Les VPN vont-ils être interdits en France ? Ce qui a vraiment été dit, voté et décidé

Les VPN vont-ils être interdits en France ? Ce qui a vraiment été dit, voté et décidé

Depuis le 30 janvier, la toile française s’agite. Les titres parlent d’« interdiction des VPN », de « dérive autoritaire » ou de « fin de l’Internet libre ». Ce n’est pas la première fois que les VPN font l’actualité en France : en juin 2025, la controverse autour de la vérification d’âge imposée aux sites pour adultes a déjà provoqué une ruée vers ces outils. Aujourd’hui, les rumeurs reprennent, mais cette fois sur un périmètre bien plus large. Avant de relayer ces affirmations, un retour aux faits s’impose. La réalité est nettement moins spectaculaire que ce que suggèrent de nombreux articles.

Ce qui a été voté : une loi sur les réseaux sociaux, pas sur les VPN

Le 26 janvier 2026, l’Assemblée nationale a adopté en première lecture une proposition de loi interdisant l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Le texte impose aux plateformes (Instagram, TikTok, Snapchat, X, etc.) de vérifier l’âge des utilisateurs avant la création d’un compte.

À ce stade, la loi n’a pas encore été examinée par le Sénat ni soumise au Conseil constitutionnel. Aucune disposition n’est donc applicable en l’état.

Aucun texte de loi sur les VPN n’a été voté. Aucun amendement visant les VPN n’est actuellement en cours d’examen parlementaire.

Ce qui a été dit : une déclaration lors d’une interview

Le 30 janvier 2026, la ministre déléguée chargée du Numérique, Anne Le Hénanff, est interrogée sur France Info au sujet d’un possible contournement de la loi par les mineurs via l’usage de VPN. Elle déclare :

« Les VPN, c’est le prochain sujet sur ma liste. »

Elle précise ne pas être « naïve » et explique que l’âge moyen de création d’un premier compte sur les réseaux sociaux est estimé à 8 ans et demi. À cet âge, l’utilisation d’un VPN suppose généralement l’intervention d’un adulte. Si la loi permet de protéger « 65 à 70 % des enfants », elle considère l’objectif partiellement atteint.

Il s’agit d’une réflexion politique générale exprimée dans le cadre d’une interview. Ce n’est ni une annonce de projet de loi, ni une mesure réglementaire.

Source : « La Matinale », France Info, 30 janvier 2026.

Réactions et clarification de l’exécutif

Cette déclaration a suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux et dans la presse spécialisée, parfois accompagnées de comparaisons avec des pays pratiquant une censure massive d’Internet.

Dans les heures qui ont suivi, plusieurs sources indiquent que des services de l’exécutif ont précisé qu’aucune interdiction des VPN n’était envisagée, reconnaissant leur utilité pour des usages professionnels et de sécurité. Cette clarification n’a cependant pas fait l’objet d’une communication officielle.

Un épisode comparable s’était déjà produit en septembre 2023, lorsqu’un amendement mentionnant les VPN avait été évoqué dans le cadre de la loi sur la sécurisation de l’espace numérique. Il avait été retiré sans suite.

Le Royaume-Uni : pourquoi il est souvent cité, et ce qui s’y passe réellement

Plusieurs articles français présentent le Royaume-Uni comme un précédent direct, affirmant que la France s’inspirerait activement de ces mesures pour suivre le même chemin. Cette interprétation n’est pas exacte.

Ce qui a été voté :
La Chambre des Lords a adopté un amendement au Children’s Wellbeing and Schools Bill. Celui-ci viserait à interdire la fourniture de services VPN aux mineurs de moins de 18 ans. Il ne concerne pas les adultes et doit encore franchir plusieurs étapes avant d’avoir force de loi.

Position des autorités britanniques :
Les autorités britanniques, ainsi qu’Ofcom, ont indiqué qu’un bannissement général des VPN n’était pas envisagé, compte tenu de leurs usages légitimes. L’approche retenue consiste à demander aux plateformes d’évaluer les risques de contournement dans leurs propres dispositifs.

Ce que les données montrent :
Selon Ofcom, environ un utilisateur de VPN sur dix est un mineur. La hausse significative des téléchargements observée depuis l’été 2025 s’explique principalement par des adultes préoccupés par la protection de leur vie privée face aux obligations de vérification d’identité prévues par l’Online Safety Act.

Pourquoi agir sur les VPN poserait problème en France

Même si une réflexion devait émerger sur la régulation des outils de chiffrement réseau, plusieurs limites concrètes apparaissent.

Sur le plan juridique, la France est tenue par le droit européen, qui protège explicitement le respect de la vie privée et des communications. Toute restriction significative des VPN se heurterait à ce cadre.

Sur le plan institutionnel, la CNIL a encadré strictement les dispositifs de vérification d’âge en ligne : elle exige la minimisation des données personnelles, le recours à un tiers de confiance opérant en « double anonymat », et refuse toute solution reposant sur la reconnaissance faciale biométrique. Elle a rendu un avis favorable au référentiel de l’ARCOM en septembre 2024, mais celui-ci ne concerne que les sites diffusant des contenus pornographiques. Aucun dispositif de ce type n’a été étendu aux VPN.

Une régulation des VPN soulèverait des questions encore plus sensibles en matière de vie privée, puisque leur usage ne se limite pas à un type de contenu. Il y a même une contradiction directe avec le RGPD. Celui-ci impose à toute entreprise de garantir la sécurité des données personnelles en transit sur le réseau. Le VPN entreprise est l’un des outils centraux pour respecter cette obligation.

Restreindre les VPN revient donc à rendre plus difficile pour les entreprises de se conformer à une réglementation que l’État lui-même leur impose.

Pourquoi les VPN ne répondent pas au problème technique posé

D’un point de vue technique, un VPN n’est qu’un tunnel chiffré entre un appareil et un serveur distant. Il n’existe pas de moyen fiable permettant de distinguer, au niveau du réseau, un usage professionnel (télétravail, sécurisation d’un Wi-Fi public) d’un usage visant à contourner une restriction d’âge.

Les méthodes de filtrage possibles reposeraient sur des mécanismes imprécis et facilement contournables, avec un risque élevé d’impact sur des usages légitimes. Or les VPN sont aujourd’hui intégrés aux pratiques courantes du télétravail, de l’administration système et de la protection des données sur des réseaux non-sécurisés.

Pour en savoir plus : Qu’est-ce qu’un VPN ?

Ce que cela change aujourd’hui

Rien, pour le moment.

Les VPN restent légaux en France. Aucune mesure n’a été votée, aucun amendement n’est en cours d’examen, et aucun calendrier législatif concernant les VPN n’a encore été rendu public.

La situation actuelle relève d’un débat politique général sur l’efficacité des dispositifs de protection des mineurs en ligne. Transformer cette réflexion en une régulation ciblant les VPN poserait des difficultés juridiques, techniques et économiques, sans garantie d’efficacité.

Pourquoi de nombreux articles manquent de précision

Les confusions observées ces derniers jours sont récurrentes : assimilation d’une déclaration politique à une décision législative, présentation erronée du Royaume-Uni comme exemple d’interdiction généralisée, ou comparaison avec des pays pratiquant une censure structurelle d’Internet.

Ces États, Chine, Corée du Nord, Iran, Russie, utilisent l’interdiction des VPN pour contrôler l’accès à l’information de l’ensemble de leur population. Le contexte français est d’une nature radicalement différente.

Ces confusions brouillent le débat public et déplacent l’attention loin des véritables enjeux : l’efficacité des dispositifs de protection des mineurs et leur compatibilité avec les libertés numériques.

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A propos de l'auteur : Lisa

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Fondatrice de VPN Mon Ami

Lisa est une experte en cybersécurité avec plus de 10 ans d’expérience dans le domaine des VPN. Lisa écrit de nombreux articles pour sensibiliser les internautes à la confidentialité en ligne.

Surfshark resserre le support Android : fin de l’application officielle pour les versions antérieures à Marshmallow

Surfshark resserre le support Android : fin de l’application officielle pour les versions antérieures à Marshmallow

En janvier 2026, Surfshark VPN officialise une décision appliquée depuis plusieurs mois : l’arrêt du support des versions Android antérieures à 6.0 Marshmallow. Cette annonce s’inscrit dans la continuité de restrictions similaires imposées aux appareils Apple en 2022 puis en 2025, confirmant une stratégie de compatibilité de plus en plus sélective.

Les versions Android concernées par l’arrêt

Surfshark abandonne officiellement Android 5.0 et 5.1 Lollipop, sorties respectivement en novembre 2014 et mars 2015. Ces systèmes ne reçoivent plus les nouvelles versions de l’application VPN depuis plusieurs mois déjà, bien que l’éditeur n’ait pas précisé la date exacte du changement.

Tableau de compatibilité Android

Tableau de compatibilité Android

Version Android Nom de code Support Surfshark Sortie initiale Dernier patch Google
Android 16 Baklava ✅ Supporté Prévue 2026 En cours
Android 15 Vanilla Ice Cream ✅ Supporté Oct 2025 En cours
Android 14 Upside Down Cake ✅ Supporté Oct 2023 En cours
Android 13 Tiramisu ✅ Supporté Août 2022 En cours
Android 12 Snow Cone ✅ Supporté Oct 2021 Terminé
Android 11 Red Velvet Cake ✅ Supporté Sept 2020 Terminé
Android 10 Quince Tart ✅ Supporté Sept 2019 Terminé
Android 9 Pie ✅ Supporté Août 2018 Terminé
Android 8 Oreo ✅ Supporté Août 2017 Terminé
Android 7 Nougat ✅ Supporté Août 2016 Terminé
Android 6 Marshmallow ✅ Supporté Oct 2015 Terminé
Android 5 Lollipop ❌ Plus supporté Nov 2014 2015

Source : Annonce Surfshark, janvier 2026

La limite fixée à Android 6.0 Marshmallow (octobre 2015) exclut désormais les appareils de plus de 10 ans. Concrètement, tout smartphone incapable de se mettre à jour au-delà d’Android 5 perd l’accès aux nouvelles fonctionnalités et correctifs de sécurité de l’application Surfshark.

Solutions de contournement pour les utilisateurs concernés

Surfshark propose deux alternatives aux utilisateurs bloqués sur Android 5, mais elles comportent des limites importantes :

1. Installer une ancienne version de l’application

Certaines versions archivées de l’app Surfshark peuvent encore fonctionner, mais :

  • Elles ne recevront aucune mise à jour de sécurité
  • Les fonctionnalités récentes (kill switch amélioré, serveurs optimisés) sont absentes
  • Risque de vulnérabilités non patchées dans le code client

2. Configuration manuelle via WireGuard, OpenVPN ou IKEv2

L’utilisateur peut configurer une connexion VPN « à la main »

  • WireGuard® sur Android
  • OpenVPN sur Android
  • Via routeur

Cette solution demande des compétences techniques (import de fichiers .ovpn, gestion des clés WireGuard®, paramétrage DNS) et ne garantit pas le même niveau de protection qu’une application officielle maintenue.

Tableau comparatif des solutions

Tableau comparatif des solutions

Solution Facilité d'utilisation Niveau de sécurité Pérennité Risque principal
Ancienne version de l'app ★★★★☆ ⚠️ Moyenne à faible ❌ Très faible Vulnérabilités non patchées
Configuration manuelle ★★☆☆☆ ✅ Bonne ✅ Moyenne Erreur de configuration
Ni l’une ni l’autre de ces options ne remplace une mise à jour du système Android vers une version supportée, qui reste la seule solution viable à long terme.

Android 5 Lollipop : un système obsolète depuis 10 ans

Pour comprendre la décision de Surfshark, il faut replacer Android 5 dans son contexte chronologique. Sortie en novembre 2014, cette version a reçu son dernier patch de sécurité officiel de Google dès 2015. Cela fait donc plus de 10 ans qu’Android Lollipop n’est plus maintenu par Google lui-même.Part de marché actuelle d’Android 5 Lollipop : environ 1 % des appareils Android actifs en 2024-2025, selon les statistiques de marché disponibles. Ce chiffre continue de diminuer chaque année, concentré principalement dans :

  • Les pays émergents (Asie du Sud-Est, Afrique subsaharienne)
  • Les appareils secondaires ou recyclés
  • Les utilisateurs seniors ou à très faibles revenus

En revanche, la fragmentation Android pose un problème spécifique : contrairement à Apple, qui contrôle l’ensemble de son écosystème, Google dépend des constructeurs (Samsung, Xiaomi, Oppo) pour déployer les mises à jour. Certains smartphones vendus récemment dans des marchés secondaires peuvent encore tourner sous Android 5, bien que les modèles mainstream soient tous passés à des versions plus récentes.

Risques de sécurité d’Android 5

Un système non patché depuis 10 ans accumule des vulnérabilités critiques :

  • Failles SSL/TLS exploitables (type Stagefright, Heartbleed)
  • Absence de chiffrement moderne pour le stockage local
  • APIs système non durcies face aux malwares nouvelle génération
  • Absence des protections contre le phishing intégrées dans Android 6+

Maintenir une application VPN sur un tel système revient à sécuriser une porte blindée sur une maison en carton : l’effort de Surfshark serait disproportionné par rapport au risque résiduel porté par le système lui-même.

Positionnement de Surfshark face à la concurrence

Surfshark n’est pas le seul fournisseur à resserrer son support Android et cela n’a rien à voir avec le fait qu’il soit un VPN moins cher que les autres. Voici la situation chez les principaux concurrents en janvier 2026 :

  • NordVPN : support d’Android 7 et supérieur depuis novembre 2024 (arrêt d’Android 6 et antérieurs)
  • ExpressVPN : aucune donnée publique précise trouvée, mais compatibilité Android 6+ observée
  • ProtonVPN : support confirmé d’Android 5+, mais avec avertissement sur versions obsolètes

Analyse comparative : Surfshark se situe dans la moyenne de l’industrie. NordVPN a même poussé plus loin le curseur en abandonnant Android 6 Marshmallow. En revanche, Proton VPN maintient encore officiellement Android 5, mais leur documentation met en garde sur les risques de sécurité et l’absence de garantie à long terme.
Aucun de ces trois services ne semble considérer Android 5 comme une cible prioritaire en 2026. Ce consensus industriel suggère que le coût de maintenance (tests, compatibilité de librairies, dette technique) dépasse largement le bénéfice pour une base utilisateur considérée comme marginal.

Connexions illimitées vs. compatibilité : un paradoxe assumé

L’un des arguments phares de Surfshark est sa politique de VPN pour appareils illimitées, permettant de protéger autant d’appareils que souhaité avec un seul abonnement. Cette promesse devient partiellement caduque pour les utilisateurs possédant d’anciens terminaux Android.
Ce paradoxe n’est cependant pas propre à Surfshark : tous les VPN imposent des limites de compatibilité à un moment donné. La différence réside dans la communication et la transparence :

Point positif : Surfshark documente clairement les solutions de contournement (WireGuard/OpenVPN manuel)
⚠️ Point ambigu : l’annonce mentionne que le changement est « en place depuis un moment » sans préciser la date exacte

Justification technique : au-delà du marketing

Surfshark justifie son choix par trois arguments principaux :

1. Alignement avec les standards de sécurité nouvelle génération

Les versions récentes de l’application intègrent des fonctionnalités impossibles à rétro-porter sur Android 5 :

  • Bibliothèques cryptographiques récentes (TLS 1.3, chiffrement post-quantique en test)
  • APIs de notification et de gestion d’énergie modernes
  • Intégration avec les mécanismes de VPN kill switch natifs d’Android 9+

2. Réduction de la surface d’attaque

Maintenir du code compatible avec un système vieux de 10 ans multiplie les risques :

  • Branches de code legacy rarement testées = bugs potentiels
  • Librairies tierces obsolètes pouvant contenir des failles
  • Impossibilité de garantir le même niveau de sécurité sur toutes les versions

3. Allocation des ressources de développement

Chaque heure passée à maintenir Android 5 est une heure non investie dans :

  • L’amélioration des performances sur Android 14/15
  • Le développement de nouvelles fonctionnalités (Multi-hop, obfuscation avancée)
  • Les audits de sécurité et tests d’intrusion

Ces arguments sont techniquement valides et reflètent un arbitrage réaliste entre support étendu et qualité globale du service.

Recommandations pour les utilisateurs concernés

Si vous utilisez encore Android 5 Lollipop en 2026, la priorité absolue n’est pas le VPN mais la mise à jour du système :

Option 1 : Mise à jour du système Android (recommandé)
Vérifier dans Paramètres > À propos du téléphone > Mises à jour système
Si aucune mise à jour disponible : l’appareil est en fin de vie logicielle

Option 2 : Changement d’appareil

Un smartphone Android récent d’entrée de gamme (150-200 €) offre Android 12 minimum
Bénéfice double : sécurité OS + compatibilité VPN complète

Option 3 : Configuration manuelle VPN (solution temporaire)

Acceptable pour un usage basique (changement de localisation, contournement géo-restriction)
Non recommandé pour des besoins de sécurité critiques (activisme, journalisme, protection contre surveillance)

Option 4 : Envisager un autre VPN pour Android

Proton VPN maintient encore Android 5 (mais pour combien de temps ?)
Vérifier la compatibilité réelle avant souscription

Dans tous les cas, utiliser un VPN sur Android 5 ne résout pas le problème de fond : un système non patché depuis 10 ans reste vulnérable, VPN ou pas. La protection apportée par Surfshark se limite au tunnel réseau, elle ne comble pas les failles du système d’exploitation lui-même.

Conclusion : rationalisation logique

L’arrêt du support d’Android 5 par Surfshark relève d’une décision technique justifiée :

  • Android Lollipop a 10 ans, n’est plus maintenu par Google depuis 2015
  • Sa part de marché est inférieure à 1 % et en déclin constant
  • Le maintenir représente un coût disproportionné face aux risques

Ce resserrement s’inscrit dans une stratégie cohérente : après iOS/macOS en 2022 puis 2025, Android en 2026. Surfshark suit le mouvement industriel (NordVPN a même été plus agressif en abandonnant Android 6).

Rappel fondamental : un VPN n’est qu’une brique dans une stratégie de sécurité globale. Sur un système obsolète, même le meilleur VPN ne peut garantir une protection optimale. La mise à jour de l’OS reste la priorité n°1, avant toute considération sur le choix du fournisseur VPN.

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Surfshark One : la suite tout-en-un de Surfshark

Surfshark One : la suite tout-en-un de Surfshark

En 2021, Surfshark lançait Surfshark One, une formule combinant son VPN avec un antivirus, un moteur de recherche privé et un outil de surveillance des fuites de données. Cinq ans plus tard, cette idée de suite de sécurité intégrée s’est concrétisée. Surfshark One a gagné en stabilité, en portée et en cohérence, au point de rivaliser aujourd’hui avec les solutions complètes de cybersécurité proposées par les grands éditeurs.

Un écosystème désormais unifié

Surfshark One est pensé comme un point d’accès central à la sécurité numérique. L’ensemble des outils se gèrent depuis l’application principale Surfshark, avec une interface cohérente et des appareils illimités par abonnement.
Le service repose sur le réseau Surfshark Nexus, une architecture multi-serveurs qui relie chaque utilisateur à l’ensemble du réseau plutôt qu’à un seul tunnel VPN. Ce système améliore la stabilité des connexions et soutient désormais les modules de la suite, notamment la surveillance et le filtrage.

Deux formules coexistent :

  • Surfshark One, la version standard avec l’ensemble des outils de protection personnels.
  • Surfshark One+, qui y ajoute Incogni, le service automatisé de suppression des données personnelles auprès des courtiers en données.

Que comprend Surfshark One ?

Antivirus Surfshark

L’antivirus a considérablement évolué depuis la première version. Il est désormais disponible sur Windows, macOS et Android, avec une protection en temps réel, des mises à jour fréquentes et un impact mesuré sur les performances.
Le moteur repose sur la technologie Avira SDK, combinée à une surveillance cloud baptisée CloudProtect.

On retrouve aussi un verrouillage de la webcam, une analyse des fichiers au moment de leur ouverture et un fonctionnement intégré à l’application Surfshark VPN.
Bien que l’éditeur ne communique pas publiquement sur les détails de la télémétrie, la solution a obtenu une certification AV-TEST en juin 2025, gage d’une certaine maturité.

Illustration : découvrez Surfshark Antivirus

À savoir avant d’utiliser Surfshark Antivirus

Surfshark Antivirus assure une protection réelle sur l’appareil, mais il ne fonctionne pas comme un antivirus traditionnel à plusieurs couches.
Son moteur repose sur une combinaison d’analyse locale et de vérification cloud, ce qui signifie qu’il identifie les menaces principalement au moment où elles transitent ou s’exécutent, plutôt que d’examiner en profondeur le système d’exploitation. Il ne remplace donc pas une solution de sécurité complète (avec pare-feu, protection comportementale, anti-ransomware, etc.), mais offre une couche défensive légère, conçue pour détecter les fichiers dangereux les plus courants sans alourdir la machine.

Surfshark Alert

Le module Alert de Surfshark scanne les bases de données de fuites connues et alerte l’utilisateur si ses emails, mots de passe, cartes bancaires ou identifiants officiels apparaissent sur le web.
L’outil couvre plus de 90 pays et propose désormais des conseils contextuels pour réagir rapidement en cas de brèche. L’intégration directe dans le tableau de bord Surfshark permet de suivre ses données compromises sans passer par un service tiers.

Mail Scam Checker

L’une des nouveautés les plus intéressantes.
Le Scam Checker analyse le contenu des emails pour détecter les tentatives de phishing, à l’aide d’un modèle d’IA entraîné sur des campagnes frauduleuses réelles. Il fonctionne actuellement via une extension Chrome dédiée à Gmail, et nécessite un abonnement Surfshark One ou One+.
Le traitement est effectué sur les serveurs de Surfshark, puis immédiatement supprimé après analyse, sans conservation des données.
La compatibilité avec d’autres clients de messagerie (Outlook, Edge, Apple Mail) est prévue, sans date confirmée pour l’instant.

Web Content Blocker

Le bloqueur de contenu introduit en 2025 permet de restreindre l’accès à certaines catégories de sites : contenu adulte, jeux d’argent, drogues, arnaques, violence, etc.
Pensé d’abord pour les mobiles, il est disponible sur Android, iOS et Windows.
La configuration se fait par catégories, sans traçage ni collecte d’historique, et peut être verrouillée par mot de passe ou double authentification.
Un outil simple mais efficace pour filtrer le web sans basculer dans le contrôle parental intrusif.

Cette fonctionnalité ne remplace pas un controle parental complet, mais peut dépanner si vous laissez votre téléphone à vos enfants et que vous n’avez pas de controle installé dessus.

Paramètres de sécurité des sites web

Disponible via l’extension navigateur Surfshark, cette fonctionnalité analyse les résultats Google Search avant même que vous ne cliquiez sur un lien. Deux types d’alertes sont affichés directement dans les résultats : une alerte de fuite de données si le site a été impliqué dans une brèche connue, et une alerte malware/phishing si le site présente des signes d’infection. Disponible uniquement sur Chrome pour l’instant, c’est une couche de protection préventive qui complète utilement la Protection Web de l’antivirus desktop.

CleanWeb 2.0 et Alternative ID

Surfshark fût l’un des premier service de VPN avec bloqueur de publicités.
CleanWeb 2.0 améliore le blocage des publicités, des traqueurs et du malvertising, aussi bien sur navigateur que dans les applications.
Alternative ID, de son côté, permet de générer une adresse email masquée et une identité alternative pour s’inscrire à des sites sans exposer ses données réelles, une approche proche de Firefox Relay ou SimpleLogin, mais directement intégrée à l’écosystème Surfshark.

Illustration : Fonctionnement d'alternative ID de Surfshark ©Surfshark

Search et VPN

Le moteur Surfshark Search reste fidèle à son objectif : offrir des résultats sans publicité, sans cookies ni personnalisation.
Quant au VPN Surfshark, il demeure le cœur du système. En s’appuyant sur Nexus, il garantit un chiffrement constant, un changement d’adresse IP sans coupure et une meilleure continuité de service. Cette base technique sert de colonne vertébrale à l’ensemble de Surfshark One.

Compatibilité et tarifs

Surfshark One est compatible avec :

  • Windows 10 et 11,
  • macOS 11 ou supérieur,
  • Android 10 et plus.
  • Très incomplet pour iOS pour le moment

Tous les modules sont accessibles depuis l’application principale Surfshark. Il faut compter 51 € l’année et 62 € les deux ans.
Le prix de abonnement VPN inclut un nombre illimité d’appareils, et une garantie de remboursement de 30 jours reste proposée.

Conclusion

En cing ans, Surfshark One est passé d’un pack expérimental à une véritable suite de cybersécurité cohérente. L’ajout progressif du Scam Checker, du Web Content Blocker, des paramètres de sécurité navigateur et d’Alternative ID a transformé ce qui était un simple bundle en un écosystème de protection réellement intégré, sans jamais trahir son positionnement de VPN pas cher accessible au plus grand nombre.
Surfshark ne cherche pas à rivaliser avec les antivirus historiques sur la sophistication technique. Son pari, c’est la cohérence : tout centraliser dans une seule application, sans multiplier les abonnements ni les interfaces. Pour un usage personnel, c’est une proposition difficile à battre à ce prix.
La compatibilité iOS reste incomplète, ce qui est un vrai point de friction pour les utilisateurs dans l’écosystème Apple. C’est le seul frein sérieux à une adoption plus large.

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Second Pic des téléchargements de VPN gratuits en Ouganda suite au rétablissement partiel d’internet

Second Pic des téléchargements de VPN gratuits en Ouganda suite au rétablissement partiel d’internet

Mise à jour du 23 janvier 2026

Internet partiellement rétabli le 17 janvier après l’annonce contestée de la victoire de Museveni (réseaux sociaux toujours bloqués). Nouveau pic de téléchargements VPN : +3800% pour contourner les restrictions persistantes.
Second pic de téléchargements de VPN en Ouganda

©Proton

L’Ouganda connaît une explosion des téléchargements de VPN gratuit en ligne depuis le 13 janvier 2026. Cette hausse spectaculaire fait suite à la décision du gouvernement de couper l’accès à internet public à deux jours des élections présidentielles.

Une coupure internet massive avant les élections

Le 13 janvier à 18h, l’Uganda Communications Commission (UCC) a ordonné la suspension totale de l’internet public dans tout le pays. Cette mesure, présentée comme nécessaire pour prévenir la désinformation et protéger la sécurité nationale, intervient dans un contexte électoral particulièrement tendu.

Les services bloqués incluent :

  • L’accès aux réseaux sociaux
  • La navigation web
  • Les applications de messagerie
  • Le streaming vidéo
  • Les services de courrier électronique personnels

Seuls quelques services critiques (hôpitaux, banques, système électoral) restent accessibles.

+800% de téléchargements de VPN

hausse spectaculaire des téléchargements de VPN en Ouganda
©Proton

Selon les données de l’observatoir de Proton, les inscriptions à des services VPN ont augmenté de 800% par rapport à la normale, avec un pic horaire atteignant +8000% entre 14h et 15h GMT le jour de l’annonce.
Cette réaction massive des Ougandais illustre leur détermination à maintenir l’accès à l’information malgré les restrictions gouvernementales.

Ce n’est pas la première fois

L’Ouganda a déjà connu des coupures internet lors des élections précédentes :

2016 : Première coupure durant les élections
2021 : Blackout total de 4 jours, Facebook reste bloqué depuis
2026 : Suspension annoncée dès le 13 janvier, durée indéterminée

Ce schéma répétitif soulève des questions sur la liberté d’expression et l’accès à l’information durant les périodes électorales en Afrique de l’Est.

Les VPN comme unique solution de contournement

Face à ces restrictions, les citoyens ougandais se tournent massivement vers les VPN pour contourner la censure et accéder librement à internet. Les VPN permettent de chiffrer la connexion et de masquer l’adresse IP, rendant ainsi possibles l’accès aux sites et services bloqués.
Important : Les autorités ougandaises ont émis des menaces contre l’utilisation de VPN, notamment pour accéder à Facebook. Bien que les VPN restent techniquement efficaces, leur utilisation peut comporter des risques dans certains contextes.

Impact économique et social considérable

Cette coupure internet paralyse l’économie ougandaise :
  • Les petites entreprises ne peuvent plus fonctionner
  • Les services de paiement mobile sont perturbés
  • L’accès à l’information électorale est limité
  • Les observateurs électoraux ne peuvent pas communiquer efficacement
  • NetBlocks estime qu’une coupure totale peut coûter des millions de dollars par jour à l’économie du pays.
  • Condamnations internationales

Que peuvent faire les Ougandais ?

Pour les citoyens cherchant à accéder à internet malgré les restrictions, plusieurs options existent, bien que leur utilisation puisse comporter des risques légaux :

VPN fiables : Privilégier des services avec des protocoles VPN capables de contourner la détection
Connexions fixes : Si disponibles, les connexions wifi domestiques peuvent parfois fonctionner avec un VPN
Prudence : Être conscient des risques légaux potentiels

Note de l’éditeur : Cette situation rappelle les événements similaires vécus au Sénégal en 2023-2024, où le pays avait connu plusieurs coupures internet totalisant 1219 heures et coûtant plus de 15 millions de dollars à l’économie.

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NordVPN : incident Salesforce de janvier 2026

NordVPN : incident Salesforce de janvier 2026

5 janvier 2026 : NordVPN confirme la fuite de données CRM concernant 2 870 clients, suite à une compromission de Salesforce Marketing Cloud. Voici ce qui s’est réellement passé.
Les faits
Le 28 décembre 2025, un acteur malveillant publie sur BreachForums une base de données prétendument issue de NordVPN. Après investigation, NordVPN confirme que les données proviennent d’un incident affectant Salesforce, leur plateforme CRM tierce.

Données exposées :

  • 2 870 comptes clients
  • Noms, emails, adresses postales, numéros de téléphone

Données NON compromises :

  • Mots de passe
  • Informations de paiement
  • Logs de connexion
  • Infrastructure VPN

Ce que ça révèle (techniquement)

L’attaquant n’a pas ciblé NordVPN directement, mais Salesforce Marketing Cloud, un SaaS utilisé par des centaines d’entreprises pour gérer leurs relations clients. NordVPN n’était qu’une victime collatérale d’un incident plus large.
  • Point positif : La séparation des systèmes fonctionne. Les systèmes critiques (paiement, serveurs VPN, authentification) sont isolés du CRM.
  • Résultat : l’impact reste limité aux données marketing.
  • Point d’attention : tous les VPN commerciaux dépendent de fournisseurs tiers (CRM, paiement, support). Cette dépendance crée un risque résiduel, même chez les acteurs sérieux.

Risques pour les utilisateurs concernés

Réel :

  • Phishing ciblé (les attaquants ont votre contexte : client VPN + coordonnées)
  • Social engineering (téléphone + adresse)
  • Corrélation d’identité (si vous cherchiez l’anonymat, votre abonnement est maintenant lié à votre identité réelle)

Inexistant :

  • Compromission de compte (pas de credentials)
  • Fraude bancaire directe (pas de CB)
  • Déanonymisation du trafic (pas de logs)

 

Ce qu’il faut retenir

Ce n’est pas une « faille NordVPN », mais un incident fournisseur tiers touchant plusieurs entreprises. L’isolation architecturale des systèmes a limité les dégâts (architecture défensive qui fonctionne). Le risque supply chain existe chez tous les VPN commerciaux utilisant des outils SaaS (Salesforce, HubSpot, Zendesk, etc.). NordVPN a notifié les utilisateurs concernés et communiqué publiquement sous 12 jours.

En 2023, CyberGhost avait connu une fuite de mots de passe bien plus grave. Par comparaison, NordVPN limite l’impact (données CRM uniquement) et communique rapidement.

Recommandations pratiques :

  • Vigilance accrue face aux emails/SMS se présentant comme NordVPN
  • Mot de passe unique pour chaque service (gestionnaire de mots de passe)
  • Si l’anonymat était critique pour vous, considérez que votre identité est maintenant associée à votre usage VPN

Source : Addressing the Alleged Salesforce Breach — NordVPN Official Blog, 9 janvier 2026

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A propos de l'auteur : Lisa

A propos de l'auteur : Lisa

Fondatrice de VPN Mon Ami

Avec plus de 12 ans d'expérience dans le domaine des VPN, j'écris de nombreux articles pour sensibiliser les internautes à la confidentialité en ligne.

Note de transparence :

Cet article n'est pas sponsorisé. Il traite simplement d'un sujet d'actualité pertinent dans le domaine de la protection des données.

Proton bat son record avec 1,27 million de dollars collectés pour la tombola caritative 2025

Proton bat son record avec 1,27 million de dollars collectés pour la tombola caritative 2025

L’édition 2025 de la tombola caritative de Proton a généré 1 273 800 dollars, un record absolu en huit ans d’existence de l’opération. Plus de 100 000 billets ont été vendus à plus de 50 000 participants, permettant à dix organisations de défense de la vie privée et des libertés en ligne de recevoir un financement direct. Avec cette levée de fonds, Proton franchit le cap des 5 millions de dollars de dons cumulés depuis 2018.

Les résultats 2025 en détail

La tombola 2025 a collecté 1 073 800 dollars auprès de la communauté Proton. L’entreprise suisse a ajouté 200 000 dollars supplémentaires, portant le montant total à 1 273 800 dollars. Cette somme sera intégralement reversée aux dix organisations sélectionnées par vote communautaire.Données de participation :

  • Plus de 100 000 billets vendus, soit le double de l’édition précédente
  • Plus de 50 000 participants
  • 10 comptes à vie Proton attribués par tirage au sort
  • 1 compte à vie supplémentaire via le concours social

Cette augmentation de la participation explique le montant record collecté. Le doublement du nombre de billets vendus entre 2024 et 2025 témoigne de l’expansion de la communauté Proton et de son engagement pour les causes liées à la confidentialité en ligne.

Évolution historique : 8 ans de tombola caritative

Proton organise cette tombola annuelle depuis 2018. Les montants collectés ont connu des variations, mais la tendance générale est à la hausse.Montants collectés par édition :

  • 2018-2021 : montants cumulés non détaillés publiquement
  • 2022 : 784 000 dollars
  • 2023 : 732 000 dollars (50 000 billets vendus, 110 000 $ d’enchères pour des noms d’utilisateur à une lettre, 100 000 $ ajoutés par Proton)
  • 2024 : données non communiquées dans l’annonce 2025
  • 2025 : 1 273 800 dollars (nouveau record)

Total cumulé sur 8 ans : plus de 5 millions de dollars.

Cette progression s’inscrit dans la stratégie de Proton de soutenir financièrement l’écosystème des organisations militant pour la protection des données et la liberté d’expression. Les tombolas ne représentent qu’une partie de l’engagement philanthropique de l’entreprise, qui fournit également un VPN 100% gratuit dans les régions où la confidentialité est menacée et finance des projets open source.

Les 10 organisations bénéficiaires de l’édition 2025

Les fonds seront distribués aux organisations suivantes, sélectionnées par la communauté Proton :

  • EDRi (European Digital Rights) — Réseau de plus de 50 groupes européens défendant les droits numériques
  • Digitale Gesellschaft — Organisation suisse pour les libertés civiles dans le monde numérique
  • NLnet — Fondation distribuant des micro-financements à des projets open source
  • WITNESS — ONG utilisant la vidéo pour la défense des droits humains face à l’essor de l’IA générative
  • Hack Club — Organisation offrant une formation technique aux adolescents avec une éthique de transparence
  • The Center for Humane Technology — Organisation travaillant sur les impacts de l’IA sur le bien-être humain
  • Transparency International — Mouvement mondial de lutte contre la corruption (plus de 100 pays)
  • Lighthouse Reports — Équipe de journalisme d’investigation sur les abus de pouvoir des entreprises et gouvernements
  • Open Markets Institute — Organisation travaillant sur la réforme du pouvoir monopolistique des géants de la tech
  • The Insider — Média indépendant russe fournissant des informations vérifiables face à la propagande du Kremlin

Certains bénéficiaires d’éditions précédentes, dont Tor, Freedom of the Press Foundation et Tactical Tech, continueront également à recevoir des fonds selon l’annonce officielle de Proton.

Incident technique : problème de numéros de billets

Proton a signalé dans son annonce officielle qu’un problème technique a affecté certains participants : des numéros de billets en double ont été générés en raison d’un dysfonctionnement de l’application tierce utilisée pour générer les numéros de tombola.
L’entreprise a corrigé le problème et envoyé un email à tous les participants avec des instructions pour vérifier leurs numéros de billets en ligne. Cette transparence sur un incident technique s’inscrit dans l’approche de Proton, qui documente publiquement les problèmes affectant ses services et opérations.

Impact cumulé sur huit ans

Avec cette édition 2025, Proton a désormais reversé plus de 5 millions de dollars à des organisations défendant la vie privée, la liberté d’expression et les droits numériques. Au-delà des contributions financières directes, l’entreprise :

  • Fournit un accès gratuit à ses services dans les régions où la confidentialité est menacée
  • Finance des projets open source protégeant les libertés en ligne
  • Mène des efforts de résistance contre la surveillance et la censure en ligne

Ces actions s’inscrivent dans le modèle économique de Proton, structuré autour de la fondation Proton, organisation à but non lucratif garantissant que les décisions stratégiques de l’entreprise privilégient la protection des utilisateurs plutôt que les rendements financiers à court terme.

Pour finir

La tombola caritative annuelle représente un mécanisme de redistribution permettant à la communauté Proton de financer directement les organisations de son choix. Le processus de sélection des bénéficiaires passe par un vote communautaire, renforçant l’alignement entre les utilisateurs et les causes soutenues.

Ce modèle diffère des approches marketing habituelles dans le secteur des VPN, où les opérations caritatives servent souvent de levier promotionnel sans impact mesurable. Dans le cas de Proton, les montants sont vérifiables et les organisations bénéficiaires communiquent publiquement sur l’utilisation des fonds.

L’édition 2025 de la tombola Proton confirme l’expansion de la communauté autour de l’entreprise suisse et son engagement envers les organisations militant pour un internet plus sûr et respectueux des libertés individuelles. Le doublement de la participation par rapport à 2024 témoigne d’une mobilisation croissante autour des enjeux de confidentialité en ligne.

L’édition 2026 devrait être annoncée en fin d’année 2025, selon le calendrier habituel de l’entreprise.

Source : Annonce officielle de Proton

Note de transparence :

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