de Proton Pass ?

Les musées, bibliothèques, théatres ou galeries intéressés peuvent s’inscrire gratuitement avant le 31 décembre 2025 via le formulaire officiel de Proton. L’équipe Proton validera chaque demande manuellement.

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A propos de l'auteur : Lisa

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Fondatrice de VPN Mon Ami

Avec plus de 12 ans d'expérience dans le domaine des VPN, j'écris de nombreux articles pour sensibiliser les internautes à la confidentialité en ligne.

Note de transparence :

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Attaques par force brute : arrêtez de vous faire avoir

Attaques par force brute : arrêtez de vous faire avoir

Les attaques par force brute sont l’une des méthodes les plus anciennes et toujours parmi les plus efficaces, pour compromettre des comptes en ligne. Elles consistent à tester automatiquement des milliers, voire des millions de combinaisons de mots de passe jusqu’à trouver la bonne. L’année dernière, une base de données contenant plus de 80 000 identifiants liés à des comptes CyberGhost a circulé en ligne. Le service a assuré que son infrastructure n’avait pas été compromise, mais cet incident rappelle une réalité simple : la plupart des violations de comptes ne viennent pas d’une faille du service, mais de mots de passe faibles ou réutilisés.

Dans cet article, nous allons expliquer comment fonctionnent les attaques par force brute, pourquoi elles restent redoutablement efficaces malgré les progrès de la cybersécurité, et quelles mesures concrètes permettent de s’en protéger efficacement.

Qu’est-ce qu’une attaque par force brute ?

Une attaque par force brute consiste à tenter systématiquement des combinaisons d’identifiants (noms d’utilisateur, mots de passe, PIN, phrases de passe) jusqu’à trouver la bonne. Les attaquants automatisent le processus à l’aide d’outils qui génèrent et testent des milliers, voire des milliards, de variations de mots de passe.

On distingue deux scénarios principaux :

  • Attaque en ligne (online) : l’attaquant tente de se connecter directement sur un service (page de connexion, API). Ces attaques sont freinées par des protections serveur (blocage après X tentatives, CAPTCHA, MFA).
  • Attaque hors-ligne (offline) : l’attaquant a réussi à obtenir une copie chiffrée d’une base de mots de passe (souvent à la suite d’une fuite de données). Il peut alors tester des combinaisons localement, sans aucune restriction. Le principe consiste à comparer les empreintes cryptographiques (ou “hashes”) des mots de passe générés avec celles présentes dans la base. Si deux empreintes correspondent, le mot de passe est trouvé, d’où la grande dangerosité de ce type d’attaque.

Il existe plusieurs variantes : attaques exhaustives (tester toutes les combinaisons possibles), attaques par dictionnaire (tester des mots courants et leurs variantes), attaques hybrides (mélange des deux) et credential stuffing (réutiliser des identifiants volés sur d’autres services). L’efficacité d’une attaque dépend surtout de la longueur et l’entropie du mot de passe, et du fait que le système protège ou non les tentatives de connexion.

Illustration : Attaque par force brute
Une attaque par force brute pourrait ressembler à ça.

Comment fonctionne une attaque par force brute ?

Vous l’aurez compris, une attaque par force brute repose sur un principe simple : tester toutes les combinaisons possibles d’un mot de passe jusqu’à trouver la bonne. Chaque caractère ajouté augmente le nombre de combinaisons de manière exponentielle, autrement dit, chaque nouveau caractère multiplie la difficulté du piratage.

Mais la longueur seule ne suffit pas : la puissance de calcul joue un rôle essentiel. Certains attaquants disposent aujourd’hui de cartes graphiques capables de réaliser plusieurs milliards de tentatives par seconde, surtout lors d’attaques hors ligne (c’est-à-dire à partir d’une base de données volée). Dans ce cas, ils ne sont pas limités par les protections d’un site ou d’une application.

Ordres de grandeur

Pour illustrer cette différence, voici le temps moyen nécessaire pour tester toutes les combinaisons possibles d’un mot de passe selon sa longueur, en supposant un alphabet complet (lettres, chiffres et symboles, soit environ 94 caractères).

Longueur (caractères) Combinaisons (≈) À 1 × 10⁹ tests/s À 1 × 10¹¹ tests/s
7 64 847 759 419 264 ≈ 6,48 × 10¹³ ~18 heures ~11 minutes
8 6 095 689 385 410 816 ≈ 6,10 × 10¹⁵ ~71 jours ~17 heures
9 572 994 802 228 616 704 ≈ 5,73 × 10¹⁷ ~18 ans ~66 jours
10 53 861 511 409 489 970 176 ≈ 5,39 × 10¹⁹ ~1 708 ans ~17 ans
11 5 062 982 072 492 057 196 544 ≈ 5,06 × 10²¹ ~160 547 ans ~1 605 ans
12 475 920 314 814 253 376 475 136 ≈ 4,76 × 10²³ ~15 091 334 ans ~150 913 ans

Estimations basées sur des vitesses de 1 à 100 milliards de tentatives par seconde, selon la puissance de calcul disponible.

Differents types d’attaques par force brute

Par essence, une attaque par force brute consiste à deviner le plus grand nombre possible de combinaisons. Il existe cependant quelques variantes :

L’attaque par dictionnaire

Il s’agit de l’attaque la plus basique. L’attaquant prend un dictionnaire de mots de passe (une liste de mots de passe populaires) et les vérifie tous. Ainsi, si votre mot de passe est « qwerty123 » ou « 123456 », un robot de force brute le craquera en quelques secondes.

Attaque brute hybride

Méthode intermédiaire entre dictionnaire et brute force pure : on part d’une liste (noms, mots courants) et on applique des règles (ajout de chiffres, remplacement de caractères) pour générer des variantes. Très efficace contre les mots de passe légèrement modifiés.

Attaque brute inversée

Comme son nom l’indique, cette attaque fait appel à une méthode inverse pour deviner les informations d’identification. Au lieu de cibler un ensemble de mots de passe, une attaque inversée compare plusieurs noms d’utilisateur à un seul mot de passe populaire. Dans ce cas, les attaquants tentent de forcer un nom d’utilisateur avec ce mot de passe particulier jusqu’à ce qu’ils trouvent la bonne paire.

Bourrage d’identifiants (Credential Stuffing)

Après une fuite, les attaquants réutilisent des paires identifiant/mot de passe volées pour tenter l’accès sur d’autres sites (les gens réutilisent souvent les mêmes mots de passe). Le succès provient de la réutilisation, pas d’un craquage pur. On parle alors de recyclage de données.

Comment se protéger contre une attaque par force brute ?

Se prémunir contre une attaque par force brute ne demande pas de compétences techniques particulières. Quelques réflexes simples suffisent à bloquer la majorité des tentatives automatisées.

1. Utilisez des mots de passe longs et uniques

Plus un mot de passe est long, plus il devient complexe à deviner. Privilégiez les phrases de passe (par exemple : LesChatsDansent@Minuit) plutôt que des combinaisons courtes et compliquées.
Un gestionnaire de mots de passe fiable vous aidera à créer et stocker des identifiants solides sans avoir à les mémoriser.

2. Activez l’authentification à deux facteurs (2FA / MFA)

Cette option ajoute une vérification supplémentaire (code SMS, e-mail, ou application d’authentification). Même si votre mot de passe est compromis, un attaquant ne pourra pas se connecter sans cette seconde étape.

3. Vérifiez si vos données ont fuité

Le site haveibeenpwned permet de savoir si vos identifiants figurent dans une fuite de données connue.
Si c’est le cas, changez immédiatement les mots de passe concernés et désactivez la réutilisation d’adresses e-mail ou d’identifiants identiques.
Illustration : sir Have I been Powned

4. Évitez de réutiliser le même mot de passe

Réutiliser un mot de passe sur plusieurs services, c’est offrir à un pirate une porte d’entrée unique pour plusieurs comptes. Un gestionnaire peut générer automatiquement des mots de passe différents pour chaque site.

5. Renforcez votre sécurité globale avec un VPN

Un VPN (réseau privé virtuel) n’empêche pas directement une attaque par force brute, mais il améliore considérablement votre hygiène numérique :

  • il chiffre votre connexion Internet,
  • cache votre adresse IP,
  • protège les connexions publiques (Wi-Fi, hôtels, aéroports, cafés),
  • et réduit les risques d’exposition à des tentatives de phishing ou de vol d’identité.

Utiliser un VPN ne remplace pas un mot de passe fort, mais il complète votre protection en empêchant les acteurs malveillants d’observer, collecter ou corréler vos données de connexion.

Pour conclure

Les attaques par force brute sont une piqure de rappel : la sécurité ne dépend pas uniquement de la technologie, mais surtout de nos habitudes numériques.
En combinant de bons réflexes, mots de passe solides, double authentification, vérification régulière des fuites, et quelques outils de protection, on réduit considérablement les risques d’intrusion.
La cybersécurité n’est pas qu’une affaire d’experts : c’est une routine quotidienne qui commence par un mot de passe bien choisi.

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VPN : 5 critères essentiels à vérifier avant de se lancer

VPN : 5 critères essentiels à vérifier avant de se lancer

Vous êtes de plus en plus nombreux à tomber sur des messages du type “contenu non disponible dans votre pays” ou “ce site est bloqué”. Sur les réseaux sociaux, on parle beaucoup des VPN comme d’une solution pour dépasser ces blocages. Pas étonnant que vous ayez envie d’essayer.
Avant de télécharger le premier VPN qui s’affiche dans le Play Store ou sur une pub YouTube, prenez deux minutes : certains services peuvent vraiment vous aider, d’autres risquent surtout de vous décevoir voir pire.
Et comme toujours quand une tendance cartonne, les arnaques débarquent. Avec les réseaux privés virtuels, c’est le festival : applis pourries, discours mytho, failles de sécurité… Il suffit de cliquer au mauvais endroit pour se faire plumer. Un vrai terrain miné pour les débutants.

Pour ne pas vous tromper, voici 5 points essentiels à connaître avant d’installer un VPN.

Les 5 choses à vérifier avant de se décider pour un VPN

Ce qu’il faut regarder Pourquoi c’est important ?
Gratuit ou payant Le gratuit, c’est rarement un cadeau : pubs, limitations insupportables, données revendues… et parfois même les trois à la fois, avec un service pourri en prime.
Compatibilité avec vos appareils Smartphone, PC, tablette, TV connectée… assurez-vous que l’appli existe pour vos appareils, sinon l’abonnement ne vous servira pas à grand-chose.
Streaming et contenus Avant de parler de Netflix ou Disney+, il faut déjà vérifier si le service permet le streaming en HD sans coupures ni limitations. Ensuite seulement, regardez quelles plateformes sont accessibles.
Emplacements de serveurs Vérifiez que le service propose des serveurs dans les pays dont vous avez vraiment besoin (France, US, Canada, etc.). Pas d’emplacement adapté = pas d’accès garanti.
Vie privée Le service doit protéger vos infos de navigation et ne pas les stocker. Sinon, ces données risquent d’être revendues au plus offrant.

Gratuit ou payant, un choix qui change tout

Télécharger un VPN gratuit peut sembler une bonne idée au premier abord. Mais il faut garder en tête qu’un réseau de serveurs coûte cher à entretenir, et si vous ne payez pas, le service doit bien se financer autrement pour être maintenu.

Certains misent sur la publicité. C’est le cas d’EventVPN, lancé par ExpressVPN et proposé sur l’App Store. Le modèle est simple : des pubs avant et après chaque session. Vous obtenez un service qui fonctionne, mais avec une expérience utilisateur polluée et un suivi publicitaire en prime.

D’autres vont encore plus loin. L’exemple le plus connu reste Hola VPN : présenté comme gratuit, il transforme en réalité ses utilisateurs en fournisseurs de bande passante pour d’autres. Votre connexion pouvait donc être utilisée par n’importe qui, sans que vous sachiez pourquoi ni à quelles fins.

Et puis il y a le cas des réseaux privés virtuels fournis par un FAI, comme celui de Free, mVPN. Dans ce cas, il ne s’agit plus vraiment d’un VPN : au lieu de protéger votre vie privée face à votre fournisseur d’accès, vous passez directement par son service. Autant dire que la confidentialité et la neutralité est vidée de son sens.

Un service payant a l’avantage de financer correctement son infrastructure. Résultat : une connexion plus rapide, plus stable, sans pubs ni quotas, et surtout sans revente de vos données.

Évidemment, le prix des VPN varie beaucoup d’un fournisseur à l’autre. C’est un critère important, mais il ne doit pas être le seul. Ce qui compte, c’est le rapport entre ce que vous payez et la qualité réelle du service : vitesse, respect de la vie privée, accès aux contenus, support des appareils que vous utilisez.
Illustration : Vérifier avant de choisir son VPN

Streaming et contenus

Beaucoup cherchent un VPN streaming pour accéder à leurs plateformes préférées à l’étranger ou débloquer des catalogues différents. Mais attention : tous les services ne sont pas capables de suivre.

Premier critère à vérifier : la qualité du streaming. Un bon service doit permettre de regarder en HD ou 4K, sans coupures ni limitations de data. Si un VPN bride la vitesse ou impose un quota mensuel, oubliez tout de suite, vous ne tiendrez pas plus de deux épisodes.

Ensuite seulement, regardez les plateformes supportées : Netflix, Disney+, Canal+, Prime Video… Certains VPN fonctionnent bien avec l’une mais pas avec l’autre. C’est un jeu du chat et de la souris permanent, les plateformes bloquent, les VPN contournent, et tous ne s’en sortent pas avec la même efficacité.

Avant de télécharger un VPN pour le streaming, assurez-vous qu’il supporte la HD/4K sans limites et qu’il débloque vraiment les plateformes que vous utilisez.

Compatibilité avec vos appareils

Avant de souscrire, vérifiez que l’application est bien disponible pour vos appareils : smartphone, PC, tablette, Smart TV… et/ou que votre version d’Android, d’iOS, de Windows ou de macOS est encore supportée. Rien de plus frustrant que de payer un abonnement pour découvrir qu’il ne fonctionne pas sur votre configuration et ce, même si ils vous rembourseront en cas de problème dans les 30 premiers jours d’utilisation.

Pour certains usages spécifiques (routeur, console de jeux, TV connectée), tous les services ne proposent pas d’appli dédiée. Mieux vaut donc vérifier la compatibilité en amont plutôt que de se retrouver bloqué après coup.

Emplacements de serveurs

Quand on parle de serveurs VPN, il y a deux choses à vérifier : le nombre et surtout les emplacements disponibles.

Avoir beaucoup de serveurs, c’est utile pour éviter la saturation car moins un serveur est encombré plus la connexion reste rapide et stable. Mais ce critère reste secondaire face à l’essentiel : la localisation.

Beaucoup de personnes cherchent un VPN uniquement pour accéder à un pays précis : la France pour les chaînes de télé, les États-Unis pour Netflix US, le Japon pour l’anime… Si le pays dont vous avez besoin n’est pas couvert, l’abonnement ne vous servira à rien.

En résumé, ne vous laissez pas impressionner par les gros chiffres (“plus de 10 000 serveurs”). Vérifiez surtout que les pays qui vous intéressent sont bien disponibles.

Illustration : Personne qui choisit son VPN

Vie privée : est-ce que vos données restent à l’abri ?

Un VPN est avant tout un outil de confidentialité en ligne. Mais tous ne jouent pas le jeu. Certains conservent des logs (historique des connexions, sites visités, adresses IP utilisées) qu’ils peuvent partager avec des partenaires. Dans ce cas, la protection que vous pensiez avoir disparaît aussitôt.

Les plus douteux vont plus loin : collecte de données personnelles, revente à des tiers publicitaires, ou conditions d’utilisation volontairement floues. C’est une pratique qu’on retrouve souvent du côté de très nombreux VPN gratuits.

Pour limiter les risques, il faut choisir un fournisseur de VPN sans log qui affiche une politique claire de non-conservation des logs, et qui n’a pas déjà été épinglé pour pratiques douteuses. La juridiction (le pays où l’entreprise est basée) peut aussi jouer un rôle, certaines lois étant beaucoup plus intrusives que d’autres.

Si un service ne garantit pas noir sur blanc la confidentialité de vos données de connexion, passez votre chemin.

Pour conclure

Choisir un VPN n’a rien de compliqué, à condition de savoir où regarder. Les gratuits se paient souvent par la pub, la revente de données ou pire, comme Hola. Et beaucoup misent encore sur l’ignorance des débutants pour refourguer des applis médiocres.

En gardant à l’esprit cinq critères simples, gratuit ou payant, confidentialité, streaming, compatibilité, emplacements de serveurs, vous éviterez la plupart des pièges.

Un bon service, c’est avant tout un outil qui vous rend la main sur votre connexion : protéger vos données sur un Wi-Fi public, accéder à vos contenus habituels en voyage, contourner des blocages absurdes. Pas besoin d’être expert, juste de vérifier avant d’installer.

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Lumo, l’alternative privée aux IA qui vous espionnent

Lumo, l’alternative privée aux IA qui vous espionnent

Mise à jour : Sortie de Lumo 1.2 (octobre 2025)

L’assistant virtuel Lumo 1.2 apporte un peu plus de confort et de personnalité.

Un mode sombre très demandé par la communauté Proton est désormais disponible, une interface plus fluide, et la possibilité de personnaliser le ton et le style d’écriture de Lumo.
Illustration : Nouveau mode sombre de Lumo, l'intelligence artificielle de Proton
Petite précision tout de même : La « personnalité » que vous pouvez donner à Lumo ne fonctionne qu’en anglais pour l’instant, les utilisateurs francophones devront encore patienter avant de voir Lumo adopter un ton “à la française”. Je suis très curieuse et impatiente de voir ce que ça pourrait donner.

Illustration : Personnalisation de Lumo

Le tout reste fidèle à la philosophie de Proton : aucune collecte de données, zéro accès, et une IA qui continue de ronronner sans espionner.

Entre fascination et méfiance, l’intelligence artificielle ne laisse personne indifférent. Et pour cause : pour entraîner une IA, il faut des données. Beaucoup de données. Toujours plus de données.
Or, ces données, ce sont souvent les vôtres. Vos questions, vos hésitations, vos habitudes, parfois vos confidences. Tout ce que vous tapez devient matière à exploiter, stocker, raffiner.
Face à cette logique industrielle, Lumo fait figure d’exception. Cette IA développée par Proton, l’entreprise suisse à l’origine de Proton Mail et ProtonVPN, propose un modèle radicalement différent : vous aider, sans rien garder.
Illustration : présentation de Lumo l'IA conversationnelle de Proton

Proton AG

Une IA qui n’a pas pour but de vous profiler

Lancée discrètement en juillet 2025, Lumo, comme beaucoup d’assistants conversationnels, peut répondre à des questions, structurer vos idées, écrire du code ou relire vos mails avec panache. Mais ce qui change tout, c’est qu’elle ne garde aucune trace de vos échanges, ni en historique analysable, ni en entraînement, ni en recoupement pour mesurer votre profil.

Mieux encore, Proton révèle que Lumo fonctionne grâce à des modèles open source, tels que Mistral Small 3, Nemo, OLMO 2 32B ou encore OpenHands 32B.

Illustration : Lumo, l'IA de proton qui se décrit

En bref : une IA qui oublie tout. Par design. Et ça, c’est radicalement différent de ce que propose la plupart des services du même genre aujourd’hui.

Lumo propose également un “Mode fantôme” : une session éphémère où rien n’est enregistré. Une fois la discussion fermée, tout disparaît, aucune trace, juste une conversation confidentielle qui s’évapore une fois terminée.
Illustration : mode fantome Lumo

Proton : une légitimité construite sur la confidentialité et la transparence

Lumo est le dernier-né de Proton. Leur histoire ne démarre pas dans un incubateur à la mode, mais au CERN, à Genève.

Logo de l'organisation européenne pour la recherche nucléaire

En 2013, les révélations d’Edward Snowden mettent en lumière l’ampleur de la surveillance de masse. L’année suivante, en 2014, un groupe d’ingénieurs en physique et en sécurité informatique issus du CERN et du MIT lance Proton Mail : une messagerie sécurisée chiffrée pensée dès le départ pour garantir une vraie confidentialité, par construction.

Illustration : Logo ProtonMail

Proton a bâti son écosystème sur des bases open source, vérifiables, et chiffrées de bout en bout.

Autre différence notable : l’entreprise est indépendante. Elle avance à son rythme, en accord avec ses objectifs.

Lumo : Une transparence technique qui force le respect

Lumo repose sur une architecture pensée pour que personne, ni même Proton, ne puisse accéder à vos conversations.

Voici les grandes lignes :

  • Chaque message est chiffré avant d’être envoyé, avec une clé spécifique, qui est elle-même chiffrée avec la clé publique du modèle IA.
  • Une fois la réponse générée, elle est oubliée immédiatement. Aucune trace, aucun log, aucun entraînement.
  • Si vous choisissez de conserver vos chats, ils sont chiffrés localement sur votre appareil, avec une clé que vous seul pouvez déverrouiller, même Proton n’y a pas accès.
  • Lumo peut également s’appuyer sur des fichiers stockés dans Proton Drive, le cloud sécurisé chiffré de Proton. Cette intégration respecte pleinement le principe de connaissance zéro : seuls les fichiers que vous décidez d’ajouter à une discussion sont accessibles à l’IA, et uniquement pour la durée de cette session. Les documents demeurent chiffrés de bout en bout, stockés dans un environnement où même Proton ne peut les lire ni les indexer. Aucune synchronisation automatique, aucun transfert invisible : l’utilisateur reste l’unique détenteur des clés et du contrôle de ses données.
  • Le code de l’application mobile est open source, tout comme le client web.

En gros, le modèle ne sait rien de vous, ne garde rien, ne peut rien faire sans vous. C’est consultable. (pour ce qui est des applications iOS et Android)

Illustration : Octocat de la plate-forme Github
Veuillez noter que le cœur du code de Lumo (le modèle, le backend, etc.) n’est pas encore disponible.

Et les mises à jour, alors ?

Un doute légitime : si Lumo n’apprend rien de ce que vous lui écrivez, comment peut-il progresser ?

La réponse est simple : Proton n’entraîne pas Lumo avec vos données. Les modèles qu’il utilise (comme Mistral, OLMo ou Nemo) sont issus de la recherche open source et évoluent grâce à leurs propres communautés. Proton les sélectionne, les intègre et les met à jour dans une enveloppe sécurisée et chiffrée.

Concrètement, vos conversations n’alimentent pas l’IA. Lumo profite des avancées globales de l’intelligence artificielle, mais vous n’êtes pas une matière première dans ce processus.

Si tout le monde utilisait une IA amnésique, les progrès seraient peut-être plus lents… mais au moins, ils ne se feraient pas sur le dos des utilisateurs.

Conclusion : une IA qui nous respecte

Bien que Lumo ne soit pas la seule IA à se revendiquer respectueuse de la vie privée — on pense par exemple à celle de DuckDuckGo, ou plus récemment à ExpressAI d’ExpressVPN, elle pousse le concept beaucoup plus loin. Là où d’autres se contentent de limiter la collecte, Proton a conçu un modèle qui oublie tout par défaut, ne conserve rien, n’exploite rien, et ne cherche pas à vous profiler.

Pas besoin d’être journaliste, médecin ou avocat pour comprendre l’intérêt : parfois, on veut simplement poser une question, réfléchir à voix haute ou se confier sans que ça finisse dans une base de données.

Son modèle économique est tout aussi simple : une version gratuite pour tester, et Lumo Plus pour ceux qui veulent plus de rapidité et de puissance. Pas de pub, pas de monétisation cachée, les abonnements payants financent les serveurs et les ingénieurs, pas la surveillance. N’hésitez pas à tester cette IA gratuitement.

Le bien-être numérique, ce n’est pas seulement décrocher des écrans. C’est aussi choisir des outils qui respectent nos limites et nos données. Lumo n’est pas parfait, mais il trace une voie rare : celle d’une technologie plus saine, plus humaine, et surtout digne de confiance.

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VPN : à quoi ça sert vraiment ? Cas d’utilisation concrets, du quotidien à la sécurité pro

VPN : à quoi ça sert vraiment ? Cas d’utilisation concrets, du quotidien à la sécurité pro

Autrefois réservé aux entreprises, le VPN s’est peu à peu imposé dans nos vies numériques. On en entend parler partout parfois comme d’un outil magique, parfois comme d’une arnaque. Mais à quoi sert vraiment un VPN, dans la vie de tous les jours ? Et dans quels cas son usage est réellement justifié ?
Voici un tour d’horizon honnête et concret des cas d’utilisation d’un VPN, du plus banal au plus stratégique.

Pourquoi utiliser un VPN ?

Comprendre ce que fait vraiment un VPN

Un VPN (Virtual Private Network) crée un tunnel sécurisé entre votre appareil et un serveur distant. Concrètement, il :

  • Cache votre adresse IP  (position et  identité numérique visibles sur Internet).
  • Chiffre ton trafic Internet, empêchant quiconque d’espionner tes échanges.
  • Fait transiter vos données par un serveur intermédiaire avant qu’elles atteignent leur destination.

Ces trois fonctions simples expliquent la plupart des cas d’usage concrets : protection de la vie privée, sécurité sur les réseaux publics, contournement des restrictions géographiques, etc.

Est-ce que tout le monde a besoin d’un VPN ?

Pas forcément.

Un VPN ne remplace pas complètement une bonne hygiène numérique. Si vous naviguez peu, que vous ne téléchargez rien et que vous restez sur des sites fiables, votre exposition au risque reste limitée. 
Mais pour certains profils : télétravailleurs, voyageurs, gamers, professionnels indépendants, le VPN devient un réflexe de sécurité essentiel.

Envie d’essayer un VPN sans risque ? : Découvrez notre sélection de VPN 100% gratuit illimité

Les cas d’utilisation les plus courants

Se protéger sur les réseaux Wi-Fi publics

C’est sans doute le cas d’usage le plus concret.
Dans les cafés, hôtels ou aéroports, ton trafic peut être intercepté par un tiers malveillant. Un VPN chiffre la connexion et rend la lecture des données impossible.
Sans VPN, un simple “sniffer” (renifleur) réseau permet de récupérer vos identifiants ou vos mails.

Illustration : Wifi public aéroport

Contourner les blocages géographiques

C’est la raison pour laquelle beaucoup de gens installent un VPN : accéder à du contenu bloqué selon le pays.

  • Regarder Netflix France depuis l’étranger,
  • accéder à des chaînes TV nationales,
  • contourner la censure dans certains pays,
  • ou simplement consulter un site d’actualité bloqué au travail.

Un VPN permet tout cela en changeant virtuellement votre localisation.

Préserver sa vie privée

Votre fournisseur d’accès Internet (FAI), les régies publicitaires et certains sites web collectent énormément de données.
Le VPN masque votre trafic et empêche qu’on relie directement votre activité à votre identité.
Mais il faut rester lucide : le VPN n’efface pas totalement votre empreinte numérique.
Il la rend simplement plus difficile à exploiter.

🔗Pour mieux comprendre les limites de cette protection : Jusqu’où s’étend la protection d’un VPN ?

Les cas d’utilisation professionnels

Le télétravail et la sécurité des données

En entreprise, le VPN a d’abord été conçu pour sécuriser les connexions à distance. Un salarié peut ainsi accéder au réseau interne, aux serveurs ou aux outils métiers sans craindre qu’un tiers intercepte les données.
C’est ce qu’on appelle un VPN d’entreprise, souvent administré par le service IT.
Les VPN personnels, eux, offrent un niveau de chiffrement similaire, mais sans gestion centralisée.
Ils protègent les indépendants, consultants ou petites structures qui manipulent des données sensibles.

Illustration : avantage d'un VPN pour entreprise

Les indépendants et les TPE

Travailler dans un espace partagé ou depuis un Wi-Fi public expose les fichiers clients, devis ou documents comptables. Un VPN permet de créer une bulle de confidentialité, même dans des environnements ouverts.
C’est un moyen simple et abordable de renforcer la sécurité d’une activité professionnelle.

Les usages avancés ou spécifiques

Sur routeur ou appareil connecté

Installer le VPN sur un routeur permet de protéger tous les appareils du foyer :

  • ordinateurs,
  • smartphones,
  • smart TV,
  • consoles de jeux,
  • Certains objets connectés

C’est particulièrement utile pour les familles ou les utilisateurs qui veulent une protection continue sans devoir activer le VPN à chaque fois.
Illustration : Aircove d'ExpressVPN en situation

Pour la protection des gamers et streamers

Les joueurs en ligne l’utilisent pour éviter les attaques DDoS ou le doxing (divulgation d’adresse IP).
Dans certains cas, un VPN peut réduire le ping en optimisant la route réseau, mais ce n’est pas garanti : tout dépend du fournisseur et du serveur choisi.

Combiner un VPN avec d’autres outils

Certains combinent leur VPN avec Tor ou des bloqueurs de publicité pour renforcer leur confidentialité globale.
C’est efficace, mais ça peut ralentir la navigation.
Dans la majorité des cas, un bon VPN suffit déjà à limiter le pistage et rendre l’expérience plus sûre.

Tableau récapitulatif : quand et pourquoi utiliser un VPN

Profil utilisateur Usage principal du VPN Risque couvert Efficacité réelle
Voyageur Accéder à ses services français depuis l’étranger Géorestriction 4 sur 5
Télétravailleur Sécuriser les connexions pro à distance Interception réseau 4 sur 5
Gamer / Streamer Éviter le DDoS ou masquer son IP Attaques ciblées 3 sur 5
Grand public Naviguer sans traçage ni pub Tracking publicitaire 2 sur 5
Professionnel indépendant Protéger les fichiers clients sur Wi-Fi public Fuite de données 4 sur 5

Les cas où le VPN ne sert à rien (ou presque)

  • Contre les virus : un VPN n’est pas un antivirus. Il ne détecte pas, ne bloque pas et ne supprime pas les malwares déjà présent sur votre appareil.
  • Contre le phishing :  Si vous saisissez vos identifiants sur une page piégée, il ne vous protégera pas.
  • Pour l’anonymat total : un VPN ne vous rend pas invisible. Il rend vos données de navigation confidentielle et masque votre emplacement.
  • Pour le streaming : un VPN ne remplace pas un abonnement Netflix, Prime Video ou autre. Il permet d’accéder à tout le catalogue disponible sans restriction géographique, mais pas de regarder gratuitement des contenus payants.
  • Pour l’accès à Internet : un VPN ne remplace pas une connexion Internet. Il la sécurise, mais sans réseau, il ne sert strictement à rien.

Conclusion

Le VPN est un outil de contexte, utile quand il répond à un besoin précis : se connecter en sécurité, préserver sa vie privée ou contourner une barrière géographique.
Mais comme tout outil de cybersécurité, il ne remplace pas la vigilance ni le bon sens.
Et surtout, il ne confère aucune impunité : croire le contraire, c’est se tromper de combat. Un VPN protège vos données, pas vos dérives.

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A propos de l'auteur : Lisa

A propos de l'auteur : Lisa

Fondatrice de VPN Mon Ami

Avec plus de 12 ans d'expérience dans le domaine des VPN, j'écris de nombreux articles pour sensibiliser les internautes à la confidentialité en ligne.

Slack : comment parler boulot sans offrir vos données en cadeau

Slack : comment parler boulot sans offrir vos données en cadeau

Explorons ensemble les risques de sécurité liés à Slack et découvrons les meilleures pratiques pour protéger votre espace de travail numérique.

Dans un monde où travail hybride et collaboration en ligne sont devenus la norme, Slack s’est imposé comme un outil incontournable avec près de 34 % des parts de marché. Cette popularité, aussi méritée soit-elle, en fait une cible privilégiée pour les cybermenaces et pose des questions sur la confidentialité des échanges et la gestion des données sensibles.

En matière de cybersécurité, le risque zéro n’existe pas

Slack est considéré comme sûr et sa réputation n’est plus à faire. Cependant, comme tout service en ligne, des risques existent.

L’un des risques les plus discutés est la possibilité de récupérer les adresses IP des utilisateurs, ce qui peut révéler leur emplacement et potentiellement exposer leur réseau à des attaques.

Sur Slack, l’adresse IP peut être exposée de plusieurs manières. Par exemple, si un utilisateur clique sur un lien externe partagé dans un message et que ce lien mène à un site malveillant, le site en question pourrait enregistrer l’adresse IP de l’utilisateur. Le malvertising a fait de nombreux ravage ces deux dernières années.

De même, des intégrations ou des applications tierces mal sécurisées pourraient divulguer les adresses IP.

Slack collecte et traite une quantité considérable de données personnelles et professionnelles. Selon sa politique de confidentialité, ces données incluent, mais ne sont pas limitées à, des informations sur l’espace de travail, des métadonnées de service, des registres de données, des informations sur l’appareil, et même des informations de localisation. Bien que ces données soient essentielles pour fournir et améliorer le service, elles constituent également une cible potentielle pour les acteurs malveillants.

En plus de ces métadonnées, Slack interagit avec des services tiers. Un client peut autoriser ou restreindre ces services tiers dans son espace de travail, et Slack peut recevoir des données personnelles de ces services.

Ces services tiers sont généralement des logiciels qui s’intègrent à Slack, et les informations partagées avec eux peuvent inclure des détails supplémentaires qui facilitent l’intégration. Bien que cela puisse améliorer la fonctionnalité et l’efficacité, cela introduit également un niveau supplémentaire de complexité en matière de confidentialité et de sécurité, car les données sont potentiellement exposées à un plus grand nombre de parties et de systèmes.

Le risque zéro n’existe pas

Slack est considéré comme sûr et sa réputation n’est plus à faire. Cependant, comme tout service en ligne, des risques existent.

L’un des risques les plus discutés est la possibilité de récupérer les adresses IP des utilisateurs, ce qui peut révéler leur emplacement et potentiellement exposer leur réseau à des attaques.

Sur Slack, l’adresse IP peut être exposée de plusieurs manières. Par exemple, si un utilisateur clique sur un lien externe partagé dans un message et que ce lien mène à un site malveillant, le site en question pourrait enregistrer l’adresse IP de l’utilisateur. Le malvertising a fait de nombreux ravage pendant l’année 2023.

De même, des intégrations ou des applications tierces mal sécurisées pourraient divulguer les adresses IP.

Slack collecte et traite une quantité considérable de données personnelles et professionnelles. Selon sa politique de confidentialité, ces données incluent, mais ne sont pas limitées à, des informations sur l’espace de travail, des métadonnées de service, des registres de données, des informations sur l’appareil, et même des informations de localisation. Bien que ces données soient essentielles pour fournir et améliorer le service, elles constituent également une cible potentielle pour les acteurs malveillants.

En plus de ces métadonnées, Slack interagit avec des services tiers. Un client peut autoriser ou restreindre ces services tiers dans son espace de travail, et Slack peut recevoir des données personnelles de ces services.

Ces services tiers sont généralement des logiciels qui s’intègrent à Slack, et les informations partagées avec eux peuvent inclure des détails supplémentaires qui facilitent l’intégration. Bien que cela puisse améliorer la fonctionnalité et l’efficacité, cela introduit également un niveau supplémentaire de complexité en matière de confidentialité et de sécurité, car les données sont potentiellement exposées à un plus grand nombre de parties et de systèmes.

Mesures de sécurité de Slack

Slack a mis en place plusieurs mesures de sécurité. Le site officiel de Slack met en avant des fonctionnalités telles que la centralisation des outils, l’automatisation des tâches via l’IA, et des options de communication flexible. Bien que ces fonctionnalités ne soient pas directement liées à la sécurité, elles contribuent à une gestion plus efficace et sécurisée des flux de travail.

Slack s’engage également à déployer ses services de manière sécurisée pour favoriser la collaboration dans les grandes entreprises.

Illustration : Sécuriser son réseau de communication professionnel en 2024

Rendre l’utilisation de Slack plus sûr pour votre entreprise

Pour sécuriser Slack actuellement, voici quelques stratégies recommandées :

Gestion rigoureuse des accès : Assurez-vous que seuls les employés nécessaires ont accès aux informations sensibles. Utilisez les fonctionnalités de Slack pour configurer des permissions détaillées et surveillez régulièrement l’activité des utilisateurs.

Formation et sensibilisation : Éduquez votre équipe sur les meilleures pratiques de sécurité. Cela inclut la reconnaissance des tentatives de phishing, toutes formes d’ingénierie sociale, la gestion sécurisée des mots de passe et la compréhension des risques liés au partage d’informations sensibles.

Utilisation de fonctionnalités de sécurité avancées : Profitez des options de sécurité que Slack offre, comme l’authentification à deux facteurs, le chiffrement des données en transit et au repos, et les intégrations avec des outils de sécurité tiers.

Surveillance et réponse aux incidents : Mettez en place des outils et des procédures pour surveiller les activités suspectes et réagir rapidement en cas d’incident de sécurité.

Tableau récapitulatif : comment sécuriser Slack pour votre entreprise

Bonnes pratiques Niveau essentiel (à faire dès maintenant) Niveau avancé (pour les pros et entreprises)
Authentification et accès Activez la 2FA pour tous les utilisateurs et utilisez des mots de passe uniques. Exigez la 2FA pour les administrateurs, centralisez la gestion via IAM (Azure AD, Okta) et appliquez le principe du moindre privilège.
Gestion des utilisateurs et des droits Supprimez les comptes inactifs et attribuez les droits selon les besoins réels. Automatisez la révocation d’accès lors des départs et suivez les modifications via les logs Slack.
Intégrations et applications tierces Installez uniquement des applications vérifiées et évitez les intégrations non officielles. Auditez régulièrement les intégrations, supprimez celles inutilisées et limitez les permissions API.
Sécurité du réseau et des connexions Évitez les Wi-Fi publics non sécurisés et utilisez un VPN pour chiffrer la connexion. Déployez un VPN d’entreprise, contrôlez les fuites DNS et utilisez le split tunneling si nécessaire.
Surveillance et journalisation Activez les alertes de connexion inhabituelle ou suspecte. Journalisez toutes les activités sensibles (ajouts, suppressions, connexions) et analysez les logs régulièrement.
Gestion des canaux et des fichiers Utilisez des canaux privés pour les échanges sensibles et supprimez les fichiers obsolètes. Segmentez les canaux selon la confidentialité et appliquez une politique automatique de rétention.
Sensibilisation des équipes Formez vos collaborateurs aux risques de phishing et aux liens suspects. Organisez des simulations de phishing et entretenez une culture de la cybersécurité au quotidien.
Données et chiffrement Rappelez que Slack chiffre déjà les données en transit et au repos. Ajoutez un chiffrement côté client pour les fichiers sensibles et restreignez leur accès.
Audits et contrôles périodiques Vérifiez régulièrement les accès et paramètres de sécurité. Faites auditer Slack par un tiers et testez la résistance aux intrusions (pentests).
Plan de réponse aux incidents Définissez un contact interne à prévenir en cas de problème. Formalisez un plan complet de réponse aux incidents : isolement, restauration et communication.

L’importance d’un VPN d’Entreprise

Bien que Slack prenne des mesures pour sécuriser les données, l’utilisation d’un VPN d’entreprise peut fournir une couche supplémentaire de sécurité, en particulier pour protéger l’adresse IP des utilisateurs et sécuriser les données en transit.

Un VPN masque l’adresse IP réelle des utilisateurs, réduisant ainsi le risque d’exposition et de ciblage par des acteurs malveillants.

Cependant, il est important de noter qu’un VPN ne peut pas protéger contre toutes les formes de collecte de données effectuées par Slack lui-même.

Conclusion

Bien que Slack continue d’améliorer ses mesures de sécurité, les organisations doivent également adopter une approche proactive pour protéger leurs données et celles de leurs employés. L’utilisation judicieuse des fonctionnalités de sécurité de Slack, combinée à des pratiques de sécurité informatique solides et à l’utilisation d’un VPN pour protèger son réseau pro, peut aider à créer un environnement de travail numérique plus sûr et plus sécurisé.

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A propos de l'auteur : Lisa

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Fondatrice de VPN Mon Ami

Avec plus de 12 ans d'expérience dans le domaine des VPN, j'écris de nombreux articles pour sensibiliser les internautes à la confidentialité en ligne.