Tout savoir sur la publicité ciblée

Tout savoir sur la publicité ciblée

Vous avez parlé d’un produit à table… et le soir même, une publicité pour ce même objet apparaît sur votre téléphone ? Coïncidence ? Pas vraiment.
La publicité ciblée s’appuie sur des algorithmes prédictifs, nourris par des données récoltées tout au long de votre navigation.
Mais cette mécanique évolue : à l’heure où les cookies tiers vivent leurs derniers instants, les acteurs du numérique cherchent d’autres moyens de vous profiler, parfois moins visibles mais tout aussi intrusifs.
La CNIL le rappelle : ces nouveaux modèles doivent rester compatibles avec le RGPD, et ne pas contourner les règles de consentement
Comment fonctionne ce ciblage ? Jusqu’où va-t-il ? Et pourquoi a-t-on parfois l’impression d’être espionné en continu ? On fait le point.

Illustration : Marre de la publicité ciblée

Qu’est-ce que la publicité ciblée ?

La publicité ciblée consiste à afficher des annonces personnalisées en fonction de ce que les plateformes savent, ou devinent de vous.

Grâce à des algorithmes de profilage, elles recoupent vos recherches, votre localisation, vos clics, vos habitudes d’achat… et en déduisent vos centres d’intérêt.
C’est ce qui explique pourquoi, après avoir tapé “VPN gratuit” dans un moteur de recherche, vous voyez soudain fleurir des pubs pour des offres VPN sur YouTube, Instagram voir carrément sur votre boîte mail.
C’est efficace, intrusif… et devenu la norme.
(Petite parenthèse : sur VPN Mon Ami, vous ne verrez aucune de ces publicités ni sur cette page, ni ailleurs.)

À quoi ressemble une publicité ciblée ?

Elle ressemble à n’importe quelle publicité en ligne (elle le sont presque toutes), sauf qu’elle est censée parler de vous.

Du moins… Selon ce que l’algorithme croit savoir.

En suivant vos clics, vos recherches, votre position géographique ou vos posts sur les réseaux, les annonceurs tentent de dresser un portrait de vos envies du moment.

Mais cette technologie, bien que sophistiquée, reste faillible : selon Invoca, la fin des cookies tiers oblige les publicitaires à improviser d’autres méthodes de ciblage… souvent moins précises, voire franchement à côté de la plaque. 

Résultat : vous voyez encore des pubs pour une cafetière que vous avez déjà achetée la semaine dernière, ou pour une app de fitness alors que vous venez de désactiver votre abonnement.

Illustration : mauvais ciblage

Comment fonctionne le ciblage publicitaire ?

Chaque fois que vous naviguez sur un site, que vous cliquez sur un lien ou que vous effectuez une recherche, vous laissez derrière vous une trace, des données.

Ces métadonnées sont collectées par des scripts intégrés, puis analysées par des algorithmes, souvent dopés à l’intelligence artificielle, pour déterminer quelles publicités ont le plus de chances de capter votre attention.

Le ciblage publicitaire repose sur différents mécanismes, en fonction du canal utilisé et du niveau d’intrusion.

Les principaux types de publicités ciblées que vous pouvez croiser en ligne :

Type de ciblage Description courte Exemple concret
Ciblage contextuel Se base sur le contenu de la page visitée (mots-clés) Une pub d’antivirus sur un article sur la cybersécurité
Ciblage comportemental Analyse l’historique de navigation, recherches, achats Après une recherche sur “stockage cloud”, des pubs pour des clouds sécurisés
Géo-ciblage Adapte les publicités selon la position géographique de l’utilisateur Manteaux pour les visiteurs du nord, maillots de bain pour ceux du sud
Ciblage sur réseaux sociaux Utilise les données des profils sociaux (âge, sexe, intérêts…) Produits sponsorisés sur Instagram en fonction de votre tranche d’âge
Re-ciblage (retargeting) Vise les utilisateurs ayant déjà interagi avec un site ou produit Une pub pour un panier abandonné sur un site e-commerce

Les publicités peuvent-elles me suivre sur tous mes appareils ?

Oui, et elles le font.

Ce suivi multi-appareils, appelé cross-device tracking, repose principalement sur les comptes que vous utilisez en ligne.

👉 Lorsque vous êtes connecté à un compte Google ou TikTok, ces plateformes savent que c’est vous, que vous soyez sur votre téléphone, votre ordinateur ou votre tablette. Elles peuvent ainsi reconnaître votre profil publicitaire, même si vous changez d’appareil.

Par ailleurs, certaines publicités utilisent des identifiants réseau comme l’adresse IP. Si vous êtes chez vous, tous vos appareils partagent souvent la même IP publique. Cela permet à certains annonceurs de faire le lien entre vos équipements, et donc de prolonger le ciblage d’un écran à l’autre.
image d'illustration smarphone et ordinateur portable allumés simultanément

Comment réduire l’impact de la publicité ciblée ?

Voici quelques mesures concrètes pour limiter le suivi publicitaire en ligne :

1. Bloquez les publicités à la source

Installez une extension de blocage de publicité sur votre navigateur (comme uBlock Origin, AdBlock ou AdGuard).

Illustration : VPN bloqueur de publicités et de malwares
Ces outils empêchent l’affichage des bannières et des scripts publicitaires avant qu’ils ne se chargent.

2. Naviguez sans laisser de traces… ou presque

Évitez de rester connecté à vos comptes Google, Facebook ou Instagram lorsque vous explorez d’autres sites : ces plateformes suivent vos mouvements même en dehors de leur écosystème.
Même avec un VPN, si vous êtes connecté à votre compte, le suivi reste actif via votre profil.

3. Brouillez les pistes avec un VPN

Un VPN (dans sa forme la plus basique) ne bloque pas les pubs, mais il dissimule votre adresse IP réelle.

Résultat : vous échappez à une partie du géociblage et du suivi réseau effectué par les annonceurs.

Certains services, comme ProtonVPN, Surfshark VPN ou NordVPN, proposent aussi des fonctionnalités de blocage des trackers ou publicités nuisibles.

Les avantages de la publicité ciblée

Cela profite surtout aux entreprises.

Billet de banque pour illustrer le prix d'un VPN

Personnalisation accrue du ciblage : les consommateurs sont censés aimer les publicités auxquelles ils peuvent s’identifier. Ainsi, avec des annonces ciblées, le message peut être adapté à l’audience.

Les annonces ciblées offrent un bien meilleur retour sur investissement. En effet, une campagne coute cher, se focaliser sur sa cible en terme de diffusion permet de faire des économies non négligeables.

Rationalisation du marketing : Tous les produits et services ne sont pas pour tout le monde. Si une entreprise connait à la fois les canaux et les publics qu’elle souhaite toucher, elle peut se concentrer sur des supports, des sujets d’annonces spécifiques, etc.

Un engagement accru envers la marque : les bonnes publicités qui frappent juste augmentent la notoriété de la marque et surtout l’engagement.

Pour conclure : Pourquoi la publicité ciblée pose problème ?

À première vue, la publicité ciblée peut sembler utile : elle promet de ne vous montrer que ce qui vous intéresse. Mais sous couvert de pertinence se cache une réalité bien plus intrusive.
Voici quelques risques majeurs associés à ce modèle :

1. Une exposition massive de vos données sensibles

Les publicités ciblées exploitent souvent des informations intimes : âge, genre, revenus, orientation, état de santé, préférences politiques… Ces données, lorsqu’elles circulent ou sont revendues à des tiers par des courtiers en données, peuvent être utilisées à mauvais escient, à votre insu.

2. Des prédictions comportementales à la limite de la manipulation

Certains algorithmes ne se contentent plus de vous montrer une pub : ils anticipent vos réactions, vos faiblesses, vos envies… et vous poussent à cliquer, acheter, réagir.
C’est la logique du « Le bleu est le nouveau rouge » dans le film Wall-E : un univers où l’individu ne choisit plus, il s’adapte à ce qu’on lui suggère, sans même s’en rendre compte.
dystopie WallE Pixar Animation Studios©

©Pixar

3. Une discrimination silencieuse, mais réelle

Dans des secteurs comme l’assurance ou le crédit, ces données peuvent servir à ajuster les prix selon le profil : un utilisateur peut se voir proposer un tarif plus élevé simplement parce qu’il vit dans un quartier ou consulte des sites associés à un faible pouvoir d’achat.

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A propos de l'auteur : Lisa

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Fondatrice de VPN Mon Ami

Avec plus de 12 ans d'expérience dans le domaine des VPN, j'écris de nombreux articles pour sensibiliser les internautes à la confidentialité en ligne.

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Métadonnées : les vraies espions de votre vie numérique

Métadonnées : les vraies espions de votre vie numérique

Tout le monde en parle, personne ne sait vraiment ce que c’est.

Vous avez déjà entendu ce mot dans un reportage sur la surveillance, dans un menu d’appareil photo, ou en lisant une actu sur Meta et la vie privée. Les métadonnées semblent partout. Et elles inquiètent.

C’est normal : ces informations invisibles en disent souvent bien plus que les données elles-mêmes. La justice européenne débat actuellement de leur collecte (avec le projet ProtectEU), pendant que des plateformes comme Instagram ou WhatsApp continuent d’exploiter les métadonnées à grande échelle.

Mais que sont réellement ces fameuses métadonnées ? Pourquoi sont-elles devenues si précieuses pour les entreprises, les États, et parfois contre nous ? Et surtout : que peut-on faire pour les comprendre, les utiliser… ou s’en protéger ?

Dans cet article, on plonge dans les coulisses de ces données discrètes, mais décisives.

Que sont réellement les métadonnées ?

Les métadonnées, ce sont les informations cachées en arrière-plan qui décrivent une donnée principale. On les appelle parfois « données sur les données ». Le terme est dérivé du préfixe grec « méta », qui signifie « au-delà » ou « à côté de ».

Un exemple simple :

  • Une photo contient, non-seulement, l’image visible, mais aussi des métadonnées comme la date de prise de vue, la géolocalisation, le modèle de l’appareil photo, voire le nom du propriétaire.
  • Un e-mail contient, au-delà du message, des métadonnées comme l’adresse IP de l’expéditeur, l’heure d’envoi, le logiciel utilisé ou la route empruntée.

Ces éléments ne sont pas toujours visibles au premier coup d’oeil, mais ils sont souvent accessibles, exploitables et parfois collectés à votre insu.

On en trouve partout : fichiers bureautiques, documents PDF, sites web, messageries, GPS, photos, vidéos, archives cloud, outils de suivi analytique…

Plus loin dans cet article, nous verrons comment ces métadonnées sont structurées (EXIF, IPTC, XMP…), utilisées (par les entreprises, les services de renseignement, les moteurs IA), et ce qu’il est possible de faire pour les voir, les supprimer ou s’en protéger.

À quoi servent les métadonnées (et à qui) ?

Les métadonnées servent à organiser, classer, retrouver et analyser les données. Elles rendent l’information plus exploitable, que ce soit par un humain ou une machine.
illustration : données de couleur

Pour les particuliers, elles permettent :

  • De trier ses photos par date ou lieu
  • De retrouver un fichier dans Google Drive
  • De classer sa musique par genre ou artiste

Pour les entreprises et administrations :

  • Indexer les documents dans un catalogue interne
  • Suivre le cycle de vie des données (data lineage)
  • Optimiser le stockage et les flux d’un data lake

Pour les plateformes web, les gouvernements ou les publicitaires :

  • Tracer les comportements des utilisateurs
  • Construire des profils

Analyser des réseaux sociaux ou des schémas de navigation

Problème : une fois croisées, ces métadonnées deviennent très bavardes (trop) et peuvent révéler des choses que vous pensiez privées.

Où trouve-t-on des métadonnées dans la vie réelle ?

Les métadonnées sont utilisées dans presque tous les domaines de la vie courante, et ce, depuis très longtemps. L’ancêtre de la métadonnée en imprimerie est le colophon. C’était une note détaillée sur les anciens manuscrits comprenant différentes indications telles que le titre, le nom de l’auteur, le nom du copiste et la date d’impression.

Exemples d’usages concrets, utilités et dérives possibles

Voici un aperçu clair des métadonnées dans la vie réelle — où elles se trouvent, à quoi elles servent, et ce qu’elles impliquent :

Contexte d’utilisation Exemples de métadonnées Utilité principale Risques potentiels
📷 Images numériques Date, lieu GPS, modèle d’appareil, orientation, nom de fichier (EXIF, IPTC) Trier, classer, regrouper automatiquement Révélation de la position ou de l'identité
📚 Fiches de bibliothèque Titre, auteur, année, langue, classification (Dublin Core) Recherche rapide, indexation, prêt d’ouvrages Peu de risques (usage documentaire maîtrisé)
🏺 Archéologie Lieu de découverte, couche, contexte historique, typologie Référencement scientifique, traçabilité des fouilles Erreurs de saisie ou mauvaise interprétation historique
🌐 Moteurs de recherche (web) Balises HTML : titre, description, auteur, sujet (schema.org, meta tags) Référencement SEO, compréhension par les bots Manipulation SEO, profils web dissimulés
🎯 Publicité ciblée Temps passé, sites visités, clics, préférences, terminaux utilisés Affichage d’annonces personnalisées Profilage abusif, perte de vie privée
🕵️‍♂️ Surveillance (FAI, États) IP, horaires, géoloc, destinataires, type de communication (logs, métadonnées réseau) Lutte contre le crime, sécurité nationale Atteinte à la vie privée, surveillance de masse

Métadonnées, vie privée et profilage : ce qu’on peut déduire de vous

On vous dit que vos messages sont chiffrés. Que vos photos sont privées. Que vos applis respectent votre vie privée. Et parfois, c’est vrai sur le contenu. Mais l’heure à laquelle vous envoyez un message, le type d’appareil utilisé, le nom de vos fichiers, le nombre d’apps ouvertes dans la journée, la localisation approximative. Individuellement, ça ne dit pas grand-chose. Ensemble, ça raconte votre histoire.

Prenons un exemple simple.

Illustration : julie qui prend une photo sur son smartphone
  • Julie ne poste rien. Elle n’a pas de compte public, elle évite les réseaux sociaux.
Mais ses amis la taguent. Ils partagent des photos où elle apparaît. Ces photos contiennent encore leur date, parfois leur lieu de prise, le modèle du téléphone utilisé. À force, on peut établir des horaires récurrents, des lieux visités, et des habitudes. Le tout sans que Julie n’ait rien publié elle-même. Son téléphone, lui, connaît ses horaires de sommeil. Il sait quand elle recharge. Il connaît les apps qu’elle ouvre le plus. Et ces apps, elles, communiquent souvent avec des serveurs tiers, qui enregistrent tout ce comportement sous forme de logs et de… métadonnées. Ces éléments sont ensuite collectés, classés et parfois vendus :
  • par des courtiers en données, qui les agrègent pour créer des profils marketing ou comportementaux ;
  • par des plateformes publicitaires, pour savoir à quel moment vous montrer une pub ;
  • par des services étatiques, dans le cadre de la lutte contre la fraude, du renseignement ou de la criminalité.
Et tout cela sans contenu, sans mot de passe piraté, sans faille de sécurité. Juste avec ce que les métadonnées révèlent de vous.

IA et métadonnées : duo puissant, parfois intrusif

Les métadonnées ne servent pas qu’à organiser vos fichiers. Dans le monde de l’intelligence artificielle, elles jouent un rôle déterminant.

Lorsqu’un modèle est entraîné à reconnaître des images, par exemple, il ne s’appuie pas uniquement sur le contenu visuel.

Les métadonnées fournissent un contexte précieux : la date, le lieu, l’appareil utilisé, parfois même les conditions d’éclairage. Ce contexte permet de filtrer les jeux de données, d’améliorer la précision des modèles, ou de corriger des biais.

Mais ce pouvoir a un revers : lorsqu’on utilise des images récupérées sur le web, les métadonnées embarquées peuvent révéler des informations personnelles. Dans le cas de systèmes de reconnaissance faciale, comme celui de l’entreprise Clearview AI, des visages ont été indexés sans consentement, avec des données de lieu, d’appareil, voire de nom d’utilisateur.

Illustration : présentation clearviewAI
©Clearview AI

Bien qu’utile pour les enquêtes, La CNIL a d’ailleurs condamné Clearview pour ce type de pratiques, soulignant que l’exploitation des métadonnées liées à l’image peut constituer une violation de la vie privée.

Les métadonnées peuvent être utilisées pour filtrer automatiquement les images. Mais elles peuvent aussi révéler dans quelle pièce vous avez pris la photo… ou qui se tenait derrière vous.

Que faire pour limiter l’exposition à ses métadonnées ?

Comprendre les métadonnées, c’est bien.

Mais que peut-on faire concrètement pour en reprendre le contrôle ? Voici les gestes simples à adopter dès maintenant :

Désactivez la géolocalisation de vos appareils photo (téléphone, appareil numérique, webcam).
Supprimez les données EXIF avant de publier une image ou un PDF (avec ExifCleaner, ou via les outils Windows/macOS).

Illustration : Utilisez Exif Cleaner pour supprimer vos métadonnées
Utilisez des outils de nettoyage comme MAT2 (Linux), Metadata++, ExifTool, etc.
Limitez les autorisations des applications : accès caméra, micro, stockage, etc.
✅ Utilisez des messageries sécurisées chiffrées comme Signal, Proton Mail, Tutanota… qui limitent ou chiffrent les métadonnées.
Bloquez le pistage en ligne avec uBlock Origin, Privacy Badger ou les réglages navigateurs.
Évitez les services trop intrusifs, même s’ils sont populaires.

Et les outils classiques dans tout ça ? VPN, navigation privée, antivirus… Ils ont leur utilité, mais ne protègent pas vos métadonnées personnelles :

  • Le VPN masque votre IP, mais pas ce que vos applis transmettent.
  • La navigation privée évite l’enregistrement local, mais pas la collecte côté serveur.
  • L’antivirus, lui, n’a rien à voir avec la question.

Métadonnées : données invisibles, enjeux bien réels

Ce que vous publiez, vous le voyez. Mais ce que vos fichiers, vos appareils, vos apps partagent sans vous en informer clairement… ce sont les métadonnées.

Elles sont invisibles, silencieuses, automatiques mais redoutablement révélatrices.

Elles servent à trier, à améliorer les systèmes, à nourrir les IA.
Mais elles peuvent aussi profiler, surveiller, tracer.

Les ignorer, c’est laisser d’autres s’emparer de votre histoire
Les comprendre, c’est commencer à la reprendre en main. Parce qu’on ne peut pas tout supprimer non plus, mais vraiment limiter la casse.

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A propos de l'auteur : Lisa

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Backdoors, surveillance et VPN : vers la fin du chiffrement privé en Europe ?

Backdoors, surveillance et VPN : vers la fin du chiffrement privé en Europe ?

Depuis le 1er Avril 2025 (non, non ce n’est pas une blague), un débat agite les couloirs de Bruxelles, les hémicycles nationaux et les coulisses des grandes entreprises technologiques européennes : faut-il sacrifier une part de la confidentialité numérique au nom de la sécurité ?

Les VPN, considérés comme un pillier pour la vie privée numérique, se retrouvent dans le viseur des régulateurs. En toile de fond : le projet ProtectEU, la conservation des métadonnées, et le spectre d’un accès généralisé aux communications chiffrées.

Le plan ProtectEU : entre sécurité nationale et surveillance généralisée

Annoncé en 2025 par la Commission européenne, le programme ProtectEU vise à renforcer la résilience numérique de l’Union face aux cybermenaces, au terrorisme et au trafic illicite.

Derrière les objectifs officiels, se dessine une stratégie controversée : permettre un accès légal aux contenus personnels chiffrés, que ce soit dans les messageries sécurisées comme Signal ou Telegram, ou via les connexions VPN.

Le terme « backdoor » (porte dérobée) n’est jamais explicitement utilisé, mais l’idée sous-jacente est claire : créer des mécanismes techniques permettant aux autorités d’accéder aux données en cas d’enquête.

Illustration : Drapeaux de l'UE

VPN, messageries et métadonnées : une surveillance par contournement

Si le chiffrement de bout en bout rend impossible l’accès au contenu d’un message, les métadonnées qui, quand, où, avec qui restent une mine d’or pour les autorités et les courtiers en données.

Plusieurs rapports européens suggèrent d’imposer aux VPN une conservation étendue de ces données de connexion. C’est un tournant qui risque de piquer : la plupart des VPN sérieux adoptent une politique stricte de non-conservation de log, justement pour éviter toute compromission en cas de pression juridique.

Si la législation venait à évoluer, cela signerait potentiellement la fin des réseaux privés virtuels conformes au RGPD dans l’UE.

Mauvais accueil de la part de l’industrie

Comme il fallait s’y attendre, le projet passe mal.

Les principaux fournisseurs de VPN montent au créneau. Proton, Mullvad, Surfshark ou encore NordVPN dénoncent une atteinte directe à la sécurité des utilisateurs et au principe même du chiffrement de heur niveau.

« Ce que demande l’UE, c’est l’équivalent d’un verrou de porte avec une clé universelle. Et chaque clé finit un jour dans la nature », résume un représentant de Mullvad.

Illustration : Philosophie de Mullvad

©Mullvad

Déjà en mars 2025, Signal a menacé de se retirer du marché français si un amendement imposant des backdoors dans les messageries chiffrées était adopté.

Le cas Infomaniak : une exception suisse qui fait débat

Tandis que la plupart des acteurs se dressent contre ces propositions, l’hébergeur suisse Infomaniak a surpris en exprimant un soutien conditionnel à un projet similaire en Suisse, au nom d’un « compromis équilibré entre vie privée et sécurité ».

Cette prise de position, saluée par certains responsables politiques, a été perçue comme une trahison par une partie de l’industrie de la cybersécurité.

La France fait du sur place sur la question pour le moment

En France, le débat a pris une tournure spectaculaire avec l’amendement 8 ter, inséré dans un projet de loi contre le narcotrafic.

Il visait à imposer aux services chiffrés, y compris les VPN, de prévoir un accès aux communications sur demande judiciaire.

Rejeté par le Sénat en mars 2025 après une forte mobilisation associative et une levée de boucliers d’acteurs comme Tuta, le service de boite mail sécurisée ou Signal, l’épisode a révélé la fragilité des libertés numériques face à des initiatives sécuritaires de plus en plus directes.

A lire également : Entre liberté et surveillance, le paradoxe du VPN

Pour les utilisateurs : faut-il s’inquiéter ?

Le débat n’est pas seulement théorique.

Si ces mesures sont appliquées, elles pourraient entraîner une migration forcée des services vers des juridictions plus protectrices (ou permissives pour certains).

Pour les entreprises comme pour les particuliers, cela signifie repenser les outils utilisés, réévaluer la confiance accordée aux fournisseurs européens, et, pour les plus exposés, envisager des solutions de chiffrement autonomes. Vu ce que le RGPD a déjà couté à certaines entreprises, la pilule risque d’être difficile à avaler.

Illustration : parlement européen

Conclusion : la fin du chiffrement privé en Europe ?

C’est difficile à dire… De manière générale et un peu partout dans le monde, le principe même de confidentialité en ligne, est ménacé d’une manière ou d’une autre.

Il y a 2 ans le Royaume Uni avait déja du renoncer à affaiblir le chiffrement dans le cadre de l’Online Safety Bill pour des raisons de sécurité.

En tentant d’imposer des backdoors et/ou une surveillance généralisée des métadonnées, l’Europe risque de saboter l’un de ses rares atouts numériques : un écosystème fondé sur la confiance, la conformité RGPD et le respect des droits fondamentaux.

Nous espérons en savoir plus rapidement.

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DuckDuckGo est-il sûr ? Moteur, navigateur, IA : on a tout vérifié

DuckDuckGo est-il sûr ? Moteur, navigateur, IA : on a tout vérifié

DuckDuckGo fait partie des moteurs de recherche les plus souvent cités en matière de respect de la vie privée.
Mais aujourd’hui, DuckDuckGo ne se limite plus à un simple moteur de recherche.
C’est aussi un navigateur (sur Android, iOS, Windows et macOS), une extension pour Chrome, Firefox et Edge… et même un accès anonyme à plusieurs IA comme GPT-4 ou Claude via sa plateforme Duck.ai. Entre moteur de recherche, navigateur et extension, est-ce que tout ça est vraiment sûr ? Décryptage.

Illustration : découvrez duckduckgo

Qu’est-ce que DuckDuckGo ?

DuckDuckGo est une société de protection pour la vie privée sur Internet créée en 2008. Elle propose à la fois un moteur de recherche privé et d’autres applications et extensions pour protéger les utilisateurs contre Facebook, Google et d’autres traceurs sur Internet.

La confidentialité de vos recherches est le principal argument de vente de DuckDuckGo. Bien qu’il s’agisse d’un service gratuit, vos informations ne sont pas stockées à chaque fois que vous effectuez une recherche. De même, vos recherches ne sont pas exposées, et un profil d’utilisateur lié à vos recherches n’est jamais créé. Il n’y a donc pas de publicités ciblées.

À moins que vous ne souhaitiez partager vos informations personnelles avec DuckDuckGo, ils ne conservent rien de leur côté de la plateforme.

Le chiffrement utilisé par DuckDuckGo ne se limite pas à l’usage basique du protocole HTTPS. Il va plus loin en supprimant l’en-tête « Referer » lors des redirections vers d’autres sites, empêchant ainsi ceux-ci de savoir ce que vous avez recherché. Il chiffre également ses propres redirections, évitant toute fuite d’information entre votre recherche et le site visité.

DuckDuckGo en quelques chiffres

Illustration : chiffre duckduckgo
© DuckDuckGo

L’entreprise est constituée d’une équipe de 200 personnes et reçoit de très bonnes critiques de la part des utilisateurs. Actuellement, DuckDuckGo enregistre près de 3 milliards de recherches par mois. Chaque mois, 9 millions de personnes installent DuckDuckGO. Bien que ces chiffres sont en constante augmentation, la part de marché mondial de ce moteur de recherche ne dépasse pas les 2 %.

La raison est simple, la très grosse majorité des internautes est dépendante de l’écosystème de Google. Ce n’est pas tant le moteur de recherche qu’ils apprécient, mais l’ensemble des services proposés.

DuckDuckGo vs Google

Dans la bataille des moteurs de recherche, Google et DuckDuckGo ont tous deux des usages différents. Leur principale différence est la manière dont ils traitent les résultats.

Le moteur de recherche de DuckDuckGo est totalement à l’opposé de Google search. Les résultats de recherche de DuckDuckGo ne proviennent pas d’un algorithme construit à partir des informations de l’utilisateur. Au lieu de cela, ils sont vierges.

Illustration : home de DuckDuckGo

La philosophie de DuckDuckGo est que son entreprise ne doit pas tirer profit de vos données. Et ça, même si vous sacrifiez des fonctionnalités précieuses comme les recherches géolocalisées. Les nombreux utilisateurs qui souhaitent une alternative plus privée sont plutôt satisfaits.

Et l’IA dans tout ça ?

Si DuckDuckGo promet des résultats neutres, il a récemment ajouté une couche d’intelligence artificielle pour aider les utilisateurs à obtenir des réponses rapides et synthétiques.
Baptisées Réponses assistées par l’IA, ces suggestions apparaissent parfois en haut des résultats, générées à partir de modèles comme GPT-4o, Claude ou Mistral… mais sans personnalisation, et toujours avec la confidentialité comme priorité.

DuckDuckGo garde son approche vierge et amnésique : l’IA ne vous (re)connaît pas, ne vous suit pas, et oublie tout juste après vous avoir répondu.
Pour ceux qui veulent aller plus loin, il existe même une plateforme dédiée, duck.ai, pour converser avec différents modèles IA, de manière totalement anonyme.
Illustration : choisir son modèle IA

DuckDuckGo vous suit-il à la trace ?

La réponse est oui et non.

Non, DuckDuckGo ne peut pas vous traquer.

DuckDuckGo résout un problème majeur concernant la confidentialité sur Internet : la fuite des recherches. D’autres moteurs de recherche, tels que Google ou yahoo, collectent vos données et les utilisent pour suivre vos actions. La fuite de données se produit lorsque celles-ci sont transmises au site que vous visitez.

Contrairement à Google, DuckDuckGo n’envoie pas ces informations. Les autres sites ne sauront pas que vous êtes venu de DuckDuckGo. Cela est dû au cryptage que le moteur de recherche utilise pour supprimer cette partie des informations envoyées par l’internet. Vous pouvez consulter la politique de confidentialité.

Cependant, en termes de piratage au niveau local, DuckDuckGo ne sera pas en mesure de sauvegarder vos informations. En effet, bien que les recherches soient cryptées, elles restent sur votre ordinateur. Votre historique de navigation laissera toujours des indices détaillant votre parcours.
Illustration : DuckDuckGO même internet mais protégé

©DuckDuckGo

Si quelqu’un venait à pirater votre ordinateur, la protection de DuckDuckGo ne vous aiderait pas.

Oui, DuckDuckGo peut vous suivre à la trace.

Bien que le site suivant ne sache pas d’où vous venez, les liens fournissent quand même des informations sur l’endroit où vous allez. Étant donné que ces liens vous ramènent à votre recherche, ce moteur de recherche peut toujours potentiellement vous suivre.
En outre, si vous partagez volontairement vos informations personnelles avec DuckDuckGo, ce dernier peut être en mesure de vous suivre.

DuckDuckGo : Le pour et le contre

DuckDuckGo remplit bien sa mission première : préserver votre vie privée. Cependant, son moteur de recherche présente quelques inconvénients.

Avantages de DuckDuckGO

  • Pas de données utilisateur suivi : DuckDuckGo ne sait même pas combien d’utilisateurs, il a réellement. Il ne comptabilise que le nombre de recherches et les installations.
  • Aucune donnée utilisateur stockée : Il ne stocke que le strict minimum pour les corrections orthographiques et les suggestions de recherche.
  • Résultats de recherches pures : Il ne vous donnera pas de résultats de recherche basés sur des suppositions de votre emplacement ou de votre historique de navigation.
  • Pas de publicités : Vous ne verrez pas de publicités ciblées s’afficher pendant que vous naviguez.
  • Un seul défilement : Tous les résultats de recherche sont affichés sur une seule page, ce qui vous permet de faire défiler la page pour voir plus de résultats.
  • Bangs : Une fonctionnalité qui vous permet d’obtenir des résultats uniquement à partir d’une plateforme spécifique comme Wikipedia au lieu de rechercher sur l’ensemble du Web.
  • Une IA performante mais confidentielle.

Illustration : DuckDuckGo brule les informations

DuckDuckGo©

Inconvénients de DuckDuckGO

  • Manque de personnalisation : Comme DuckDuckGo ne collecte pas vos données, il n’est pas possible d’obtenir des résultats spécifiques de l’utilisateur (par exemple, la fonction de suggestion automatique). Par conséquent, les listes locales peuvent également être plus difficiles à trouver.
  • Moins de services : Contrairement à Google, DuckDuckGo ne dispose que d’un moteur de recherche. Par conséquent, des éléments comme le Play Store, Google Books, Google Music, etc, ne sont pas disponibles.
  • Pas de projets possibles sur le long terme avec Duck.ai

En résumé : DuckDuckGo, c’est sûr… mais avec ses limites

DuckDuckGo coche beaucoup de cases pour celles et ceux qui veulent reprendre un peu de contrôle sur leur vie numérique.
Pas de profilage, pas de flicage publicitaire, des résultats de recherche neutres et, désormais, un accès à l’IA qui ne sacrifie pas la confidentialité.

Mais ce n’est pas un outil magique.
Il ne rend pas anonyme, ne chiffre pas tout par défaut, et ses fonctionnalités restent limitées comparées à un moteur comme Google.

👉 Est-ce que c’est suffisant ?
Oui, pour beaucoup. DuckDuckGo est un bon point d’équilibre entre simplicité d’usage et respect de la vie privée.
Mais si vous voulez aller plus loin dans la discrétion en ligne, il faudra penser à d’autres outils complémentaires : VPN, navigateur durci, moteur décentralisé…

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Que masque un VPN ?

Que masque un VPN ?

Qu’est-ce qu’un VPN cache en ligne ? C’est une question assez souvent posée et dans ce domaine, les réponses sont parfois assez vagues. En réalité, un réseau privé virtuel permet surtout de dissimuler le plus important, la vie privée d’un internaute à quiconque voudrait jeter un regard indiscret voir inquisiteur. Cet article reprend en détail ce qu’un réseau privé virtuel masque vraiment.

Qu’est-ce qu’un VPN ?

Le sigle VPN est l’abréviation de Virtuel Private Network. La traduction exacte en français est Réseau Privé Virtuel (RPV pour les canadiens). Il s’agit d’un dispositif permettant d’établir une connexion sécurisée à travers un tunnel qui chiffre les informations personnelles de son utilisateur. En plus d’empêcher des tiers de scanner les paquets de données, la connexion de l’internaute transite par un serveur qui sert d’intermédiaire. L’adresse IP d’origine sera masquée et remplacée.

Un VPN se présente sous la forme d’une application compatible pour Windows, macOS, iOS, Android, Linux, AppleTV, etc qui s’active et/ou se désactive en fonction des besoins de son utilisateur. Idéalement un internaute devrait toujours être connecté sous réseau privé virtuel.

Comme tout outil de sécurité, un VPN présente des avantages notables : protection des données, confidentialité, accès à des contenus restreints. Veuillez toutzfois noter les quelques inconvénients des VPN, tels qu’un léger ralentissement de la connexion, une compatibilité parfois limitée ou le coût d’un abonnement de qualité.

Votre adresse IP est masquée

Sans VPN, tous les sites Internet qu’un internaute visite peuvent suivre l’adresse IP, ce qui permet d’identifier facilement et de localiser précisément sa position. Sous VPN, ces sites voient uniquement l’adresse IP du serveur, communément nommé proxy VPN. Pour les trackers du site, le visiteur est simplement considéré comme un anonyme.

Illustration : Un VPN masque l'adresse IP

L’emplacement géographique

Les adresses IP peuvent être utilisées pour suivre une position et l’endroit d’où un internaute se connecte. Comme évoqué dans le point précédant, les fournisseurs de VPN disposent de serveurs dans le monde entier, ce qui permet de cacher sa position et de prétendre accéder à Internet depuis un autre pays. Par exemple, si un utilisateur est physiquement en France et qu’il se connecte à un serveur en Allemagne, une adresse IP allemande lui sera attribuée à la place.

Illustration : un VPN masque l'emplacement géographique

Les internautes ou les voyageurs dans les pays à forte censure peuvent avoir accès à des contenus censurés lorsqu’ils modifient leur véritable localisation avec un VPN. Et pour ceux qui sont sur des réseaux Wi-Fi qui bloquent l’accès à certains sites, un VPN contourne cette restriction.

L’activité en ligne

Sous RPV, les fournisseurs d’accès à Internet (FAI) ne sont plus en mesure de suivre les habitudes de navigation puisque le processus de chiffrement brouille toutes les informations relatives à l’activité en ligne de l’abonné. Les signaux émis transitent de manière illisible dans les 2 sens. (le terme crypté est inexact)

Le chiffrement est l’action d’encoder une information afin que seul le destinataire prévu puisse le comprendre. Une application de cryptographie convertit un message en une séquence totalement indéchiffrable. Même si un tiers s’en empare, il ne sera pas en mesure d’accéder aux données.

Le meilleur VPN proposera toujours l’AES-256 car il est pratiquement impossible à déchiffrer. En effet, cet ensemble de processus utilise des clés de 256 bits qui génèrent plus de combinaisons que le matériel informatique actuel ne peut calculer en des temps raisonnables. On parle de milliers d’années de calcul.

Illustration : un VPN masque l'activité en ligne

Attention ! Si l’utilisateur est connecté à un service comme Google ou Microsoft, celui-ci peut toujours suivre le comportement d’un abonné connecté via son compte. Pour ce qui est de l’adresse IP, en fonction de la localité du serveur VPN que l’internaute aura choisi, le GAFA supposera simplement que l’internaute navigue depuis un autre endroit. (et encore, ce n’est pas sur)

Les données personnelles

Le fameux gars à capuche embusqué et connecté au Wi-Fi du Starcafé

Ironie mise à part et bien que trop exploité en terme d’argument commercial, cette information, concernant les données personnelles, est vraie. Initialement, c’étaient les entreprises qui y avaient recours et on comprend aisément pourquoi. Si l’on retrouve cette information concernant les VPN destinés aux particuliers, c’est en grande partie, à cause, des Wi-Fi mis à disposition un peu partout dans des lieux de passage très fréquentés.

En anglais, le terme utilisé est « man in the middle », plus simplement un tiers. C’est le mec improbable qui se pointe en soirée et que personne n’a invité, ni ne connaît. Les Wi-Fi publics ne sont pas sûrs, un mot de passe pour y accéder n’est pas une garantie de sécurité puisque que c’est uniquement l’accès qui est initialement verrouillé.

Bien qu’encore peu répertorié en France, la pratique qui consiste à dérober des paquets de données via un Wi-Fi public est assez répandue aux US. En règle générale, ce sont des Script Kiddies qui se livrent à ces activités de piratage. Un Script Kiddie ou « gamin à script », est, bien souvent, un adolescent qui utilise des codes de hack dénichés sur Internet et qui s’en sert avec l’intention de récupérer des informations confidentielles monnayables sur Internet.
Les réseaux privés virtuels même les VPN gratuits protègent contre cette possibilité mais pas les antivirus.

Illustration : Un VPN protège les données personnelles de son utilisateur

Pour conclure, un VPN masque vraiment vos activités en ligne dès lors que vous n’êtes pas connecté et identifié à un service tel que Facebook, Gmail, Amazon, ect.

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A propos de l'auteur : Lisa

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Fondatrice de VPN Mon Ami

Avec plus de 12 ans d'expérience dans le domaine des VPN, j'écris de nombreux articles pour sensibiliser les internautes à la confidentialité en ligne.

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Proton Wallet : Le portefeuille Bitcoin qui tente de bousculer les codes de la confidentialité

Proton Wallet : Le portefeuille Bitcoin qui tente de bousculer les codes de la confidentialité

Après une phase d’accès anticipé ayant réuni plus de 100 000 utilisateurs, Proton Wallet est désormais accessible à tous. Ce portefeuille Bitcoin non-custodial, conçu par Proton, l’entreprise suisse derrière Proton Mail, la boite mail sécurisée et le VPN gratuit, Proton VPN, s’inscrit dans une vision plus large : offrir un écosystème numérique sécurisé et indépendant des acteurs centralisés.

Avec des fonctionnalités comme l’envoi de Bitcoin par e-mail, la rotation automatique des adresses pour plus de confidentialité et un code entièrement open source, Proton Wallet veut se démarquer face aux mastodontes du secteur comme Metamask ou Trust Wallet.

Proton Wallet peut-il réellement concurrencer les géants déjà bien établis ?

Illustration : Proton Wallet sur iOS et Android

Un traumatisme financier encore vivace

Il faut dire que le développement de Proton Wallet n’a rien d’anodin dans l’histoire de la firme Suisse. Il trouve ses origines dans un épisode marquant de l’histoire de Proton : en 2014, l’entreprise, créee par des chercheurs du CERN, avait vu ses fonds gelés par PayPal, mettant en péril son activité naissante.

Logo de l'organisation européenne pour la recherche nucléaire

Depuis, Proton a toujours cherché à se détacher des systèmes financiers traditionnels, au point de conserver une partie de ses réserves en Bitcoin comme protection contre de nouvelles ingérences extérieures.
Avec Proton Wallet, l’entreprise propose une alternative aux utilisateurs souhaitant gérer leurs actifs numériques sans intermédiaire et sans dépendre d’une plateforme centralisée.

Illustration : Découvrez Proton Wallet

©Proton

Proton Wallet passe à la vitesse supérieure

Lors de son lancement, Proton Wallet était uniquement accessible via le web, autant dire que son utilité était proche du néant sidéral…

Aujourd’hui, plusieurs fonctionnalités viennent renforcer ce portefeuille et ont le mérite d’attirer notre attention :

✔️ Application mobile disponible sur iOS et Android.
✔️ Transactions sans frais de réseau dans certains cas, un argument fort pour attirer les utilisateurs.
✔️ Toujours non-custodial et open source, garantissant que l’utilisateur garde le contrôle de ses clés privées.
✔️ Rotation automatique des adresses Bitcoin, un plus pour la confidentialité.
✔️ Proton Sentinel, un système de détection des transactions suspectes basé sur l’IA et l’intervention humaine.

Pourquoi Proton s’obstine avec ce projet ?

Proton revendique 100 000 utilisateurs ayant testé son wallet en accès anticipé. Toutefois, ces chiffres concernent uniquement sa communauté existante, ce qui signifie qu’il s’agit d’un premier pas.

Illustration : BitcoinIl n’est pas déraisonnable de supposer que Proton Wallet soit avant tout un levier d’acquisition et de rétention pour ses propres utilisateurs. Proton ne cherche peut-être pas forcément à concurrencer Metamask ou Trust Wallet sur leur propre terrain, mais plutôt à compléter son écosystème pour capter et fidéliser une base d’utilisateurs engagée dans sa philosophie de confidentialité et d’indépendance numérique.

Les motivations derrière cette initiative

  • Créer une alternative crypto alignée avec leurs valeurs : Proton s’est toujours positionné comme une entreprise anti-surveillance et pro-confidentialité. Avoir un crypto wallet non-custodial et open source (dispo sur GitHub) permet de renforcer cette image, surtout auprès des utilisateurs qui veulent éviter les solutions développées par des entreprises plus « mainstream ».Illustration : Octocat de la plate-forme Github
  • Encourager la décentralisation des paiements pour éviter les risques bancaires : Depuis l’épisode de 2014 avec PayPal, Proton semble vouloir limiter sa dépendance aux systèmes financiers traditionnels. Si leur wallet prend de l’ampleur, ils pourraient même imaginer un système de paiement interne, complètement hors du réseau bancaire classique.
  • Rétention des utilisateurs existants : Proton a une base d’utilisateurs qui payent pour Proton Mail, Proton VPN, Proton Drive, Proton Calendar et Proton Pass. Proposer un portefeuille sécurisé aux abonnés dans un premier temps permet de créer un effet d’écosystème : plus un utilisateur utilise plusieurs services de Proton, plus il a de raisons d’y rester.Illustration : Découvrez l'écosystème complet de Proton
  • Se positionner sur le long terme dans un secteur incertain : Aujourd’hui, la régulation des cryptos est très floue et changeante. En se positionnant tôt avec un produit sécurisé et respectueux de la vie privée, Proton pourrait (c’est du conditionnel) avoir une longueur d’avance si la demande explose pour des solutions crypto ultra-confidentielles.

Confidentialité et sécurité : un vrai atout ?

Contrairement aux wallets custodiaux (où les plateformes détiennent vos clés privées), Proton Wallet est non-custodial, ce qui signifie que l’utilisateur est le seul maître de ses actifs. Son code open source permet également un audit public, un gage de transparence pour les utilisateurs avertis.

Mais est-il vraiment plus privé que les autres wallets ?

👉 La rotation automatique des adresses Bitcoin est un point positif, mais elle reste une fonctionnalité courante sur des wallets orientés confidentialité comme Samourai Wallet (un wallet non-custodial connu pour son implémentation avancée de CoinJoin afin d’anonymiser les transactions Bitcoin).

Le principal intérêt de Proton Wallet semble être pour ceux qui sont déjà dans l’écosystème Proton et qui veulent une solution intégrée pour gérer leurs cryptos en toute indépendance. Mais pour une adoption plus large, Proton devra encore prouver qu’il apporte une réelle valeur ajoutée face à la concurrence.

La persistance de Proton sur ce projet est intrigante : s’agit-il simplement d’un service de plus pour leur utilisateurs, ou ont-ils une vision à long terme pour bousculer les standards des wallets existants ? Seul le temps le dira.

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