Chat Control en 2026 : toujours pas adopté, mais toujours pas enterré

Chat Control en 2026 : toujours pas adopté, mais toujours pas enterré

Mise à jour : avril 2026

Depuis la publication initiale de cet article, le dossier Chat Control a encore évolué, mais il n’est toujours pas adopté définitivement au niveau européen. La version “permanente” du texte, portée par la procédure législative en cours, continue d’être négociée entre le Parlement européen et le Conseil de l’UE. Un premier trilogue a eu lieu le 9 décembre 2025, un second le 26 février 2026, et la discussion se poursuit encore au printemps 2026.

En revanche, un point essentiel a changé : le régime transitoire qui permettait à certains services de détecter volontairement certains contenus sous dérogation au cadre ePrivacy n’a pas été prolongé. Le Parlement européen soutenait une extension plus courte et plus encadrée, mais les négociations avec le Conseil ont échoué. Résultat : ce dispositif a expiré après le 3 avril 2026.

Autrement dit, il faut éviter deux erreurs de lecture.
La première serait de croire que Chat Control est enterré : ce n’est pas le cas. Le projet de règlement permanent suit toujours son chemin. La seconde serait de croire qu’un filet temporaire continue de s’appliquer en attendant : ce n’est plus vrai non plus. Aujourd’hui, le texte avance encore politiquement, mais le provisoire, lui, a cessé de tenir.

Ce décalage est important, parce qu’il montre une chose : malgré des années de débats, de critiques sur la vie privée, le chiffrement et la proportionnalité des mesures, l’Union européenne n’a toujours pas trouvé d’équilibre stable entre protection de l’enfance, sécurité juridique et respect des communications privées. C’est précisément pour cela que ce dossier reste explosif.

Mise à jour : 28 novembre 2025

Le 6 novembre 2025, la présidence du Conseil de l’UE a publié une nouvelle version du projet de règlement CSAR (souvent désigné sous le nom de “Chat Control”).
Le 12 novembre, cette version a été examinée par le groupe LEWP (Law Enforcement Working Party), puis transmise aux représentants des États membres.

Le 26 novembre, le Conseil a annoncé avoir arrêté une position commune sur le texte. Cette version ne réintroduit pas la détection systématique et généralisée des communications privées. Les articles les plus controversés ont été retirés et remplacés par un ensemble d’obligations structurées :

  • évaluation obligatoire des risques par les fournisseurs de services en ligne
  • mesures de mitigation pour les services considérés “à haut risque”
  • clause de révision permettant à la Commission européenne de réévaluer, à intervalles réguliers, la nécessité d’éventuelles mesures supplémentaires.

Le texte confirme que le chiffrement de bout en bout reste autorisé, tout en précisant que certaines technologies de détection, si elles devaient être implémentées, nécessiteraient le consentement explicite des utilisateurs.

Plusieurs éléments restent à clarifier, notamment la définition précise des services “à haut risque”, l’étendue des obligations associées, et les modalités d’application du “consentement explicite” dans les services chiffrés.

Il ne s’agit donc pas d’un retour au scan généralisé, mais d’un cadre évolutif, qui introduit un mécanisme permettant d’ajuster les obligations à l’avenir sans réécriture complète du règlement. Les prochaines étapes dépendront des négociations entre le Parlement européen, la Commission et le Conseil lors du trilogue.

Mise à jour : 14 Octobre 2025

Le projet Chat Control n’est pas mort, mais il est reporté / suspendu pour le moment, en attendant un texte amendé ou une nouvelle tentative.
Cette suspension fait suite à l’opposition ferme de l’Allemagne, qui a refusé de valider un texte autorisant le scan préventif généralisé des messageries privées.

Le Danemark, qui préside actuellement le Conseil de l’Union européenne, prévoit de revenir avec un compromis révisé et de remettre le sujet à l’ordre du jour lors d’une prochaine réunion probablement en décembre 2025.

Mise à jour d’octobre 2025 : l’Allemagne annonce qu’elle refusera le projet Chat Control

Ces derniers jours, la presse allemande a largement relayé la position du gouvernement fédéral : l’Allemagne ne soutiendra pas le règlement européen Chat Control, dans sa forme actuelle.
La ministre fédérale de la Justice, Stefanie Hubig (SPD), a déclaré que “le contrôle sans motif des conversations privées doit rester tabou dans un État de droit”, précisant que son pays ne donnerait pas son assentiment à un texte autorisant le scan préventif des messages privés avant envoi.

Le Bundestag a tenu le 9 octobre une séance spéciale intitulée « Non allemand au Chat Control européen », au cours de laquelle plusieurs députés ont confirmé que l’Allemagne refuserait tout mécanisme de surveillance généralisée des messageries, jugé contraire au respect du chiffrement et à la vie privée.

⚠️ Cependant, la situation reste floue : selon plusieurs médias européens, le texte définitif du règlement n’aurait pas encore été transmis dans sa version finale aux États membres, et certains, dont l’Allemagne, attendraient de le lire avant le vote prévu le 14 octobre. Des sources proches du dossier évoquent même un possible report du vote, faute de consensus au Conseil de l’UE.

👉 Si cette position allemande se confirme, elle pourrait suffire à bloquer la majorité qualifiée requise pour faire adopter le texte au niveau européen.

Mise à jour du 13 septembre 2025 : Beaucoup de bruit dans la presse… mais toujours aucun texte officiel disponible.

Nous avons dépassé la date du 12 septembre 2025 annoncée dans la presse comme une échéance clé, et aucun texte définitif n’a encore été publié par le Conseil de l’UE. Tant que le document officiel n’est pas disponible sur EUR-Lex ou le site du Conseil, il est prudent de rester méfiant face aux rumeurs ou aux interprétations médiatiques : sans accès au texte finalisé, rien n’est confirmé.

👉 Le seul document officiel disponible à ce jour est le compromis danois (hérité de la présidence lettone), qui distingue deux cas

  • Détection volontaire : les plateformes (WhatsApp, Signal, Gmail, etc.) peuvent décider de scanner certains contenus. Cela ne concerne que les images, vidéos et liens. Les messages texte et audio en sont exclus. Les outils utilisés doivent être certifiés et les fournisseurs doivent publier des rapports de transparence.
  • Détection obligatoire : si une autorité estime que la détection volontaire ne suffit pas, elle peut imposer un ordre de détection. Mais là encore, seules les images, vidéos et URLs peuvent être concernées. Les messages texte et audio sont expressément exclus.

👉 En clair : ce compromis limite le champ de la détection au visuel (photos, vidéos, liens). Les conversations écrites ou audio ne peuvent pas être scannées de manière obligatoire.

⚠️ Il faut rappeler que ce compromis (ST-8621-2025-INIT) n’est qu’un brouillon de travail, pas un texte définitif. Et si la version finale tarde autant à être publiée, c’est peut-être justement parce que son champ d’action, limité aux contenus visuels, est jugé insuffisant par certains États membres.

📅 Une fois finalisé, le texte devra être examiné lors du Conseil Justice et affaires intérieures (JAI) du 14 octobre 2025.

Illustration: Commission européenne

Contexte

La proposition européenne souvent surnommée Chat Control ne date pas d’hier. Présentée par la Commission européenne en 2022, elle vise à renforcer la prévention, la détection, le signalement et le retrait des contenus pédocriminels en ligne, ainsi que certaines formes de sollicitation sexuelle de mineurs. Sur le papier, l’objectif affiché est clair. Mais dès le départ, le texte a déclenché une opposition massive chez de nombreux défenseurs des libertés numériques, juristes, chercheurs et acteurs techniques, en raison de son impact potentiel sur la confidentialité des communications et sur le chiffrement de bout en bout.

Le Parlement européen a adopté sa position en novembre 2023, avec une ligne plus protectrice pour la vie privée que les premières ambitions de la Commission. Le dossier a ensuite été bloqué au Conseil pendant de longs mois, avant qu’un compromis politique n’émerge finalement en novembre 2025, ouvrant la voie aux négociations interinstitutionnelles. Celles-ci ont débuté le 9 décembre 2025, avec un second trilogue le 26 février 2026. Autrement dit, le projet n’a ni disparu ni abouti : il est toujours en construction, dans un équilibre instable entre protection de l’enfance, faisabilité technique et respect des droits fondamentaux.

Dans ce contexte, il est plus juste de parler d’un dossier en mutation permanente que d’un texte figé. Les versions les plus agressives ont rencontré une forte résistance politique, mais les institutions européennes continuent de chercher un cadre durable qui impose davantage d’obligations aux services numériques, avec en toile de fond la question explosive de la détection dans les espaces privés.

Quelles technologies sont concernées ?

Les services potentiellement concernés ne se limitent pas à une seule catégorie d’outils. Le débat touche à la fois les messageries sécurisées privées, les services de communication chiffrés, certaines boîtes mail sécurisées, ainsi que d’autres plateformes susceptibles d’héberger, transmettre ou signaler des contenus illicites. Dans les premières versions du dossier, l’inquiétude s’est concentrée surtout sur les services protégeant fortement la confidentialité des échanges, car toute obligation de détection appliquée à des communications privées soulève immédiatement la question du chiffrement de bout en bout.

C’est précisément ce point qui a rendu le projet si explosif : dans un service réellement chiffré de bout en bout, le fournisseur n’est pas censé pouvoir lire le contenu des messages. Introduire des mécanismes de détection en amont, en aval ou côté client revient donc à déplacer la frontière technique de la confidentialité. Même lorsque les institutions affirment vouloir préserver le chiffrement, la tension reste entière dès lors qu’un texte crée une pression réglementaire sur les services privés pour analyser, signaler ou empêcher certains contenus.
Illustration Signal

©Signal

Réactions internationales

Le projet européen n’est pas isolé. Dans plusieurs démocraties, la protection des mineurs en ligne sert aussi de point d’entrée à des débats beaucoup plus larges sur le chiffrement, la traçabilité et l’accès des autorités aux communications privées. Mais les modèles retenus diffèrent, et aucun n’a vraiment réglé la tension de fond entre sécurité publique et confidentialité numérique.

Au Royaume-Uni, l’Online Safety Act a ouvert la voie à des pouvoirs très contestés autour de la détection de contenus pédocriminels, y compris sur des services utilisant le chiffrement de bout en bout. La position officielle du gouvernement britannique a insisté sur la faisabilité technique de solutions conciliant sécurité des enfants et respect de la vie privée, et le cadre permet à Ofcom, dans certaines conditions, d’exiger l’usage d’une technologie accréditée ou le développement de solutions adaptées. Ce n’est donc pas un modèle rassurant pour les défenseurs du chiffrement, même si son application concrète reste politiquement et techniquement sensible.

En Australie, le TOLA Act de 2018 a déjà inscrit dans le droit des mécanismes permettant aux autorités de demander une assistance technique aux entreprises, dans un cadre qui a souvent été critiqué pour ses effets potentiels sur la sécurité et le chiffrement. Le pays montre qu’une démocratie libérale peut aller assez loin dans l’arsenal légal, même lorsque l’équilibre avec la cybersécurité reste contesté.

En Inde, les IT Rules imposent aux grandes plateformes de messagerie de pouvoir identifier le premier expéditeur d’un message dans certaines hypothèses prévues par la loi. Même si le texte précise qu’il ne s’agit pas, en théorie, d’exiger la divulgation du contenu du message, cette logique entre directement en tension avec l’architecture et la promesse du chiffrement de bout en bout.

Ces exemples montrent surtout une chose : la pression contre les espaces de communication privés ne disparaît pas. Elle change de forme selon les pays, mais la tentation reste la même : obtenir davantage de visibilité sur des échanges que les technologies modernes rendent, par conception, plus difficiles à inspecter.

Réactions en France

La position française sur Chat Control a été moins visible publiquement que celle de certains États membres comme l’Allemagne, qui a fini par afficher un refus clair de certaines formes de surveillance préventive des messageries privées. En l’absence de ligne politique française aussi nettement exposée dans les sources officielles, il est plus prudent de dire que la France s’inscrit surtout, à ce stade, dans une logique plus large de régulation des contenus et des usages numériques sensibles, plutôt que dans une contestation frontale du projet européen.

Cette logique apparaît notamment dans le durcissement du cadre français sur la vérification de l’âge pour l’accès aux sites pornographiques. En juillet 2025 (le rapport en français est téléchargeable directement sur la page), le Conseil d’État a refusé de suspendre l’obligation de vérification d’âge imposée à certains services établis dans d’autres États membres de l’Union. Quelques semaines plus tard, Arcom a indiqué que plusieurs nouveaux sites avaient mis en place de tels dispositifs.

Autrement dit, même sans équivalent exact au projet Chat Control, la France participe elle aussi à un mouvement européen plus large : celui d’un encadrement plus serré des plateformes numériques au nom de la protection des mineurs. La différence, pour l’instant, est surtout une différence d’outil et d’échelle, pas une absence de tension entre protection, vie privée et libertés numériques.

Réflexions finales

Le dossier Chat Control n’a toujours pas trouvé son point d’équilibre. Le projet de règlement permanent avance encore dans les négociations européennes, mais il n’est pas adopté. Et dans le même temps, le régime transitoire qui permettait certaines détections volontaires sous dérogation ePrivacy a expiré après le 3 avril 2026, faute d’accord politique pour le prolonger.

Ce double constat dit beaucoup de l’impasse actuelle. D’un côté, les institutions européennes veulent montrer qu’elles agissent contre les abus sur mineurs en ligne. De l’autre, elles se heurtent toujours aux mêmes limites : faisabilité technique, sécurité juridique, protection du chiffrement et risque de banalisation d’outils intrusifs dans les communications privées.

Le vrai enjeu n’est donc pas de savoir s’il faut protéger les mineurs, là-dessus, le consensus existe. Le vrai enjeu est de savoir jusqu’où une démocratie peut aller dans l’inspection, la prévention et la traçabilité des échanges privés sans abîmer durablement les libertés qu’elle prétend défendre. C’est précisément pour cela que ce dossier continue de dépasser largement le seul cadre de la lutte contre les contenus pédocriminels.

Chaque jour, vous êtes de plus en plus nombreux à consulter nos pages et à nous poser des questions pour comprendre comment sécuriser vos données personnelles et réduire votre suivi en ligne. Merci pour votre intérêt et vos nombreux partages !
A propos de l'auteur : Lisa

A propos de l'auteur : Lisa

Fondatrice de VPN Mon Ami

Experte en cybersécurité avec plus de 12 ans d'expérience dans le domaine des VPN, j'écris de nombreux articles pour sensibiliser les internautes à la confidentialité en ligne.

ExpressAI : la confidentialité IA qui ne repose pas seulement sur la confiance

ExpressAI : la confidentialité IA qui ne repose pas seulement sur la confiance

La tendance est là. Proton a lancé Lumo. ExpressVPN vient de lancer ExpressAI. L’IA privée s’impose comme le prochain terrain de différenciation dans le secteur. La différence, ici, c’est qu’ExpressAI arrive avec une architecture plus vérifiable que la moyenne, et un audit public pour l’examiner.

Ce qu’ExpressAI apporte de nouveau, ce n’est pas une IA « privée » au sens vague du terme, mais une tentative crédible de déplacer la confiance depuis la déclaration du fournisseur vers une architecture auditée. Voilà ce que nous avons trouvé en lisant le rapport de cure53 en entier.

ExpressAI : le principe, en deux phrases

La plupart des outils IA vous demandent de faire confiance à l’opérateur. ExpressAI repose sur une architecture d’enclaves sécurisées (AMD SEV-SNP) conçue pour empêcher l’accès aux contenus traités, y compris côté fournisseur, sur le périmètre audité. Ce n’est pas seulement une confidentialité contractuelle : c’est une protection ancrée dans l’architecture technique.

Cure53, le cabinet d’audit berlinois, a vérifié ça en mars 2026 sur 22 jours de tests en boîte blanche. Leur conclusion : sur le périmètre audité, le produit atteint ses objectifs de confidentialité déclarés.

La différence avec des services comme Lumo tient surtout au modèle de confiance mis en avant. Proton insiste davantage sur son cadre institutionnel et son écosystème. ExpressAI, lui, met au premier plan une barrière architecturale auditée. Ce ne sont pas forcément deux niveaux de qualité, mais deux manières différentes de construire la crédibilité.

Illustration ExpressAI

Ce que l’audit a vraiment trouvé

19 problèmes identifiés, dont trois classés en sévérité élevée,et c’est là que ça devient intéressant.

La plus sérieuse : la vérification des measurements de l’enclave était tout simplement désactivée côté frontend. Le code fixait checks.measurementTrusted = true sans aucune comparaison réelle. Avant correction, la vérification côté frontend n’assurait pas réellement que l’attestation reçue correspondait bien à une enclave authentique exécutant le code attendu. Ce qui vidait la vérification frontend d’une partie essentielle de son sens.

ExpressVPN dit que c’était un artefact du processus de développement. Peut-être. Mais ça existait.

Les deux autres de niveau élevé : un path traversal permettant d’altérer la configuration des enclaves, et un 0-day dans la bibliothèque de parsing .docx. Les deux corrigés pendant la phase de test.

Tout a été corrigé et vérifié avant publication. La réactivité est là. Mais ces failles existaient au moment où le produit était prêt à sortir, et ça mérite d’être dit.

Ce que l’enclave ne protège pas

Trois limites que la page produit ne met pas au premier plan.

Les conversations stockées. ExpressVPN l’assume dans l’audit : la forward secrecy n’est pas un objectif de conception. Si vous comptez conserver des historiques sensibles, prenez-le au sérieux : la protection des conversations stockées repose moins sur une propriété cryptographique forte que sur la solidité durable de votre mot de passe maître.

Le comportement des modèles. Les cinq modèles disponibles au lancement, GPT OSS 120B, DeepSeek R1 Distill 32B, Qwen2.5-VL 32B, Qwen3.5 35B-A3B et Nemotron 12B, sont auto-hébergés dans l’enclave. Vos prompts ne partent pas chez DeepSeek ou OpenAI. Mais l’exécution en enclave ne change pas les comportements propres au modèle utilisé. L’enclave protège le canal, pas ce que le modèle décide de faire à l’intérieur.

Les couches périphériques. L’infrastructure tourne sur AWS us-east-1. Les enclaves reposent sur AMD et NVIDIA. L’écosystème technique est largement américain, avec ce que ça implique comme pression légale potentielle sur les éléments hors enclave : compte, métadonnées, journaux d’accès. L’enclave est conçue pour résister à un accès opérateur, et Cure53 juge l’objectif atteint. Mais les couches périphériques ne sont pas dans ce périmètre.

Est-ce que ça vaut quelque chose ?

Pour un usage courant, analyser des documents pro, coder, rédiger sans nourrir Google ou OpenAI, oui, clairement. C’est techniquement plus sérieux que ce que le marché grand public propose habituellement sur la confidentialité IA.

Pour un profil à risque élevé : l’architecture est solide sur le périmètre audité. Mais les limites ci-dessus ne sont pas des détails.

« Privé par conception » a un périmètre précis. Cure53 l’a vérifié sur ce périmètre. Le reste, c’est à vous de le lire.

L’intérêt d’ExpressAI n’est pas de rendre la confiance inutile, mais de réduire la part de confiance purement déclarative dans un marché qui en abuse.

Chaque jour, vous êtes de plus en plus nombreux à consulter nos pages et à nous poser des questions pour comprendre comment sécuriser vos données personnelles et réduire votre suivi en ligne. Merci pour votre intérêt et vos nombreux partages !
A propos de l'auteur : Lisa

A propos de l'auteur : Lisa

Fondatrice de VPN Mon Ami

Experte en cybersécurité avec plus de 12 ans d'expérience dans le domaine des VPN, j'écris de nombreux articles pour sensibiliser les internautes à la confidentialité en ligne.

Note de transparence :

Cet article n'est pas sponsorisé. Il traite simplement d'un sujet d'actualité pertinent dans le domaine de la protection des données.

Si vous décidez d’essayer un service via le lien fourni, l’équipe recevra une petite commission sans frais supplémentaires pour vous. Cette commission nous permet de continuer à fournir du contenu de qualité et à maintenir ce site indépendant sans bannières publicitaires intrusives, pour une lecture plus agréable sans suivi.

Soyez assuré que notre analyse et nos opinions sont objectifs et basées sur nos recherches et notre expérience dans le domaine de la cybersécurité. Nous sommes indépendants.

Faut-il vraiment un écran de protection anti-espion ?

Faut-il vraiment un écran de protection anti-espion ?

Un écran anti-espion, aussi appelé filtre anti-espion ou film de confidentialité, sert à réduire l’angle de vision de l’écran. Sur smartphone, on le trouve souvent sous forme de verre trempé anti-espion ; sur ordinateur portable, il s’agit plutôt d’un filtre amovible ou magnétique.

Dans les transports bondés, les open spaces trop ouverts ou ces cafés où l’on aime travailler, une menace passe souvent inaperçue : le visual hacking, ou piratage visuel. Ce vol d’informations, parfois réalisé avec un simple coup d’œil ou un smartphone orienté discrètement, fait de plus en plus de victimes.

Pire encore, la tendance s’est installée sur les réseaux sociaux. Sur Snapchat ou X, certains s’amusent à filmer l’écran de leur voisin de train ou de coworking, exposant au public des contenus privés, photos personnelles, conversations, documents professionnels, sans aucun consentement. Un mélange malsain de voyeurisme, de délation et de manque total de respect.

Face à ce risque très réel, les écrans de protection anti-espion semblent offrir une solution simple : limiter les angles de vision latéraux et empêcher les regards indiscrets, tout en protégeant l’appareil des rayures et, parfois, de la lumière bleue.

Mais ces filtres sont-ils vraiment efficaces, ou ne sont-ils qu’un gadget de plus dans l’écosystème des accessoires ? Faut-il vraiment un écran de protection anti-espion ?

Illustration : Hacking visuel

Écran anti-espion, filtre, film ou verre trempé : quelle différence ?

On parle souvent d’écran anti-espion pour désigner un peu tout et n’importe quoi, mais en pratique, plusieurs formats coexistent.

Le filtre anti-espion est le terme le plus générique. Il désigne un accessoire qui réduit l’angle de vision de l’écran pour empêcher les personnes placées sur les côtés de lire facilement son contenu.

Le film anti-espion est généralement une couche fine, souple, que l’on applique directement sur l’écran. Il peut convenir à certains usages, mais il n’offre pas forcément la même sensation ni la même résistance qu’une protection plus rigide.

Le verre trempé anti-espion est surtout répandu sur smartphone. Il sert à la fois à réduire la visibilité latérale et à mieux protéger l’écran contre les rayures ou les petits chocs du quotidien.

L’expression écran anti-espion, elle, est surtout utilisée dans le langage courant pour parler de l’ensemble de ces solutions, même si elle ne décrit pas toujours précisément le format utilisé.

Attention toutefois, certains protègent surtout des regards latéraux, d’autres ajoutent une protection contre les rayures, mais aucun ne rend l’écran invisible à une personne placée juste derrière vous, ni ne remplace de bonnes habitudes de confidentialité dans les lieux publics.

Pourquoi utiliser une protection contre l’espionnage électronique à la volée

Dans une étude conduite par 3M dans huit pays, dont la France, 91 % des intrusions visuelles ont réussi à capter des données sensibles, sans piratage, sans mot de passe, juste en jetant un œil sur l’écran d’un inconnu.La technologie, aussi révolutionnaire soit-elle, a ouvert la porte à des formes insidieuses de violation de la vie privée. Dans les lieux publics, un simple regard furtif peut suffire à exposer des données sensibles, qu’il s’agisse d’informations bancaires, de documents professionnels ou de conversations personnelles.

Les écrans de protection anti-espion sont conçus pour protéger l’écran de différents appareils, contre une interception visuelle non-autorisée. Ils sont devenus de plus en plus populaires en raison des incivilités de plus en plus nombreuses. Ils permettent de travailler ou de naviguer en toute discrétion, même dans un environnement bondé.

Simple et abordable, un filtre de confidentialité pour iPhone, Android ou un ordinateur portable permet de se sentir plus à l’aise dans les lieux publics. Vous pouvez ouvrir des applications bancaires ou saisir des mots de passe sans que quelqu’un ne capte secrètement vos données personnelles.

Illustration : Interception de données à la volée
« Si vous pouvez lire ceci, c’est que vous êtes trop près de mon téléphone. »

Avantages et inconvénients des écran de protection anti-espion

Infographie : Avantages / Inconvénients des écrans de protection anti-espion

Avantages des filtres anti-espion

Les filtres de confidentialité ne se limitent pas à bloquer les regards indiscrets : ils offrent également des avantages pratiques qui en font des accessoires essentiels pour protéger votre écran au quotidien.

Confidentialité ciblée, où que vous soyez

En limitant l’angle de vision de votre écran, ces filtres empêchent toute intrusion visuelle latérale. Que vous soyez en réunion, dans les transports publics, en espace de coworking ou en open space, vos informations restent protégées, même dans les environnements les plus exposés.

Protection physique et confort visuel

Conçu en plastique, en métal ou en verre trempé, certains filtres offrent une protection contre les rayures, prolongent la durée de vie de votre écran et réduisent les effets de la lumière bleue. Cela les rend idéaux pour les utilisateurs soucieux de leur santé oculaire ou pour les appareils utilisés intensivement.

Options adaptées à vos besoins

Selon vos usages, plusieurs modèles sont disponibles :

  • Filtres bidirectionnels : Idéaux pour une protection verticale, parfaits pour la lecture ou le travail en mode portrait.
  • Filtres quatre voies : Plus polyvalents, ils assurent une confidentialité totale en mode portrait ou paysage.

Illustration : filtre de confidentialité 3M

©3M

Aspect Avantages Inconvénients
Confidentialité Protège les informations sensibles des regards latéraux. Ne protège pas contre les regards directs ou depuis l’arrière.
Protection physique Protège l’écran contre les rayures et les chocs. Peut réduire légèrement la qualité visuelle (assombrissement).
Confort visuel Certains modèles intègrent un filtre anti-lumière bleue pour réduire la fatigue oculaire. Nécessite d’augmenter la luminosité, ce qui impacte la batterie.
Flexibilité d’usage Compatible avec une large gamme d’appareils (smartphones, ordinateurs, tablettes). Nécessite de maintenir un angle précis pour une visibilité optimale.
Partage d’écran Permet de travailler ou naviguer en toute discrétion dans des lieux publics. Rend difficile de montrer des informations à d’autres sans ajuster l’angle ou retirer le filtre.
Prix Options variées adaptées à tous les budgets (entrée de gamme aux modèles haut de gamme). Certains modèles de qualité supérieure peuvent être coûteux.
Installation Facile à installer (options magnétiques ou adhésives disponibles). Les filtres adhésifs peuvent laisser des traces lors du retrait ou être difficiles à repositionner.

Inconvénients des écrans de protection anti-espion

Si les filtres de confidentialité offrent une protection efficace dans de nombreuses situations, ils ne sont pas sans compromis. Voici les principaux inconvénients à considérer avant de vous équiper :

Réduction de la clarté et de la luminosité

Les filtres anti-espion peuvent légèrement assombrir l’écran, rendant son utilisation moins agréable, surtout en extérieur ou dans des conditions de faible luminosité. Une solution courante consiste à augmenter la luminosité de l’écran, mais cela peut avoir un impact négatif sur l’autonomie de votre batterie. Pour limiter cet effet, privilégiez des modèles haut de gamme, conçus pour minimiser cette perte.

Protection limitée dans certains angles

Bien que les filtres restreignent efficacement les angles de vision latéraux, ils ne bloquent pas les regards directs, notamment ceux des personnes derrière vous dans des lieux bondés. Il est donc important de rester attentif à votre environnement, même avec un filtre installé.

Utilisation moins flexible

Ces filtres imposent de maintenir l’écran dans une position frontale pour une visibilité optimale. Cela peut compliquer la consultation rapide d’une notification ou la lecture d’un message en inclinant légèrement votre appareil. Ce compromis est particulièrement notable sur les smartphones et tablettes.

Partage d’écran compliqué

Lorsque vous souhaitez montrer une information à quelqu’un, le filtre peut devenir un obstacle. Vous devrez souvent ajuster l’angle de l’écran pour que votre interlocuteur puisse voir clairement, ce qui peut être frustrant dans certaines situations. Une solution peut être de retirer temporairement le filtre si vous partagez régulièrement votre écran. Illustration :écran de protection anti espion

À quoi faire attention lors de l’achat ?

Avant de choisir un filtre, tenez compte de la taille de votre appareil, du type d’écran (tactile ou non) et de vos besoins spécifiques. Si vous cherchez une solution adaptée à votre ordinateur portable ou à votre tablette, des marques comme 3M proposent des options fiables. Pour les smartphones, les offres sont plus variées pour iPhone et Android mais disponibles principalement via des revendeurs comme Amazon.

En optant pour un filtre anti-espion, vous investissez non-seulement dans votre tranquillité d’esprit, mais aussi dans la durabilité et la fonctionnalité de votre appareil.

Illustration : écran anti espion

Écran anti-espion : gadget ou vraiment utile ?

Les écrans anti-espion ne sont pas indispensables pour tout le monde. En revanche, ils deviennent pertinents dès que vous consultez des messages, documents ou informations sensibles dans les transports, en open space ou dans d’autres lieux publics.

Leur intérêt est concret : ils réduisent l’exposition aux regards latéraux et limitent les indiscrétions visuelles du quotidien. En ce sens, ce n’est pas un gadget, mais ce n’est pas non plus une solution complète.

Si vous manipulez rarement des données sensibles en public, ou si vous travaillez surtout dans un environnement privé, vous pouvez très bien vous en passer. Tout dépend donc de votre usage réel, et non d’un besoin universel.

Il faut aussi rester lucide sur leurs limites : un filtre anti-espion protège l’affichage à l’écran, pas vos communications, pas vos comptes, et pas votre appareil contre les menaces en ligne. Pour réduire ces risques, d’autres mesures restent nécessaires selon les cas : bonnes pratiques de confidentialité, appareil correctement sécurisé, protection des connexions sur les réseaux à risque.

Pour conclure, un écran anti-espion peut être un complément utile si vous travaillez souvent dans des espaces partagés ou en déplacement. Il ne remplace pas une vraie hygiène numérique, mais il répond à un risque simple, banal et pourtant souvent négligé : celui des regards indiscrets.

Chaque jour, vous êtes de plus en plus nombreux à consulter nos pages et à nous poser des questions pour comprendre comment sécuriser vos données personnelles et réduire votre suivi en ligne. Merci pour votre intérêt et vos nombreux partages !
A propos de l'auteur : Mina

A propos de l'auteur : Mina

CoFondatrice de VPN Mon Ami

Chasseuse de bugs dans son quotidien, Mina teste tous les outils de cybersécurité, anciens et nouveaux, que nous vous faisons découvrir.

VPN et FAI : que peut voir votre fournisseur d’accès ?

VPN et FAI : que peut voir votre fournisseur d’accès ?

Les FAI ont toujours eu accès à une partie de votre trafic Internet, c’est structurel. Votre box est leur équipement : ils voient les sites que vous consultez, le temps que vous y passez, le type d’appareil utilisé, et bien d’autres métadonnées.
Ce que les FAI peuvent réellement observer a cependant évolué en 2025-2026, notamment avec l’arrivée de protocoles furtifs capables de masquer jusqu’à l’existence même d’une connexion VPN. Nous avons mis cet article à jour pour refléter ces changements.
Voici ce que votre fournisseur d’accès à Internet peut, ou ne peut pas, voir lorsque vous utilisez un VPN aujourd’hui.

Les FAI peuvent-ils voir que vous utilisez un VPN ?

En règle générale, oui.

Un fournisseur d’accès à Internet reconnaît les caractéristiques de votre trafic, comme le protocole de chiffrement utilisé ou l’adresse IP d’un serveur VPN.

L’arrivée de protocoles dits “furtifs” (Stealth de Proton VPN ou encore NordWhisper chez NordVPN) change la donne : ils masquent le trafic VPN en le faisant passer pour du trafic HTTPS classique. Dans ce cas, même votre FAI ne peut plus dire avec certitude que vous êtes derrière un VPN.

Quoi qu’il en soit, le contenu de vos activités (sites visités, vidéos regardées, données échangées) reste chiffré et illisible.

Illustration : installer un VPN sur son ordinateur

Que voit votre FAI lorsque vous utilisez un VPN ?

Pour faire simple, pas grand-chose.

La seule chose que les FAI peuvent voir est l’information sur le serveur VPN par lequel vous faites transiter votre connection Internet. Il vous sert d’intermédiaire. Voici un tableau récapitulatif de la façon dont les informations apparaissent aux FAI avec et sans VPN :

Sans VPN Avec VPN
Téléchargements Site de téléchargement + taille du fichier téléchargé L’ensemble est caché
Temps passé sur une page Internet Horodatage complet de chaque URL Caché
Historique de navigation Toutes les URLs L’ensemble est caché
Heures de connexion Informations complètes Uniquement le serveur VPN
Votre localisation Tracée par l’adresse IP Uniquement l’adresse IP du serveur VPN
Consommation de données et de bande passante Information complète Uniquement le serveur VPN
Torrent Votre adresse IP Cachée
Service de streaming Quel service et le temps passé dessus Caché
Port de connexion Information complète sur le port Uniquement le serveur VPN

 

Pour en savoir plus : Quels sont les inconvénients des VPN ?

Pourquoi un fournisseur d’accès à Internet voit-il toujours certaines informations ?

L’Internet fonctionne en envoyant du trafic d’un serveur à un autre. Pour vous connecter, vous devez avoir un serveur comme point de départ. Il est inévitable que votre FAI voit ce saut vers le serveur VPN.

Toutefois, chaque serveur VPN est utilisé par un grand nombre d’utilisateurs (plusieurs centaines), de sorte que les informations sur le serveur sont connues de tous et ne fournissent aucune indication aux FAI permettant de faire le lien en vous et ce que vous faites en ligne.

Bien choisir son VPN pour cacher votre activité à votre FAI

Lorsque votre trafic est chiffré, seuls l’expéditeur et le destinataire disposent des clés pour en déverrouiller le contenu, pour tout autre observateur, ces données sont illisibles. Les meilleurs VPN s’appuient sur le chiffrement AES-256, considéré aujourd’hui comme la norme de référence pour la protection des données en transit.
Au-delà du chiffrement, un bon service VPN minimise les failles potentielles en matière de confidentialité. En cas de coupure de connexion, le kill switch est une fonction essentielle : elle bloque automatiquement tout trafic non chiffré pour éviter toute exposition accidentelle à votre FAI.

Pour conclure

Sans VPN, votre FAI dispose d’une vue complète sur votre activité en ligne : sites visités, horodatage, volume de données, type de trafic. Un VPN chiffré réduit cette exposition à sa portion la plus réduite, l’adresse IP du serveur VPN, partagée par des centaines d’utilisateurs simultanés, sans lien possible avec vous.
La protection de la vie privée numérique ne concerne pas uniquement ceux qui pourraient avoir quelque chose à cacher. C’est une question de principe : personne ne devrait avoir à justifier le fait de ne pas vouloir être surveillé dans ses activités quotidiennes en ligne.

Chaque jour, vous êtes de plus en plus nombreux à consulter nos pages et à nous poser des questions pour comprendre comment sécuriser vos données personnelles et réduire votre suivi en ligne. Merci pour votre intérêt et vos nombreux partages !
A propos de l'auteur : Lisa

A propos de l'auteur : Lisa

Fondatrice de VPN Mon Ami

Experte en cybersécurité avec plus de 12 ans d'expérience dans le domaine des VPN, j'écris de nombreux articles pour sensibiliser les internautes à la confidentialité en ligne.

7 boîtes mail sécurisées à connaître : Ne confiez plus vos e-mails à n’importe qui

7 boîtes mail sécurisées à connaître : Ne confiez plus vos e-mails à n’importe qui

Nos boîtes mail regorgent d’informations sensibles : factures, mots de passe, discussions personnelles. Pourtant, nous confions souvent ces données à des services gratuits qui analysent nos messages ou les laissent vulnérables aux attaques. Sécuriser ses emails n’est pas une option, c’est un réflexe indispensable pour garder le contrôle sur sa vie privée numérique.

Les 6 boites mails sécurisée les plus fiables

  1. Proton Mail : la boite mail sécurisée gratuite Open source
  2. Tuta Mail : Boîte mail sécurisée avec version non-payante
  3. Posteo : La boîte mail chiffrée, sécurisée et éco-responsable
  4. Mailfence : une alternative pour une adresse mail sécurisée
  5. Mailbox : Pour une communication électronique privée et sûre
  6. Thexyz : un service de messagerie sécurisé et performant intégré avec Outlook
Accepterions-nous qu’un inconnu ouvre et lise notre courrier postal ? Certainement pas. Alors pourquoi tolérerions-nous ce type d’intrusion dans nos boites mails ?

La réalité est que les grands fournisseurs de messagerie tels que Gmail et Orange, bien qu’offrant de nombreux avantages en termes de commodité et de fonctionnalités, ne sont pas les plus sûrs en matière de confidentialité. Il est donc temps d’envisager d’autres alternatives. Des applications de mail chiffrées, sécurisées et respectueuses de notre vie privée existent. Découvrez les meilleures fournisseurs de boites mails sécurisées privées.

Qu’est-ce qu’une boite mail sécurisée ?

Une boite mail sécurisée repose sur un service d’e-mail chiffré qui permet à son utilisateur de chiffrer sa correspondance pour que personne, en dehors du destinataire, ne puisse le lire y compris le fournisseur du service. Précisons que les termes cryptage et crypté sont incorrects, il convient d’utiliser le terme mail chiffré.

Illustration : boite mail securisée vs classique : quelles différences ?

Comparatif des boîtes mail sécurisées

Comparatif des services d’e-mail les plus sûres et respectueux de la vie privée avec chiffrement, juridictions et tarifs.

Comparatif des boîtes mail sécurisées : fonctionnalités, juridictions, open source et tarifs
Service Pays / Juridiction Chiffrement E2EE Open Source Offre gratuite Offre payante (entrée) Particularité notable
Proton Mail Suisse Oui (mails, contacts, calendrier) Oui 1 Go 3,99 €/mois Suite complète (Drive, Calendar), +100 M d’utilisateurs
Tuta Mail Allemagne Oui (mails, contacts, calendrier, objet chiffré, IP supprimée) Oui 1 Go 3 €/mois Chiffrement par défaut, vie privée maximale
Mailfence Belgique Oui (OpenPGP : mails & contacts) Non 500 Mo 2,50 €/mois Suite collaborative (calendrier, docs, chat)
Posteo Allemagne Oui (mails, contacts, calendrier) Partiel Non 1 €/mois (1 Go) Éthique & écolo, paiement anonyme possible
Mailbox.org Allemagne Oui (mails, contacts, calendrier) Oui Essai 2 Go 1 €/mois Suite collaborative complète
StartMail Pays-Bas Oui (OpenPGP, mails) Non Essai 7 jours 4,95 €/mois Pas de gratuit, alias illimités, confidentialité forte
Thexyz Canada Oui (mails) Non Non 2,95 $/mois Intégrable avec Outlook, orienté pro

Questions fréquentes sur les boîtes mail sécurisées

Quelle est la boîte mail gratuite la plus sécurisée en 2026 ?

Proton Mail et Tuta Mail dominent actuellement le marché des boites mails sécurisées gratuites.

Proton Mail, basé en Suisse, offre un chiffrement de bout en bout complet sur emails, contacts et calendriers. Sa juridiction, son code open source régulièrement audité par des cabinets indépendants, et sa transparence en font une référence. Le service est utilisé par plus de 100 millions de personnes.

Tuta Mail (Allemagne) va plus loin en chiffrant également les objets des emails et en supprimant automatiquement votre adresse IP lors de l’envoi. Son chiffrement quantique-résistant (protocole TutaCrypt) le positionne comme la solution la plus avancée techniquement pour protéger contre les menaces futures.

C'est quoi le chiffrement de bout en bout (E2EE) ?

Le chiffrement de bout en bout (E2EE, end-to-end encryption) signifie que vos messages sont chiffrés sur votre appareil et ne peuvent être déchiffrés que par le destinataire final. Personne d’autre ne peut les lire en transit, pas même le fournisseur du service.

Sans E2EE (Gmail, Outlook, Orange) : Le fournisseur détient les clés de chiffrement. Il peut techniquement lire vos emails pour ciblage publicitaire, analyse de contenu, conformité légale, ou sous contrainte gouvernementale. Google a cessé de scanner les emails pour la publicité en 2017, mais analyse toujours le contenu pour ses fonctionnalités (réponse intelligente, détection spam).

Avec E2EE (Proton Mail, Tuta Mail) : Les clés de chiffrement sont générées et stockées uniquement sur vos appareils. Le fournisseur ne voit que des données chiffrées illisibles. Le contenu de vos messages reste inaccessible, même sous ordonnance judiciaire.

Limite importante : L’E2EE protège le contenu des messages et les pièces jointes, mais pas les métadonnées (expéditeur, destinataire, horodatage, adresse IP). En septembre 2021, Proton Mail a été contraint par la justice suisse de logger l’adresse IP d’un utilisateur suite à une demande légale via Europol. Bien que le contenu des emails soit resté chiffré, cette affaire a rappelé qu’aucun service ne peut garantir l’anonymat absolu face à des ordonnances judiciaires ciblées. Tuta Mail supprime automatiquement les adresses IP pour limiter ce risque.

 

Comment passer de Gmail à une boîte mail sécurisée ?

La migration vers une messagerie sécurisée est plus simple qu’on ne le pense. La plupart des services proposent des outils dédiés pour faciliter la transition.

Étape 1 – Transférer vos emails : Proton Mail propose Easy Switch, un outil qui importe automatiquement vos messages, contacts et calendriers depuis Gmail, Outlook ou Yahoo. Tuta Mail et Posteo offrent des guides détaillés pour la migration via IMAP. Comptez 30 minutes à 2 heures selon le volume de données.

Étape 2 – Période de transition : Gardez votre ancien compte actif pendant 3 à 6 mois. Configurez une redirection automatique vers votre nouvelle adresse pendant que vous mettez à jour vos contacts et comptes en ligne progressivement. Proton Mail permet de répondre depuis votre ancienne adresse via Bridge (compte payant).

Étape 3 – Mise à jour des services : Changez votre adresse email sur vos comptes prioritaires (banque, administration, réseaux sociaux). Utilisez un gestionnaire de mots de passe comme Bitwarden pour retrouver tous les comptes liés à votre ancien email.

Astuce : Créez une adresse de transition (alias) chez Proton Mail pour tester le service gratuitement avant de migrer complètement. Vous pourrez toujours passer à l’offre payante si vos besoins sont importants.

Quels sont les critères essentiels pour choisir une boîte mail sécurisée ?

Six critères techniques doivent guider votre choix pour garantir une protection optimale de vos communications électroniques.

1. Chiffrement de bout en bout (E2EE) : Privilégiez les services où seuls vous et le destinataire pouvez lire les messages. Proton Mail et Tuta Mail offrent cette protection par défaut sur emails, contacts et calendriers. Méfiez-vous des services qui proposent l’E2EE en « option » : cela signifie que par défaut, vos emails ne sont pas protégés.

2. Juridiction des serveurs : L’emplacement géographique des serveurs détermine quelles lois s’appliquent à vos données. Privilégiez la Suisse (hors alliances de surveillance) ou l’Allemagne (protections constitutionnelles fortes). Évitez les États-Unis (CLOUD Act, Patriot Act) et le Royaume-Uni (Investigatory Powers Act) si vous recherchez une confidentialité maximale.

3. Code open source et audits : Un code auditable publiquement garantit l’absence de portes dérobées. Proton Mail, Tuta Mail et Posteo sont open source. Méfiez-vous des services propriétaires qui refusent l’audit public de leur code ou ne publient jamais de rapports de sécurité indépendants.

4. Protection des métadonnées : Le contenu chiffré ne suffit pas. Les métadonnées (expéditeur, destinataire, horodatage, adresse IP) révèlent beaucoup sur vos communications. Tuta Mail supprime automatiquement l’adresse IP de l’expéditeur. Posteo anonymise également les métadonnées. Proton Mail conserve certaines métadonnées mais ne peut pas les relier à votre identité si vous payez anonymement.

5. Authentification à deux facteurs (2FA) : Vérifiez la présence de 2FA via application (Aegis, 2FAS, Bitwarden) plutôt que par SMS, qui reste vulnérable aux interceptions (attaques SIM swap). Les clés de sécurité physiques (YubiKey, Titan) offrent le niveau de protection maximal.

6. Compatibilité IMAP/SMTP : Si vous souhaitez utiliser un client email comme Thunderbird ou Outlook, vérifiez le support de ces protocoles. Posteo, Mailbox.org et Mailfence les supportent. Tuta Mail ne les supporte pas (chiffrement propriétaire) : vous devrez utiliser uniquement leurs applications.

Proton Mail : la valeur sûre en matière de transparence et de confidentialité

Illustration : Proton Mail la meilleure boite mail sécurisée

ProtonMail : La boîte mail sécurisée et Open Source qui protège vos données

Créée en 2013 par des chercheurs du CERN, Proton Mail est une messagerie suisse qui garantit un chiffrement de bout en bout. Vos messages sont sécurisés automatiquement par une clé de chiffrement stockée directement sur votre appareil. ProtonMail coche ainsi toutes les cases pour une messagerie privée et sûre.

Mais Proton ne s’arrête pas là. En plus de ses emails chiffrés, le service inclut Proton Calendar et Proton Drive, tous deux protégés par un chiffrement. Avec Proton Calendar, vos événements sont visibles uniquement par vous, et Proton Drive sécurise vos fichiers en ligne, sans compromis sur votre confidentialité.

Initialement accessible sur navigateur, Android, iOS, désormais ProtonMail dispose des applications de bureau pour Windows, macOS et une version bêta pour Linux. Ces nouveautés sont accessibles à tous, que vous utilisiez un plan gratuit ou Premium.

De plus, avec l’outil Easy Switch, la transition depuis Gmail ou Orange est simplifiée. Vous pouvez importer en quelques clics vos emails, contacts et calendriers vers ProtonMail.
Illustration : mail sécurisée Proton Mail

Une offre pour tous les besoins

  • Gratuit : 1 Go de stockage, 150 emails chiffrés par jour, et une adresse mail sécurisée unique. Idéal pour un usage personnel ou pour tester le service.
  • Premium : Jusqu’à 15 Go de stockage, 10 adresses personnalisées, un nombre illimité de messages par jour, et la prise en charge d’un domaine personnalisé. Parfait pour les utilisateurs exigeants.
  • Pro (Entreprises) : Espace de stockage flexible selon les besoins, plusieurs domaines personnalisés, outils de collaboration sécurisés (Proton Calendar et Proton Drive intégrés), et gestion centralisée des utilisateurs. Idéal pour les PME souhaitant renforcer la confidentialité de leurs communications.

Pourquoi choisir ProtonMail ?

Proton Mail célèbre cette année ses 11 ans d’engagement en faveur d’une messagerie privée et chiffrée. Le service reste fidèle à sa mission : faire de la confidentialité en ligne une norme accessible à tous.

Avec plus de 100 millions d’utilisateurs dans le monde, Proton Mail s’est imposé comme l’une des meilleures alternatives aux géants comme Gmail. Son code est open source, son hébergement se fait en Suisse hors des juridictions intrusives et l’interface reste claire, efficace, et sans publicité (même en version gratuite).

Tuta Mail : Découvrez les atouts de cette boîte mail sécurisée.

Illustration : Nouveau Logo tuta

Tuta (ex-Tutanota) : La boite mail alternative

Tuta, anciennement connue sous le nom de Tutanota, est souvent citée comme une alternative sérieuse à ProtonMail. Basée en Allemagne, cette boîte mail sécurisée se distingue par un chiffrement complet de toutes vos données, y compris les emails, les contacts, et les calendriers.

Contrairement à de nombreux fournisseurs, Tuta utilise un chiffrement propriétaire basé sur AES et RSA, plutôt que le classique OpenPGP. Cela lui permet de protéger même les métadonnées de vos emails, mais entraîne une limitation importante : Tuta n’est pas compatible avec les protocoles IMAP, POP ou SMTP. En conséquence, il ne fonctionne pas avec des applications tierces comme Outlook ou Thunderbird.

Pourquoi choisir Tuta ?

  • Confidentialité totale : Aucune publicité ciblée, aucune collecte de données utilisateurs.
    Suppression automatique de l’adresse IP des courriels envoyés.
  • Sécurité renforcée : Chiffrement de bout en bout pour tous les éléments de la boîte mail. Authentification à deux facteurs pour une protection supplémentaire.
  • Open Source et éthique : Disponible sur F-Droid pour ceux qui veulent éviter les boutiques d’applications classiques. Transparent dans son fonctionnement grâce à son code ouvert.

Illustration : Atout de tutanota, la boite mail sécurisée

Quelles sont les limitations ?

Si Tuta offre une bonne protection, certaines contraintes peuvent être frustrantes pour certains utilisateurs :

  • Incompatibilité avec d’autres applications : L’absence de support pour IMAP, POP ou SMTP empêche l’intégration avec des logiciels de messagerie tiers.
  • Restrictions d’utilisation : En raison d’abus passés, il est parfois impossible d’utiliser une adresse mail sécurisée Tuta pour s’inscrire à certains services en ligne.
  • Développement ralenti : Bien que le rebranding récent ait modernisé l’interface utilisateur, certaines fonctionnalités comme la recherche avancée restent en attente.

Une version gratuite et des offres payantes

Tuta propose une version de sa boite mail sécurisée gratuite en français, idéale pour les particuliers soucieux de leur vie privée. Les versions payantes, principalement destinées aux entreprises, offrent des fonctionnalités avancées comme l’utilisation d’un domaine personnalisé et un espace de stockage étendu.

Tuta, une alternative intéressante mais pas pour tout le monde

Tuta s’adresse aux utilisateurs recherchant une confidentialité sans compromis et une expérience entièrement chiffrée. Cependant, ses limitations techniques, comme l’absence de compatibilité avec des applications tierces, peuvent être un frein pour ceux qui recherchent plus de flexibilité. Pour une utilisation personnelle ou professionnelle où la sécurité prime, Tuta reste une excellente option.

Illustration : Nouvelle interface Tuta

Interface de Tuta (ex tutanota)

 

Tutanota a récemment réalisé un rebranding complet avec une refonte de son interface utilisateur, ce qui a apporté des améliorations visuelles importantes, mais a aussi pu ralentir le développement de certaines fonctionnalités attendues, comme la recherche améliorée.

Posteo : La boîte mail chiffrée, sécurisée et éco-responsable

illustration : Logo posteo

Fondé et lancé en Allemagne en 2009, Posteo est un fournisseur de mail chiffré dont l’infrastructure informatique repose uniquement sur des logiciels Open Source. Posteo utilise de l’énergie fournie par Greenpeace Energy.  Ce service de mail sécurisé sans publicité propose des comptes pour les particuliers et entreprises pour 1 € par mois. La création du compte ainsi que le paiement peuvent être faits de façon confidentielle car les données relatives au paiement sont séparées des données du compte.

Posteo utilise le chiffrement OpenPGP et de nombreuses couches supplémentaires pour assurer un niveau de sécurité et de confidentialité élevée. Posteo prend également en charge le protocole IMAP, ce qui signifie que vous pourrez accéder à votre courrier électronique sur n’importe quel appareil.

Posteo protège vos e-mails à chaque étape, que ce soit lors de leur envoi, réception ou stockage. De plus, grâce à une fonction de double authentification, votre boîte mail bénéficie d’une protection supplémentaire.

En termes d’accessibilité, Posteo est compatible avec tous les appareils, ce qui signifie que vous pouvez consulter vos mails sécurisés où que vous soyez.

Les en-têtes, le corps du texte, les métadonnées, les pièces jointes, les contacts et même les rendez-vous de votre calendrier sont tous chiffrés et stockés sur des serveurs en Allemagne. A la manière de certains VPN sans log, l’entreprise supprime l’adresse IP de ses utilisateurs et ne conserve aucun journaux.

illustration : philosophie de Posteo

Posteo propose également un service de migration gratuit qui transfère vos boîtes mail actuelles de manière chiffrée directement vers Posteo. Ce service de migration comprend la transmission chiffrée garantie de vos données, et n’implique aucun fournisseurs tiers lors de la transmission des données​​.

Le seul inconvénient de Posteo est que ce fournisseur ne propose pas de domaines personnalisés et qu’il ne dispose pas de dossier de courrier indésirable. Les courriels suspects sont soit rejetés, soit envoyés directement dans votre boîte de réception.

En résumé, Posteo est un fournisseur d’e-mail vert dont le modèle économique est 100% payant, sûr, simple et sans publicité qui priorise la confidentialité et la sécurité des utilisateurs tout en offrant un service de qualité à un prix abordable.

Mailfence, une alternative à Gmail pour une messagerie sécurisée

illustration : logo mail fence

Lancé en 2013, Mailfrence est un fournisseur privé de messagerie électronique sécurisé belge. Mailfence est un fournisseur de messagerie électronique qui a fait de gros efforts pour assurer la confidentialité et la sécurité des utilisateurs. Il offre un chiffrement OpenPGP et dispose d’options telles que le calendrier, la gestion des groupes de contacts, une messagerie instantanée et le partage de documents. Il permet également de faire migrer votre domaine.

Leur système de chiffrement est géré par le navigateur de l’utilisateur, ce qui signifie que personne, y compris Mailfence lui-même, ne peut lire vos emails en cours de route.

Mailfence permet aux utilisateurs d’envoyer des messages chiffrés à des destinataires qui ne supportent pas OpenPGP. Il utilise un chiffrement symétrique pour dériver une clé de cryptage/décryptage à partir du mot de passe que vous avez défini pour votre message sécurisé. Vous pouvez même fixer une date d’expiration avant de l’envoyer.

Mailfence offre une suite intégrée d’outils comprenant un accès Web, POPS, IMAPS, SMTPS, et mobile, ainsi qu’un calendrier, un espace de stockage de documents, et une gestion des groupes pour partager vos données en toute sécurité.

 

Illustration : Interface de Mailfence, la boite mail sécuriséeInterface de Mailfence

Ce service de mail sécurisé est disponible gratuitement, mais des abonnements payants offrent plus de fonctionnalités et d’espace de stockage. Ces plans payants commencent à 3,50 € par mois et vont jusqu’à 29,00 € par mois pour le plan le plus avancé.

Même si ce fournisseur d’e-mails chiffrés propose des fonctionnalités uniques, il enregistre les adresses IP, les identifiants de message, les adresses de l’expéditeur et du destinataire, les sujets, les versions de navigateur, les pays et les horodatages. Contrairement à d’autres fournisseurs privés de messagerie électronique, son code n’est pas non plus Open-Source.
Mailfence est une bonne alternative à des fournisseurs de messagerie plus traditionnels tels que Gmail ou Orange. Il offre un niveau de sécurité et de confidentialité plus élevé que de nombreux fournisseurs de messagerie grand public.

Mailbox : Pour une communication électronique privée et sécurisée

Illustration : mailbox logo

Mailbox.org est un fournisseur de services de messagerie sécurisés basé en Allemagne. Ce service met en avant la protection des données et l’indépendance. Le respect de la vie privée de ses utilisateurs est une priorité et le service est conçu pour assurer une communication sécurisée et sans suivi. En plus de la messagerie sécurisée, Mailbox.org offre également un espace de travail en ligne, un stockage cloud et des fonctionnalités très utiles de vidéoconférence​​.

Illustration : interface de mailbox

© 2023 mailbox.org

Le service de Mailbox.org est adapté à différents types d’utilisateurs. Pour les particuliers, il filtre la publicité, le spam et élimine le suivi, tout en assurant que les données sont stockées en toute sécurité en Allemagne​. Pour les professionnels, Mailbox.org offre une plateforme de messagerie et de communication professionnelle, comprenant une administration centralisée. Il propose également une solution SaaS conforme au RGPD pour les établissements d’enseignement et les autorités publiques qui accordent de l’importance à la sécurité et à la flexibilité​​.

L’objectif de Mailbox.org est de fournir une communication sécurisée et libre de toute surveillance. Pour atteindre cet objectif, ils utilisent un haut niveau de chiffrement et une infrastructure dédiée.

Mailbox.org est engagé envers la durabilité et utilise 100% d’énergie verte pour faire fonctionner ses serveurs et ses bureaux.

Mailbox.org propose différents plans tarifaires pour répondre aux besoins de chacun. Que ce soit pour une boîte mail personnelle, pour des familles, ou des équipes allant jusqu’à 10 membres, Mailbox.org se positionne comme une plateforme de messagerie et de communication sécurisée pour tous​.

Malheureusement Mailbox n’est pas encore disponible en français.

Thexyz : un service de messagerie sécurisé et performant intégré avec Outlook

Illustration : logo de Theyxz, un service de mail mail sécurisée

Thexyz est une plateforme de messagerie sécurisée haut de gamme, idéale pour les professionnels cherchant à protéger leurs communications. Grâce à sa compatibilité avec Outlook, les smartphones ainsi qu’une large gamme d’applications mobiles et web, Thexyz offre une facilité d’utilisation inégalée.

Le service offre une transition sans difficulté de votre ancien service de messagerie avec une migration administrée. Un des points forts de Thexyz est son système d’archivage de mails avancé, qui ne nécessite aucun logiciel ou matériel supplémentaire, renforçant ainsi sa fiabilité et son accessibilité​.

En termes de stockage, Thexyz offre 25 Go. Le service offre également une sauvegarde automatique des courriels, une protection avancée contre les malwares et un chiffrement avancé pour garantir la sécurité des informations de l’utilisateur.

Attention toutefois, Thexyz ne dispose pas de chiffement de bout en bout intégré, il vous faudra utiliser une extension de navigateur appelée Mailvelope.

Pourquoi Gmail ne protège pas votre confidentialité

Illustration : Logo de Gmail

Gmail est l’un des services les plus populaires au monde, mais il n’est pas conçu pour garantir la confidentialité de vos données. Même après avoir cessé de scanner les e-mails pour la publicité, Google continue de scanner vos messages pour détecter les spams et les virus. De plus, les applications tierces connectées à Gmail peuvent accéder à vos e-mails, sans que vous puissiez toujours contrôler ces accès.

Pour en savoir plus : Gmail est-il sécurisé ?

Comment choisir une boîte mail sécurisée, chiffrée et privée ?

Lorsque vous choisissez une boîte mail sécurisée, voici les points essentiels à examiner :

  • Type de chiffrement : Privilégiez le chiffrement de bout en bout, où seuls vous et le destinataire pouvez lire les messages.
  • Authentification renforcée : Vérifiez si le service propose une authentification à deux facteurs (2FA), qui ajoute une couche de sécurité supplémentaire.
  • Respect des métadonnées : Les services les plus sécurisés suppriment les métadonnées des e-mails pour protéger davantage votre vie privée.
  • Emplacement des serveurs : Préférez un fournisseur basé dans un pays aux lois strictes en matière de confidentialité.
  • Fonctionnalités annexes : Calendrier chiffré, cloud sécurisé… Ces options peuvent être un atout en fonction de vos besoins.
  • Open Source : Un service Open Source garantit que son code peut être audité publiquement pour des failles de sécurité.

N’oubliez pas non plus la facilité d’utilisation. Un service doit être simple à prendre en main, que ce soit sur ordinateur ou smartphone, pour rester pratique au quotidien.

Quel est le meilleur fournisseur de boîtes mails sécurisées ?

Il n’existe pas de solution universelle : tout dépend de vos besoins. ProtonMail reste une valeur sûre pour sa confidentialité et ses fonctionnalités robustes. Tuta est une excellente alternative, notamment pour ceux qui recherchent un calendrier chiffré abouti. D’autres options, comme Mailfence ou Posteo, peuvent répondre à des besoins plus spécifiques.

Notre conseil : Comparez les services présentés dans cet article et choisissez celui qui correspond le mieux à votre usage et vos priorités.

Chaque jour, vous êtes de plus en plus nombreux à consulter nos pages et à nous poser des questions pour comprendre comment sécuriser vos données personnelles et réduire votre suivi en ligne. Merci pour votre intérêt et vos nombreux partages !
A propos de l'auteur : Lisa

A propos de l'auteur : Lisa

Fondatrice de VPN Mon Ami

Experte en cybersécurité avec plus de 12 ans d'expérience dans le domaine des VPN, j'écris de nombreux articles pour sensibiliser les internautes à la confidentialité en ligne.

Note de transparence :

Cet article n'est pas sponsorisé. Il traite simplement des promotions VPN les plus intéressantes pour la période indiquée.

Cependant, si vous décidez d'essayer un de ces fournisseurs via le lien fourni, l'équipe de VPN Mon Ami recevra une petite commission sans frais supplémentaires pour vous. Cette commission nous permet de continuer à fournir du contenu de qualité et à maintenir ce site indépendant sans bannières publicitaires intrusives, pour une lecture plus agréable sans suivi.

Soyez assuré que notre analyse et nos opinions sont objectifs et basées sur nos recherches et notre expérience dans le domaine de la cybersécurité. Nous sommes indépendants.

Télétravail et sécurité des données : ce que personne ne vous dit vraiment

Télétravail et sécurité des données : ce que personne ne vous dit vraiment

Le télétravail n’est plus une urgence à gérer. C’est une réalité installée, avec ses habitudes, ses raccourcis et ses angles morts. Et c’est précisément là que ça devient dangereux : quand la vigilance laisse place à la routine.
Les guides de cybersécurité pour le travail à distance se ressemblent tous. Ils listent les mêmes conseils dans le même ordre, avec les mêmes formules. Ce qu’ils ne disent pas, c’est pourquoi ces mesures échouent en pratique, et ce qui se passe vraiment quand vos données circulent entre votre domicile, un café, une tablette personnelle et un serveur quelque part en Europe.

Le vrai problème, ce n’est pas la technologie

La plupart des incidents de sécurité en télétravail ne viennent pas d’une faille technique sophistiquée. Ils viennent d’une décision banale : envoyer un fichier par le canal le plus rapide plutôt que le plus sûr, rejoindre une réunion depuis un réseau WiFi public sans y penser, utiliser le même mot de passe « parce que c’est le PC pro de toute façon ».
Le Panorama de la cybermenace 2024 de l’ANSSI est sans ambiguïté : sur 4 386 événements de sécurité traités, le facteur humain reste la première faille exploitée, un identifiant volé, un compte admin oublié, un MFA absent. L’erreur humaine précède presque toujours la faille technique. On ne se fait pas pirater parce qu’un protocole est vulnérable. On se fait pirater parce que quelqu’un a cliqué trop vite, et les violations de données en entreprise les plus courantes en sont la preuve directe. C’est précisément ce terrain-là que l’ingénierie sociale exploite avec une efficacité redoutable.

Illustration : Télétravail

Ce que vos données traversent réellement quand vous travaillez à distance

Imaginez le trajet d’un fichier ordinaire : votre collaborateur l’ouvre depuis son domicile sur son PC personnel, le modifie, le partage via une application de messagerie grand public, puis l’envoie par mail pour « être sûr ». À chaque étape, la donnée change de canal, change de niveau de chiffrement, change de juridiction potentielle.
C’est pour cette raison que la sécurité du télétravail ne peut pas reposer sur un seul outil. Elle repose sur un empilement cohérent de couches : le réseau, le stockage, les communications, les appareils.

Le réseau d’abord.

Un salarié qui travaille depuis un réseau domestique ou public expose l’ensemble du trafic professionnel à des interceptions possibles. Les VPN pour le télétravail règlent ce problème à la source en chiffrant la totalité du flux sortant, mais encore faut-il que le VPN soit correctement configuré et que son usage soit effectif, pas optionnel.

Le stockage ensuite.

Stocker des fichiers sensibles sur Google Drive ou Dropbox sans réfléchir à leur politique d’accès, c’est confier vos données à un tiers qui peut techniquement les lire. Un cloud chiffré, où le chiffrement intervient côté client avant l’upload, change fondamentalement l’équation : même le fournisseur n’a pas accès à vos fichiers.

Les communications.

C’est le maillon le plus négligé. La plupart des équipes en télétravail utilisent des outils de messagerie d’entreprise sans jamais vérifier ce qu’ils font réellement de leurs données. Les applications de messagerie sécurisée qui implémentent un vrai chiffrement de bout en bout garantissent que seuls les participants d’un échange peuvent en lire le contenu, ni l’éditeur du logiciel, ni un tiers.

Illustration : Hacker

Les outils du quotidien.

Slack est omniprésent dans les équipes distribuées. Ce que beaucoup ignorent, c’est que sa configuration par défaut n’est pas optimale pour la confidentialité. Sécuriser Slack correctement, permissions, rétention des messages, intégrations tierces, demande cinq minutes et évite des expositions inutiles.

La gestion centralisée : ce que les PME sous-estiment

Un salarié qui part avec ses accès encore actifs. Un prestataire qui a toujours les droits sur le Drive six mois après la fin de la mission. Une tablette personnelle connectée au réseau de l’entreprise sans MDM.
Ces situations sont banales. Et elles constituent des vecteurs d’entrée réels, pas théoriques.
Les VPN pour entreprise nouvelle génération intègrent une console de gestion centralisée qui permet de contrôler exactement qui se connecte, depuis quoi, et avec quels droits et de révoquer un accès en quelques secondes si nécessaire. C’est cette granularité qui fait la différence entre un outil de sécurité et un outil de cybersécurité opérationnelle.

Ce qu’on oublie toujours de dire

La cybersécurité en télétravail n’est pas un problème que vous réglez une fois. C’est un état d’esprit qui doit être entretenu, par les dirigeants, mais surtout par les équipes qui manipulent les données au quotidien.
Les mesures techniques sans culture de sécurité ont une durée de vie limitée. Et la culture de sécurité sans mesures techniques est une déclaration d’intention. Les deux sont nécessaires, dans cet ordre : d’abord comprendre les risques réels, ensuite choisir les bons outils pour les adresser.
Ce n’est pas plus compliqué que ça.

Chaque jour, vous êtes de plus en plus nombreux à consulter nos pages et à nous poser des questions pour comprendre comment sécuriser vos données personnelles et réduire votre suivi en ligne. Merci pour votre intérêt et vos nombreux partages !
A propos de l'auteur : Lisa

A propos de l'auteur : Lisa

Fondatrice de VPN Mon Ami

Experte en cybersécurité avec plus de 12 ans d'expérience dans le domaine des VPN, j'écris de nombreux articles pour sensibiliser les internautes à la confidentialité en ligne.