Un VPN vous rend-il anonyme ? La vérité derrière la confidentialité en ligne.

Un VPN vous rend-il anonyme ? La vérité derrière la confidentialité en ligne.

La question de l’anonymat en ligne est un sujet brulant en France, notamment avec la montée du cyberharcèlement, les débats autour de l’interdiction des VPN combinée à la demande croissante de VPN gratuits pour les réseaux sociaux. Dans ce tumulte d’actualités, plusieurs interrogations surgissent : Peut-on réellement se cacher derrière un écran ? Un VPN rend il anonyme ? Rétablissons la vérité sur l’anonymat en ligne.

Pour en savoir plus : Les VPN sont ils légaux en France ?

Un VPN garantit-il l’anonymat absolu sur Internet ?

Non ! Un VPN ne vous rendra pas 100% anonyme.

De plus, le terme VPN « anonyme » est une aberration. Un abus de langage utilisé pour le marketing. Soyons clair, un VPN anonyme grand public, ça n’existe pas.

Le terme confidentialité en ligne est beaucoup plus à propos. Un service de VPN chiffre vos données, dissimule votre trafic Internet, contourne les blocages de sites géo-restreint et vous protège contre le suivi, l’espionnage des fournisseurs d’accès, les tentatives de piratage, la publicité ciblée et la censure sur Internet. Il ne dissimule pas complètement votre identité.

Picto : Masquer son adresse IP

VPN et réseaux sociaux : une invisibilité garantie ?

La réponse est nuancée.

Créer un compte sur un réseau social sous VPN vous rend moins traçable, si vous ne liez pas ce compte à votre identité réelle.

Lorsqu’un individu utilise un VPN pour créer un compte sur une plateforme comme Snapchat et se livre à des activités malveillantes, la traçabilité de cette personne devient plus compliquée pour les autorités. Si la police décide d’enquêter, leur première étape serait d’approcher Snapchat pour obtenir des informations sur l’adresse IP associée à l’activité suspecte.

Cependant, avec un VPN toujours actif, cette adresse mènerait au serveur du VPN, et non à l’utilisateur. Si les autorités peuvent identifier le fournisseur de VPN, elles pourraient lui adresser une demande d’informations. Néanmoins, de nombreux services ne conservent pas de journaux d’activité (VPN sans log), rendant la récupération de données spécifiques quasi impossible.

Dans des cas comme le cyberharcèlement scolaire, les enquêtes incluent également des investigations sur le terrain, où les autorités interagissent directement avec les établissements, les témoins et d’autres parties concernées pour recueillir des informations.

En somme, bien que techniquement faisable, identifier un utilisateur de VPN nécessite des efforts considérables, une expertise technique, des enquêtes sur le terrain, et parfois une coopération internationale, rendant le processus long et complexe.

L’anonymat en ligne est-il possible ?

Pas vraiment.

Le véritable anonymat en ligne comprend la confidentialité totale de tout ce que vous faites sur Internet y compris votre identité.

Nous avons tendance à penser que les personnes qui se cachent derrière l’écran ne sont que des silhouettes, sans aucun moyen de les identifier, mais ce n’est pas tout à fait vrai.

Toutes les données que vous diffusez sur l’internet sont stockées quelque part, souvent suivies par des cookies et des trackers que les sites web utilisent pour surveiller le comportement des utilisateurs. Même si vous n’êtes pas connecté à un compte, votre empreinte numérique, basée sur les caractéristiques de votre appareil, navigateur et autres facteurs, peut trahir votre identité.

Il est plus que probable que vos données ont été collectées et utilisées à votre insu, peut-être à des fins de recherche, de statistiques, de marketing ou à des fins plus douteuses, comme le piratage ou la surveillance.

Cependant, des outils comme les navigateurs axés sur la confidentialité et les services de messagerie chiffrée peuvent offrir une couche supplémentaire de protection et protège une partie de votre vie privée en ligne. Mais une chose est sûre : aucun d’entre nous n’est totalement anonyme en ligne.

Illustration : personne sur son smartphone

Peut-on vous suivre si vous utilisez un VPN ?

De nombreux facteurs entrent en ligne de compte pour répondre à cette question, mais pour l’essentiel, non, vous ne pouvez pas être suivi si vous utilisez un réseau privé virtuel. Bien sûr, certaines réserves peuvent s’appliquer, notamment si vous avez été compromis (hacking) ou tout simplement si vous avez des sessions ouvertes sur certains sites et services.

Le cas des VPN gratuits

Illustration : VPN gratuit

C’est un sujet délicat, car les VPN 100% gratuits fiables sont peu nombreux. Un mauvais choix de fournisseur peut être pire que pas de VPN du tout.

Voici à quoi vous devez faire attention :

  • Vérifiez toujours le modèle économique.
  • Lisez la politique de confidentialité. Oui c’est long et chiant, mais ça vous épargnera un paquet de déconvenues.
  • Esquivez les VPN gratuits qui se financent avec la publicité. Ils sont peu performants et à un moment deviennent inutilisables.

Pour conclure

D’un point de vue réaliste, l’anonymat en ligne n’existe pas. Même si un le meilleur VPN peut masquer votre adresse IP réelle et vous donner l’apparence d’être dans un autre pays, il ne peut pas cacher d’autres empreintes numériques que vous pourriez laisser sur les réseaux sociaux. De plus, les VPN ont leurs limites, et leur rôle premier est de garantir une connexion sécurisée à un réseau. Ils ne vous protègent pas non plus contre la collecte volontaire de vos données.
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A propos de l'auteur : Lisa

A propos de l'auteur : Lisa

Fondatrice de VPN Mon Ami

Lisa est une experte en cybersécurité avec plus de 12 ans d'expérience dans le domaine des VPN. Lisa écrit de nombreux articles pour sensibiliser les internautes à reprendre le contrôle de leurs données.

IA, ChatGPT : Quel avenir pour la vie privée ?

IA, ChatGPT : Quel avenir pour la vie privée ?

Au milieu de la montée en puissance des IA, le sujet de la vie privée est plus pertinent que jamais. Les algorithmes et les intelligences artificielles jouent un rôle de plus en plus important dans notre vie quotidienne, offrant une aide précieuse pour des tâches allant de la reconnaissance vocale à la génération de contenu.

Mais à mesure que nous dépendons de plus en plus de ces technologies, nous nous posons des questions sur leur impact sur notre vie privée et la manière dont elles utilisent et protègent nos données personnelles. Dans ce contexte, examinons le devenir de la vie privée si l’IA s’en mêle.

L’intelligence artificielle en question

ChatGPT est un modèle développé par OpenAI, sa formation initiale a commencé en 2019 et sa première publication remonte à 2020. OpenAI continue de développer et de mettre à jour son modèle pour améliorer ses performances. OpenAI est capable de générer du texte en se basant sur des connaissances textuelles antérieures à 2022 et accède à internet en temps réel.

Au moment ou je rédige cet article, ChatGPT est capable de produire un texte à consonance humaine remarquable. Il peut également générer des réponses créatives assez bluffantes. Les progrès de l’IA sont exponentiels. La génération actuelle de chatbots aurait déjà dépassé le test de Turing.

Le test de Turing est un test de reconnaissance de l’intelligence conçu par le mathématicien et informaticien britannique Alan Turing en 1950. Il se compose d’une conversation à travers un canal de communication, où un humain juge si le correspondant est un autre humain ou une machine. Si le juge ne peut pas déterminer avec certitude si le correspondant est une machine, la machine est considérée comme ayant réussi le test et avoir une intelligence artificielle capable de se faire passer pour un humain. Le test de Turing est perçu comme un élément fondamental dans l’histoire de l’IA et continue d’être un sujet de débat.

ChatGPT nous explique pourquoi :

Illustration : Test de Turing et ChatGPT
Capture d’écran d’une conversation avec ChatGPT – ©VPNMonAmi

A terme, les chatbots alimentés par l’intelligence artificielle seront bientôt appliqués à toutes sortes d’emplois et de tâches. Ce n’est qu’une question de temps avant que l’interaction avec l’IA ne fasse partie intégrante de notre quotidien. Cette prolifération ne fera qu’accélérer encore plus son développement.

Nous avons remarqué que malgré tout le tapage médiatique fait autour de ChatGPT, les questions de confidentialité soulevées par l’IA ont été assez peu abordées. Et pourtant, sans données, il n’y aurait pas d’IA.

Entrainer une IA nécessite beaucoup de données et beaucoup d’humains

Eh oui, car il s’agit bien d’un entrainement.

On dit qu’on entraîne une intelligence artificielle car cela consiste à lui fournir de beaucoup de données pour qu’elle puisse apprendre à effectuer des tâches spécifiques de manière autonome. Lors de cet entraînement, l’IA est capable de tirer des conclusions à partir des données qu’elle reçoit et de les utiliser pour améliorer ses performances. Cette forme d’apprentissage automatique passe par une préparation méthodique en amont pour permettre à l’IA de s’adapter dans le temps.

Des quantités massives de données sont donc nécessaires pour former la plupart des modèles d’Intelligence Artificielle. En effet, plus l’IA reçoit d’informations à traiter, plus elle est capable de détecter des modèles, d’anticiper et de créer quelque chose d’entièrement nouveau.

Une purge des informations est obligatoire

Avant qu’une Intelligence Artificielle puisse être entraînée sur des données, celles-ci doivent être nettoyées, ce qui signifie les formater correctement et créer une modération (dans quelle mesure, ça on ne sait pas). A noter qu’OpenAI a fait appel à des centaines de personnes au Kenya pour nettoyer les données de GPT-3, certains déclarent avoir été traumatisés par ce travail tant la nature des informations à trier pouvaient être choquantes, nuisibles, violentes ou gores.

Auto : l'IA du film Wall-E
Auto, l’IA du vaisseau Axiom, est le principal antagoniste du film d’animation des Studios Pixar de Disney, WALL·E, sorti en 2008.

Par ailleurs, nous n’avons aucun moyen de savoir si certaines informations fournis à l’IA, dans le cadre de son entrainement, ont été altérées ou tout simplement exclues du modèle.

Afin que vous vous rendiez compte de ce que cela représente, dites-vous que l’intégralité de Wikipédia en anglais, qui comprend environ 6 millions d’articles, n’a constitué que 0,6 % des données d’entraînement de GPT-3. ChatGPT n’est qu’une variante.

L’IA a ses limites

Une IA entraînée sur des données n’apprendra à gérer des situations que grâce à l’ensemble des éléments dont elle dispose. Si vos données ne sont pas représentatives, l’IA créera des biais dans ses prises de décision.

A titre d’exemple, en 2018, Amazon a constaté que son IA de tri pour les candidatures pénalisait les femmes car leur modèle contenait essentiellement des données de CV masculin.

De même, si l’IA rencontre une situation qu’elle n’a jamais vue dans ses données d’entraînement, elle ne saura pas quoi faire. C’est ce qui s’est passé avec un véhicule Uber autopiloté qui a tué un piéton qu’il n’a pas réussi à identifier car la personne se trouvait en dehors d’un passage pour piétons.

Pour rappel, si les captchas sont essentiellement axées sur ce qui se passe sur la route ; feux de circulations, passage piéton, bouches d’incendies, ponts, vélos, motos, bus, etc… c’est justement pour entrainer des modèles d’IA de conduite automatique à reconnaitre ces élements.

Illustration : Captcha

Cercle vicieux ou vertueux ?

L’intégration de l’IA dans un grand nombre de produits grand public entraînera une énorme pression pour collecter encore plus de données afin de l’entraîner toujours plus quitte à se passer de demander la permission.

Un exemple notable est celui de Clearview AI, qui a récupéré des images de personnes sur le web (merci les réseaux sociaux) et les a utilisées pour entraîner son IA de surveillance faciale sans l’autorisation des personnes concernées. Sa base de données contient environ 20 milliards d’images.

Clearview a fait l’objet de toutes sortes de poursuites, d’amendes et d’ordonnances de cessation d’activité en raison de son mépris flagrant pour la vie privée des gens. Elle a également eu à payer de nombreuses amendes (20 millions d’euros par la CNIL en France) et a résisté à la suppression des données malgré les ordres des régulateurs de nombreux pays.

Il faut surtout comprendre que plus nous utiliserons l’IA, plus les entreprises voudront collecter nos données personnelles afin de rendre, par exemple, notre -futur- assistant vocal plus prompt à nous comprendre et à nous influencer fournir des réponses plus pertinentes.

Au fur et à mesure que différentes Intelligences Artificielles seront appliquées à de nouvelles fonctions, elles se trouveront exposées à des informations de plus en plus sensibles.

Le problème est que l’omniprésence de l’IA pourrait rendre la collecte de données presque impossible à éviter.

OpenAI semble faire des efforts pour respecter la vie privée des utilisateurs de ChatGPT. Dans une récente mise à jour (10 mai 2023), l’entreprise a introduit la possibilité de désactiver l’historique de chat, ce qui signifie que les conversations débutées lorsque l’historique de chat est désactivé ne seront pas utilisées pour entraîner et améliorer leurs modèles. De plus, ils travaillent sur une nouvelle offre d’abonnement ChatGPT Business pour les professionnels et les entreprises, qui n’utilisera pas les données des utilisateurs finaux pour l’entraînement par défaut.

Ils ont également facilité l’exportation des données des utilisateurs pour une meilleure transparence. C’est un pas dans la bonne direction, mais est-ce vraiment suffisant ? Est-ce que cela change la donne ou est-ce simplement un moyen pour OpenAI de gagner notre confiance tout en continuant à collecter des données massives ?

Illsutration : supprimer ses conversation sur chatGPT

Veuillez noter qu’une fois les données collectées, il est très facile de les utiliser à des fins auxquelles les gens n’ont jamais consenti puisque le principe repose sur la compilation d’informations. En effet, compartimenter celles-ci serait un problème au développement, l’efficacité et à la pertinence d’un IA.

Pour conclure : Quel avenir pour la vie privée avec les IA ?

Déjà que notre navigation Internet n’a plus de secret pour grand monde, sauf, bien sûr, si vous utilisez un VPN (Réseau Privé Virtuel), la quantité globale de données collectées va monter en flèche à mesure que l’IA et les chatbots s’améliorent et sont utilisés.

L’Italie vient d’ailleurs d’interdir momentanément l’utilisation de chatGPT pour des préoccupations liées à la confidentialité des données et à l’absence de vérification de l’âge des utilisateurs, a conduit à une explosion des ventes chez les fournisseurs de VPN.

Si, pour le moment nous regardons tous OpenAI comme un outil fabuleux et j’ai surtout une pensée pour les étudiants qui s’en donnent à cœur joie. Ce n’est que le début. Nous percevons ChatGPT de la même façon que les premiers internautes percevaient l’Internet au début.

Actuellement, tout le monde s’inquiète un peu de la façon dont les grands groupes peuvent subtilement influencer nos prises de décision et créer des bulles de filtres presque impossibles à fuir sans l’aide d’une IA.

L’Intelligence Artificielle est un outil puissant qui pourrait conduire à toutes sortes de nouveaux développements, mais aussi beaucoup de dérives pour la vie privée de ses utilisateurs. La question de savoir s’il sera utilisé et développé de manière responsable reste en suspens.

Imaginez si un modèle d’IA était conçu et développé dans le but de contrôler la population ? Ça vous semble impensable à vous ? Et pourtant, on a déjà tous acheté quelque chose sur Internet en ayant été influencé par des algorithmes, qu’on l’assume ou pas.

La vie privée en ligne : Pourquoi ça devrait vous parler (même si vous pensez le contraire)

La vie privée en ligne : Pourquoi ça devrait vous parler (même si vous pensez le contraire)

La récente campagne de Surfshark à Londres n’a laissé personne de glace ! En effet, la firme a déployé des toilettes transparentes dans les rues pour sensibiliser les internautes à ce qu’ils sont prêts à partager ou non. Le débat sur la vie privée numérique est relancé !
Illustration : toilette transparent 2

Source : X

Bien que la notion de vie privée soit comprise et entendue par tous les peuples, son interprétation et ses limites peuvent considérablement varier d’un individu à l’autre. Avec l’omniprésence d’Internet dans nos vies, protéger notre vie privée en ligne interresse peu et rebute carrément ! A l’heure ou les influenceurs s’exposent continuellement que devient notre jardin secret ?

Decryptons l’impact des technologies de l’information sur notre monde intérieur.

C’est quoi la vie privée en ligne ?

Ce qui se dit d’une chose privée est communément lié à des sentiments d’ordre personnel mais pas seulement, on l’apparente parfois à la notion de propriété privée, de bonnes mœurs et même d’Anonymat.

Illustration : les vpn rendent plus discrète la navigation
En effet, dans une ère dominée par la numérisation et l’intelligence artificielle, la vie privée prend une dimension nouvelle. L’échange constant d’informations personnelles, qu’il soit volontaire ou forcé, nous rend vulnérables à des violations de notre vie privée à un degré jamais atteint auparavant. Les algorithmes d’IA, capables d’analyser et de traiter d’énormes volumes de données, peuvent révéler des aspects de notre vie privée que nous n’avions jamais envisagé de partager.

Alors que la plupart des pays ont des lois visant à protéger la vie privée des Internautes et à punir son invasion, ces protections légales n’ont pas toujours suivi l’évolution rapide des technologies. Ainsi, nous nous retrouvons à vivre dans une société où notre intimité est largement exposée sans comprendre vraiment pourquoi.

La vie privée sur Internet : coeur ouvert et secrets bien gardés

La vie privée sur Internet est un sujet qui divise, opposant 2 courants de pensées principaux. D’une part, certains affirment que la vie privée tend à complètement disparaître, laissant place à une société reposant entièrement sur une technologie particulièrement intrusive. Ces technologies, notamment les algorithmes d’intelligence artificielle, collectent et analysent les informations personnelles de manière systématique, souvent sans véritable consentement des personnes concernées. Cette perspective soulève des questions majeures en termes de cybersécurité, car elle rend les individus vulnérables aux violations de la vie privée et aux cyberattaques.

D’autre part, certains voient en ces technologies une opportunité plutôt qu’une menace. Selon eux, elles offrent aux individus la possibilité de partager des informations personnelles qu’ils jugent utiles ou pertinentes. Ils valorisent l’esprit de partage, le retour d’expérience et l’entraide, facilités par ces technologies. Cependant, cette perspective repose sur l’idée que les individus ont un contrôle total sur les informations qu’ils partagent, ce qui n’est pas toujours le cas, surtout depuis l’arrivée de l’IA.
Illustration : Logo chatGPT

Les réseaux sociaux jouent un rôle crucial dans cette dynamique, car ils contribuent à la fois à la diminution et à la promotion de la vie privée. Les algorithmes d’IA utilisés par ces plateformes peuvent recueillir et analyser d’énormes volumes de données personnelles, souvent au-delà de ce que les utilisateurs pensent partager. Par conséquent, la protection de la vie privée sur Internet requiert une approche équilibrée qui tient compte de ces deux perspectives et qui met en place des mécanismes de protection adéquats pour contrer les menaces potentielles à la vie privée.

Combattre des idées reçues sur la protection des données personnelles en ligne

Dans le sillage de cette double perspective, déconstruire certaines idées reçues sur l’anonymat et la protection des données en ligne est important. L’une de ces idées est que naviguer sur Internet avec un antivirus équivaut à une protection complète. C’est une notion trompeuse. En réalité, bien que les antivirus soient devenus essentiels pour protéger nos appareils contre les logiciels malveillants, ils ne font rien pour protéger les informations qui transitent via les fournisseurs d’accès à Internet (FAI) et les réseaux Wi-Fi publics.

En France, comme dans de nombreux autres pays, la majorité de la population valorise la protection de sa vie privée. Paradoxalement, les individus s’exposent souvent en ligne sans vraiment se rendre compte des implications. Pour renforcer la protection de la vie privée en ligne, des outils tels que les VPN sont très utiles. Ils chiffrent le trafic Internet et masquent l’adresse IP, rendant ainsi les utilisateurs moins vulnérables et surtout leur permettant de naviguer sur Internet de façon confidentielle.

Ce paradoxe entre la valeur que nous accordons à la vie privée et la facilité avec laquelle nous nous exposons souligne l’importance d’une éducation numérique approfondie. Comprendre comment les technologies, notamment l’IA, collectent, utilisent et partagent nos informations personnelles est le premier pas vers une navigation plus sûre et plus privée.

A découvrir : Meilleurs VPN gratuits

Des données et des hommes : une dynamique complexe

Dans l’écosystème numérique, on distingue deux grandes catégories de données et de métadonnées. D’une part, il y a celles qui sont volontairement partagées lors de l’inscription à divers services. D’autre part, certaines données sont collectées à l’insu des utilisateurs par ces mêmes services, comme les réseaux sociaux, les fournisseurs d’e-mails, les applications de messagerie et les navigateurs. Ce type de collecte silencieuse augmente les risques de piratage, de spam et de traçage.

De plus, certains acteurs numériques agissent en coulisses, ajoutant une autre couche de complexité à cette dynamique. Les courtiers de données, par exemple, recueillent, agrègent et vendent des informations sur les individus, souvent sans leur consentement. Parallèlement, de nombreuses applications siphonnent des données sensibles des utilisateurs, comme la géolocalisation, l’historique de navigation, ou même les contacts, et peuvent les utiliser de manière abusive.

Illustration : Selfie entre ami avec une application de réseau social

En outre, les fournisseurs d’accès à Internet (FAI) ont la capacité de pratiquer ce qu’on appelle la Deep Packet Inspection (DPI), une méthode d’inspection détaillée des données transitant par leurs réseaux. Cette technique leur permet de suivre les activités en ligne de leurs abonnés, souvent sans leur consentement explicite.

Face à cet affligeant constat, l’utilisation d’un VPN peut être une solution pertinente pour recréer un certain degré d’intimité. Cependant, il ne protège pas contre les données que vous consentez à partager. Une protection efficace de la vie privée en ligne nécessite une combinaison de technologies de protection des données, d’une législation solide et respectée et d’une sensibilisation accrue des utilisateurs sur les risques et les pratiques de protection de leurs données personnelles.

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A propos de l'auteur : Lisa

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Fondatrice de VPN Mon Ami

Lisa est une experte en cybersécurité avec plus de 12 ans d'expérience dans le domaine des VPN. Lisa écrit de nombreux articles pour sensibiliser les internautes à reprendre le contrôle de leurs données.

DuckDuckGo est-il sûr ?

DuckDuckGo est-il sûr ?

Duck Duck Go est-il sûr ? DuckDuckGo est l’un des moteurs de recherche qui respecte la vie privée les plus sûrs qui soient. Tout le monde obtient les mêmes résultats de recherche, pas de publicités personnalisées, et vous pouvez même aller jusqu’à détruire intégralement votre historique de recherche dès que vous avez terminé, et ce, contrairement à Google.

Qu’est-ce que DuckDuckGo ?

DuckDuckGo est une société de protection pour la vie privée sur Internet créée en 2008. Elle propose à la fois un moteur de recherche privé et d’autres applications et extensions pour protéger les utilisateurs contre Facebook, Google et d’autres traceurs sur Internet.

La confidentialité de vos recherches est le principal argument de vente de DuckDuckGo. Bien qu’il s’agisse d’un service gratuit, vos informations ne sont pas stockées à chaque fois que vous effectuez une recherche. De même, vos recherches ne sont pas exposées, et un profil d’utilisateur lié à vos recherches n’est jamais créé. Il n’y a donc pas de publicités ciblées.

À moins que vous ne souhaitiez partager vos informations personnelles avec DuckDuckGo, ils ne conservent rien de leur côté de la plateforme.

Le chiffrement de DuckDuckGo résout également les potentiels problèmes de fuite des recherches.

DuckDuckGo en quelques chiffres

Illustration : Statistique de DuckDuckGO en 2023
© DuckDuckGo

L’entreprise est constituée d’une équipe de 200 personnes et reçoit de très bonnes critiques de la part des utilisateurs. Actuellement, DuckDuckGo enregistre près de 3 milliards de recherches par mois. Chaque mois, 6 millions de personnes installent DuckDuckGO. Bien que ces chiffres sont en constante augmentation, la part de marché mondial de ce moteur de recherche ne dépasse pas les 1 %. La raison est simple, la très grosse majorité des internautes est dépendante de l’écosystème de Google. Ce n’est pas tant le moteur de recherche qu’ils apprécient, mais l’ensemble des services proposés.

DuckDuckGo vs Google

Dans la bataille des moteurs de recherche, Google et DuckDuckGo ont tous deux des usages différents. Leur principale différence est la manière dont ils traitent les résultats.

Le moteur de recherche de DuckDuckGo est totalement à l’opposé de Google search. Les résultats de recherche de DuckDuckGo ne proviennent pas d’un algorithme construit à partir des informations de l’utilisateur. Au lieu de cela, ils sont vierges.

Illustration : home de DuckDuckGo« Le problème avec Google, c’est qu’il gère quatre des plus grands réseaux publicitaires du monde, et qu’un seul est lié à la recherche. Les autres sont sur des millions de sites et d’applications à travers l’internet et ils utilisent le tracking pour mieux faire des annonces sur ces sites tiers. »
– Gabriel Weinberg (Directeur général et fondateur de DuckDuckGo)

La philosophie de DuckDuckGo est que son entreprise ne doit pas tirer profit de vos données. Et ça, même si vous sacrifiez des fonctionnalités précieuses comme les recherches géolocalisées. Les nombreux utilisateurs qui souhaitent une alternative plus privée sont plutôt satisfaits.

DuckDuckGo vous suit-il à la trace ?

La réponse est oui et non.

Non, DuckDuckGo ne peut pas vous traquer.

DuckDuckGo résout un problème majeur concernant la confidentialité sur Internet : la fuite des recherches. D’autres moteurs de recherche, tels que Google ou yahoo, collectent vos données et les utilisent pour suivre vos actions. La fuite de données se produit lorsque celles-ci sont transmises au site que vous visitez.

Contrairement à Google, DuckDuckGo n’envoie pas ces informations. Les autres sites ne sauront pas que vous êtes venu de DuckDuckGo. Cela est dû au cryptage que le moteur de recherche utilise pour supprimer cette partie des informations envoyées par l’internet.

Cependant, en termes de piratage au niveau local, DuckDuckGo ne sera pas en mesure de sauvegarder vos informations. En effet, bien que les recherches soient cryptées, elles restent sur votre ordinateur. Votre historique de navigation laissera toujours des indices détaillant votre parcours.

Si quelqu’un venait à pirater votre ordinateur, la protection de DuckDuckGo ne vous aiderait pas.

Oui, DuckDuckGo peut vous suivre à la trace.

Bien que le site suivant ne sache pas d’où vous venez, les liens fournissent quand même des informations sur l’endroit où vous allez. Étant donné que ces liens vous ramènent à votre recherche, ce moteur de recherche peut toujours potentiellement vous suivre.

En outre, si vous partagez volontairement vos informations personnelles avec DuckDuckGo, ce dernier peut être en mesure de vous suivre.

DuckDuckGo : Le pour et le contre

DuckDuckGo remplit bien sa mission première : préserver votre vie privée. Cependant, son moteur de recherche présente quelques inconvénients.

Avantages de DuckDuckGO

  • Pas de données utilisateur suivi : DuckDuckGo ne sait même pas combien d’utilisateurs, il a réellement. Il ne comptabilise que le nombre de recherches et les installations.
  • Aucune donnée utilisateur stockée : Il ne stocke que le strict minimum pour les corrections orthographiques et les suggestions de recherche.
  • Résultats de recherches pures : Il ne vous donnera pas de résultats de recherche basés sur des suppositions de votre emplacement ou de votre historique de navigation.
  • Pas de publicités : Vous ne verrez pas de publicités ciblées s’afficher pendant que vous naviguez.
  • Un seul défilement : Tous les résultats de recherche sont affichés sur une seule page, ce qui vous permet de faire défiler la page pour voir plus de résultats.
  • Bangs : Une fonctionnalité qui vous permet d’obtenir des résultats uniquement à partir d’une plateforme spécifique comme Wikipedia au lieu de rechercher sur l’ensemble du Web.

Illustration : DuckDuckGo brule les informations

DuckDuckGo©

Inconvénients de DuckDuckGO

  • Manque de personnalisation : Comme DuckDuckGo ne collecte pas vos données, il n’est pas possible d’obtenir des résultats spécifiques de l’utilisateur (par exemple, la fonction de suggestion automatique). Par conséquent, les listes locales peuvent également être plus difficiles à trouver.
  • Moins de services : Contrairement à Google, DuckDuckGo ne dispose que d’un moteur de recherche. Par conséquent, des éléments comme le Play Store, Google Books, Google Music, etc, ne sont pas disponibles.

Pourquoi utiliser un VPN en plus de DuckDuckGo ?

Jusqu’à présent, nous avons évoqué pourquoi DuckDuckGo est plus sûr et plus privé que Google. Cependant, si vous voulez faire un pas de plus vers la confidentialité et la sécurité en ligne, il est essentiel d’utiliser un réseau privé virtuel en plus de DuckDuckGo.

Lorsque vous vous connectez à VPN, vos données sont automatiquement chiffrées et votre appareil reçoit une adresse IP (Internet Protocol) différente. Cela vous protège des autres sites et de leurs politiques sur les données personnelles. Ainsi, tous les sites Internet sur lesquels vous cliquez lorsque vous naviguez avec le moteur de recherche DuckDuckGo penseront que vous êtes un utilisateur d’un autre pays.

C’est un combo 2 en 1 de protection de la vie privée. Vous bénéficiez de tous les avantages d’un moteur de recherche privé tout en profitant d’une couche supplémentaire de sécurité grâce au VPN.

L’anonymat en ligne n’existe pas, mais la confidentialité si.

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A propos de l'auteur : Lisa

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Ingénierie sociale : comprendre et se protéger des manipulations

Ingénierie sociale : comprendre et se protéger des manipulations

La France se trouve aujourd’hui face à une vague sans précédent de cyberattaques, avec l’ingénierie sociale au premier plan de cette menace numérique. Cette technique de manipulation, qui joue sur les faiblesses humaines pour extorquer des informations ou de l’argent, n’a jamais été aussi pertinente.

Alors que le pays se remet d’une attaque majeure contre l’un de ses services publics essentiels, France travail, la vigilance est de mise. Les cybercriminels, armés de stratégies toujours plus sophistiquées, cherchent à exploiter la moindre faille dans notre armure collective. Dans ce contexte, comprendre les mécanismes de l’ingénierie sociale et les moyens de s’en prémunir est crucial pour la sécurité individuelle et nationale. Cet article se propose de démystifier l’ingénierie sociale, en explorant ses méthodes les plus courantes et en offrant des conseils pratiques pour renforcer notre défense contre ces attaques insidieuses.

L’ingénierie sociale : L’erreur est humaine.

Nous sommes conscient que beaucoup d’entre vous passeront votre chemin au terme de cette introduction s’estimant suffisamment informés pour ne pas se faire avoir par un faux mail, un lien douteux ou une publicité grossière. Nous attirons cependant votre attention sur le fait que dans de nombreux cas, les internautes se retrouvent souvent pris de panique face à certaines sommations et que c’est à ce moment-là qu’une erreur est commise. Par ailleurs, l’utilisation du meilleur VPN, ne vous sera d’aucun secours puisque l’ingénierie sociale s’appuie sur le comportement humain afin d’appeler à une action spécifique.

Le phishing, un cas d’ingénierie sociale courant

Les hackers sont de plus en plus créatifs dans l’élaboration de tactiques pour influencer et tromper des individus dans le but d’obtenir des données sensibles. L’hameçonnage est une des principales méthodes utilisées. Les vecteurs d’attaques sont les SMS, les médias sociaux et plus fréquemment les e-mails.

Le scénario, bien qu’assez connu, est toujours aussi efficace. L’attaquant contacte sa potentielle victime en se faisant passer généralement pour une entreprise dont la légitimité n’est pas à remettre en question (une banque, une compagnie d’électricité …).

Le message est toujours pressant et s’appuie sur des problèmes de sécurité liés au compte, des impayés ou encore des remboursements, s’en suivra toujours une injonction incitant la cible à passer à l’action très rapidement pour éviter des conséquences fâcheuses. En règle générale, l’internaute doit cliquer sur un lien malveillant et devra communiquer des informations confidentielles.
différents style d'ingénierie sociale

Voici comment cela fonctionne généralement :

Le mail initial : Vous recevez un courrier électronique qui semble provenir d’une entreprise légitime avec laquelle vous faites affaire, comme votre banque, un service de streaming comme Netflix, ou un service de courrier électronique comme Google. Le courrier électronique vous informe généralement d’un problème urgent avec votre compte qui nécessite votre attention immédiate.

Le lien : Le courrier électronique contient un lien vers ce qui semble être le site web de l’entreprise. Cependant, si vous regardez attentivement l’URL, vous verrez qu’elle ne correspond pas exactement à l’URL officielle de l’entreprise. Par exemple, au lieu de « www.netflix.com », l’URL pourrait être « www.netflix.billing-problem.com ».

La page de connexion : Lorsque vous cliquez sur le lien, vous êtes dirigé vers une page de connexion qui ressemble exactement à celle de l’entreprise légitime. On vous demandera de vous connecter avec votre nom d’utilisateur et votre mot de passe.

Le vol d’informations : Lorsque vous vous connectez, vos informations de connexion sont enregistrées par le pirate informatique. Ils peuvent alors utiliser ces informations pour accéder à votre compte réel et commettre des fraudes, comme voler de l’argent de votre compte bancaire ou faire des achats en votre nom.

Les goûts et les couleurs…

En matière d’ingénierie sociale, les arnaques sont conçues en se basant sur des données statistiques visant à coller au plus près avec la réalité des internautes et ratissent très large.

  • La sextorsion consiste à envoyer un mail accompagné d’une demande de rançon. Le courrier indique que la webcam de l’utilisation a été piratée et que les images compromettantes seront envoyées à l’intégralité des contacts de la victime si celle-ci ne paie pas.
  • L’escroquerie aux bons d’achats (coupons) est en général un mail, un sms ou un message sur Whatapp se faisant passer pour une grande marque invitant l’internaute à cliquer sur un lien pour bénéficier de réductions importantes. Une fois sur le faux site, la victime sera invitée à rentrer ses coordonnées pour que l’offre promotionnelle soit validée.
  • Les Amazon day Prime sont également une période propice à la réception de faux mails promotionnels incitant à divulguer les informations personnelles relatives au compte des utilisateurs. D’autres grandes marques sont également régulièrement usurpées, Apple, UPS, FedEx, Microsoft…
  • L’agenda Google peut également servir de vecteur d’attaque. Le pirate s’en servira pour placer des faux événements sur lesquels il faut cliquer, s’inscrire et fournir des données sensibles.

Une question d’échelle

Si pour tromper des particuliers un simple hameçon peut parfois suffire, pour ce qui est des entreprises, un harpon est nécessaire. Le Spread phishing ou spear phishing est une technique d’ingénierie sociale extrêmement ciblée et capable de causer énormément de dégâts à une entreprise.

Un peu plus exigeant en terme de moyens à déployer le Spread phishing nécessite au préalable des recherches approfondies sur l’entreprise qui est visée (en générale des firmes manipulant des données sensibles à travers leur propre système d’information), ses employés et plus particulièrement les nouveaux venus.

En effet, les erreurs les plus courantes liées à la sécurité des données dans les entreprises sont souvent le fruit d’un excès de zèle de la part d’un salarié désireux de bien faire. Inexpérimenté et donc peu familier des différentes interfaces et procédures en vigueur, ils deviennent des cibles de premier choix. Les VPN pour entreprise, même les plus sûrs et pointus techniquement, ne peuvent rien faire contre ça.
Pour les très grosses entreprises et pour des cibles qui occupent des postes stratégiques assez haut placés, le terme utilisé est le whaling, la pêche à la baleine. Cette technique cible spécifiquement les cadres supérieurs et les dirigeants d’entreprise, qui ont souvent accès à des informations particulièrement sensibles.

illustration ingénierie sociale : différentes tailles des cibles potentielles

 

L’ingénierie sociale : La peur sur tous les systèmes

Parmi les leviers les plus efficaces, la peur est le sentiment qui permet de créer la panique chez les victimes. Il existe d’ailleurs un mode d’attaque exclusivement basée sur celle-ci. Les peurs croissantes liées à la cyber-sécurité sont devenues un terreau particulièrement fertile pour les hackers.

Depuis quelques années des fenêtres contextuelles apparaissent de manière inopinée sur les écrans. Particulièrement intrusives et menaçantes, elles alertent l’internaute sur une faille de sécurité et/ou sur la présence d’un malware dans son système et intime l’ordre de télécharger l’antivirus proposé pour régler le problème. Dans le pire des cas, l’utilisateur aura même à débourser de l’argent pour acquérir un virus qui permettra l’accès aux hackers à toutes les informations sensibles contenues dans l’ordinateur.

D’autres techniques de manipulation entrent dans le champ que couvre le terme d’ingénierie sociale comme le quiproquo, l’usurpation d’identité (pretexting) ou le tailgating (ouvrir une porte à quelqu’un qui aurait oublié sa carte d’accès ou le code secret)

Et si par hasard vous trouvez une clef USB dans un café, remettez là à un serveur ou au gérant. Aussi surréaliste que cela puisse paraître, la clef peut contenir des malwares dissimulés sur des fichiers de musique par exemple, assez peu pratiquée, mais déjà recensée, le Baiting (appâter en anglais) n’existe pas que dans les films.

L’ingénierie sociale, par sa nature même, est indépendante du système d’exploitation que vous utilisez. Que vous soyez sur Windows, Linux ou Mac, vous n’êtes pas à l’abri. Les attaques d’ingénierie sociale visent à exploiter les failles humaines, pas les failles logicielles. Aucun système d’exploitation n’est immunisé contre ces tactiques.

De plus, il est important de noter que l‘idée selon laquelle les Macs sont immunisés contre les virus est un mythe. Bien que les Macs aient été moins ciblés par les logiciels malveillants dans le passé, principalement en raison de leur part de marché plus petite par rapport à Windows, la situation a changé. Avec l’augmentation de la popularité des produits Apple, ils sont devenus une cible de plus en plus attrayante pour les cybercriminels

L’ingénierie sociale : En conclusion

Soyez toujours sceptique, et ce, même si le message que vous recevez vous presse ou vous fait peur. Ne paniquez pas et trouvez un moyen de communiquer directement avec vos interlocuteurs s’il s’agit de votre banque par exemple. Vérifiez toujours les liens et les sites sur lesquelles vous vous rendez, bien souvent, certains détails trahissent leur authenticité.

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A propos de l'auteur : Lisa

A propos de l'auteur : Lisa

Fondatrice de VPN Mon Ami

Lisa est une experte en cybersécurité avec plus de 12 ans d'expérience dans le domaine des VPN. Lisa écrit de nombreux articles pour sensibiliser les internautes à reprendre le contrôle de leurs données.

Serveurs VPN virtuels : avantages et inconvénients

Serveurs VPN virtuels : avantages et inconvénients

C’est une erreur de penser que tous les serveurs VPN se valent. En effet, en dehors de la quantité de serveurs disponibles, la configuration, les protocoles pris en charge, c’est la localisation de ces serveurs qui va grandement influencer la performance et l’expérience d’utilisateur de VPN. Contrairement à leurs homologues physiques, les serveurs VPN virtuels utilisent une adresse IP qui est enregistrée dans un pays différent de leur emplacement réel. Cela offre des possibilités intéressantes, mais pose aussi des défis en matière de performance et d’accessibilité.

Examinons le principe de serveurs VPN virtuels, leurs avantages et leur impact possible sur vos données personnelles de navigation.

Comprendre les serveurs VPN virtuels

Le terme Serveur VPN virtuel peut prêter à confusion. On nomme un serveur VPN virtuel, un serveur qui n’est pas situé à l’endroit indiqué par son adresse IP. On parle alors d’IP simulées.

En réalité, il est physiquement localisé dans un pays et être « virtuellement » présent dans un autre.

Tout cela repose sur des technologies d’adressage et de routage IP. Quand vous vous connectez à un serveur VPN, votre trafic internet est chiffré et envoyé à travers ce que l’on appelle un tunnel VPN vers le serveur VPN que vous avez choisi via votre application.

C’est ce serveur qui vous servira d’intermédiaire. Le site web ou le service que vous utilisez voit alors l’adresse IP du serveur VPN, pas la vôtre. De plus, il voit le serveur VPN comme étant situé à l’endroit où l’adresse IP est enregistrée. C’est ainsi qu’un serveur VPN peut être physiquement en Tchéquie, par exemple, et apparaître comme étant en France.

Illustration : Serveur VPN physique

Pourquoi utiliser des serveurs VPN virtuels ?

Les serveurs VPN virtuels permettent une plus grande flexibilité pour répondre à la demande des utilisateurs. Par exemple, les fournisseurs de VPN peuvent mettre en place des serveurs virtuels dans des pays où il est difficile, compliqué ou coûteux d’installer des serveurs physiques. En plus de ça, il faut également savoir que les serveurs VPN virtuels peuvent améliorer la performance de la connexion en acheminant le trafic via des routes optimisées.

L’utilisation de serveurs VPN virtuels n’est pas illégale ou déloyale. Elle peut même apporter des avantages en termes de performance et d’accessibilité. Cependant, elle soulève des questions de transparence.

Pour commencer, les utilisateurs doivent être informés si le serveur VPN auquel ils se connectent est un serveur virtuel et comprendre les implications potentielles en termes de confidentialité et de sécurité. Idéalement indiqué de quel pays, il s’agit en réalité.

Avantages et inconvénients des serveurs VPN virtuels

Comme pour toute technologie, l’utilisation de serveurs VPN virtuels présente des avantages et des inconvénients.

Avantages des Serveurs VPN Virtuels

Flexibilité géographique

Les serveurs VPN virtuels peuvent être configurés pour apparaître dans n’importe quel pays, offrant ainsi une plus grande flexibilité géographique pour l’utilisateur et le fournisseur de VPN. NordVPN vient d’ailleurs de lancer ses 50 premiers serveurs virtuels pour couvrir plus de pays.
Cela peut être utile pour contourner les restrictions géographiques sur certains contenus en ligne et ça permet au fournisseur d’ajuster ses adresses IP disponibles en fonction de la demande.

Illustration : Data center avec serveur VPN virtuel

Performance

Parfois, utiliser un serveur VPN virtuel peut offrir de meilleures performances. En effet, un fournisseur de VPN peut choisir d’héberger un serveur virtuel dans un data center avec une capacité de traitement très performante.

Accessibilité

L’installation de serveurs physiques peut être difficile ou impossible dans certains pays. L’utilisation de serveurs virtuels permet d’offrir une couverture VPN dans ces régions sans avoir à installer de matériel sur place. C’est d’ailleurs ce qui a conduit de très nombreux fournisseurs de VPN a fermé leurs serveurs physiques en Inde en juillet 2022 en réponse aux nouvelles lois indiennes sur la réglementation des données.

Parmi les fournisseurs les plus connus et transparents, on peut citer ProtonVPN qui suite à ses décisions de fermer ses serveurs en Inde, a décidé d’utiliser des serveurs basés à Singapour et continuent de simuler des adresses IP indiennes.

Inconvénients des Serveurs VPN Virtuels

Confidentialité et sécurité

Certains VPN gratuits douteux simulent des emplacements dans plusieurs pays, mais en y regardant de plus prêt, les serveurs physiques sont situés dans des pays avec des lois strictes sur la surveillance. Les données des utilisateurs deviennent à risque même si l’adresse IP du serveur est enregistrée dans un pays plus respectueux de la vie privée comme la Suisse par exemple.

À découvrir : sélection de VPN gratuits 100% sans log, ni publicité avec un modèle économique connu et vérifiable.

Transparence

Et oui, car tous les fournisseurs de VPN ne communiquent pas forcément sur ce point. Ils ne sont pas tenus de le faire, mais c’est franchement apprécié quand même. Pour moi, le champion toutes catégories en matière d’IP simulées est HMA et ce n’est pas un compliment.

Et même si ça vous semble un peu pointu, dans certains cas d’utilisation, cela pourrait induire en erreur sur la véritable localisation et les lois en vigueur sur la protection des données.

Considérations légales

Utiliser un serveur VPN virtuel pour apparaître dans un pays différent peut avoir des implications légales. Les lois sur l’utilisation des VPN varient d’un pays à l’autre et il est important de rester conscient de ces distinctions.

L’avenir des serveurs VPN virtuels

En tenant compte des tendances actuelles, des développements technologiques et réglementaires, il est possible d’esquisser une idée de ce à quoi pourrait ressembler l’avenir des serveurs VPN virtuels.

Développements technologiques

L’innovation technologique continue à un rythme effréné, et les serveurs VPN virtuels n’échappent pas à cette tendance. On peut s’attendre à voir des améliorations dans la performance des serveurs VPN virtuels grâce à des avancées en matière d’infrastructures de réseau et de protocoles de transmission de données.

Par ailleurs, l’IA et le machine learning pourraient jouer un rôle plus important dans la gestion des serveurs VPN. Ces technologies pourraient aider à optimiser le routage du trafic, améliorer la qualité de la connexion et renforcer la sécurité.

Illustration : Console de commande de serveur VPN

Évolution de la réglementation

Au niveau des réglementations, l’avenir est plus incertain. La législation concernant l’utilisation des VPN et la protection des données personnelles varie énormément d’un pays à l’autre, et ces lois continuent de changer et d’évoluer.

Certains pays pourraient choisir de restreindre l’utilisation des VPN, y compris les serveurs VPN virtuels, ce qui pourrait avoir des conséquences sur l’accès à l’Internet au sens large. D’autres pays pourraient au contraire renforcer leurs lois sur la protection des données, ce qui pourrait encourager une utilisation accrue des VPN et crée ainsi une forte demande.

La demande pour un accès Internet sûr, privé et sans restrictions continue de croître. À mesure que cette demande augmente, il est probable que l’utilisation des serveurs VPN virtuels continuera à se développer massivement.

Conclusion

Les serveurs VPN virtuels jouent un rôle significatif dans ce domaine des VPN, offrant une plus grande flexibilité et accessibilité pour les utilisateurs.

L’avenir des serveurs VPN virtuels est prometteur mais incertain, car les réglementations gouvernementales peuvent également influencer la manière dont ces serveurs sont utilisés et régulés.

En conclusion, les serveurs VPN virtuels sont une partie non-négligeable du paysage de la cybersécurité. Ils offrent des possibilités intéressantes et particulièrement évolutives.

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A propos de l'auteur : Lisa

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Fondatrice de VPN Mon Ami

Lisa est une experte en cybersécurité avec plus de 12 ans d'expérience dans le domaine des VPN. Lisa écrit de nombreux articles pour sensibiliser les internautes à reprendre le contrôle de leurs données.